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dimanche 7 mars 2021

Nous y sommes

 


Il y a un an, je scrutais les infos matin, midi et soir, dans l'attente d'une annonce présidentielle qui annulerait mon voyage à Paris et à Poitiers. Rien. Je suis montée dans le bus de nuit, j'ai passé quelques jours chez ma mère. Les nuages s'accumulaient, fonçaient mais l'orage n'éclatait toujours pas. J'ai pris le train, j'ai assisté à la convention et au repas qui l'a suivi, et l'annonce de la fermeture des écoles a tonné juste avant les pétards du feu d'artifice. Au téléphone, mon petit-fils, ravi, dansait sous la pluie. Puis j'ai repris un train, un autre bus, et je suis rentrée, juste à temps pour m'enfermer deux longs mois. C'était l'année dernière.

Quelques conseils de défense, restrictions, couvre-feu et autres attestations plus tard, juste après la Saint-Valentin je suis revenue à Paris : après avoir reporté 3 fois, j'ai réussi à coincer quelques heures entre mercredi et samedi. Ma mère a 84 ans, son mari 91. Masques de rigueur, fenêtres ouvertes, baisers mimés (bon, je l'avoue, ça j'ai apprécié..) et hop, me voilà déjà repartie. 

Lundi 22. "Le docteur nous a trouvés en forme pour notre âge, on a fait la prise de sang en revenant, on attend les résultats." Et ma sœur de son côté :"Ça leur fait du bien quand tu viens, ils sont remontés à bloc après !" Ok, moi j'ai apprécié cet entracte dans un quotidien restreint de toutes parts.

Jeudi 25. "J'ai dû prendre froid hier soir devant Top Chef, j'ai le nez qui coule comme une fontaine et je suis cre-vée !" Comme tous les jours depuis un an, ma mère a quelque chose qui ne va pas. Et comme chaque fois, "c'est le Covid !" Elle a eu tous les symptômes, et même les non-symptômes : elle a toussé, a eu de la fièvre, du mal à respirer, des démangeaisons, elle a perdu le goût, l'appétit, l'énergie, elle a eu les articulations qui gonflent et des douleurs insupportables, et sans arrêt, comme un refrain infernal, "je suis fatiguée...." J'ai du mal à entendre cette expression dans sa bouche, et sans doute en joue-t-elle : c'est l'une des dernières phrases de mon père, cinq jours après il était mort. Alors comme tous les jours, je relativise, je minimise, je zappe sur un autre sujet.

Samedi, dimanche, lundi, le ton de voix est plus léger, les plaintes toujours présentes, mais vite écartées. 

Mardi 2, elle râle parce que "il marche de moins en moins, c'est vraiment pénible ! On est allé à ND-de-Lorette pour acheter la viande il se traînait derrière, ça m'agace !!" Se rend-elle compte qu'elle inflige une sortie de 4 km, sûrement au pas de course, à un homme de 91 ans qui d'ordinaire descend prendre son journal, son pain et son courrier ? Oui. Et ? 

Mercredi 3. Très logiquement, elle passe la journée "sans pouvoir lever le petit doigt... Je n'ai même pas pu enlever ma chemise de nuit ce matin, c'est grave quand même... Je suis fatiguée..." Je me demande pourquoi je continue à supporter ça. Pourquoi je ne l'envoie pas balader, une fois pour toutes ? Pourquoi je n'explose pas en plein vol, mais non ce n'est pas grave arrête je n'en peux plus de t'entendre te plaindre pour rien ! 

Jeudi 4. Anniversaire de ma petite sœur, j'avais prévu de l'appeler à midi et voilà qu'elle me devance, il est à peine 10h... "Tu es au courant que Maman tousse depuis mercredi ? Elle n'est pas bien là, *** prend sa journée, elle les emmène faire un test tous les deux." J'ai beau tenter de la calmer, de dire qu'elle a le Covid tous les quatre matins si on l'écoute, rien à faire, mes deux sœurs ont enclenché le mode Action et foncent droit devant.

12h20, 12h23,  je manque leurs deux appels. Sur le répondeur, dix minutes plus tard : "Rappelle-moi quand tu as mon message." dit ma sœur. " On est positif tous les deux." dit ma mère. La première ne décroche pas, la deuxième répond avec ce ton geignard insupportable qui me donne juste envie de raccrocher... Oui, on a fait des tests rapides à la pharmacie, on doit faire des PCR demain, pour les variants, oui ta sœur est là, elle nous a accompagnés, oui elle va rester, elle va prendre sa semaine...On est bien fatigué....

C'est la colère qui m'envahit. Pendant un an, caillou après caillou, ma mère a tracé son chemin jusqu'à ce test positif. Elle a tout fait pour attraper le Covid : pendant le confinement elle descendait faire les courses tous les jours, plusieurs fois par jour parfois ; elle allait s'asseoir sur les bancs au square, râlant de ne pas être contrôlée ; elle enchaînait les bus, se levant avant l'arrêt pour s'agripper à pleines mains aux barres. Puis elle a évidemment refusé de porter le masque, lorsqu'il est devenu obligatoire. Avant de le mettre ostensiblement sous le nez... Je ne peux pas respirer... Je ne compte pas les rendez-vous médicaux qu'elle s'est mise à collectionner : le rhumato, l'ophtalmo, le dentiste, le cardiologue. Lorsque je suis venue les voir, en juillet, en septembre, j'ai dû repousser ses tentatives d'embrassades et de câlins (depuis quand ma mère - on parle de ma mère !? - m'embrasse et me câline ??) A l'automne, elle a tout à coup décidé de partir à Dax faire sa cure, annulée en mai : en  deux jours elle avait réservé l'hôtel, le train, les soins, et le 22 octobre les voilà partis au petit matin. Six jours après, à l'annonce du deuxième confinement, j'ai voulu aller les chercher en voiture, les ramener à Paris, loin de la cohue des gares prises d'assaut. Non, elle s'y est précipitée pour changer ses billets, payant un supplément hallucinant pour partir le jeudi même, dans un train bondé, arrivant à minuit, et forcément... se plaignant de l'aventure et de la fatigue tous les jours suivants ! Pour finir, elle a passé six semaines à hurler haut et fort qu'elle ne voulait pas de ce fichu vaccin, avant de le réclamer dès que les premiers vaccinés se sont plaints des effets secondaires.

Alors voilà, nous y sommes : elle l'a enfin, son test positif. Et je navigue entre la rage qu'elle inflige un tel stress, une telle souffrance à mes sœurs, et la frustration de ne pas pouvoir lui hurler Bien fait pour toi t'as qu'à en crever !  

Mais ça n'arrivera pas. Je ne hurlerai pas. Quant à souhaiter qu'elle crève....




jeudi 6 juin 2013

N'en jetez plus

Prologue
Mon fils a actuellement de grosses difficultés au travail, parallèlement au harcèlement personnel dont il est la victime, l'ensemble du personnel du magasin a décidé d'une action collective en direction des patrons, totalement incompétents, et caricaturaux dans leurs excès.
Depuis samedi, nous tentons, à distance, de rédiger correctement les deux dossiers.
Autant dire que je me prends la tête.
Évidemment. 
_______________________________
- Bonjour, je viens chercher ma machine.
- Oui, oui. Qu'est-ce qu'elle avait au juste comme problème ?
- Bien, comme je vous l'ai dit au téléphone, elle ne cousait plus du tout... le fil s'enroulait autour du boîtier, sans former le point.
- Ah..
- ... ???
- Non, parce qu'en fait, je l'ai branchée, je l'ai lancée, et voyez (il me montre une bonne dizaine d'essais... tous parfaits) Même le jean voyez, pourtant je l'ai plié en trois...
- Oui, je vois. (et j'ai juste envie de pleurer)
- Je ne mets pas en doute votre bonne foi hein !
- Non non...
- Bien... alors ... à dimanche... ?!
- Oui. A dimanche.
________________________________
"Bonjour
J'ai expédié un colis au départ de Paris, le jeudi 30 mai 2013, depuis la boutique *** rue Maubeuge.
En voici la référence : **.***.***.**
Le jeudi même, la prise en charge a été indiquée sur le site de suivi et le vendredi 31, les indications successives étaient :
"11h prise en charge / 14h06 prise en charge en agence / 19h (je ne me souviens plus, il me semble quil s'agissait d'un départ vers l'agence régionale) / 23h19 Votre colis est en cours d'acheminement"
Je me suis reconnectée le dimanche soir, les indications étaient les mêmes.
Je suis rentrée à mon domicile, à ***, et là, en me connectant dans la nuit de lundi à mardi 4 juin, je lis "Retour à l'expéditeur" !! Toutes les mentions précédentes ont été effacées, et ne reste plus que la prise en charge à l'agence qui est maintenant datée de 11h !
Impossible de trouver sur le site le moindre numéro de téléphone pour vous signaler au plus vite le problème.
Je suis très surprise de cette mention, l'expéditeur c'est moi, mon adresse est à ***, le point de livraison est également à ***, vous avez 2 numéros de téléphone, 2 adresses mail (personnelle, et professionnelle) et une adresse postale, quel souci peut justifier que mon colis disparaisse on ne sait où, et surtout, sans que je sois tenue au courant qu'il y a un souci quelconque ???
Dans ce colis se trouvent des tissus et des vêtements réalisés en vue d'un marché professionnel le dimanche 9 juin : dans 4 jours !! J'ai pris mes précautions, j'ai expédié ce colis le 30 mai, comptant sur une livraison au moins ce mercredi 5 juin, ou demain : 5 à 6 jours ouvrés, ça me semble une marge raisonnable non ?
Je suis très inquiète de ne rien voir, ni avis, ni colis, ni signalement d'un problème...... Pouvez-vous me dire très rapidement ce qu'il en est, où est mon colis, et quand est-ce que je pourrai le récupérer ? Je n'ai fourni aucune adresse à Paris, puisque je n'y habite pas, si par extraordinaire le colis était revenu à la boutique où je l'ai déposé, comprenez bien l'urgence de retourner le chercher pour me l'expédier au plus vite !!!
Merci de me tenir informée."
_________________________________ 
"- J'ai un souci, la caf est sur mon compte mais je n'ai pas le virement du loyer, d'habitude ils se suivent... Il me manque 23 euros, tu crois que c'est ça le problème ?
- Appelle-les, demande si le loyer est retenu - ils peuvent pendant 24h, et si tu dois faire un versement, je peux te mettre un peu de sous en attendant ton rappel du chômage...
(elle appelle, me rappelle)
- C'est bien ça, tu peux me faire le virement alors ?
- T'as pas demandé si je peux le faire par téléphone ?
- J'ai oublié...
- Bon, j'appelle.
(j'appelle, la rappelle)
- Je peux le faire sur le net, il me faut ton IBAN et le BIC de ta banque
- ************ et DZOVFFFDR
- C'est pas bon.... mais je ne sais pas où.....
- Ah mince j'ai oublié un F !
(j'appelle le service validation, 11 minutes de musique à fond...)
- Nous allons vous rappeler pour une double vérification Madame.
(20 minutes à m'occuper niaisement près de mon téléphone, ils rappellent)
- Je vais vous donner un code de validation.
(ah non, elle finit par raccrocher sans me donner ce code... 
je rappelle le numéro psychédélique inscrit sur mon portable)
- 0..4..3..4..3..4..3..4..3..4..sfr bonjour, par suite d'un trop grand nombre d'appels votre demande n'a pas pu aboutir.. 0..4..3..4.. sfr bonjour...
(je la rappelle)
- Bon je vais y aller direct, ça ira plus vite !
(je vais à la banque, fais la queue, m'explique)
- Ah mais en fait, le service validation a entré le code directement, vous auriez pu faire le virement depuis chez vous...
___________________________________
- Bonjour madame, le site de suivi de mon colis indique qu'il est arrivé chez vous hier matin à 7h...
- Votre nom ? Comme le prénom ? non, je n'ai rien à ce nom. Rappelez demain. Après-midi.
- Bonjour monsieur, je vous appelle au sujet d'un colis dont j'ai perdu la trace, le site m'indique qu'il est arrivé hier au point de livraison, mais le point de livraison dit qu'il n'est pas là...
- En fait il est enregistré au nom de HELENE... Pas étonnant qu'elle ne le trouve pas ! Je vais le rechercher, je vous rappelle quand je l'ai retrouvé. 
...
- Je l'ai, il est arrivé à l'agence régionale effectivement hier matin à 7h. Vous l'aurez sans doute demain.. ou après-demain...
- Mais... il mettrait 72h pour faire 65 km ? C'est possible ça ?
- Disons que... on a déjà vu plus long encore...
___________________________________
"A L'ATTENTION DES RESPONSABLES DES TRAVAUX"
Depuis mardi matin, je demande à ce que l'accès à mon portail soit dégagé, pour me permettre de sortir ou de rentrer chez moi (au numéro **) sans danger.
C'est la 4e fois que je fais remarquer ce problème, je trouve vraiment extraordinaire, d'une part que ma maison soit la seule concernée DE TOUTE LA RUE !! d'autre part, que rien ne soit fait pour retirer ou aplanir ces tas de terre qui se trouvent tout au long du passage.
Il est inadmissible que je sois condamnée à ne pas sortir de chez moi tant que ces travaux sont en cours. Sachez-le, ma patience a des limites."
___________________________________

Épilogue (peut-être)
Je viens de passer 13 jours - éprouvants..- chez ma mère, elle s'est achetée une machine à coudre-brodeuse de compèt, jamais utilisée depuis sa livraison en janvier, et j'imaginais pouvoir réaliser quelques jolies choses à vendre sur le Marché de la Couturière, dimanche 9, où j'ai réservé un stand de 3 mètres pour la journée.
En théorie, ça aurait pu réussir.
Soupir.
Je vous laisse, j'ai un peu de couture qui m'attend.

dimanche 27 mars 2011

Fin de semaine

Carnaval des écoles samedi 19 mars.
Qu'il est mignon !
Quant à moi, toujours aussi fatiguée.
J'avais pourtant trouvé mon rythme, mais depuis vendredi dernier, nouvelle tempête.
Ça commence par un énième coup de téléphone à l'Inspection : depuis décembre, je n'ai jamais réussi à les joindre, et j'ai dû me déplacer pour remettre une deuxième copie des documents comptables, pour le solde de l'indemnité.
Comme d'hab, vendredi, pas de réponse. J'appelle la gestionnaire, on ne sait jamais après tout, même si c'est loin d'être une flèche... Ouch ! Uppercut, direct, mâchoire par terre : "Je n'ai aucune instruction de versement, non..." Mais vous voulez dire, pour mars ? "Non non, ni pour mars, ni pour avril..."
Alors là, ça craint. Parce que compter chaque sou, mendier un mini-découvert, reporter le paiement du loyer, bouffer encore et encore des pâtes, c'est prévu pour avril, à contre-coeur, mais pas le choix. Par contre, devoir attendre fin MAI ...!!! Oh ? Ça va pas la tête ?!?
Mail immédiat à la chef de service, sur le mode : "Oh, tu te bouges les fesses la grognasse ?T'as reçu les papiers, en double exemplaire et en mains propres en février, faudrait voir à te réveiller hein !" Lundi, toujours pas de réponse, pas moyen de téléphoner je bosse non-stop...
Mardi, j'appelle l'assistante sociale (celle qui a su venir me faire suer à domicile il y a deux ans) et lui explique tout le truc, en la suppliant de voir avec la chef de service où ça coince. Elle raccroche sans s'engager...
Mercredi, toujours rien, et le standard choisit de se mettre en boucle sur le message d'accueil, avec ses choix multiples Tapez 1, tapez 2, tapez-moi la tête contre le mur !! J'envisage de repartir à Montpellier : ça fait suer, pas d'argent à jeter pour l'essence et le péage. Dernier essai avant d'aller bosser, je rappelle, à tout hasard, et ô miracle : ça décroche ! Surprise, j'ai du mal à tout déballer, mais apparemment, tout va bien, le dossier suit son cours, la chef a transmis ses instructions... Tu parles ! Méfiante, je demande à lui parler, rendez-vous est pris pour le lendemain, à ma rentrée du boulot. Et comme par hasard, arrive en même temps un mail de la gestionnaire, réclamant ......... les documents déjà fournis ! Aussitôt numérisés, aussitôt envoyés...
Jeudi, retour du boulot, rien de neuf, le téléphone toujours aussi muet. Je réexpédie (c'est quand même la 4e fois !!) les docs, en les accompagnant d'un nouveau mail ultra-agressif, pointant les incompétences évidentes de chacun, et mon inquiétude de voir le temps passer.
17h35, je suis sur le point de partir les faxer, quand je reçois un ultime mail de la gestionnaire : "Merci pour les documents, j'ai fais (sic) le nécessaire pour mettre en place le 2e versement pour avril, bonne journée."
Voilà. Fin de la guerre entamée il y a plus de deux ans. Comme chaque fois, ça m'assomme, après un épisode euphorique où je saute partout en criant.
On rajoute une attente exaspérante d'une réponse de la PMI, pour visiter le local. Un rendez-vous mardi chez l'orthopédiste pour le genou de la Miss (opération du ménisque en vue). Un timing complètement à la masse, qui m'a fait débarquer à 10h10 à la crèche ce mercredi, "Bah tu commences à quelle heure Ellen ? à 11h30 ? Qu'est-ce tu fous là ?". Et les nez que je mouche toute la journée qui ont fini par me rattraper : WE catastrophique, nez bouché, mal au crâne, début de fièvre, insomnie de toute beauté...
Et puis cette conversation que j'aurais préféré ne pas entendre: "Ah mais Véro, elle ne sera pas prête pour reprendre le 8 avril...." Aaaargh !
Demain, et pendant 3 jours, je fais l'ouverture à 7h30. Ça va être beau ...

samedi 19 mars 2011

P*$%tain de s£*#l$perie de m§*%rde !!

"Maman j'ai un problème avec mon ordi, hier je regardais mes séries et j'ai commencé à avoir un tas d'alertes de sécurité de System Tool et j'arrivais plus à l'enlever et mon fond d'écran a été bouffé, regarde il dit que je suis en danger et ma famille aussi et tout mon ordi..."

Ce qui semblait bizarre, c'est que quelque soit la demande, ce System Tool à la con ouvrait la page "Payez et vous serez guéri !" Un scan revenait sans arrêt : 38 virus, 7 chevaux de Troie, 6 spyware, une bonne dizaine de worms, et des tas de petites fenêtres en anglais MachinTruc est infesté, BiduleChose est infesté, pas possible de l'exécuter.
Au bout d'un moment, ma fille et moi on a fini par se demander si le virus n'était pas justement ce système soi-disant bienveillant, qui voulait nous aider à tout virer. Bingo ! Il ressemble tout à fait aux trucs habituels de Microsoft, mais en fait c'est bel et bien une cyber-arnaque, qui récupère du coup les coordonnées CB.

Dans mon infinie bonté naturelle (hum) je vous passe les détails des 3 heures passées hier soir à essayer tout un tas de trucs. Je ne suis pas une lumière en informatique, mais c'est comme la voiture, à force de réparer tout ce qui peut arriver à de vieux machins, je commence à m'y connaître un peu.
Le problème avec ce virus-là, c'est qu'il bloque tous les accès aux différents moyens de restauration du système sain. Il est vraiment coriace ! J'ai fini par tomber sur ce site, vraiment clair et simple, et en effaçant ce matin deux fichiers suspects du 17/03, ça a marché.

Alors voilà, c'est un billet qui n'intéressera pas grand monde (en tout cas je vous le souhaite !!) sans doute, mais commencer la journée avec une bonne nouvelle, ça me fait du bien...

mercredi 13 octobre 2010

TLMVPSP

Sélections à Brive-la-Gaillarde, les 6,7 et 8 octobre.
Je suis chez ma soeur, à Tarbes, allez hop ! je m'inscris.
Jeudi 7, départ un peu après 10 heures, seule avec ma brave Lili. Le plein, l'autoroute par Toulouse, j'arrive à Brive un peu avant 14h, je m'arrête à Carrouf, fais développer ma "photo récente" : oups, le format identité mesure en fait 10x15, je souris en TRÈS gros plan ! Tant pis, pas le temps de traîner, je dois encore me changer et trouver la salle des Châtaigniers, allée des Châtaigniers (se sont pas foulés...) à Malemort.
J'y arrive à 14h40, après un petit détour par la Mairie et sa salle Polyvalente. Coup de bol, ils sont encore tous dehors, sous un soleil de plomb. On nous fait rentrer, on sépare ceux qui sont venus à plusieurs. Nous sommes une petite centaine je dirais, beaucoup plus de mecs, tiens...
Ça attaque fort, distribution d'un questionnaire de 50 questions, "vous avez 7 minutes !" Même pas le temps de copier sur les voisins, "il vous reste 2 minutes", flûte comment il s'appelle ce détective new-yorkais moustachu interprété par Stacy Keach ? "Il vous reste 30 secondes" et hop ! Jeanne Moreau qui joue Mahaut dans un téléfilm de 2005 s'envole avant que j'aie le temps d'écrire Les Rois Maudits... Maudits Rois plutôt...
Deuxième partie. Grégory, qui décidément a bouffé un clown dans son sandwich, nous explique que nous allons passer par groupes de 4, pour une petite présentation, à la suite de quoi, vers 17h, une première vague d'éliminations aura lieu.
Je suis appelée presque tout de suite, il me semble que j'assure pas mal, en tout cas j'arrache un sourire à Christian quand j'explique que s'ils refusent ma démission, j'ai intérêt à aller en classe, parce que sinon, ouh la la, je n'aurai plus le droit ... d'aller en classe ! Il me pose encore plein de questions sur la démarche, "on n'en parle jamais, tiens, des gens qui voudraient démissionner !" et puis il passe à ma voisine, retraitée de la Police, avant le grand tout mou, directeur financier qui a démissionné (encore ??) pour ne pas se battre avec son patron, et enfin un retraité (ENCORE ???) suisse qui n'habite pas en Suisse et continue à travailler...
Il est 15h12, les dés sont jetés, reste à attendre, près de 2h. Je discute avec quelques candidats, en profite pour noter les questions, et leurs réponses : j'estime avoir 17 points, c'est pas trop mal, vu les conditions.
17h. Monsieur-Je-Rigole-Tout-Seul revient, annonce que le meilleur a fait 36, et le pire seulement 1. Remous dans la salle. Je suis contente de moi, j'ai une honnête moyenne...
Il explique aussi que ces résultats ne sont pas déterminants : on cherche un ou une future championne, capable d'assurer devant les caméras et Nagui, 5 enregistrements à la file avec une minute douze de pause entre chaque, et pourtant "faut garder la banane, chaque émission est un nouveau spectacle pour le spectateur qui allume sa télé le midi..." Il nous faut comprendre que "des fois on se sépare de gens qui ont fait un très bon score au test, mais qui ne nous ont pas montré ensuite qu'ils pouvaient monter toujours plus haut, et déconner, et surprendre..."
Bon, assez discuté, tu nous la sors ta liste ou quoi ?
Il blablate encore plusieurs longues minutes, s'excusant presque de ne pas pouvoir garder tout le monde. Puis égrène 8 ou 9 noms. Dans le vacarme silencieux de chacun des battements de mon coeur, je ne réalise même pas qu'il n'appelle que des filles.
Il s'arrête, dit : "Bon, merci aux autres d'être venus... non j'déconne... les garçons maintenant" et recommence sa liste de noms. Je mets un moment à comprendre que c'est fini, qu'il ne m'appellera pas. J'ai l'impression d'avoir pris un coup sur le haut du crâne, je reste là, perplexe, je le fixe, en train de poser ses feuilles une par une, ses feuilles où la mienne n'apparaîtra pas.
Tout le monde se lève, ramasse ses affaires, discute, râle, rigole. Je me lève aussi, je m'en vais, ma voisine me parle, je n'entends rien, salue machinalement, branchée en pilotage automatique, je suis maintenant assise au volant de ma voiture, abasourdie.
Le téléphone.
J'appelle ma Nanette, c'est le répondeur. J'appelle ma Zazoune, elle attendait, je n'arrive pas à lui dire que c'est fini, c'est fichu. Je pleure enfin un gros coup, un nuage, une averse d'été. M'en fous.
Double appel, c'est Nanette, nouvelle averse, vite balayée par mon retour : alors, je m'arrête à Toulouse à Pizza Hut tu veux ?
J'appelle le répondeur du fiston, au boulot, arrive à lui dire sans pleurer que je ne suis pas sélectionnée. Les affaires reprennent. Je démarre, m'enferme dans les embouteillages. Et fais demi-tour 20 minutes après. Ce n'est pas possible, je ne peux pas partir comme ça, sans savoir.
Dans la salle, les 40 heureux élus se marrent.
Et je me prends la claque : situation administrative pas claire, on ne prend pas les congés maladie, déjà qu'on évite les chômeurs, vous comprenez...
Non.
Je repars.
M'en fous.
Pi d'abord, je réessaierai, t'ar'ta'gueule.
Avec mon nom de jeune fille, pi une autre adresse e-mail et un autre numéro de téléphone. Et cette fois je s'rai instit. Point.

samedi 17 juillet 2010

En vacances


J'habite avec deux gros chiens : un au chocolat, l'autre à la vanille. Le deuxième est très vieux, il claque des mâchoires pour attraper les mouches. Il croit toujours que j'en veux à Sophie et donc, pour la défendre, il m'attaque. Il m'aboie dessus, et limite il me croquerait, si jamais je ne comprenais pas que non, on ne lui parle pas sur ce ton !

Mais le premier, c'est pire. C'est mon cauchemar. Non seulement il me lèche et me bave dessus, comme l'autre, mais en plus il a l'arme nucléaire : il pète. A intervalles réguliers. Sous mon nez. Genre ces diffuseurs de désodorisants à détecteur de présence, mais lui il diffuse pas de la rose...
Quand je suis sur le canapé, calée dans l'angle, à comater devant la télé, il se couche juste en dessous de l'accoudoir, le postérieur à l'aplomb de mon nez. Et pssshit.

Et je ne parle pas des poils sur le pantalon, du bruit permanent de climatiseur position ON, du jouet baveux posé en offrande sur mes pieds, de la piscine autour de son seau pour boire, de ses rots et ronflements, et de son obstination à me suivre voire à me précéder partout où je veux aller. Non merci Brownie, t'es gentil mais je n'ai pas besoin que tu m'aides pour m'allonger sur le transat... C'est bon le chien, je n'ai pas trop peur aux toilettes, t'es pas obligé de m'y accompagner... Tu permets que je descende l'escalier ? je voudrais arriver en bas sans rien me casser, t'es sympa...

Ouais j'aime pas les chiens. Mais ça se voit tant que ça ?

dimanche 4 juillet 2010

Anniversaire


Ça fait quatre ans que nous avons emménagé ici.
Virés de la maison louée depuis 2000, parce que les proprios-héritiers voulaient faire une affaire juteuse avec un promoteur inconscient.
Résultat : le projet d'immeuble, 14 logements, 2 étages, 21 places de parking n'a jamais vu le jour, les 400.000 euros en jeu n'ont jamais été versés, et la mairie a interdit toute démolition, toute construction sur le terrain, déclaré instable.
La maison est toujours là, elle s'abîme, et moi je ricane.
Pour une fois que des vilains pas beaux se font choper...

dimanche 27 juin 2010

Le salaire de la peur

Deux points noirs ce WE :

- Zazoune reçoit une copine, arrivée vendredi elle repart lundi soir. Repas, vaisselle, ménage, sorties... Quatre jours de "social", à domicile, sans possibilité de fuir.

- Nanette a été recrutée comme baby-sitter pour un mariage samedi soir, "6 enfants de 20h à 4h du mat" et je suis restée avec elle pour lui donner un coup de main, nous avons donc gardé 9 enfants, jusqu'à 6h ce matin.

L'horreur totale. Je tiens.

jeudi 4 mars 2010

Pardonne, mais n'oublie jamais

Oh non, je n'oublierai jamais ces larmes de rage impuissante, ces cris de fureur, ces coups vengeurs qui ne rencontrent que le vide.
Je n'oublierai pas non plus ces milliers de mots alignés comme autant de vaillants soldats inutiles, sacrifiés au combat. Ni ces heures d'attente, suspendues au fil ténu d'une réponse implacable, ou pire : inadéquate.
Je n'oublierai pas mon pouls qui s'accélère, ma tension qui s'affole, les traits de mon visage qui se crispent sous l'effort, rester calme, rester calme, surtout rester... calme...
Non, je n'oublierai pas.
Mais je ne pardonnerai pas non plus.

lundi 1 mars 2010

Paranoïa

Suite mais pas fin de nos démêlés administrativo-juridico-tribunalesques.

- Tribunal correctionnel, lundi dernier : "Ah mais si Madame, on vous l'a envoyé votre copie, c'était, euh, voyons, jeudi matin, si si je vous assure !" OK. Ça fait donc, euh, deux semaines aujourd'hui que cette enveloppe se balade entre le Tribunal et mon domicile, soit exactement : 970 mètres.

- Cabinet de l'avocat de ma fille, jeudi dernier : "Il faut me payer, tout de suite, je ne peux pas vous défendre la semaine prochaine si vous ne me donnez pas immédiatement 300 euros !" Elle se met à pleurer.. "Mais enfin pourquoi vous vous mettez dans un état pareil ? Après tout, plaie d'argent n'est pas mortelle !"
Dans la foulée, vendredi matin, direction le Tribunal de Montpellier : "Tenez, mettez-vous là, écrivez au Juge que vous ne pouvez pas être aux deux audiences en même temps et que vous ne pouvez pas payer un avocat pour vous représenter. Mais oui, ça suffira : après tout, c'est un simple constat d'incompétence territoriale, pas besoin d'avocat pour ça !"
Et donc, vendredi après-midi, je me suis fait une joie de retourner voir cette harpie (personne ne fait pleurer mes enfants comme ça, qu'on se le dise !). Elle me confirme qu'elle a bien l'intention d'empocher 300 euros pour demander un report, puis à nouveau 800 euros pour faire constater l'incompétence... à Montpellier. Car ici, elle touchera également 800 euros pour ... faire constater la compétence ... et demander un report ! La pauvre n'a pas compris que c'était fini, de nous pressionner à n'en plus finir. J'ai récupéré le dossier de ma fille, et j'ai tourné les talons. Impériale.
Sauf que ma fille n'a plus d'avocat pour jeudi prochain. En même temps, on s'en fout un peu, parce que celui de son ex ne se déplacera pas.

- Bureau de l'Inspectrice ce matin, 8h30. J'ai défendu mon bifteck, j'ai vendu mes arguments, avancé des documents, repris des courriers. Alea jacta est : ma demande est partie, 3 feuillets écrits bien serrés. Verdict "dans la semaine Ellen, je vais tout faire pour, comptez sur moi !" A la clé : 11.000 euros en deux fois, ou 56.000 en une fois.

- A venir : rendez-vous le 12 mars avec le psy agréé par la Ddass. J'ai de plus en plus l'impression que le monde n'est que magouilles et compagnie. Le plus dur est de faire partie de ceux qui complotent.

mardi 23 février 2010

Merci, Florian Martin !!

Ces temps-ci, j'avais une furieuse envie d'utiliser mes poings pour refaire le portrait de certains individus.
Hélas, hélas, pas moyen jusque-là de laisser libre cours à mes pulsions meurtrières... Snif.

Heureusement, est entrée dans ma vie une créature fabuleuse de méchanceté, d'ignorance crasse et de bêtise cumulées.
Un être si dénué de jugement, que dis-je, de la moindre étincelle de conscience du danger, que sa naïveté ferait presque pitié.

Ce crétin prétend pouvoir insulter ma fille, sans que je réagisse.

Pis : il étale ses excréments sur FesseDeBouc, sans même voir que sa simple présence justifie à elle seule le nom de ce réseau pitoyable ... Et se cache derrière de ridicules jeux de mots que le Dieu Carambar lui-même n'oserait pas inscrire sur ses tablettes...

Qu'importe. Je sais qui il est. Je sais où il habite. Je sais qui l'emploie. Et je connais le nom de ses "amis". Cabron !

Ma vengeance ne fait que commencer. Ne dit-on pas en Afrique : qui avale une noix de coco fait confiance à son anus ? Il paraît que le sien fait bravo. Je vais aller voir ça de plus près.



lundi 1 février 2010

Superstructure

"On a tous un socle préhistorique, animal, féroce, qui lutte pour sa survie à coups de massue, sans se poser de questions.
La civilisation a construit, au fil de milliers d'années, tout autour, un lent assemblage de codes et de règles, et nous nous y conformons.
Mais le socle est là, bien présent.
Et heureusement."

C'est la première fois que je sors de chez la psy rassérénée.

dimanche 20 décembre 2009

L'I.A m'a tuer...

"Votre courrier en date du 24.11.2009 a retenu toute mon attention.
A ce sujet, l'article 3 du décret précité stipule que "l'agent dispose d'un délai de 6 mois pour communiquer aux services de l'État le K-bis attestant de l'existence juridique de l'entreprise qu'il crée ou reprend. Il devra transmettre, à l'issue du 1er exercice, les pièces justificatives permettant de vérifier la réalité de l'activité de l'entreprise."
"L'indemnité de départ est versée, pour la moitié de son montant, lors de la communication du K-bis précité, et, pour l'autre moitié, après la vérification de la réalité de l'activité de l'entreprise", soit à l'issue du 1er exercice.
Par ailleurs, j'attire votre attention sur le fait que la démission, dès lors qu'elle est régulièrement acceptée entraîne la radiation des cadres et donc la qualité de fonctionnaire, ce qui rend impossible une demande de liquidation immédiate de la pension.
Ainsi, la liquidation par anticipation d'une pension n'est pas cumulable avec l'attribution de l'indemnité de départ volontaire.
En ce qui vous concerne, en tant que mère de plus de 3 enfants, soit vous demandez votre admission à la retraite et vous bénéficiez de la liquidation immédiate de votre pension, soit vous démissionnez et vous pouvez bénéficier de l'indemnité de départ volontaire.
De plus, vous pouvez cumuler votre pension et un emploi.
Pour ce qui est du montant de l'indemnité de départ volontaire, compte tenu de votre ancienneté de services, elle représenterait 50% du plafond, le plafond étant de 24 fois un douzième de la rémunération brute perçue au cours de l'année civile précédant celle du dépôt de la demande de démission.
De plus, si dans les 5 ans suivant la démission, l'agent est recruté pour occuper un emploi dans l'une des 3 fonctions publiques, il doit rembourser le montant de l'indemnité de départ volontaire, au plus tard dans les 3 ans qui suivent son recrutement.
Par ailleurs, vous êtes à l'heure actuelle en congé longue maladie jusqu'au 4.01.2010 et à cette date, si votre état de santé le justifie, vous pouvez encore prétendre à des congés rémunérés à plein traitement.
Au vu de l'ensemble de ces éléments, si vous êtes toujours intéressée par cette procédure, il serait souhaitable dans un premier temps que vous rencontriez Madame A., Responsable du Service Départemental des Personnels, afin d'obtenir des informations complémentaires sur votre situation.
Si, à la suite de cet entretien, vous souhaitez toujours bénéficier de cette procédure, vous voudrez bien me faire parvenir votre demande par la voie hiérarchique, l'autorité hiérarchique de proximité, à savoir l'IEN de circonscription, devant produire un avis motivé concernant la possibilité de démission.
Vous voudrez bien me tenir informé de la suite que vous souhaitez apporter à ce courrier."

Monsieur l'Inspecteur d'Académie
Avec l'immense respect que je dois au poste respectable que vous occupez au sein de la respectée Éducation Nationale, je tiens à vous faire part que malgré une interruption de travail d'une année entière à ce jour, j'ai conservé quelques neurones en état de marche, et je reste en mesure de pouvoir prendre mes décisions personnelles à moi me concernant moi-même.
Il me semble judicieux de faire passer l'information à vos subordonnés, et d'en profiter, par la même occasion, pour leur faire relire les circulaires qui précisent précisément les conditions d'application pour appliquer les décrets et circulaires qui circulent.

Un petit rappel de mes relations avec la hiérarchie ?
- Demande de démission déposée (par voie hiérarchique) le 17 janvier 2009
- Rejet de cette demande le 25 février 2009, par courrier reçu le 11 mars
- Instruction d'une demande de congé longue durée entre mai et septembre 2009 (soit des consultations chez : un médecin traitant, un médecin conseil, un médecin rattaché, un médecin psychiatre, un médecin psychiatre expert)
- Commission départementale accordant le CLD (du 5/01/09 au 4/01/10 ) le 7 octobre 2009
- Avis de la Commission reçu par courrier le 31 octobre 2009
- Demande d'entretien avec l'IEN (autorité hiérarchique de proximité) le 4 novembre 2009
- Entretien avec l'IEN et dépôt d'une demande de calcul de l'indemnité départ volontaire le 24 novembre 2009
- Réponse de l'I.A (voir ci-dessus) par courrier daté du 10 décembre 2009 reçu le 17 décembre à 11h
- Entretien à 17h avec l'IEN le 17 décembre 2009
- Entretien à 10h le 18 décembre 2009 avec l'auteur du courrier, chef du Service des Personnels
- Les vacances ont commencé le 18 décembre, la rentrée est pour le 4 janvier 2010.
- Mon congé se termine le 5 janvier 2010.

mardi 17 novembre 2009

Communiquons

Que fait ce gamin assis sur sa couchette les pieds dans son panier ?

Je lui ai dit : "Mets tes chaussures dans le panier."

...

Que fait la CAF avec les documents qu'elle me réclame et qu'elle doit avoir en douze exemplaires vu le nombre de fois où je les lui ai remis ?

"Selon les documents que vous nous avez fournis le 27 octobre 2009 (attestation de congé longue durée), vous êtes actuellement sans activité professionnelle ou en congé longue durée. Pour étudier vos droits, nous vous demandons de fournir les documents cochés ci-dessous :
- une attestation de congé longue durée"

...

lundi 9 novembre 2009

Horatio est un gros nul, en fait.


J'ai (enfin !) reçu les résultats de mes examens du 12 mai.
Après 5 visites au secrétariat du service, 6 coups de téléphone, et deux plaintes auprès de mon médecin traitant qui aurait pu se bouger lui aussi pour les récupérer non mais !

Donc, arrivée au courrier la semaine dernière d'une volumineuse enveloppe marronnasse, et d'une autre beaucoup plus fine et blanche.
La première contenant copie des résultats. La seconde, facturation (119 euros.... de ma poche encore) de la première. Enfin, des examens de la première. Non, même pas, de la journée d'hospitalisation : les 2 labos qui ont bossé m'ont envoyé leurs factures respectives en juin. Il y a arnaque ou bien ...?

Passons. Ouvrons. De préférence calmement. Rappelons-nous que je n'ai RIEN. Ce sont les examens qui le disent.
Sauf que.

Pour commencer, le myélogramme est hémodilué. Après recherches sur mon ami Gogol (je ne vous les mets pas toutes, ça m'a pris plusieurs jours de lecture, ce cours est le plus synthétique - hum) il paraît que ça tient surtout au préleveur, et que dans ce cas le myélogramme ne peut être interprété correctement, il doit être ... refait !! Oh put**n, non alors !
Ma moelle est "peu dense, probablement hémodiluée, sans anomalie qualitative en dehors d'une dysérythropoièse hypochrome." Mais comme nous travaillons sur un extrait sans grains médullaires et sans mégacaryocytes.... voilà quoi...
De plus, le peu d'érythroblastes présents (14%) est de forme hémoglobinoprive. Comment il a dit déjà ce couillon de toubib ? Ah oui, "des anomalies à différents stades..."

Deuxième point noir : il m'a fait passer un test au Synacthène ; j'étais convoquée à l'hôpital à 9h, à jeun depuis la veille. Déjà, ce genre de test doit se faire à 8h, parce qu'après le taux chute dans la journée. Première anomalie.
Mais en plus, on m'a collée dans un lit, sans rien me dire, sans rien me faire surtout (quand on sait que le cortisol est l'hormone du stress, hum) et vers 11h, une infirmière m'a quand même prévenue qu'on ne trouvait pas mon dossier, on ne savait pas au juste pourquoi j'étais là...
Un peu avant midi, le grand patron est enfin arrivé, et a prélevé la moelle. Et ENSUITE, le test a commencé !! Prélèvement à 12h10, injection, nouveau prélèvement à 12h40, et un dernier..... dix minutes après ! Apparemment, ils étaient pressés de me mettre dehors...

Ce test, c'était pour vérifier une éventuelle insuffisance surrénale lente. Quand j'ai revu le médecin le 17 juin, il n'avait pas les résultats. Il a téléphoné à Montpellier pour obtenir ceux du myélogramme, mais n'a pas pris la peine de rechercher aussi ceux du test ACTH.
J'avais un taux de cortisol à 6.5 (ce qui est relativement bas) au premier prélèvement, puis après stimulation il a quadruplé en une demi-heure (24.6). A 12h50, il était déjà à 28. En général, on attend un simple doublement dans les 60 minutes suivant l'injection...
Mais je vous rappelle que je n'ai rien. Seulement ces anomalies, discrètes, hein... Ne nous y attardons pas, voyons.

Rajoutons quand même, si vous voulez bien, les anticorps anti-nucléaires à 160, et les anticorps antiADN (ceux du lupus, qu'a mon fils) à 19 : sachant qu'ils sont normaux en dessous de 20, mais douteux de 20 à 25... et qu'ils étaient à 86 à la dernière recherche... Mais là encore, je pense qu'il n'avait pas ces résultats, seulement ceux des prises de sang de mon dossier, vieux de deux ans déjà ! Plus d'un mois après...

Le médecin-conseil de l'Éducation Nationale m'avait conseillée d'aller consulter sur Montpellier. Il m'a même donné le nom d'un professeur interniste là-bas. Je n'avais pas voulu y aller, parce que cet abruti de toubib avait réussi à me convaincre que tout ça, ça n'était que dans ma tête.

Je ne suis pas sûre d'avoir vraiment envie de repartir chez les toubibs, à nouveau.
Mais par contre, j'irai lui dire ce que je pense de lui. Et de son diagnostic à la con.

samedi 19 septembre 2009

Tic Tac Boom

"Vous êtes une véritable bombe à retardement... Il faut absolument qu'on évite l'explosion... Je vous mets sous neuroleptiques... Si vous êtes d'accord..."

Trop tard.

Actuellement, je pète un plomb en moyenne tous les deux jours. C'est un bon rythme. Journée de merde samedi dernier, lundi, mercredi, et hier.
J'attends demain avec impatience.

Hier c'est le téléphone qui a morflé. Explosé par terre. Mais pas de rire. Ma fille non plus, réfugiée sur le lit avec le petit.

Pour l'instant, j'arrive à éviter les êtres vivants.
Pour l'instant.
Selon ma psy, je serais parfaitement capable de massacrer mon ex-mari à mains nues.

Et c'est parfaitement exact.

jeudi 20 août 2009

"Bonjour, ça va ?"

Comme le dit si bien Angel, "je marche sur le chemin de la zénitude"...

Je n'ai pas réussi à dormir cette nuit plus de dix minutes d'affilée, merci les voisins, les matous en chaleur, les fous du volant, les moucherons, la canicule, le tsunami, le gratin de patates brûlé, la télé cassée, et le coup de soleil pile poil au creux de ma nuque.

Je n'ai pas retrouvé les fiches de paie de mars et avril de mon fiston, que je dois faxer urgemment à cette ch.. de l'agence qui nous harcèle depuis le début de la semaine, avec sa montagne de paperasse à lui faire parvenir "sinon je loue à un autre dossier..."

J'ai perdu deux heures pour retrouver mes propres fiches de paie, que j'avais glissées dans le classeur impôts trimballé mardi dans ma voiture surchauffée, et qui commençait à fondre contre le pare-brise, parce que bien sûr je l'y ai oublié depuis.

Le facteur n'a toujours pas eu la merveilleuse idée de me remettre la lettre-chèque des dits-impôts, et ça commence sérieusement à me taper sur le système, du genre la prochaine fois j'explose cette PUTAIN DE BOITE AUX LETTRES POURRIE !

J'étais censée partir à 9h ou à 10h pour Montpellier, pour commencer les cartons de mes filles et nettoyer à fond leur maison pour les visites de l'agence, qui ne vont pas tarder à commencer puisque préavis déposé.
La perspective de plusieurs heures de ménage par 38° à l'ombre me met en joie.

Mais avant je dois aller mendier à la banque pour retirer les derniers 25 misérables euros qui me restent, avant d'atteindre le plafond de 3.000 du découvert autorisé.
Parce que je n'ai plus une goutte d'essence dans la voiture et que le péage coûte 4 euros.

Ouais, je vais prendre l'autoroute, il est hors de question que je me tape une heure et demie de nationale à touristes en vacances, qui cherchent une place pour leur foutu camping-car de merde, en plein soleil et sans clim !

Et si t'as quelque chose à y redire t'as qu'à venir ! T'a'har ta gueule un peu, comment je vais te la refaire !

Putain merde fait chier à la fin !

mercredi 19 août 2009

La fleur d'amour cueillie dans ton jardin

Je n'en peux plus d'attendre encore une fois le facteur, chaque jour, depuis une semaine. Même si cette fois-ci j'attends de bonnes nouvelles, la lettre-chèque des impôts, ça réveille en moi des souvenirs douloureux et trop récents pour que j'arrive à les gérer sans trop de dégâts.

Mardi soir, j'apprenais que j'allais recevoir 2 500 euros. Mercredi matin, chez la psy, j'ai pu dire à quel point cette perspective m'effrayait, parce qu'elle m'apparaissait comme le début du changement, la première rentrée d'argent significative, mais surtout, le signe que la roue tournait enfin en ma faveur : cela ne m'était pas arrivé depuis un moment.
L'après-midi, j'ai appelé le Centre des Impôts, pour en savoir un peu plus au niveau des délais. L'homme que j'ai eu au téléphone m'a confirmé la somme, la date d'émission (16 juillet 2009) et l'imminence du paiement, soit par virement, soit par lettre-chèque. J'ai raccroché, à nouveau bouleversée : ce n'est pas un rêve, c'est vraiment à moi que ça arrive.
J'ai appelé mon avocate, toujours aux abonnés absents : son nouveau message indique que le cabinet est fermé du 10 au 17.
Ne voulant pas rester seule avec cette angoisse qui remontait, j'ai passé la soirée chez des amis, entre piscine et salade landaise, nous avons guetté les étoiles filantes, et dépensé les 52 millions du futur tirage de l'Euromillions.

Le jeudi, la grasse matinée m'a permis d'attendre 11h sans trop de dégâts, mais rien dans la boîte aux lettres. Le vendredi, deux enveloppes de la Trésorerie, aargh, les deux pour ma proprio qui habite au second. J'attends, j'attends, ce sera pour lundi...
Mes deux filles viennent passer le week-end à la maison, c'est la féria, le petit s'amuse comme un fou, sieste, télé, plage nous traversons la canicule.

Elles repartent samedi soir et la nuit est difficile. Je me plonge dans l'écriture pour ne pas trop réfléchir, mais ça ne marche pas : dimanche midi, je me verse un premier verre de Mauresque, pastis et sirop d'orgeat.
Une nouvelle nuit blanche, et le lundi aligne ses minutes désolantes de lenteur. 6h, 6h30, 7h, 7h10, 7h13...Les chiffres du radioréveil me rendent folles. Je tourne en rond dans la maison, je finis la petite bouteille de pastis, et le reste de rhum. 8h16, 8h22, 8h24, ça ne va pas, ça ne va pas du tout.
Une douche, Internet, la télé, un livre, écrire... le temps se traîne, je n'arrive pas à gérer mon angoisse. Je descends enfin prendre le courrier, une lettre des impôts, ma main tremble... C'est encore pour ma proprio... Je me retiens pour ne pas la déchiqueter.
Je remonte, me jette sur le téléphone. "... Maître TroisPoulains... cabinet fermé... votre compréhension..."
C'est une catastrophe. La bête immonde qui me dévore le ventre est de retour. Je racle les fonds de tiroir pour rassembler les 3 euros qu'il me faut pour racheter de l'alcool. Perfusion indispensable pour traverser les prochaines 24h.

Mardi, 11h. J'appelle le cabinet de l'avocate non stop ce matin, toutes les demi-heures je tombe sur le même message "... fermé... compréhension..."
Je suis un peu dans les vapes quand ça sonne à la porte : ma proprio, qui s'inquiète de la forte odeur dans le couloir en bas. Ah oui, j'ai oublié de sortir les poubelles du week-end. Je bafouille, m'excuse, elle me tend une enveloppe Universal Mobile, "tenez, votre courrier..." Je referme la porte, hébétée.
A deux heures, je décide d'aller me renseigner directement au Centre des Impôts, je ne peux pas continuer comme ça. Sur mon ticket, 3 personnes en attente, il est 14h11.

Je suis passée un peu avant 16h. J'ai vu défiler au moins une trentaine de personnes qui ont été appelées avant moi. C'est ça en fait : ils ont oublié le zéro, après mon 3...

Celle qui me reçoit enfin est agressive. Je viens juste demander un éclaircissement sur ma situation, mais si elle insiste, je peux lui dévisser la tête, pas de problème.
Elle s'enfuit pour imprimer un bordereau récapitulatif, sur les dernières années, effectivement, entre les retards, les dégrèvements, les majorations, les avis à tiers détenteur, pas facile de s'y retrouver.
Elle finit par m'expliquer pourquoi je dois 471 euros aux impôts, c'est à cause de la télé que je regarde non-stop sous mon toit : redevance plus taxe d'habitation...
Je m'en fous, je veux savoir quand est-ce qu'on me paiera mes 2 600 euros.
Attendez je regarde... J'enfonce mes griffes dans le siège pour ne pas lui sauter à la gorge : at-ten-dez, non, je ne peux plus at-ten-dre !

Voilà, les mises en paiements ont débuté le 16 juillet. Vous n'avez pas reçu votre virement ? Dans un éblouissement son sang jaillit de sa gorge que je déchiquète à pleins crocs...
Ah oui, si vous n'avez pas fourni de RIB comme on vous l'a demandé... Je m'acharne sur ses tripes, je grogne furieusement en fouillant sa bidoche éclatée...
Bon, vous allez recevoir une lettre-chèque alors... J'enfonce mes doigts dans ses deux yeux globuleux, je tire pour lui arracher la tête, je shoote dans son crâne qui explose la baie vitrée...
Elles ont commencé à partir hier... hier... hier... Un rire de hyène s'empare de moi, me secoue, me renverse. En face de moi elle ne comprend pas, elle s'inquiète un peu et par sécurité, va se réfugier derrière la cloison de l'imprimante. Hier. On a commencé par les virements. Maintenant on envoie les chèques. Vous allez recevoir le vôtre madame. Ne vous inquiétez pas, vous allez le recevoir. Très vite. Au revoir. Passez par là pour partir.

Je suis rentrée. Je me suis encore cuitée. J'ai dormi, assommée. Et maintenant j'attends le facteur. Dans deux petites heures.
J'attends.
Je n'ai plus un centime pour me racheter à boire.
Tant mieux : l'alcool me rend un tantinet agressive.