mercredi 29 février 2012

On y va


Téléphone.
Ma collègue... pas là... envoyer historique... procédure spéciale... 
J'ai compris qu'il s'agit d'un acompte (comme indiqué dans l'intitulé du virement), elle me précise que c'est 80%.  
Bien.
Sortons la calculette : il reste 870 euros à venir.

Et pour un éventuel contrat à mi-temps ? Plafond de 1.000 euros brut, on complète jusqu'à cette limite, 15 fois maximum. Pas plus de 110 heures par mois. Je prends. Mieux vaut tenir que courir, n'est-ce pas ?

Dernière procédure : la CAF. Qui attend mes revenus 2011 pour calculer mes droits au logement.
C'est parti.

mardi 28 février 2012

Réfléchir

Soulagement.
Interrogation.
Épuisement.

Très mal, très peu dormi. Une toux tenace, des scenarii qui tournent en boucle. Je me suis levée à 3h30, et lancée dans la couture pour me concentrer sur autre chose.

A la crèche ce matin, toutes les collègues avaient un avis sur accepter ou non le mi-temps proposé. 
J'ai rendez-vous jeudi matin, avant mon service, pour l'entretien d'embauche.

A la maison ce midi, le petit bonhomme s'est levé enfin guéri, après plus de 48h d'une gastro bien féroce, vomissements, diarrhée, fièvre, et une guerre impitoyable pour lui faire prendre ses médicaments. 

Sur Internet à 15h, le solde du compte était positif. Virement d'un acompte de 3.480 euros. C'est une somme qui ne correspond à rien, ou plutôt qui ne correspond qu'à de mauvaises déductions. Peut-être un versement de 4 mois à 870, soit il manquerait janvier, soit les 600 euros d'activité déclarée de janvier justement ne sont pas complétés. Ce qui ne joue pas en faveur du mi-temps à venir.
J'appelle aussitôt la cellule-chômage, sur répondeur depuis mon retour. Toujours le même message. Tant pis, mes questions attendront demain : je suis à nouveau en congé toute la journée.

Il me reste 600 euros de loyer en retard. Le directeur attend ma demande écrite et justifiée pour me rétrocéder les frais. C'est donc qu'il peut le faire ! Pas de gros mots, pas d'insultes. Pas encore. 

Merci de votre soutien, affiché ou non. Sincèrement. 
J'ai trop mal à la tête ce soir pour réfléchir ne serait-ce qu'une minute de plus. Je termine ce billet, le publie, vais me coucher. C'est plus sage*.


* pour les ceusses qui aiment bien comprendre ce qu'ils lisent, traduction de l'image :
Le savant sait que la tomate est un fruit. Le sage ne la met pas dans une salade de fruits.

lundi 27 février 2012

Au fait

Étape 1
Salaire viré sur le compte.
1.477 euros, janvier et février.
MAIS
Ma réclamation auprès du directeur (pour supprimer les frais abusifs qu'il a prélevés) n'a toujours pas abouti, je suis donc encore à découvert de plus de 300 euros.

Étape 2
Proposition d'un poste à mi-temps à la crèche de ***
1er mars au 30 novembre.
Plus près que celle actuelle.
MAIS
Pour ménager les susceptibilités municipales, il faut attendre qu'ils ne trouvent personne d'autre d'ici lundi.
Et puis encore une crèche, quoi...

Étape 3
La propriétaire part en vacances une semaine. 
Si je n'ai pas le rappel demain, on a rendez-vous mardi prochain pour régulariser.
MAIS
"L'annonce est sur Internet depuis 3 semaines et n'a toujours rien donné..."
Où est passée la promesse de me laisser le temps nécessaire pour vider les lieux ?

Étape 4
La permanence téléphonique de la cellule chômage ne fonctionne que le mardi et le mercredi.

samedi 25 février 2012

Ça y est ?


C'est une partie de cache-cache interminable.

Ne pas répondre au téléphone, plus aucun organisme ne me croit quand je réponds que je ne vais pas tarder à toucher mon rappel.

Ne plus ramasser le courrier que tous les 3 ou 4 jours, il n'y a que des enveloppes administratives qui menacent de coupures, poursuites, suppressions, et autres joies infinies.

Rapporter chaque jour les barquettes de la crèche, payer le lait avec des pièces rouges, ne plus faire qu'un repas par jour, éprouver un bonheur véritable quand le siège de la voiture "rend" une pièce de 50 centimes.

Bondir dès qu'une camionnette stoppe dans la rue, je ne supporterai pas d'attendre "la fin du mois" sans électricité ni eau, non, je ne le supporterai pas.

Passer des heures dans le bus, ou à l'arrêt, et rentrer épuisée de ces journées à rallonge, le faux sourire collé aux lèvres, parce que chaque jour, CHAQUE JOUR, les collègues demandent : "Et alors, ça s'est arrangé tes problèmes ?" et qu'il n'est pas question de laisser déborder les larmes qui menacent, chaque fois que je réponds : "Ben non..."

Sourire encore lorsque les mêmes collègues tiennent pour acquis mon bonheur d'être parmi elles, et ma reconnaissance éternelle d'être prolongée de 3 jours, encore, "et tu as postulé pour la saison hein !?", mais oui bien sûr, mon ambition ultime a toujours été de passer mes journées à changer des couches sales.

Calculer indéfiniment la destination de chaque centime qui roulera bientôt (bientôt ?) de mon compte vers les griffes crochues de chacun  de ces créanciers à l'affût, et pleurer de rage en constatant qu'il en manque encore, encore...

Nous sommes le 25 février.
Je n'ai qu'une question : est-ce que je recevrai mon rappel ?


mardi 21 février 2012

Oeuvres vives


Les derniers mètres à parcourir sont les plus difficiles.
Les dernières heures sont les plus longues.
Mon glaçon personnel fond peu à peu, 
et je me demande s'il en restera suffisamment 
pour aller jusqu'à mardi.
Ça m'empêche de dormir. 

Surprenant.

samedi 11 février 2012

Dominos



Chaque pas vers un but doit être un but en lui-même.

Impuissance.

Tranquillité, impassibilité d'une âme devenue maîtresse d'elle-même au prix de la sagesse acquise, soit par la modération dans la recherche des plaisirs, soit par l'appréciation de la valeur exacte des choses, soit par la suspension du jugement.

Hakuna Matata,
Quel chant fantastique !

Ataraxie.

Peu importe la hauteur du sommet :
pour déplacer une montagne
commence par soulever un caillou. 

Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,
Sans aucun souci

Quiétude absolue de l'esprit.

Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait.

État d'indifférence caractéristique de certaines névropathies, obtenu sans l'influence de neuroleptiques supprimant toute réponse réactionnelle.

Apathie.

Ce qui me bouleverse, ce n'est pas que tu m'aies menti,
c'est que désormais je ne pourrai plus te croire.

Philosophie
Hakuna Matata

Osef

Usure.

samedi 28 janvier 2012

Bureaucratie


Entre ce que je pense, 
ce que je veux dire, 
ce que je crois dire, 
ce que je dis, 
ce que vous avez envie d’entendre, 
ce que vous croyez entendre, 
ce que vous entendez, 
ce que vous avez envie de comprendre, 
ce que vous croyez comprendre, 
ce que vous comprenez, 
il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.

Mais essayons quand même.



Le document envoyé par fax à Pôle Emploi, par le Rectorat, à la date du 5 janvier 2012, a été enregistré (en tant que demande, faut pas pousser quand même, faudrait pas nous donner l'habitude de voir les docs traités immédiatement...) a été enregistré, donc, le 19 janvier 2012 - je rappelle qu'il s'agit d'un FAX ! - a été enregistré, donc, et à la date du 28 janvier 2012, s'apprêtait à entamer son voyage-retour vers le CTAC de Bordeaux.
Kézaco me direz-vous ? Il semblerait que ce soit l'armée... Bordeaux ?? Really ? Why ??? *haussement d'épaules + moue désabusée*
Quand elle a ENFIN mis son coup de tampon sur mon document, et qu'elle a dit deux points ouvrez les guillemets : "On peut vous le faxer si vous voulez !", j'ai juste hurlé


NOOOOOOOOOOOOON !!!!



merci


vendredi 27 janvier 2012

Attendre

Saga indemnisation chômage, saison 2, épisode 4 (déjà ?) : "J'ai demandé à Pôle Emploi le relevé de vos actualisations depuis septembre, j'attends le document pour mettre en paiement, fin février, votre rappel."

Vous voulez dire, celui que vous m'avez annoncé pour la fin janvier ? Le paiement que j'attends pour régler mes loyers en retard ? Et aussi pour rembourser ceux qui m'ont donné des sous pour survivre en attendant ? Attendez... Laissez-moi le temps de bien comprendre. 

Dans le fond, je me trouve bien futile : tous mes prélèvements rejetés depuis le mois d'octobre (avec au passage 900 euros de frais bancaires, normal), les coupures diverses et variées commencent. On gère. 
Loyers qui s'accumulent  : novembre, décembre, janvier... On a dû manger celui de Nanette aussi ce mois-ci...
La MAAF est très claire : plus de prélèvements, plus de garanties, et payez-moi immédiatement toute l'année 2012 puisque vous ne pouvez plus payer petit à petit. Roule sans assurance ?
EDF gronde et menace, on en est au maintien d'urgence, tant pis si le chauffage est électrique, mets ta doudoune et dors sous 5 couvertures. 
Plus d'eau depuis lundi : on descend chez Nanette pour les WC, la vaisselle, se laver à l'évier (la douche n'est toujours pas installée), remplir la bouteille.
Le découvert augmente tranquillement, à coups de 6.30 euros pour chaque rejet, opérations comptabilisées 3 fois chaque fois, pour bien faire. Et les agios comme les intérêts adorent ce régime agrossissant.
Le réservoir de la voiture, lui, nous fait une bonne crise de boulimie. C'est juste le bon moment, quand le prix du litre de gazole fait la fête avec les nuages, et que 15 kilomètres me séparent de mon boulot :  certes, le bus passe toutes les heures, il y a juste 1h30 de décalage entre mon départ de la maison et le début de mes journées à la crèche. Plus le retour.
Pas évident de faire les courses. On en a un peu marre des pâtes-saucisses et des patates. Du coup on mange moins : c'est tout bénèf.

Mais tout ceci n'est rien. Bof, on a connu pire, ce n'est qu'une question d'habitude.
Non, le plus dur, c'est SFR qui nous l'a fait vivre. Ils ont coupé Internet. Et la télé. Et le téléphone. Mais surtout Internet.
Non, ça, ce n'est pas supportable.
48h et j'ai craqué : j'ai creusé le découvert de la Nanette de 41 euros. Ils ont maintenu la sentence. J'ai rajouté 50 euros sur la table. Ils ont brandi la facture de janvier, sortie la veille. J'ai tenu bon. Ils ont cédé. Cette nuit ils ont remis Internet.
Je vais pouvoir récupérer le mail du Rectorat, le faire remplir par Pôle Emploi, le renvoyer. Et attendre d'être payée.
Attendre ? Encore ? 
Ben... 

dimanche 22 janvier 2012

Heures


C'est une journée au goût particulier.
Dehors, le soleil est éclatant.
Le temps s'est ralenti, les sons m'arrivent comme étouffés.
Il faut que ...
J'ai des tas de trucs à faire, à partir de demain je n'aurai plus le temps.
Je ne fais rien.
Douceur du jour qui coule, entre deux chapitres d'un livre nul, trois blogs intéressants, une assiette, la sieste. Le petit claironne de temps en temps un majestueux "Mesdames et messieurs !" sorti d'on ne sait où.
C'est dimanche.
Il fait du bonheur.

jeudi 19 janvier 2012

Fengshui


Les choses étant ce qu'elles sont, et le temps qui passe n'arrangeant rien à l'état de mon compte en banque, il devenait urgent de trouver un boulot.
Un coup de téléphone surprise hier soir, un remplacement en vue en février : toujours la même crèche, on ne change pas une équipe qui gagne, ah si au fait : l'équipe a changé !
Le rapport avec le fengshui ? Mardi j'ai déposé religieusement nos derniers billets sur un morceau d'étoffe rouge, à l'est de notre maison... Trois mois que je ne le faisais plus... Trois mois de galères.
Le rapport avec le dessin là-haut ? Je commence lundi.

dimanche 15 janvier 2012

Chaque jour


J'ai deux billets de retard. Ils sont à l'état de brouillon sur mon disque dur, mais pas encore publiables.
En les attendant, en exclu mondiale interplanétaire, un petit bout de L4.... Livre 4 pour les intimes... Je vois bien Catherine Frot dans le rôle de Mme Truc, et Mélanie Doutey dans celui de la jeune. Ou Marina Foïs. Parce que je les aime bien.

Extrait.

"- Ben oui mais je ne crois pas en Dieu.
Vous avez tort.
Un silence. Comme chaque fois que Mme T assénait cette phrase, XXX attendit. Ce n'était jamais long avant qu'elle apprenne pourquoi, cette fois encore, elle avait tort.
Mais aujourd'hui, le silence s'éternisait. Absorbée par son ordinateur, Mme T semblait avoir oublié qu'elle avait pris violemment à partie sa jeune collègue, quelques minutes auparavant. Les joues encore cuisantes de l'échange, elle se leva, décrocha sa veste du porte-manteau, et s'enfuit dans le couloir, tremblante, au bord des larmes.
Mais quand cesserait-elle de s'écraser ainsi devant tout le monde ? Le souffle court, elle marchait d'un pas rapide vers l'escalier, les murs tristes glissaient tout autour d'elle, l'oppressant davantage. C'est décidé, quand je reviens je vais tout lui dire à cette vieille taupe ! Mais pour qui elle se prend, c'est pas ma mère hein, de quel droit elle me balance tout ça , hein ?! Ses larmes coulaient maintenant. Ce n'est pas ma mère, non, c'est celle de Julien...
Dans le bureau, Mme T tapait nerveusement sur son clavier. Une fois de plus, la petite s'était enfuie. Ça l'agaçait prodigieusement, et sa colère l'enveloppait d'un brouillard rouge et dense, elle aurait volontiers hurlé pour en sortir. Elle frappait chaque touche avec rage, sans réfléchir, rythmant ses pensées des petits claquements secs sous ses doigts, furieuse, hors de contrôle.
Petit à petit, le calme revint cependant. A midi, elle regarda sa montre, se leva, décrocha son gilet. Elle l'enfila, les yeux sur le fauteuil vide de XXX, et sortit.


Quand elles se retrouvèrent au début de l'après-midi, XXX dit posément :
Je ne crois pas en Dieu, parce que s'il existe, c'est dégueulasse, ce qu'il laisse faire sur la Terre. Regarde les gamins violés, les femmes battues, regarde tous ces pauvres gens qui galèrent pour leurs fins de mois, et les riches qui se goinfrent, tranquilles, pendant ce temps, et toutes ces racailles qu'on n'arrête même pas, ou qui ne font pas de prison... Et les maladies, et les guerres, et les famines aussi, et franchement, s'il y a Quelqu'un là-haut, qui regarde tout ça, et qui bouge pas le petit doigt, et que tu viens me dire « Il faut croire et accepter, t'en fais pas, tu seras récompensée... », ben chuis désolée, mais moi ça me va pas ! Et je préfère me dire que y a personne, plutôt que de prier un Dieu aussi cruel et injuste !
Elle s'arrêta net, un peu essoufflée, inquiète, étonnée d'avoir pu sortir sa tirade entière d'une traite. Mme T fixait son écran, qu'elle n'avait pas encore rallumé. XXX attendit un peu, puis plongea sous le bureau, appuya nerveusement sur le bouton de mise en marche, se rassit. Elle se mit au travail, très vite concentrée. Pour elle, l'incident était clos.
- Vous savez...
Elle sursauta, regarda l'heure au bas de son écran. 15H30. Mme T semblait n'avoir pas bougé depuis près de deux heures !
- Ce n'est pas vraiment que je crois en Dieu...
XXX attendait.
- Je crois ... qu'il y a une forme de justice. Je ne la comprends pas forcément. Je n'ai pas toutes les règles. Mais je crois, de toutes mes forces, en une sorte de … destin. Une responsabilité du sens que l'on donne à sa vie.
Elle leva les yeux. En face d'elle, XXX la fixait en silence.
- Vous êtes responsable. Si vous vous conduisez mal, vous serez punie. Et si vous vous conduisez bien, vous serez récompensée. C'est aussi simple que ça.
- Mais qu'est-ce qu'il a fait de mal, le gamin de deux ans que son beau-père a massacré à coups de poing hier soir ? Hein ? Tu peux me le dire ?
- Non je ne peux pas vous le dire, parce que je ne le sais pas. Je ne sais pas s'il a fait quelque chose de mal. Je ne sais pas pourquoi il en est mort. Je veux juste croire, fort, très fort, que son beau-père sera puni. Je ne sais pas par qui. Mais si je dois renoncer à y croire...
Mme T s'arrêta un instant, baissa les yeux. Les mots s'étranglaient dans sa gorge.
- Si je ne peux plus y croire... je ne peux plus continuer à vivre.
Elle regardait ses mains, croisées sur sa jupe grise. Le silence descendait doucement entre les deux femmes, de chaque côté du bureau. Puis quelqu'un frappa violemment à la porte, les faisant sursauter."

mercredi 11 janvier 2012

Marcher dedans


Quelquefois on ne sait pas si on doit rire ou pleurer.

Quelquefois l'émotion est si forte qu'elle paralyse avant de dynamiser.

Quelquefois on attend si longtemps que quand l'issue se présente, on n'arrive pas à réaliser et on continue à attendre.

Depuis hier matin, j'enchaîne les (mini)catastrophes. Rien de grave, quand on sait de quoi je suis capable ! Mais ça agace. La capuche montée impeccablement mais à l'envers, le paquet de céréales qui se renverse sur la table mais pas dans le bol, les 5 boutons cousus péniblement (je déteste ça...) en décalé par rapport aux boutonnières... et les embouteillages qui me font arriver en retard alors que je suis partie avec 10 minutes d'avance... et la sangle de ma capuche qui se prend dans la portière, manquant de m'étrangler quand je m'élance pour ne pas rater la levée du courrier de 16h, et le guichetier qui prend mon colis à 16h04...

Le soir, détente : projection d'un film à la médiathèque, une copine, une Zazoune, il est 21h, il fait froid sur ce trottoir, "maman ne me dis pas que tu as laissé tes phares allumés..." Course folle, comme si 30 secondes de moins pouvaient éviter la panne. Hhhhhh..... Hhhhhhh..... toussette lamentable et déchirante de la batterie à plat. Copine est partie. La tête et les jambes : la côte, ça muscle. Je t'ai dit qu'il faisait froid ?

Hier matin, permanence téléphonique de la Cellule Chômage du Rectorat. "On étudie votre dossier, pouvez-vous rappeler demain ?" Hum. Mercredi dernier, tu m'as dit que tu m'appelais en fin de semaine. J'ai déjà dû attendre jusqu'à mardi, mais soit. Attendons. Rappelons.
"Mme Hôtels-et-Cie-Famous-Game est absente, je peux vous renseigner ?"
Gloups. 
Ça commence mal.
"Ah oui, j'ai calculé votre dossier hier, nous arrivons à un total de 674  // *note à moi-même : la prochaine fois, m'asseoir avant d'appeler*//   jours d'indemnisation    // *note à moi-même : arrête de te faire peur toute seule bordel !*  //     d'un montant journalier de 30 euros" et des cacahouètes conséquentes mais pas assez pour faire 31 quand même.

Blanc.
Mon cerveau n'imprime pas.
Je suis restée bloquée sur les 674 jours qui font environ deux ans de sérénité. 

"Bruts."
Très bien merci Madame, oui oui j'attends la notification partie à la signature, au revoir bonne journée au revoir. Bonne journée. 
La Nanette est d'abord très contente pour moi, elle calcule à la louche un petit millier d'euros mensuels. Calculatrice. Ah ben finalement ça fait 900 chaque mois, oui. Mais bruts.

C'est déjà ça.

Bon je vous laisse, je dois aller récupérer ma voiture devant la Médiathèque. J'espère que je n'aurai pas de contravention...


dimanche 1 janvier 2012

Et l'emporter



Une belle année toute en couleurs
Une grande année, douce et vive
Que vos douleurs s'apaisent
Et renaisse la joie
Le bonheur est un passager clandestin 

mardi 27 décembre 2011

Ça n'a pas de prix

C'est le premier.
Le premier fini, j'entends.
Il est pour Nathalie.
Elle a bien besoin de couleurs et de rires dans sa vie, ces temps-ci.
J'ai commencé par elle, parce qu'elle habite près de chez moi.

Ensuite, je terminerai cette petite chouette.
Il ne reste plus qu'à fixer ses ailes, et puis mettre un bouton.
C'est pour Marie. Pour sa fille.
Vous pouvez lire ses aventures ici.
Je veux lui dire merci. 

J'aime bien imaginer sa petite puce toute neuve dedans.
Comme j'aime bien penser à Nathalie, se servant un café, disposant ses biscuits ou ses chocolats à côté.
Et j'en ai plein d'autres comme ça.

Je vais les terminer, un à un.
Certains ne sont qu'à l'état de projet.
D'autres sont à assembler. Ou à peindre. Ou à coller.
Ils ont tous une histoire, un but, un lien à raconter.
C'est pour ça que ça me prend du temps.

Mais ce n'est pas important.
Ce qui est important, c'est que bientôt, quelque part, quelqu'un ouvrira le paquet que je lui ai préparé en imaginant à chaque seconde ce qu'il en fera.
Pour que ce quelqu'un sache combien il compte pour moi.
Demain, ce sera peut-être toi.
Tu es sur ma liste.
Loin, plus loin que la maison de Nathalie.
Mais juste au bout de mes doigts.
Au coeur de mes pensées.

samedi 24 décembre 2011

Réveillon


- Qu'est-ce que tu veux manger ce soir ?
- Ben... des canapés... comme d'hab quoi !
- Bah oui : des canapés et des trucs d'apéro !
- Vous ne voulez pas changer un peu ?
- Bah non.
- Et toi Maxence, qu'est-ce que tu veux manger pour faire la fête, ce soir ?
- Des pateuh !! et du ja-mm-bôn !! et aussi un yayou't ! Mmm c'est bon ça !

11 euros le réveillon pour 4. Parce qu'on a quand même rajouté une bonne bouteille : de l'Ice Tea. Du vrai. Pas de la marque magasin.
C'est la fête après tout !

mardi 6 décembre 2011

Et l'on pendouilla Pierre


Lundi 28, mail de mon ancienne gestionnaire.

Bien sûr, il a fallu que les seuls courriers passés au travers de la réexpédition soient ceux de l'Inspection. Et repartis direct à Montpellier. D'où, bien sûr, ils doivent repartir à nouveau. 

Bien sûr, il a fallu aussi que ce jeudi, celui-là justement, le facteur passe à midi et pas avant. Parce que jeudi, Pôle Emploi ferme, à midi. Bien sûr.

Et bien sûr, à l'accueil le lendemain, il a fallu que je tombe sur la seule qui-n'a-pas-le-droit-de-prendre-les-documents-mettez-les-dans-la-boîte-devant-merci-au-revoir-au-suivant !

Évidemment, évidemment, qui peut croire un seul instant les mots jolis inscrits en grand sur la dite-boîte : "Le courrier déposé ici est relevé deux fois par jour." ? Ils doivent observer un calendrier local. Ou ils ne savent pas compter. Quoi qu'il en soit, bien sûr, il m'a fallu attendre hier pour lire enfin : "Nous avons reçu vos documents le 28 novembre 2011. Votre dossier est en cours d'étude."

Mardi 6 décembre. Rendez-vous avec mon conseiller pour l'emploi. J'en profite, bien sûr, pour demander où en est mon dossier.

Et bien sûr, il a fallu qu'elle m'explique, parce qu'à ce stade, j'avoue, j'ai un peu de mal à comprendre : " Oui oui, bien sûr, on étudie vot'dossier, oui, mais il manque les bulletins de salaire de l'année 2008... Vous n'avez pas reçu le courrier ? On vous l'a envoyé le 29 novembre..."

Là, il a fallu que je me retienne très fort. Vraiment très fort.
Bien sûr.

samedi 26 novembre 2011

Tous


On a le droit
Quand personne ne nous voit
De pleurer en silence
De regretter son enfance
De s'laisser aller en regardant tomber la pluie

On a le droit
Quand personne ne nous croit
De sortir sa violence
Tous ces mots qu'on dit pas mais qu'on pense
De parler à Dieu, de parler à qui on veut

On a tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous raison de s'poser des questions
D'oser dire non
On a tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous une chance, c'est pas perdu d'avance
La différence

On a le droit
Quand rien, plus rien ne va
De chercher son étoile
De jeter l'encre de son journal
De changer sa vie, de quitter l'ennui et puis

On a le droit
Et qui nous en empêchera
De rêver d'un monde un peu moins laid
De rêver d'un monde où l'on pourrait
Rien qu'une fois
Tous, vous et moi

Avoir tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous raison de s'poser des questions
D'oser dire non
On a tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous le droit d'aimer sa vie ou pas
De faire sa route, de faire son choix
On a tous une chance, c'est pas perdu d'avance
La différence

On a tous le droit...



vendredi 25 novembre 2011

Y a du courrier ?

Voilà.
Le soleil est revenu.
Je ne me suis pas transformée en météorologiste avertie, ou en présentatrice pour Vivolta, mais ces dernières semaines, sous la pluie et la grisaille, ont été très difficiles pour moi.
Tenir le coup.
Ne pas craquer.
Ne pas perdre, pour quelques nuages, le bénéfice de plusieurs mois de mieux-aller.

Je me suis - encore, encore, et toujours - fourrée dans un combat titanesque avec l'Administration. Cette fois-ci, pour régulariser ma position au niveau des indemnités chômage. 3 mois depuis la fin de mon dernier contrat, 3 offres d'emploi, 3 refus. Ça plombe l'ambiance, tout de suite. Et la motivation.
Or donc, dans la mesure où j'ai retravaillé plus de 91 jours depuis ma démission, je peux prétendre à une indemnisation. Sur la base des 28 mois écoulés avant mon inscription à Pôle Emploi. Fin août 2011, oui, vous suivez c'est bien. 
Accrochez-vous, ça ne va pas durer. Inscription à Pôle Emploi - check. Dossier de 25 documents différents, dont les 13 derniers bulletins de salaire - check. Demande des dits-documents auprès de divers interlocuteurs (RSI, Mairie, et surtout Éducation Nationale), aïe, ça commence à riper - pas check. Et pas chèque.
Je rassemble tout de même les diverses attestations et photocopies demandées, fin septembre il ne me manque plus que la partie EN. Attestations employeur, arrêtés de congé longue durée et de démission, fiches de liaison complétées. Coups de téléphone. E-mails. Silence. Vide sidéral.
Début octobre, courrier de la CAF : "Nous vous demandons les pièces suivantes pour étudier vos droits..." Suit la liste de 9 des 25 documents de Pôle Emploi. Ha ha. ET ... un justificatif des droits Pôle Emploi. Je ne veux pas pleurer.
Allers-retours entre les guichets. Prise d'assaut du standard de l'Inspection Académique. Boîtes aux lettres (mails et papier) inspectées plusieurs fois par jour. Tentation forte de tout faire péter. Zen.
Fin octobre, j'obtiens enfin les coordonnées du service spécial au Rectorat : ah oui, tiens, personne ne me l'avait dit au fait, qu'une cellule SPÉCIALE existait ! Passons. Permanence uniquement le mardi et le mercredi. Attendons donc le 2 novembre. Le déluge a commencé sur l'Hérault. Quelqu'un me répond. Han ! 

Alors, je récapitule, pour voir si j'ai bien tout compris Maâme... Je dois déposer un dossier auprès de l'Éducation Nationale, dossier comprenant un rejet de prise en charge par Pôle Emploi - rejet de Pôle Emploi obtenu grâce à l'étude d'un dossier, comprenant un rejet antérieur de prise en charge par l'Éducation Nationale - rejet de l'EN établi sur ma demande antérieure d'indemnisation à Pôle Emploi - demande à Pôle Emploi accompagnée des attestations employeur - attestation employeur fournie par l'Éducation Nationale

"Ce document doit vous être établi par votre ancienne gestionnaire... - Mais je n'arrive pas à la joindre ! - Oui, elle a changé de bureau et de n° de téléphone." 
Je vais bien, tout va bien.
"Je vous envoie ça immédiatement par la Poste.." (au téléphone le 2 novembre) "Je vous ai envoyé ce courrier ce jour.." (mail du 8 novembre) "Je vous ai envoyé l'original, je ne peux vous donner qu'une photocopie..." (visite à son bureau le 16 novembre) 
Je suis gaie, tout est gai.


Retour à Pôle Emploi.
"Il nous faut l'original pour traiter votre dossier..."

Ne pleure pas, il y a assez d'eau dehors comme ça, va.

Ce 25 novembre, une quatrième interlocutrice à Pôle Emploi a accepté de prendre mon dossier avec une photocopie.
"... comme de toute façon on va leur envoyer tout le dossier..."

Ce 25 novembre, j'ai dû descendre le pare-soleil et mettre mes lunettes pour conduire, tellement il faisait beau.

Ah, au fait : 
"On vous écrira quand on aura transmis votre dossier."

lundi 21 novembre 2011

MAAAAAAAAAAARRE !

Un mois que ça dure !
Un mois de pluie, pratiquement non-stop, soit il pleut pendant des heures, et ça s'arrête 30 mn pour recommencer illico, soit on a une demi-heure de répit, entre des heures et des heures de pluie.
Oui mon alternative n'en est pas une, mais bordel c'est quand que ça s'arrête ???
Depuis le 21 octobre, il pleut.
Non-stop.

Attention je vais hurler.

samedi 12 novembre 2011

Dico, Tommy !

Avoir la courante : attitude ambiguë, entre la crispation immobile et l'accélération du pas, fortement teintée d'impatience et/ou d'impuissance, qui caractérise l'individu saisi soudain de spasmes abdominaux irrépressibles en plein milieu de la galerie marchande d'Auchan, environ 45 minutes avant un rendez-vous galant.
Se solde, dans le cas qui nous intéresse ici, par une culotte à jeter, un jean imprégné, une démarche coincée, un rictus sardonique sur la face qui grince lorsque le petit-fils chéri-d'amour explose de rire en répétant : "T'as fait caca dans ta culotte Mémène ??!" 
La gastro est arrivée.
Ouaiiis !

NDLR : j'ai soupçonné fortement mon convive d'être atteint du même virus, eu égard à son visage rouge et contracté par moments, à ses deux allers-retours aux toilettes, et aux effluves pas forcément de bonne cuisine qui me parvenaient de l'autre côté de la table. Dois-je préciser qu'aucun de nous n'a proposé de faire un crochet par l'hôtel cette fois ?