samedi 16 mars 2013

J'ai de la chance


Un billet sous le signe de l'écriture, ça vous dit ?

Premièrement, j'ai reçu mes droits d'auteur pour l'année 2012... Hahaha... Bon, ça c'est fait.

Deuxièmement : je sors tout juste d'une crise plutôt... monstrueuse avec mon fils (unique et préféré, précisons) qui s'est soldée hier par ... un message très long de sa part, qui m'a... bouleversée ("Encore ? depuis le temps, tu devrais être immunisée, non ?" Non) et que je n'ai évidemment pas encore ... digéré.
Hahaha bis.

Troisièmement, le printemps étant ce qu'il est - plutôt pourri pour certains d'entre vous, pardon, mais ici, euh, le mimosas embaume et le ciel est bleu - comme chaque année j'ai des envies de rangement et de renaissance.
Je traîne donc beaucoup sur le Net, je m'inscris à des trucs, je me lance des défis...
Et l'un d'eux concerne l'opération "Price Minister - La BD fait son Festival". En très vite : on s'inscrivait pour recevoir une BD de la sélection du Festival d'Angoulême, en s'engageant en retour à écrire et publier une critique de cette BD sur notre blog.
J'ai choisi Marion Montaigne, parce que ça fait un moment que je la suis sur son blog, et que j'adore ce qu'elle fait.
J'ai reçu la BD le week-end dernier, bon je suis un peu à la bourre pour la critique mais elle est presque prête, demain ça devrait être ok.
Ah, je ne sais pas trop si je dois faire un Troisièmement-bis ou si je fais carrément (soyons fou) un Quatrièmement...
Toujours dans la veine Je Range Et J'aime Ça, je suis tombée sur un papier écrit il y a une grosse douzaine d'années -au moins.
Dans ma bonté immense (ne me remerciez pas...) je vous le recopie. Pfiou...

J'élève seule mes trois enfants. Maman solo, parent isolé, mère célibataire, foyer monoparental, appelez-moi comme il vous plaît, je suis seule à tout gérer depuis que j'ai divorcé de leur père.
Un malheur n'arrivant jamais seul, je dois bien reconnaître que je n'ai pas de chance avec eux. Jugez plutôt :
- mes enfants sont intelligents. Ils travaillent donc bien à l'école, et les deux grands poursuivent même leurs études. Ce qui entraîne au fil des années des camions entiers de fournitures scolaires, cahiers, livres et abonnements divers.
- mes enfants sont polis, aimables, et populaires. Pas une fête d'anniversaire sans qu'on les invite, pas un week-end, pas un jour de vacances sans entendre : "il veut que je dorme chez lui... elle demande si je peux rester manger..." Et bien sûr, gare aux invitations en retour, pour remercier : à seulement deux ou trois copains par tête, la maison est vite transformée en colonie de vacances... 
- mes enfants ont bon coeur : ils nourrissent les chiens, les chats, les clochards, les copains qui n'ont pas de goûter. Ils donnent leurs gants à celui qui a froid, leur veste à celui qui ne sait plus où est la sienne, leurs jeux à celui qui n'en a pas... Ils rappellent - sur le portable - parce que le copain n'a plus d'unités, ils ramènent celui qui a raté son bus, ils donnent un ticket de cantine à celui qui a oublié le sien.
- mes enfants sont robustes et en bonne santé. Ils ne ratent pas un jour d'école, et copient les leçons pour ceux qui sont moins résistants. Ils leur apportent les devoirs à la maison, remplacent le goal plâtré, le choriste enrhumé, la ballerine qui a une angine : même si on ne les appelle qu'une heure avant, ils sont toujours prêts. Ils montent les courses de la voisine au 5e étage, filent en vélo et en hiver poster le courrier du pépé d'à côté avant la dernière levée, ou sortent les chiens des autres sous la pluie - à leur âge, pensez, ce n'est rien...
- mes enfants sont honnêtes. Ils compostent leur titre de transport, signalent son erreur à la caissière même quand elle est en leur faveur ; ils tapent sur l'épaule du monsieur qui a fait tomber un billet, et courent après la dame qui a oublié sa carte téléphonique neuve dans la cabine juste avant eux. Ils n'oublient pas qu'ils n'ont plus l'âge pour le tarif enfant, et ne manquent pas de le rappeler à chaque guichet.
Forcément, avec eux, la vie quotidienne est chère, trépidante, et imprévisible. Je vous l'ai dit, je n'ai vraiment pas de chance : mes enfants sont formidables.

3 commentaires:

Madame Nicole a dit…

oui
ils ont bon cœur..

Pimj a dit…

Moi je garde le titre et la fin de ta dernière phrase plutôt comme conclusion : oui, tu as de la chance, tes enfants sont formidables ! :)

Si les miennes deviennent aussi attentionnées avec les autres, je serai fière d'elles et j'aurai l'impression d'avoir réussi leur éducation, je crois.


Pour les projets en cours : rien de tel que le soleil, et les fleurs pour retrouver le moral, oui, profitons du printemps ! Rangement, renouveau, espoir de changement et d'amélioration, ouste la grisaille et les soucis !

lorys03 a dit…

Je me pose plein de questions, sur l'éducation de mes enfants, justement.
Quand j'ai écrit ce texte, j'étais plutôt fière de m'en sortir, d'en faire des gens bien.
L'adolescence est passée par là, l'usure de mon métier aussi, tous ces enfants, tous ces parents, tous différents.
Aujourd'hui, je suis grand-mère, et je m'en prends encore plein la tronche dans ce domaine, l'éducation, les valeurs, l'exemple.
Je ne sais plus si je peux encore me montrer fière de ce que j'ai fait, de ce que j'ai dit. Tant pis. Il reste encore tant de chemin à parcourir !