mercredi 23 décembre 2009

Faut pas laisser tomber

C'est dur.
Je n'y arrive pas.


dimanche 20 décembre 2009

Quelqu'un a une calculette please ?

Voyons donc les options qui se proposent.

- Liquidation anticipée de ma retraite.
J'ai élevé 3 enfants pendant 9 ans au moins, et j'ai effectué plus de 15 années de services effectifs. Calcul pour un départ au 1er septembre 2010 : 1 101 euros brut mensuels.
Délai d'instruction de la demande et mise en paiement : de 6 à 10 mois.
Dans les textes, mes enfants étant nés avant mon entrée à l'EN, ils ne me permettent pas de bénéficier de cette mesure...

- Demande de prolongation du Congé Longue Durée, au-delà du 4 janvier 2010.
A renouveler par périodes de 6 mois, avec certificat du médecin psychiatre, et avis du psy expert si nécessaire. Congé à plein traitement, pendant une durée maximale de 5 ans, selon la chef du personnel, qui m'a fourni l'imprimé à remplir et à lui retourner à la rentrée de janvier.
Il est à préciser que la saisie mensuelle de 800 euros n'est pas maintenue sur ce traitement : j'aurai donc des virements de 2 300 euros chaque mois.
Dans les textes, ce congé est renouvelable tous les 3 mois, il est à demi-traitement, et ne peut durer au maximum que 3 ans... De plus, j'aurais dû demander la prolongation avant le 4 novembre 2009...

- Demande de mise en disponibilité pour création d'entreprise.
Congé sans solde, jusqu'à 3 ans maximum, accordé par périodes de 6 mois renouvelables.
Ordinairement, à demander avant le 31 janvier précédant le départ (en général accordé par année scolaire), soit maintenant le 31 janvier 2010 pour partir le 1er septembre 2010...

- Démission à l'issue de mon congé longue durée
Si je ne me présente pas à mon poste le 5 janvier au matin, sans certificat médical, sans justificatif officiel d'aucune sorte, il s'agit d'une faute grave, entraînant la radiation de l'agent. Je suis libre.
Libre, mais les poches vides... Seuls les 4 premiers jours du mois me seront payés, en indemnités journalières...

- Démission avec demande d'une indemnité volontaire de départ
La demande de calcul est à déposer par voie hiérarchique, en retour, si la proposition chiffrée me satisfait, je dépose, sur entretien, ma démission par voie hiérarchique toujours. Le paiement s'effectue après l'acceptation de la démission et la radiation de l'agent.
Le calcul s'effectue sur l'année civile précédant la démission, pour l'Éducation Nationale le montant s'échelonne entre 50% et 100% du plafond de 24/12e (soit de 1 an à 2 ans de salaires) pour 10 à 25 ans d'ancienneté. Il est généralement constaté que 1 an d'ancienneté = 1/12e accordé : ce qui dans mon cas donnerait 18 ans = 18 mois de salaires sur la base des 12 perçus au cours de l'année 2009, soit 18 X 2 300 (41 400 euros)
C'est la démarche que j'ai entamée le 4 novembre, en annonçant que je confirmerai ma démission à l'issue de mon congé, le 4 janvier. Et le courrier reçu en réponse, en plus d'être un charabia répétitif et contraignant, laisse entendre
1- qu'ils se basent sur 2008 (soit 5 mois de salaires perçus, pour cause de congé parental)
2- qu'ils verseraient 50% de cette somme misérable dans les 6 mois SUIVANT ma démission, et 50% restants à la fin de l'année...
3- que si je tiens QUAND MEME à démissionner dans ces conditions, je dois repasser par la case "voie hiérarchique", entretien, dépôt de demande de calcul, réponse écrite, nouvel entretien, dépôt de démission, acceptation, radiation, création de l'entreprise, versement dans les 6 mois suivants...
Ce qui nous amènerait sans difficulté à septembre 2010 ...pour toucher 5 000 euros !

L'I.A m'a tuer...

"Votre courrier en date du 24.11.2009 a retenu toute mon attention.
A ce sujet, l'article 3 du décret précité stipule que "l'agent dispose d'un délai de 6 mois pour communiquer aux services de l'État le K-bis attestant de l'existence juridique de l'entreprise qu'il crée ou reprend. Il devra transmettre, à l'issue du 1er exercice, les pièces justificatives permettant de vérifier la réalité de l'activité de l'entreprise."
"L'indemnité de départ est versée, pour la moitié de son montant, lors de la communication du K-bis précité, et, pour l'autre moitié, après la vérification de la réalité de l'activité de l'entreprise", soit à l'issue du 1er exercice.
Par ailleurs, j'attire votre attention sur le fait que la démission, dès lors qu'elle est régulièrement acceptée entraîne la radiation des cadres et donc la qualité de fonctionnaire, ce qui rend impossible une demande de liquidation immédiate de la pension.
Ainsi, la liquidation par anticipation d'une pension n'est pas cumulable avec l'attribution de l'indemnité de départ volontaire.
En ce qui vous concerne, en tant que mère de plus de 3 enfants, soit vous demandez votre admission à la retraite et vous bénéficiez de la liquidation immédiate de votre pension, soit vous démissionnez et vous pouvez bénéficier de l'indemnité de départ volontaire.
De plus, vous pouvez cumuler votre pension et un emploi.
Pour ce qui est du montant de l'indemnité de départ volontaire, compte tenu de votre ancienneté de services, elle représenterait 50% du plafond, le plafond étant de 24 fois un douzième de la rémunération brute perçue au cours de l'année civile précédant celle du dépôt de la demande de démission.
De plus, si dans les 5 ans suivant la démission, l'agent est recruté pour occuper un emploi dans l'une des 3 fonctions publiques, il doit rembourser le montant de l'indemnité de départ volontaire, au plus tard dans les 3 ans qui suivent son recrutement.
Par ailleurs, vous êtes à l'heure actuelle en congé longue maladie jusqu'au 4.01.2010 et à cette date, si votre état de santé le justifie, vous pouvez encore prétendre à des congés rémunérés à plein traitement.
Au vu de l'ensemble de ces éléments, si vous êtes toujours intéressée par cette procédure, il serait souhaitable dans un premier temps que vous rencontriez Madame A., Responsable du Service Départemental des Personnels, afin d'obtenir des informations complémentaires sur votre situation.
Si, à la suite de cet entretien, vous souhaitez toujours bénéficier de cette procédure, vous voudrez bien me faire parvenir votre demande par la voie hiérarchique, l'autorité hiérarchique de proximité, à savoir l'IEN de circonscription, devant produire un avis motivé concernant la possibilité de démission.
Vous voudrez bien me tenir informé de la suite que vous souhaitez apporter à ce courrier."

Monsieur l'Inspecteur d'Académie
Avec l'immense respect que je dois au poste respectable que vous occupez au sein de la respectée Éducation Nationale, je tiens à vous faire part que malgré une interruption de travail d'une année entière à ce jour, j'ai conservé quelques neurones en état de marche, et je reste en mesure de pouvoir prendre mes décisions personnelles à moi me concernant moi-même.
Il me semble judicieux de faire passer l'information à vos subordonnés, et d'en profiter, par la même occasion, pour leur faire relire les circulaires qui précisent précisément les conditions d'application pour appliquer les décrets et circulaires qui circulent.

Un petit rappel de mes relations avec la hiérarchie ?
- Demande de démission déposée (par voie hiérarchique) le 17 janvier 2009
- Rejet de cette demande le 25 février 2009, par courrier reçu le 11 mars
- Instruction d'une demande de congé longue durée entre mai et septembre 2009 (soit des consultations chez : un médecin traitant, un médecin conseil, un médecin rattaché, un médecin psychiatre, un médecin psychiatre expert)
- Commission départementale accordant le CLD (du 5/01/09 au 4/01/10 ) le 7 octobre 2009
- Avis de la Commission reçu par courrier le 31 octobre 2009
- Demande d'entretien avec l'IEN (autorité hiérarchique de proximité) le 4 novembre 2009
- Entretien avec l'IEN et dépôt d'une demande de calcul de l'indemnité départ volontaire le 24 novembre 2009
- Réponse de l'I.A (voir ci-dessus) par courrier daté du 10 décembre 2009 reçu le 17 décembre à 11h
- Entretien à 17h avec l'IEN le 17 décembre 2009
- Entretien à 10h le 18 décembre 2009 avec l'auteur du courrier, chef du Service des Personnels
- Les vacances ont commencé le 18 décembre, la rentrée est pour le 4 janvier 2010.
- Mon congé se termine le 5 janvier 2010.

samedi 12 décembre 2009

Alors, tu t'en sors ?

Hier, 23e anniversaire de mariage.
Vendredi 11.

"Comment vas-tu ?"
Je vais.

J'ai acheté des chaussures. Des Clarks. Noires. Depuis un an que je ne vais plus à l'école, je n'ai pas quitté les sabots blancs de mes stages à l'hôpital.

Je recommence à me laver. On en est à 1 voire 2 douches par semaine. Énorme progrès : ce n'est plus juste pour les rendez-vous à l'extérieur.

J'enfile des vêtements propres. Je ne pourrais pas dater avec certitude la dernière fois que mon gilet et mon jogging ont vu l'intérieur d'un lave-linge. Je dirais, à la louche, ..., voyons : 2 mois ?

J'ai confié mes cheveux à une coiffeuse. Qui s'est arraché les siens, pour me trouver une coupe correcte. Tondus en mai et en août, ils faisaient un peu la tronche, mes poils, là-haut.

Je ramasse les poubelles, je fais la vaisselle. Et à manger. De vrais repas, chauds, au moins une fois par jour. Huit mois que ça s'était arrêté.

Je vais dehors. Bon, pas encore pour me promener, mais c'est un début : je prends des rendez-vous, et je m'y présente. A l'heure.

Je décroche quand le téléphone sonne. Il ne sonne pas beaucoup, en même temps, ça va.

Je m'endors avant minuit. Toute la semaine, j'étais au lit vers 21h : un exploit ! Sans comprimés, sans petit(s) verre(s), mais avec la télé. Faut pas trop en demander, quand même.

Hier soir, je passe devant chez l'épicier, qui me salue de son éternel : "Bonsoir Madame !"
Et son voisin se penche et lui dit : "Elle est jolie c'est vrai !"

Il devait parler de sa montre.

dimanche 29 novembre 2009

Grand Maître et Petit Maître

Ça swingue fort dans la famille Nous-mêmes.

Nouveau craquage du fiston, à l'approche des Fêtes sa fragilité se réveille. En pleurs au téléphone depuis mardi, il a fini par arriver ici jeudi soir. On gère, espérons juste que cette fois on a réagi à temps.

Presque fin de varicelle. Ces dix derniers jours ont été particulièrement longs, bébé chouigneur qui pétait la forme par vagues de 40 minutes, trois fois par jour... et par nuit. Je crois que les dents sont venues pimenter les dernières journées : 3 grosses molaires sont désormais parfaitement visibles.

Ma douce Nanette est complètement paumée : son nouveau stage est en halte-garderie, 100 enfants différents qui tournent sur 12 places. Les gosses hurlent non-stop, l'équipe est blasée, la directrice la terrorise. Le chouette projet d'établissement (respect et soutien) reste... un chouette projet ! L'évaluation pratique du 9 décembre se rapproche à toute vitesse, et tout ce qu'elle rêvait de mettre en place s'écroule jour après jour. Cette formation est vraiment à hurler !

Mon projet de microcrèche avance à grand pas. Je devrais dire saute à grands bonds, peut-être... A chaque nouvelle étape, un nouvel obstacle. Je m'étonne moi-même, je n'ai toujours pas craqué.
J'ai vu l'Inspectrice mardi dernier, elle transmet ma demande de calcul. J'espère connaître le montant d'ici deux à trois semaines : je ne veux pas m'y attendre avant, marre de surveiller le facteur.

Et notre arc-en-ciel dans cet horizon plutôt grisouille : la Zazoune est a-mou-reu-se. Raide dingue de son nordiste. On l'a reçu dix jours en milieu de mois, et elle part le rejoindre mi-décembre : il l'emmène à Londres ! Oui, carrément !
C'est un gentil, ils sont mignons tous les deux. Ça me fait drôle de la voir comme ça, mais j'adore son sourire enfin installé, et je lui souhaite d'avoir trouvé le bon.

La roue tourne.
Doucement.

lundi 23 novembre 2009

Attaque de l'agent VZV

Attention, Code Rouge enclenché, je répète : attaque de l'agent VZV, Code Rouge enclenché !

Il en a PAR-TOUT le 'tit père...
Ça a commencé jeudi soir, tiens un bouton de moustique sur l'oreille, on rebranche le diffuseur...
Vendredi 11h, "tu as vu, il s'est fait piquer sur le sourcil ?" Ah tiens, aussi sur le menton...
Vendredi midi : ouverture de couche, oooooh ! Attaque identifiée, soulevons le tee-shirt : iiiiiih !

Varicelle Zona Virus.
Varicella Zoster Virus, in inglish, ça sonne bien non ?

En tout cas ce qui sonne, ce sont nos oreilles. Parce que depuis la première dizaine de boutons de vendredi, ben le 'tit pépère, il en a sorti quarante-douze-mille millions. Au moins. Partout.
Et s'il a commencé par se frotter surtout les cheveux, on a eu très vite droit à la Saturday Night Fever. En direct live. Dance et effets surround inclus, free.

Ça me rend dingue. Il chouigne en continu. Il pousse des cris perçants en se réveillant.
Il se traîne et se frotte à peu près partout. Aussi quand il est dans les bras.
Il dort par paquets de 20 minutes. Même la nuit. Mais juste 3 fois aujourd'hui.
Il ne mange presque plus, et son ventre grogne de faim, on l'entend de l'autre côté de la pièce.
Il est défiguré. Vraiment.

C'est une véritable mission-commando pour le doucher, le sécher, le désinfecter, le lotionner. Heureusement qu'il avale son Prim Alan et son Dol Iprane sans rouspéter : je ne supporterais pas un décibel de plus.

Code Rouge enclenché. Alerte maximale, ce soir vos troupes en embuscade sont chargées de prendre le relais, si les forces maternelles venaient à être décimées.
Et vous feriez mieux d'aller dormir ! Tant que vous le pouvez...

jeudi 19 novembre 2009

Voilà


Je sais que j'ai maigri quand :


- je chope des ampoules à cause de mes sabots qui flottent autour de mes pieds dégonflés

- je dois remonter ma culotte sous mon pantalon, qui ne sait retenir que le centre et pas les côtés cet abruti

- je boutonne ma chemise rouge sur la poitrine, et on voit même pas entre les boutons

- je pars à 11h31 de la maison et j'arrive à choper le bus de 11h45, même pas essoufflée derrière la poussette la classe

- je me chatouille du bout des doigts quand je veux me gratter là juste là sous le menton, oui là sur le deuxième menton ben où il est passé ?

- je m'asseois (oui moi je m'asseois, je ne m'assieds pas, et alors ?) sur les toilettes sans faire déraper la lunette qui ne tient plus que par une vis

- j'arrive à enfiler sans contorsions mon pantalon tout juste lavé séché

Ici dans le Sud, ils disent : "Ouh la la, t'as décollé toi dis donc !". Je ne comprends pas cette expression. Quand tu grossis, tu atterris ?

Ou tu colles...
Chais pas trop.

mardi 17 novembre 2009

Communiquons

Que fait ce gamin assis sur sa couchette les pieds dans son panier ?

Je lui ai dit : "Mets tes chaussures dans le panier."

...

Que fait la CAF avec les documents qu'elle me réclame et qu'elle doit avoir en douze exemplaires vu le nombre de fois où je les lui ai remis ?

"Selon les documents que vous nous avez fournis le 27 octobre 2009 (attestation de congé longue durée), vous êtes actuellement sans activité professionnelle ou en congé longue durée. Pour étudier vos droits, nous vous demandons de fournir les documents cochés ci-dessous :
- une attestation de congé longue durée"

...

dimanche 15 novembre 2009

Lécher le plat

Aussi je fais très bien le gâteau à rien.
A ne pas confondre avec celui à la vanille, au chocolat, à la poire... : le gâteau à rien, on n'y rajoute, ben, RIEN !
C'est mon aînée qui l'a baptisé comme ça, le jour où elle a fait son premier gâteau toute seule.

Donc, ça se rapproche du gâteau au yaourt, parce que j'utilise une mesure (qui peut être n'importe quoi : une tasse, un bol, un ramequin,...) pour tous les ingrédients.
Ça marche par 3 aussi : 3 oeufs, 3 mesures de sec, 3 mesures de mouillé.

Je verse 2 mesures de farine pour 1 mesure de sucre, je rajoute de la levure (c'est censé être la moitié du sachet mais perso, je ne sais pas faire, ça m'étonnerait que toute la poudre qui tombe fasse seulement la moitié du sachet...) et, si j'en ai, de la cannelle en poudre (j'aime bien le goût).
Je casse 3 oeufs au milieu, je mélange, quand ça devient trop sec je verse 2 mesures de lait et 1 mesure d'huile. Je rajoute (quand j'en ai) de l'essence d'amandes amères et de l'eau de fleur d'oranger (pareil, juste parce que j'aime le goût) et une lichette de rhum.
Beurrage du plat avec les doigts, farinage, je verse la pâte, et hop ! 40 mn max au four à 150.

Les jours fastes, je rajoute du chocolat noir fondu, ou de la poudre d'amandes, ou des morceaux de pomme/poire, ou de la noix de coco.
Mais là, c'est plus du gâteau à rien, hein.

Poulet qui déchire

Ça me fait penser que je dois recopier mes recettes (qui réussissent...)
Pour la tradition... Hum.
Nan, en fait c'est pour que mes enfants qui sont loin n'aient pas besoin de m'appeler pour me dire : "Le vin, tu en mets à quel moment ?"
Et je caresse le secret espoir qu'un jour, je mettrai les pieds sous la table... Re-hum.


Or donc, commençons par : le poulet à la crème et aux champignons.

Il faut des escalopes de poulet (ou de dinde, ça commence bien !), de la crème fraîche, des champignons, un oignon et du vin blanc.
Je coupe les oignons en lamelles, les fais revenir dans du beurre et de l'huile à feu doux. Je mets ensuite les escalopes dans les oignons, les fais cuire. Je coupe les champignons en lamelles aussi, les ajoute quand la viande est blanche. Je rajoute la crème fraîche, que je dilue avec le vin blanc. Sel, poivre, encore dix minutes de cuisson à feu très doux et c'est prêt.

Championne de la cuisine ultra-rapide. En général je lance en même temps la cuisson du riz, et en vingt minutes les deux sont terminés.
Par contre, les quantités, euh, moi je fais ça à l'oeil, et des fois au goût.

Pancrêpes

Quand on a oublié la recette des pancakes, mais qu'on a la flemme d'aller en chercher une sur le Net, qu'est-ce que ça donne ?
Un drôle de truc, entre pancake pas cuit et crêpe trop épaisse...
Mangeable...
Quand on a faim..

Je déteste faire des crêpes, ça prend un temps fou, chuis coincée devant la plaque sans vraiment rien pouvoir faire d'autre.
Les pancakes c'est mieux, ça cuit en un rien de temps, c'est rigolo les bulles qui se forment à la surface et hop ! ça se retourne sans problème !

Chuis déçue.
En plus on n'avait même pas de sirop d'érable.
Pour te dire, il en reste : ça veut tout dire hein ...

vendredi 13 novembre 2009

Bougez avec la Poste

Nouveau rebond d'énergie aujourd'hui.

Comme mon avocate s'obstine à ne répondre que quand ça lui chante, je vais poursuivre seule mon beau-frère à Quimper. Je suis allée chercher un formulaire pour demander une injonction de payer au Tribunal, manque de bol je suis arrivée pile à la fermeture et ils ont refusé que j'y entre. Pas grave, j'y retournerai lundi, et l'enverrai dans la foulée, puisque la Poste est juste à côté.

L'huissier aux Antilles, pareil : silence radio depuis lundi, où elle m'a dit qu'elle appellerait mon avocate pour tirer au clair cette histoire de copie et d'original. Je suis fatiguée d'attendre que ça bouge. J'ai préparé deux demandes aux deux tribunaux, ici et à Nanterre, où ont été jugés l'abandon de famille et le divorce. J'y explique que mes démarches pour récupérer cet argent n'aboutissent pas, que l'avocate et l'huissier ne s'investissent ni l'une ni l'autre. Je réclame un original et un second original de chaque décision de justice, et je demanderai à mon frère, qui habite là-bas, de saisir un autre huissier pour moi.

La Sécurité Sociale : toujours pas de carte Vitale, toujours pas d'immatriculation de la Zazoune (et par conséquent de carte Vitale perso pour elle, depuis 2 ans et demi), pas de rectification de leur énorme bourde (pas sûre d'avoir raconté ?? Ils ont enregistré ma énième demande pour la zazoune comme une naissance, à mon foyer, d'une MOI moi (mon nom mon prénom), le 16 septembre (ma date anniversaire) 2009, et ont expédié cette demande à la Caisse de la Charente (???), qui m'a renvoyé ICI dans l'Hérault un calendrier des vaccinations obligatoires de la 1ère année !! Et le plus absurde est que ce courrier est tamponné de plusieurs dates, s'échelonnant du début à la fin du mois de .... juillet 2009.... Sont fortiches à la MGEN, respect !)
Sans carte Vitale, les différentes consultations sont à payer, je dois poster les feuilles de soin, attendre qu'ils les traitent, attendre encore qu'ils me remboursent (en se servant généreusement au passage : une consultation toubib à 22 euros m'est remboursée 13...) attendre davantage qu'ils me postent le relevé de remboursements, et enfin fournir ce relevé à la MAAF, qui le traite en 3 jours pour la partie mutuelle.
Donc, courrier rageur, menace de porter ce dossier aussi haut qu'il le faut s'ils ne trouvent pas au plus vite le moyen de faire leur travail correctement.

Enfin, j'ai confirmé le rendez-vous du 24 novembre avec mon Inspectrice. C'est à elle que je dois remettre ma demande de calcul d'indemnité de départ. En retour, elle doit s'entretenir avec moi, m'informer du caractère irrévocable de la démission, et s'assurer que j'ai connaissance de toutes les autres options qui s'offrent à moi. Oui, j'ai déjà eu ce rendez-vous il y a presqu'un an. L'impression d'avoir perdu 10 mois ? On verra, si mon indemnité prend en compte l'année 2009 pour le calcul, non, finalement, ce sera un mal pour un bien.

C'est une nouvelle période "active" qui commence. Je sais déjà que je la paierai par plusieurs jours, voire plusieurs semaines de descente. J'espère pouvoir lancer un maximum de démarches avant de plonger. En général, décembre ne me réussit pas trop : allez, pour une fois, ce sera un mois merveilleux. Allez.

mercredi 11 novembre 2009

Alex Plosion


Zazoune en savant fou, 2e prix de déguisements Halloween 2006


Petite conversation privée entre soeurs.

"Oh la la il a vachement grossi (le père de Maxoune) depuis cette photo !
- Ouais.. mais il a remaigri cet été quand même...
-Bah ... maintenant qu'il peut choper sa copine !!"

Les mêmes, dans l'autre sens.

"Il a dit qu'il me filerait son Viewty (téléphone) à Noël...
- Bah... faut que tu restes avec lui jusqu'à Noël alors !!"

Et moi qui pensais leur avoir appris que quand on Aime c'est pour Toujours...
Hum.

lundi 9 novembre 2009

Horatio est un gros nul, en fait.


J'ai (enfin !) reçu les résultats de mes examens du 12 mai.
Après 5 visites au secrétariat du service, 6 coups de téléphone, et deux plaintes auprès de mon médecin traitant qui aurait pu se bouger lui aussi pour les récupérer non mais !

Donc, arrivée au courrier la semaine dernière d'une volumineuse enveloppe marronnasse, et d'une autre beaucoup plus fine et blanche.
La première contenant copie des résultats. La seconde, facturation (119 euros.... de ma poche encore) de la première. Enfin, des examens de la première. Non, même pas, de la journée d'hospitalisation : les 2 labos qui ont bossé m'ont envoyé leurs factures respectives en juin. Il y a arnaque ou bien ...?

Passons. Ouvrons. De préférence calmement. Rappelons-nous que je n'ai RIEN. Ce sont les examens qui le disent.
Sauf que.

Pour commencer, le myélogramme est hémodilué. Après recherches sur mon ami Gogol (je ne vous les mets pas toutes, ça m'a pris plusieurs jours de lecture, ce cours est le plus synthétique - hum) il paraît que ça tient surtout au préleveur, et que dans ce cas le myélogramme ne peut être interprété correctement, il doit être ... refait !! Oh put**n, non alors !
Ma moelle est "peu dense, probablement hémodiluée, sans anomalie qualitative en dehors d'une dysérythropoièse hypochrome." Mais comme nous travaillons sur un extrait sans grains médullaires et sans mégacaryocytes.... voilà quoi...
De plus, le peu d'érythroblastes présents (14%) est de forme hémoglobinoprive. Comment il a dit déjà ce couillon de toubib ? Ah oui, "des anomalies à différents stades..."

Deuxième point noir : il m'a fait passer un test au Synacthène ; j'étais convoquée à l'hôpital à 9h, à jeun depuis la veille. Déjà, ce genre de test doit se faire à 8h, parce qu'après le taux chute dans la journée. Première anomalie.
Mais en plus, on m'a collée dans un lit, sans rien me dire, sans rien me faire surtout (quand on sait que le cortisol est l'hormone du stress, hum) et vers 11h, une infirmière m'a quand même prévenue qu'on ne trouvait pas mon dossier, on ne savait pas au juste pourquoi j'étais là...
Un peu avant midi, le grand patron est enfin arrivé, et a prélevé la moelle. Et ENSUITE, le test a commencé !! Prélèvement à 12h10, injection, nouveau prélèvement à 12h40, et un dernier..... dix minutes après ! Apparemment, ils étaient pressés de me mettre dehors...

Ce test, c'était pour vérifier une éventuelle insuffisance surrénale lente. Quand j'ai revu le médecin le 17 juin, il n'avait pas les résultats. Il a téléphoné à Montpellier pour obtenir ceux du myélogramme, mais n'a pas pris la peine de rechercher aussi ceux du test ACTH.
J'avais un taux de cortisol à 6.5 (ce qui est relativement bas) au premier prélèvement, puis après stimulation il a quadruplé en une demi-heure (24.6). A 12h50, il était déjà à 28. En général, on attend un simple doublement dans les 60 minutes suivant l'injection...
Mais je vous rappelle que je n'ai rien. Seulement ces anomalies, discrètes, hein... Ne nous y attardons pas, voyons.

Rajoutons quand même, si vous voulez bien, les anticorps anti-nucléaires à 160, et les anticorps antiADN (ceux du lupus, qu'a mon fils) à 19 : sachant qu'ils sont normaux en dessous de 20, mais douteux de 20 à 25... et qu'ils étaient à 86 à la dernière recherche... Mais là encore, je pense qu'il n'avait pas ces résultats, seulement ceux des prises de sang de mon dossier, vieux de deux ans déjà ! Plus d'un mois après...

Le médecin-conseil de l'Éducation Nationale m'avait conseillée d'aller consulter sur Montpellier. Il m'a même donné le nom d'un professeur interniste là-bas. Je n'avais pas voulu y aller, parce que cet abruti de toubib avait réussi à me convaincre que tout ça, ça n'était que dans ma tête.

Je ne suis pas sûre d'avoir vraiment envie de repartir chez les toubibs, à nouveau.
Mais par contre, j'irai lui dire ce que je pense de lui. Et de son diagnostic à la con.

mardi 3 novembre 2009

J'y arriverai

Il y a des semaines avec et des semaines sans, des jours avec et des jours sans ; il y a même des heures avec, au milieu de beaucoup d'heures sans. Mais chaque heure gagnée est une victoire personnelle sur cette saloperie de dépression.

J'essaie de téléphoner à ceux que je n'ai pas contactés depuis longtemps. Pas facile, pour la plupart, ce sont des anciens collègues, en vacances, et la conversation tombe inévitablement sur la classe.

J'ai appelé ma mère, j'ai écrit à mon père. Les deux m'ont dit ne pas me comprendre, les deux ont réussi, en dix minutes, à pointer que j'étais nulle et que je ne savais pas y faire.

J'ai envoyé un mail avec les dernières photos de mon petit-fils, mais au moment d'écrire, le trou noir, la panique, et les larmes qui ont brouillé ma première intention.

Oui, je suis vivante, non je ne suis pas morte, oui ça fait longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles, non je ne vais pas mieux.

Non, je ne peux pas faire plus.

Quels mots pourront vous faire partager le trou noir qui me ronge de l'intérieur, la bête immonde qui rôde, prête à me sauter dessus si je baisse la garde une minute ? J'ai peur de craquer, je me cramponne de toutes mes forces au bord du précipice, paralysée de trouille, paniquée à l'idée que je pourrais tout simplement tout lâcher, et cesser enfin de me battre à chaque instant.

Je me cache. J'affiche un sourire sur mon visage, je traverse ma journée bien planquée derrière toutes ces choses à faire... dont je ne fais pas la moitié. Je mens, je triche, je ris et j'attends que revienne le soir, et mes heures solitaires, méfiantes, dans mon lit, à l'affût des ombres hideuses et de mon fantôme effrayé : j'ai peur de m'endormir, je me bats en silence et mes cauchemars hurlent à ma place.

J'ai fermé les yeux. Je ne sais pas si je tombe ou si je vole.
J'attends.

J'y arriverai ?

dimanche 1 novembre 2009

Chat noir !

Je ne résiste pas au plaisir de mettre une photo de Max la Fripouille, déguisé pour son premier Halloween.
Il a fièrement remonté les allées, sa queue traînant dans les feuilles mortes, prenant soin de croiser les gens par la gauche, hin hin hin.
Et si la photo semble floue, c'est que sa mère elle-même tremblait de peur en la prenant, ouuuh !

samedi 31 octobre 2009

Et ensuite ?

Ça y est, j'ai reçu samedi dernier ma notification d'attribution d'un congé longue durée. D'une durée d'un an à plein traitement, il court jusqu'au 4 janvier 2010. Ensuite, je peux en demander le renouvellement par périodes de 3 mois, pendant encore deux ans, à demi-traitement.

Deux portes s'ouvrent avec cette notification. La première : ma situation administrative est régularisée ; depuis le 14 décembre, je devais faire prolonger mes arrêts-maladie ordinaires chaque mois.
La deuxième : mon année professionnelle est donc validée avec un salaire complet. Je vais pouvoir demander une indemnité de départ volontaire, quand mon congé s'arrêtera, basée sur un traitement annuel complet. Si je compte 18 années d'ancienneté qui multiplient le mois payé 2 300 euros, ça me fait une IDV à un peu plus de 40 000 euros net environ.

Si l'on en croit certaines pages du Net, depuis la rentrée 2009 les premières indemnités ont été versées, 10 à 12 jours après l'acceptation de la démission. Si je choisissais cette option, je demanderais une confirmation de ma demande de démission, à la date du 5 janvier 2010, et (en croisant fort fort les doigts...) je devrais normalement toucher l'indemnité dans la foulée. Hum.

Autre option : la directrice du jardin d'enfants où Nanette a fait son stage part à la retraite en janvier. Pour l'instant, la Mairie a de grandes difficultés à trouver un(e) remplaçant(e) : c'est une structure trop insignifiante pour une direction, 12 enfants de 2 à 4 ans, tous petits locaux, pas d'évolution possible... Si personne ne se bouscule au portillon, je vais tenter ma chance. C'est une bonne transition entre l'Éducation Nationale et la microcrèche. J'ai déposé un CV et une lettre de motivation la semaine dernière à la DRH, on verra bien s'ils me contactent.

Si je renouvelle mon congé, je dois me décider avant le 4 novembre : 2 mois avant le 4 janvier... C'est la semaine prochaine. J'ai passé une bonne partie de ces dernières nuits à chercher sur le Net une réponse à mes questions. Je me lance et démissionne ? Je reprends 3 mois de congé à demi-traitement ? Je demande ma retraite anticipée ? Je retourne à l'école (non je rigole...) ?

Ce soir, l'Euromillions est arrivé à 100 000 d'euros. ÇA, ça serait une bonne solution !

dimanche 25 octobre 2009

Il dort

Il dort, et il mange aussi.
Et il joue, et il remplit ses couches.
Il apprend. Tout le temps.
Il rit, beaucoup. Il pleure. Fort.
Il tombe, se cogne. Il court partout.
Il lit, téléphone, zappe, surfe.
Il se cache derrière les rideaux et souffle sur le radiateur.
Il est épuisant.
Il a un an.
Déjà.
Seulement ?

lundi 19 octobre 2009

Accroche-toi !


Quand tu crois que c'est fini, ça repart pour un tour...

Festival de bonnes nouvelles, de mauvaises, de bonnes, de mauvaises, de mauvaises, de mauvaises, de mauvaises.

J'ai insisté auprès de la CAF pour rencontrer quelqu'un de compétent, à propos de la création de ma microcrèche. Mercredi il y a quinze jours, coup de téléphone d'un monsieur charmant, attentif, et surtout très intéressé par mon projet. Une Commission se réunit justement le 23 octobre, quelle chance, CAF, Conseil Général et Mairie ensemble, strike ! Si mon business plan se tient, j'ai de fortes chances d'être financée.
Sauf que ... mercredi dernier, ma proprio m'a fait savoir qu'elle refusait finalement de passer en bail professionnel, ça lui coûte trop en impôts. Donc je n'ai plus de local...
Il me reste à en trouver un autre. Peut-être que j'en profiterai pour y ajouter un jardin ou une cour. Mais ça risque de faire grimper le loyer.

J'ai harcelé l'huissier aux Antilles, alternant les supplications et les coups de gueule, dernier coup de téléphone lundi dernier, elle m'a promis de voir le dossier pendant la semaine et de me rappeler vendredi. Entretemps je lui envoie un fax, résumant tout ce que je sais du triste sire (boulot, adresse, biens saisissables...) et répétant que je veux SURTOUT faire appliquer la condamnation d'octobre 2002.
Vendredi, j'ai appelé toutes les deux heures, à partir de midi heure locale, parce que euh... comment dire... je me méfiais de ses promesses. Chaque fois, ça sonnait dans le vide. A 21h (soit 15h pour elle), prise d'un doute, je demande à ma fille d'appeler de son portable : et là, miracle, l'autre conne décroche dès la première sonnerie !!
On ne peut pas se permettre d'appeler la Guadeloupe depuis un portable, donc ma fille a raccroché sans rien dire, et j'ai rappelé illico du fixe.
Bah oui.
Comment vous savez qu'elle n'a pas décroché ?
Plan d'attaque : je rappelle aujourd'hui, et si elle me fait le même plan, j'enchaîne sur la Chambre des Huissiers pour porter plainte et réclamer des dommages et intérêts... ça fait 7 ans que cette étude fait obstruction, séquestrant en plus les originaux de mes jugements, ce qui m'empêche d'aller trouver un autre huissier.

Ma grande a commencé son premier stage fin septembre, au jardin d'enfants (et sans voiture ça veut dire traverser la ville en bus, génial) et hop ! la deuxième semaine, le même gros méchant virus qui nous avait étendues, sa soeur et moi, la semaine précédente, l'a terrassée à son tour.
Le toubib l'arrête une semaine entière pour ne pas contaminer les petits de la garderie, et hop ! elle en profite pour refiler le vilain crobe tout pas beau à son bébé !
Elle a repris lundi dernier (le stage, pas le crobe...), nous laissant de chouettes journées avec le nez qui coule et les médicaments à donner à un petit bout pas franchement coopératif. Bravo !

Fiston, qui s'était amouraché souvenez-vous d'une collègue enceinte jusqu'aux yeux, me téléphone en pleurs dimanche dernier : elle a perdu le bébé (décollement placentaire à trois semaines du terme, c'est dur), et lui est paumé dans ses sentiments, quitter M., consoler A., se replier tout seul dans son coin... Pas facile encore une fois de l'aider par téléphone. Mais quelle idée d'aller s'installer si loin !

Et enfin, parce qu'après tout ce n'était pas assez compliqué ma vie perso je trouve... début septembre je me suis emmêlée dans mes dates de règles et d'ovulation quand un vieux copain s'est proposé pour me consoler (bon là je vous raconte ma vie totalement privée de chez privée mais sinon vous n'y comprendrez pas grand chose : je n'avais pas eu de rapports depuis décembre 2007, ça ne me manquait pas, mais quand l'occasion se présente, hein...) et j'ai été la première surprise fin septembre de ne pas avoir mes règles.
Test positif lundi 5, saignements jeudi 8, hôpital vendredi 9 pour tout le week-end. "Fausse couche (très) précoce, on va vous donner des comprimés, et si nécessaire, curetage dimanche ou lundi".
Je suis ressortie dimanche dernier, utérus apparemment vide, mais la tête pleine de nouvelles questions.

Lundi, 8h, le réveil sonne, la semaine commence.
On est reparti pour un tour.

mercredi 30 septembre 2009

Solstice d'automne

Une espèce d'accalmie.

Les nouveaux cachets sont peut-être mieux adaptés...

J'ai d'abord passé une semaine à pleurer, doucement, tranquillement. Comme une souffrance qui s'évacuait. Après les grosses colères des jours précédents, ça m'a soulagée.
J'ai ensuite passé une autre semaine à m'interroger. La psy m'a offert une panoplie de questions (presque) existentielles, du genre "Pourquoi considérer l'EN comme toxique ?" ou encore "Et qu'est-ce qui se passerait si vous le disiez ?"

Où en sommes-nous ?

J'ai changé de numéro de téléphone. Personne, à part les enfants et une amie, n'a le nouveau numéro. Je n'ai pas parlé à mes parents, mes soeurs, mes amis et relations depuis plus d'un mois. Pas le temps ? Pas le courage ? Pas envie... Sans doute un peu des trois ensemble.

Le déménagement se passe plutôt mal. Je n'arrive pas à rassembler énergie, temps libre et motivation. Alors les choses traînent, le bazar s'accumule, je m'énerve. Dans la nouvelle cuisine, j'ai monté deux placards. Le four attend toujours là-haut, et la plaque de cuisson aussi.

Mister Monster continue à sortir des dents en rafale, il dort plutôt mieux mais c'est difficile de tenir des horaires réguliers, sommeil repas sorties, et sa mère n'aide pas trop au truc... Le soir, elle est surexcitée, épuisée, amorphe, bavarde, affamée. Elle alterne ou superpose, son fils la copie, et moi je suis au bord de l'explosion régulièrement. Mais dans l'ensemble, on gère les crises, chacune fait des concessions.

La Zazoune s'est lancée à fond dans ses cours, c'est rigolo de la voir s'acharner, elle tient (presque...) le rythme d'un devoir tous les deux jours. Là elle attaque la partie artistique, croquis, techniques d'expression, ombres fusain sanguine et tout et tout, allez, c'est dit, je vais faire avec elle ! J'ai ressorti mes liens Internet trouvés pour me remettre au dessin. On verra ce que ça donne...

Mon fils est complètement fou ! Il s'est lancé dans un drôle de truc, avec femme enceinte et petite amie à ne pas faire souffrir, saupoudrez d'un peu de MSN et de disputes/brouilles/réconciliations, faites chauffer à forte jalousie, et dégustez plutôt tard le soir, quand mamoune est épuisée et voudrait juste se coucher tôt.

Je continue donc à avancer doucement sur le chemin : de plus en plus la retraite revient sur le devant de la scène. C'est la solution la plus raisonnable pour me libérer en douceur, en continuant de percevoir un revenu minimum (environ 700 euros mensuels).
Ah, au fait, sur le plan des sous, toujours rien côté tribunal, rien côté avocate, rien côté huissier antillais : du coup, j'ai appelé la Guadeloupe mercredi dernier, et je me suis bien défoulée sur celle que j'ai eue (enfin !), quand elle a eu la malheureuse idée de me dire "Votre dossier est trop vieux, c'est pour ça qu'on ne le traite pas..."

Je vois ma psy demain, mon toubib jeudi, mon avocate en début de semaine prochaine, puis ce sera la commission pour l'attribution du congé longue durée. Octobre sera déjà bien entamé.

C'est l'automne, les feuilles craquent sous les pieds.

Photo prise par ma grande - Fierté !