samedi 28 janvier 2012

Bureaucratie


Entre ce que je pense, 
ce que je veux dire, 
ce que je crois dire, 
ce que je dis, 
ce que vous avez envie d’entendre, 
ce que vous croyez entendre, 
ce que vous entendez, 
ce que vous avez envie de comprendre, 
ce que vous croyez comprendre, 
ce que vous comprenez, 
il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.

Mais essayons quand même.



Le document envoyé par fax à Pôle Emploi, par le Rectorat, à la date du 5 janvier 2012, a été enregistré (en tant que demande, faut pas pousser quand même, faudrait pas nous donner l'habitude de voir les docs traités immédiatement...) a été enregistré, donc, le 19 janvier 2012 - je rappelle qu'il s'agit d'un FAX ! - a été enregistré, donc, et à la date du 28 janvier 2012, s'apprêtait à entamer son voyage-retour vers le CTAC de Bordeaux.
Kézaco me direz-vous ? Il semblerait que ce soit l'armée... Bordeaux ?? Really ? Why ??? *haussement d'épaules + moue désabusée*
Quand elle a ENFIN mis son coup de tampon sur mon document, et qu'elle a dit deux points ouvrez les guillemets : "On peut vous le faxer si vous voulez !", j'ai juste hurlé


NOOOOOOOOOOOOON !!!!



merci


vendredi 27 janvier 2012

Attendre

Saga indemnisation chômage, saison 2, épisode 4 (déjà ?) : "J'ai demandé à Pôle Emploi le relevé de vos actualisations depuis septembre, j'attends le document pour mettre en paiement, fin février, votre rappel."

Vous voulez dire, celui que vous m'avez annoncé pour la fin janvier ? Le paiement que j'attends pour régler mes loyers en retard ? Et aussi pour rembourser ceux qui m'ont donné des sous pour survivre en attendant ? Attendez... Laissez-moi le temps de bien comprendre. 

Dans le fond, je me trouve bien futile : tous mes prélèvements rejetés depuis le mois d'octobre (avec au passage 900 euros de frais bancaires, normal), les coupures diverses et variées commencent. On gère. 
Loyers qui s'accumulent  : novembre, décembre, janvier... On a dû manger celui de Nanette aussi ce mois-ci...
La MAAF est très claire : plus de prélèvements, plus de garanties, et payez-moi immédiatement toute l'année 2012 puisque vous ne pouvez plus payer petit à petit. Roule sans assurance ?
EDF gronde et menace, on en est au maintien d'urgence, tant pis si le chauffage est électrique, mets ta doudoune et dors sous 5 couvertures. 
Plus d'eau depuis lundi : on descend chez Nanette pour les WC, la vaisselle, se laver à l'évier (la douche n'est toujours pas installée), remplir la bouteille.
Le découvert augmente tranquillement, à coups de 6.30 euros pour chaque rejet, opérations comptabilisées 3 fois chaque fois, pour bien faire. Et les agios comme les intérêts adorent ce régime agrossissant.
Le réservoir de la voiture, lui, nous fait une bonne crise de boulimie. C'est juste le bon moment, quand le prix du litre de gazole fait la fête avec les nuages, et que 15 kilomètres me séparent de mon boulot :  certes, le bus passe toutes les heures, il y a juste 1h30 de décalage entre mon départ de la maison et le début de mes journées à la crèche. Plus le retour.
Pas évident de faire les courses. On en a un peu marre des pâtes-saucisses et des patates. Du coup on mange moins : c'est tout bénèf.

Mais tout ceci n'est rien. Bof, on a connu pire, ce n'est qu'une question d'habitude.
Non, le plus dur, c'est SFR qui nous l'a fait vivre. Ils ont coupé Internet. Et la télé. Et le téléphone. Mais surtout Internet.
Non, ça, ce n'est pas supportable.
48h et j'ai craqué : j'ai creusé le découvert de la Nanette de 41 euros. Ils ont maintenu la sentence. J'ai rajouté 50 euros sur la table. Ils ont brandi la facture de janvier, sortie la veille. J'ai tenu bon. Ils ont cédé. Cette nuit ils ont remis Internet.
Je vais pouvoir récupérer le mail du Rectorat, le faire remplir par Pôle Emploi, le renvoyer. Et attendre d'être payée.
Attendre ? Encore ? 
Ben... 

dimanche 22 janvier 2012

Heures


C'est une journée au goût particulier.
Dehors, le soleil est éclatant.
Le temps s'est ralenti, les sons m'arrivent comme étouffés.
Il faut que ...
J'ai des tas de trucs à faire, à partir de demain je n'aurai plus le temps.
Je ne fais rien.
Douceur du jour qui coule, entre deux chapitres d'un livre nul, trois blogs intéressants, une assiette, la sieste. Le petit claironne de temps en temps un majestueux "Mesdames et messieurs !" sorti d'on ne sait où.
C'est dimanche.
Il fait du bonheur.

jeudi 19 janvier 2012

Fengshui


Les choses étant ce qu'elles sont, et le temps qui passe n'arrangeant rien à l'état de mon compte en banque, il devenait urgent de trouver un boulot.
Un coup de téléphone surprise hier soir, un remplacement en vue en février : toujours la même crèche, on ne change pas une équipe qui gagne, ah si au fait : l'équipe a changé !
Le rapport avec le fengshui ? Mardi j'ai déposé religieusement nos derniers billets sur un morceau d'étoffe rouge, à l'est de notre maison... Trois mois que je ne le faisais plus... Trois mois de galères.
Le rapport avec le dessin là-haut ? Je commence lundi.

dimanche 15 janvier 2012

Chaque jour


J'ai deux billets de retard. Ils sont à l'état de brouillon sur mon disque dur, mais pas encore publiables.
En les attendant, en exclu mondiale interplanétaire, un petit bout de L4.... Livre 4 pour les intimes... Je vois bien Catherine Frot dans le rôle de Mme Truc, et Mélanie Doutey dans celui de la jeune. Ou Marina Foïs. Parce que je les aime bien.

Extrait.

"- Ben oui mais je ne crois pas en Dieu.
Vous avez tort.
Un silence. Comme chaque fois que Mme T assénait cette phrase, XXX attendit. Ce n'était jamais long avant qu'elle apprenne pourquoi, cette fois encore, elle avait tort.
Mais aujourd'hui, le silence s'éternisait. Absorbée par son ordinateur, Mme T semblait avoir oublié qu'elle avait pris violemment à partie sa jeune collègue, quelques minutes auparavant. Les joues encore cuisantes de l'échange, elle se leva, décrocha sa veste du porte-manteau, et s'enfuit dans le couloir, tremblante, au bord des larmes.
Mais quand cesserait-elle de s'écraser ainsi devant tout le monde ? Le souffle court, elle marchait d'un pas rapide vers l'escalier, les murs tristes glissaient tout autour d'elle, l'oppressant davantage. C'est décidé, quand je reviens je vais tout lui dire à cette vieille taupe ! Mais pour qui elle se prend, c'est pas ma mère hein, de quel droit elle me balance tout ça , hein ?! Ses larmes coulaient maintenant. Ce n'est pas ma mère, non, c'est celle de Julien...
Dans le bureau, Mme T tapait nerveusement sur son clavier. Une fois de plus, la petite s'était enfuie. Ça l'agaçait prodigieusement, et sa colère l'enveloppait d'un brouillard rouge et dense, elle aurait volontiers hurlé pour en sortir. Elle frappait chaque touche avec rage, sans réfléchir, rythmant ses pensées des petits claquements secs sous ses doigts, furieuse, hors de contrôle.
Petit à petit, le calme revint cependant. A midi, elle regarda sa montre, se leva, décrocha son gilet. Elle l'enfila, les yeux sur le fauteuil vide de XXX, et sortit.


Quand elles se retrouvèrent au début de l'après-midi, XXX dit posément :
Je ne crois pas en Dieu, parce que s'il existe, c'est dégueulasse, ce qu'il laisse faire sur la Terre. Regarde les gamins violés, les femmes battues, regarde tous ces pauvres gens qui galèrent pour leurs fins de mois, et les riches qui se goinfrent, tranquilles, pendant ce temps, et toutes ces racailles qu'on n'arrête même pas, ou qui ne font pas de prison... Et les maladies, et les guerres, et les famines aussi, et franchement, s'il y a Quelqu'un là-haut, qui regarde tout ça, et qui bouge pas le petit doigt, et que tu viens me dire « Il faut croire et accepter, t'en fais pas, tu seras récompensée... », ben chuis désolée, mais moi ça me va pas ! Et je préfère me dire que y a personne, plutôt que de prier un Dieu aussi cruel et injuste !
Elle s'arrêta net, un peu essoufflée, inquiète, étonnée d'avoir pu sortir sa tirade entière d'une traite. Mme T fixait son écran, qu'elle n'avait pas encore rallumé. XXX attendit un peu, puis plongea sous le bureau, appuya nerveusement sur le bouton de mise en marche, se rassit. Elle se mit au travail, très vite concentrée. Pour elle, l'incident était clos.
- Vous savez...
Elle sursauta, regarda l'heure au bas de son écran. 15H30. Mme T semblait n'avoir pas bougé depuis près de deux heures !
- Ce n'est pas vraiment que je crois en Dieu...
XXX attendait.
- Je crois ... qu'il y a une forme de justice. Je ne la comprends pas forcément. Je n'ai pas toutes les règles. Mais je crois, de toutes mes forces, en une sorte de … destin. Une responsabilité du sens que l'on donne à sa vie.
Elle leva les yeux. En face d'elle, XXX la fixait en silence.
- Vous êtes responsable. Si vous vous conduisez mal, vous serez punie. Et si vous vous conduisez bien, vous serez récompensée. C'est aussi simple que ça.
- Mais qu'est-ce qu'il a fait de mal, le gamin de deux ans que son beau-père a massacré à coups de poing hier soir ? Hein ? Tu peux me le dire ?
- Non je ne peux pas vous le dire, parce que je ne le sais pas. Je ne sais pas s'il a fait quelque chose de mal. Je ne sais pas pourquoi il en est mort. Je veux juste croire, fort, très fort, que son beau-père sera puni. Je ne sais pas par qui. Mais si je dois renoncer à y croire...
Mme T s'arrêta un instant, baissa les yeux. Les mots s'étranglaient dans sa gorge.
- Si je ne peux plus y croire... je ne peux plus continuer à vivre.
Elle regardait ses mains, croisées sur sa jupe grise. Le silence descendait doucement entre les deux femmes, de chaque côté du bureau. Puis quelqu'un frappa violemment à la porte, les faisant sursauter."

mercredi 11 janvier 2012

Marcher dedans


Quelquefois on ne sait pas si on doit rire ou pleurer.

Quelquefois l'émotion est si forte qu'elle paralyse avant de dynamiser.

Quelquefois on attend si longtemps que quand l'issue se présente, on n'arrive pas à réaliser et on continue à attendre.

Depuis hier matin, j'enchaîne les (mini)catastrophes. Rien de grave, quand on sait de quoi je suis capable ! Mais ça agace. La capuche montée impeccablement mais à l'envers, le paquet de céréales qui se renverse sur la table mais pas dans le bol, les 5 boutons cousus péniblement (je déteste ça...) en décalé par rapport aux boutonnières... et les embouteillages qui me font arriver en retard alors que je suis partie avec 10 minutes d'avance... et la sangle de ma capuche qui se prend dans la portière, manquant de m'étrangler quand je m'élance pour ne pas rater la levée du courrier de 16h, et le guichetier qui prend mon colis à 16h04...

Le soir, détente : projection d'un film à la médiathèque, une copine, une Zazoune, il est 21h, il fait froid sur ce trottoir, "maman ne me dis pas que tu as laissé tes phares allumés..." Course folle, comme si 30 secondes de moins pouvaient éviter la panne. Hhhhhh..... Hhhhhhh..... toussette lamentable et déchirante de la batterie à plat. Copine est partie. La tête et les jambes : la côte, ça muscle. Je t'ai dit qu'il faisait froid ?

Hier matin, permanence téléphonique de la Cellule Chômage du Rectorat. "On étudie votre dossier, pouvez-vous rappeler demain ?" Hum. Mercredi dernier, tu m'as dit que tu m'appelais en fin de semaine. J'ai déjà dû attendre jusqu'à mardi, mais soit. Attendons. Rappelons.
"Mme Hôtels-et-Cie-Famous-Game est absente, je peux vous renseigner ?"
Gloups. 
Ça commence mal.
"Ah oui, j'ai calculé votre dossier hier, nous arrivons à un total de 674  // *note à moi-même : la prochaine fois, m'asseoir avant d'appeler*//   jours d'indemnisation    // *note à moi-même : arrête de te faire peur toute seule bordel !*  //     d'un montant journalier de 30 euros" et des cacahouètes conséquentes mais pas assez pour faire 31 quand même.

Blanc.
Mon cerveau n'imprime pas.
Je suis restée bloquée sur les 674 jours qui font environ deux ans de sérénité. 

"Bruts."
Très bien merci Madame, oui oui j'attends la notification partie à la signature, au revoir bonne journée au revoir. Bonne journée. 
La Nanette est d'abord très contente pour moi, elle calcule à la louche un petit millier d'euros mensuels. Calculatrice. Ah ben finalement ça fait 900 chaque mois, oui. Mais bruts.

C'est déjà ça.

Bon je vous laisse, je dois aller récupérer ma voiture devant la Médiathèque. J'espère que je n'aurai pas de contravention...


dimanche 1 janvier 2012

Et l'emporter



Une belle année toute en couleurs
Une grande année, douce et vive
Que vos douleurs s'apaisent
Et renaisse la joie
Le bonheur est un passager clandestin 

mardi 27 décembre 2011

Ça n'a pas de prix

C'est le premier.
Le premier fini, j'entends.
Il est pour Nathalie.
Elle a bien besoin de couleurs et de rires dans sa vie, ces temps-ci.
J'ai commencé par elle, parce qu'elle habite près de chez moi.

Ensuite, je terminerai cette petite chouette.
Il ne reste plus qu'à fixer ses ailes, et puis mettre un bouton.
C'est pour Marie. Pour sa fille.
Vous pouvez lire ses aventures ici.
Je veux lui dire merci. 

J'aime bien imaginer sa petite puce toute neuve dedans.
Comme j'aime bien penser à Nathalie, se servant un café, disposant ses biscuits ou ses chocolats à côté.
Et j'en ai plein d'autres comme ça.

Je vais les terminer, un à un.
Certains ne sont qu'à l'état de projet.
D'autres sont à assembler. Ou à peindre. Ou à coller.
Ils ont tous une histoire, un but, un lien à raconter.
C'est pour ça que ça me prend du temps.

Mais ce n'est pas important.
Ce qui est important, c'est que bientôt, quelque part, quelqu'un ouvrira le paquet que je lui ai préparé en imaginant à chaque seconde ce qu'il en fera.
Pour que ce quelqu'un sache combien il compte pour moi.
Demain, ce sera peut-être toi.
Tu es sur ma liste.
Loin, plus loin que la maison de Nathalie.
Mais juste au bout de mes doigts.
Au coeur de mes pensées.

samedi 24 décembre 2011

Réveillon


- Qu'est-ce que tu veux manger ce soir ?
- Ben... des canapés... comme d'hab quoi !
- Bah oui : des canapés et des trucs d'apéro !
- Vous ne voulez pas changer un peu ?
- Bah non.
- Et toi Maxence, qu'est-ce que tu veux manger pour faire la fête, ce soir ?
- Des pateuh !! et du ja-mm-bôn !! et aussi un yayou't ! Mmm c'est bon ça !

11 euros le réveillon pour 4. Parce qu'on a quand même rajouté une bonne bouteille : de l'Ice Tea. Du vrai. Pas de la marque magasin.
C'est la fête après tout !

mardi 6 décembre 2011

Et l'on pendouilla Pierre


Lundi 28, mail de mon ancienne gestionnaire.

Bien sûr, il a fallu que les seuls courriers passés au travers de la réexpédition soient ceux de l'Inspection. Et repartis direct à Montpellier. D'où, bien sûr, ils doivent repartir à nouveau. 

Bien sûr, il a fallu aussi que ce jeudi, celui-là justement, le facteur passe à midi et pas avant. Parce que jeudi, Pôle Emploi ferme, à midi. Bien sûr.

Et bien sûr, à l'accueil le lendemain, il a fallu que je tombe sur la seule qui-n'a-pas-le-droit-de-prendre-les-documents-mettez-les-dans-la-boîte-devant-merci-au-revoir-au-suivant !

Évidemment, évidemment, qui peut croire un seul instant les mots jolis inscrits en grand sur la dite-boîte : "Le courrier déposé ici est relevé deux fois par jour." ? Ils doivent observer un calendrier local. Ou ils ne savent pas compter. Quoi qu'il en soit, bien sûr, il m'a fallu attendre hier pour lire enfin : "Nous avons reçu vos documents le 28 novembre 2011. Votre dossier est en cours d'étude."

Mardi 6 décembre. Rendez-vous avec mon conseiller pour l'emploi. J'en profite, bien sûr, pour demander où en est mon dossier.

Et bien sûr, il a fallu qu'elle m'explique, parce qu'à ce stade, j'avoue, j'ai un peu de mal à comprendre : " Oui oui, bien sûr, on étudie vot'dossier, oui, mais il manque les bulletins de salaire de l'année 2008... Vous n'avez pas reçu le courrier ? On vous l'a envoyé le 29 novembre..."

Là, il a fallu que je me retienne très fort. Vraiment très fort.
Bien sûr.

samedi 26 novembre 2011

Tous


On a le droit
Quand personne ne nous voit
De pleurer en silence
De regretter son enfance
De s'laisser aller en regardant tomber la pluie

On a le droit
Quand personne ne nous croit
De sortir sa violence
Tous ces mots qu'on dit pas mais qu'on pense
De parler à Dieu, de parler à qui on veut

On a tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous raison de s'poser des questions
D'oser dire non
On a tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous une chance, c'est pas perdu d'avance
La différence

On a le droit
Quand rien, plus rien ne va
De chercher son étoile
De jeter l'encre de son journal
De changer sa vie, de quitter l'ennui et puis

On a le droit
Et qui nous en empêchera
De rêver d'un monde un peu moins laid
De rêver d'un monde où l'on pourrait
Rien qu'une fois
Tous, vous et moi

Avoir tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous raison de s'poser des questions
D'oser dire non
On a tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous une chance, c'est pas perdu d'avance
La différence

On a tous le droit...



vendredi 25 novembre 2011

Y a du courrier ?

Voilà.
Le soleil est revenu.
Je ne me suis pas transformée en météorologiste avertie, ou en présentatrice pour Vivolta, mais ces dernières semaines, sous la pluie et la grisaille, ont été très difficiles pour moi.
Tenir le coup.
Ne pas craquer.
Ne pas perdre, pour quelques nuages, le bénéfice de plusieurs mois de mieux-aller.

Je me suis - encore, encore, et toujours - fourrée dans un combat titanesque avec l'Administration. Cette fois-ci, pour régulariser ma position au niveau des indemnités chômage. 3 mois depuis la fin de mon dernier contrat, 3 offres d'emploi, 3 refus. Ça plombe l'ambiance, tout de suite. Et la motivation.
Or donc, dans la mesure où j'ai retravaillé plus de 91 jours depuis ma démission, je peux prétendre à une indemnisation. Sur la base des 28 mois écoulés avant mon inscription à Pôle Emploi. Fin août 2011, oui, vous suivez c'est bien. 
Accrochez-vous, ça ne va pas durer. Inscription à Pôle Emploi - check. Dossier de 25 documents différents, dont les 13 derniers bulletins de salaire - check. Demande des dits-documents auprès de divers interlocuteurs (RSI, Mairie, et surtout Éducation Nationale), aïe, ça commence à riper - pas check. Et pas chèque.
Je rassemble tout de même les diverses attestations et photocopies demandées, fin septembre il ne me manque plus que la partie EN. Attestations employeur, arrêtés de congé longue durée et de démission, fiches de liaison complétées. Coups de téléphone. E-mails. Silence. Vide sidéral.
Début octobre, courrier de la CAF : "Nous vous demandons les pièces suivantes pour étudier vos droits..." Suit la liste de 9 des 25 documents de Pôle Emploi. Ha ha. ET ... un justificatif des droits Pôle Emploi. Je ne veux pas pleurer.
Allers-retours entre les guichets. Prise d'assaut du standard de l'Inspection Académique. Boîtes aux lettres (mails et papier) inspectées plusieurs fois par jour. Tentation forte de tout faire péter. Zen.
Fin octobre, j'obtiens enfin les coordonnées du service spécial au Rectorat : ah oui, tiens, personne ne me l'avait dit au fait, qu'une cellule SPÉCIALE existait ! Passons. Permanence uniquement le mardi et le mercredi. Attendons donc le 2 novembre. Le déluge a commencé sur l'Hérault. Quelqu'un me répond. Han ! 

Alors, je récapitule, pour voir si j'ai bien tout compris Maâme... Je dois déposer un dossier auprès de l'Éducation Nationale, dossier comprenant un rejet de prise en charge par Pôle Emploi - rejet de Pôle Emploi obtenu grâce à l'étude d'un dossier, comprenant un rejet antérieur de prise en charge par l'Éducation Nationale - rejet de l'EN établi sur ma demande antérieure d'indemnisation à Pôle Emploi - demande à Pôle Emploi accompagnée des attestations employeur - attestation employeur fournie par l'Éducation Nationale

"Ce document doit vous être établi par votre ancienne gestionnaire... - Mais je n'arrive pas à la joindre ! - Oui, elle a changé de bureau et de n° de téléphone." 
Je vais bien, tout va bien.
"Je vous envoie ça immédiatement par la Poste.." (au téléphone le 2 novembre) "Je vous ai envoyé ce courrier ce jour.." (mail du 8 novembre) "Je vous ai envoyé l'original, je ne peux vous donner qu'une photocopie..." (visite à son bureau le 16 novembre) 
Je suis gaie, tout est gai.


Retour à Pôle Emploi.
"Il nous faut l'original pour traiter votre dossier..."

Ne pleure pas, il y a assez d'eau dehors comme ça, va.

Ce 25 novembre, une quatrième interlocutrice à Pôle Emploi a accepté de prendre mon dossier avec une photocopie.
"... comme de toute façon on va leur envoyer tout le dossier..."

Ce 25 novembre, j'ai dû descendre le pare-soleil et mettre mes lunettes pour conduire, tellement il faisait beau.

Ah, au fait : 
"On vous écrira quand on aura transmis votre dossier."

lundi 21 novembre 2011

MAAAAAAAAAAARRE !

Un mois que ça dure !
Un mois de pluie, pratiquement non-stop, soit il pleut pendant des heures, et ça s'arrête 30 mn pour recommencer illico, soit on a une demi-heure de répit, entre des heures et des heures de pluie.
Oui mon alternative n'en est pas une, mais bordel c'est quand que ça s'arrête ???
Depuis le 21 octobre, il pleut.
Non-stop.

Attention je vais hurler.

samedi 12 novembre 2011

Dico, Tommy !

Avoir la courante : attitude ambiguë, entre la crispation immobile et l'accélération du pas, fortement teintée d'impatience et/ou d'impuissance, qui caractérise l'individu saisi soudain de spasmes abdominaux irrépressibles en plein milieu de la galerie marchande d'Auchan, environ 45 minutes avant un rendez-vous galant.
Se solde, dans le cas qui nous intéresse ici, par une culotte à jeter, un jean imprégné, une démarche coincée, un rictus sardonique sur la face qui grince lorsque le petit-fils chéri-d'amour explose de rire en répétant : "T'as fait caca dans ta culotte Mémène ??!" 
La gastro est arrivée.
Ouaiiis !

NDLR : j'ai soupçonné fortement mon convive d'être atteint du même virus, eu égard à son visage rouge et contracté par moments, à ses deux allers-retours aux toilettes, et aux effluves pas forcément de bonne cuisine qui me parvenaient de l'autre côté de la table. Dois-je préciser qu'aucun de nous n'a proposé de faire un crochet par l'hôtel cette fois ?

lundi 31 octobre 2011

Ça se rapproche !



Vous vous souvenez de mon auto-tag ? Allez, un petit bilan avant l'échéance... Et des commentaires !

En rouge, ce qui risque fort de ne pas être réalisé // En vert, ce que j'ai fait
Aller en Toscane
Comme tous les voyages de la liste en fait...
Mettre des lustres et appliques partout dans la maison
Déménagement oblige, ici tout est équipé.
Acheter au moins 3 paires de chaussures
En fait, j'en ai acheté deux seulement, mais j'ai retrouvé 4 paires impeccables, presque pas portées. C'est pareil non ?
Reprendre des cours de dessin
Faut y croire, ouaip, mais avant février 2012... hum....
Accrocher des rideaux à toutes mes fenêtres
Là encore, petit arrangement : il en manque à la cuisine, et dans la chambre de la zazoune
Bronzer
Yep ! J'étais trop belle !! Arf, c'est juste que ça part vite, quand même !
Acheter un robot Kitchen Aid
A moins de gagner au Loto... Et un Thermomix aussi, au fait !
Vendre mes couffins et berceaux
Repeindre ma salle de bains
Jeter les vieux vêtements que je traîne depuis 20 ans
Graver des compilations de musique
Aller voir le Sahara en vrai
Voir commentaire 6 lignes plus haut : commence par Lo et finit par to
Retenter la pâte à choux
Installer un bureau et un atelier dignes de ce nom
Bureau dans le couloir de l'entrée, fonctionnel en plus, et atelier de 9 m², youpi !
Apprendre l’italien
Me remettre à la pâte Fimo
Aller voir Marie-Pierre, mon amie d’enfance
Acheter un lecteur MP3
Terminer l’installation de ma cuisine
Aller chez le coiffeur (me tondre la tête ? ça me tente vraiment …)
Bon, la tête rasée, c'était le fun, surtout pour moi, les autres n'ont pas du tout apprécié ! Là, faut que je coupe tout, question de survie du tif. Et de mon moral.
Tout cassée la Marguerite, apu, morte et enterrée... Marguerite est morte, vive Lili ! A réparer aussi d'ailleurs... Décidément !
Retourner en Guadeloupe (en vacances seulement)
Euh... Lo ? To ?
Fabriquer mon lit des mille et une nuits
Acheter un décodeur TNT
Et vive l'ADSL !! Manque plus que l'écran plat géant, irait parfaitement sur ce mur, là, tu vois ?
Publier mon (mes ?) roman(s)
Yououhouhou !!! Triple danse de l'orteil droit ! Suis en train de continuer le number Two.
Terminer la chambre de la Zazounette
Jouer au dîner presque parfait avec les copines (pas à la télé hein)
Me vernir les ongles
Accrocher mes deux salamandres porte-CD
Visiter Pompéi
T... L....O....O....
Acheter de nouveaux vêtements
Et même m'en fabriquer ! Ben tiens !!
Apprendre l’aquarelle
Me procurer une machine à pain
Commencer une psychanalyse
La poursuivre surtout : bon, bientôt je reprends rendez-vous.
Terminer le meuble de rangement du salon
Acheter un réveil lecteur de CD
Planter des fraisiers
Classer toute la paperasse de la maison
Et hop : nouvelle danse de l'orteil (à gauche ce coup-ci). Sept sacs pleins, vidés, triés...
Me remettre à cuisiner
Miaoum : j'ai faim !
Suivre la formation Échelle de Brazelton en Suisse
Plus possible apparemment, snif. Dommage.
Fabriquer un meuble en carton
Acheter un poupon de collection (reborn)
Trop cher pour l'instant. Mais plus tard...
Apprendre à lire à mon petit-fils
Déplacer le frigo
Et le monter par l'escalier. Ouf !
Acheter une perruque
Vider la petite pièce de tous ses cartons
Ça a été le plus long du déménagement. A la fin, on a tout entassé à la chaîne sous l'escalier derrière. Reste à faire les navettes à la déchetterie...
Demander une carte d’identité
Grâce à Soeurette, j'ai renouvelé mon passeport au début de cette année.
Retourner au Futuroscope
Visite un peu décevante, toutes les attractions étaient si bondées qu'on n'a pu en faire que très peu. Mais tant pis : moment extra avec les enfants !
Acheter un nouvel ordinateur (avec écran plat)
Avec la prime en avril dernier, j'ai acheté mon nouvel ami, Abdel-Aziz : un portable dernier cri de la marque Asus. Moi qui étais anti-portable !!
Aller nager dans la mer régulièrement
Défi débile de ce mois d'août : se baigner tous les jours avant le 22 ! On y est allé 15 fois quand même....
Archiver tous mes documents école
Faire de l’aviron
Trop d'investissement financier encore. L'année prochaine ..?!
Photographier mes enfants
Aaah *soupir* : de magnifiques souvenirs. J'aime !!
Coller la frise bleue étoiles dans la chambre rouge
Faire un bilan santé complet
Organiser des soirées Jeux de société
Le Scrabble n'a pas chômé depuis Noël dernier ! On y a converti plein de gensss, en plus.
Rempoter le cerisier de mon petit-fils
Épargner
Décorer la chambre Nounours
Aller au Planétarium
Faire un tableau au point compté
Installer le Home Cinema offert par mon fils
Dégivrer mon congélateur
Ah, encore un fidèle ami tombé en route... Dégivré et donné dans la foulée. Avec le vieux lave-linge qui n'essorait plus.
Fabriquer une table de salle à manger et son banc
La table est là, solide, massive, achetée 50 euros à la brocante. Manquent les bancs...
Tricoter (n’importe quoi, mais le finir)
Alors, nous avons : un bonnet turquoise-chocolat trop petit, un plaid de 6 carrés sur 24, un autre de 1 carré sur 30, et une écharpe en maille anglaise aux 2/3. Mais j'ai fini le bonnet !
Essayer le métal repoussé
Un chouette éléphant à coller sur une carte, pas mal, très joli même. A refaire.
Me faire refaire les dents
Humpfff..... Voyons.... Bah non.
Faire un [peux pas dévoiler la surprise] pour la 1e Fête des Mères de ma fille
Pas tout à fait fini, en réalité, mais c'est l'intention qui compte, non ?
Accrocher des tableaux sur mes murs
Aller au resto indien
Hmmm, miam, je VEUX y retourner !
Prendre une mutuelle-santé
Oulà, sacrée étape ! la suivante : réclamer une carte Vitale...
Repeindre mes volets
Les nouveaux sont très bien comme ça !
Ouvrir une ou deux micro-crèches
Emmener la Zazounette à la neige
M’offrir des boucles d’oreilles et des bracelets
Passer trois jours à Port Aventura
Toute façon, fait pas assez beau !
Me débarrasser des vieux meubles qui m’encombrent
Et zou, vive Emmaüs !
Accrocher l’étagère pour les outils
Perdre au moins 10 kilos
Voici le raisonnement : ça fait 5 ans maintenant que je fais ce poids, à 3/4 kilos près (merci les hormones-yoyo chaque mois...) c'est que ça doit être mon poids de forme non ? Non ??
Changer le verrou de la porte d’entrée
Et changer de porte d'entrée, carrément.
Acheter une clé USB
Faire un don de plaquettes et/ou de moelle osseuse (si je peux)
Remonter le Canal du Midi depuis Toulouse en vélo avec Monique
Hum. C'est pû la saison tfasson...
Construire et meubler une deuxième maison de poupées
Poser les adhésifs (offerts en 2006) dans mes toilettes
Me fabriquer un sac à main (et l’utiliser !)
Me tatouer le creux de la nuque
Aïe. Toujours aussi peur d'avoir mal.
Essayer de faire des œufs à la neige
Acheter un appareil photo numérique
Fiston m'a donné le sien, et je l'utilise chaque semaine. Bonheur !
Customiser mes 4 chaises
Faire des pique-niques avec ma famille
Plaisir simple, bonheur retrouvé.
Réparer le trou du plafond de ma chambre
Ben l'a qu'à se le mettre où je pense, son trou ! Avec ce qu'elle m'a retenu sur la caution... Vieille bique !
Visiter l’abbaye de Moissac (et retourner à Fontfroide)
Essai peu concluant. Et celles du commerce ne sont pas si mal après tout...
Faire établir les plans de « ma grande maison » par un architecte
Allez. Bientôt. Hum.
Offrir son voyage en Écosse à ma grande
Finalement, on attend qu'elle puisse y emmener son fils avec elle. Ça m'arrange !
Trouver (et manger !) des pralines roses
Mioum. Trop bon !
M’offrir une séance de massage ou même carrément un séjour en thalasso
Me lancer dans le belly casting : moulage de ventres de femmes enceintes

La flemme de compter. Mais il me reste encore un bon paquet de lignes à mettre en vert, il me semble.
C'est fou comme ça passe vite !