samedi 16 mars 2013

J'ai de la chance


Un billet sous le signe de l'écriture, ça vous dit ?

Premièrement, j'ai reçu mes droits d'auteur pour l'année 2012... Hahaha... Bon, ça c'est fait.

Deuxièmement : je sors tout juste d'une crise plutôt... monstrueuse avec mon fils (unique et préféré, précisons) qui s'est soldée hier par ... un message très long de sa part, qui m'a... bouleversée ("Encore ? depuis le temps, tu devrais être immunisée, non ?" Non) et que je n'ai évidemment pas encore ... digéré.
Hahaha bis.

Troisièmement, le printemps étant ce qu'il est - plutôt pourri pour certains d'entre vous, pardon, mais ici, euh, le mimosas embaume et le ciel est bleu - comme chaque année j'ai des envies de rangement et de renaissance.
Je traîne donc beaucoup sur le Net, je m'inscris à des trucs, je me lance des défis...
Et l'un d'eux concerne l'opération "Price Minister - La BD fait son Festival". En très vite : on s'inscrivait pour recevoir une BD de la sélection du Festival d'Angoulême, en s'engageant en retour à écrire et publier une critique de cette BD sur notre blog.
J'ai choisi Marion Montaigne, parce que ça fait un moment que je la suis sur son blog, et que j'adore ce qu'elle fait.
J'ai reçu la BD le week-end dernier, bon je suis un peu à la bourre pour la critique mais elle est presque prête, demain ça devrait être ok.
Ah, je ne sais pas trop si je dois faire un Troisièmement-bis ou si je fais carrément (soyons fou) un Quatrièmement...
Toujours dans la veine Je Range Et J'aime Ça, je suis tombée sur un papier écrit il y a une grosse douzaine d'années -au moins.
Dans ma bonté immense (ne me remerciez pas...) je vous le recopie. Pfiou...

J'élève seule mes trois enfants. Maman solo, parent isolé, mère célibataire, foyer monoparental, appelez-moi comme il vous plaît, je suis seule à tout gérer depuis que j'ai divorcé de leur père.
Un malheur n'arrivant jamais seul, je dois bien reconnaître que je n'ai pas de chance avec eux. Jugez plutôt :
- mes enfants sont intelligents. Ils travaillent donc bien à l'école, et les deux grands poursuivent même leurs études. Ce qui entraîne au fil des années des camions entiers de fournitures scolaires, cahiers, livres et abonnements divers.
- mes enfants sont polis, aimables, et populaires. Pas une fête d'anniversaire sans qu'on les invite, pas un week-end, pas un jour de vacances sans entendre : "il veut que je dorme chez lui... elle demande si je peux rester manger..." Et bien sûr, gare aux invitations en retour, pour remercier : à seulement deux ou trois copains par tête, la maison est vite transformée en colonie de vacances... 
- mes enfants ont bon coeur : ils nourrissent les chiens, les chats, les clochards, les copains qui n'ont pas de goûter. Ils donnent leurs gants à celui qui a froid, leur veste à celui qui ne sait plus où est la sienne, leurs jeux à celui qui n'en a pas... Ils rappellent - sur le portable - parce que le copain n'a plus d'unités, ils ramènent celui qui a raté son bus, ils donnent un ticket de cantine à celui qui a oublié le sien.
- mes enfants sont robustes et en bonne santé. Ils ne ratent pas un jour d'école, et copient les leçons pour ceux qui sont moins résistants. Ils leur apportent les devoirs à la maison, remplacent le goal plâtré, le choriste enrhumé, la ballerine qui a une angine : même si on ne les appelle qu'une heure avant, ils sont toujours prêts. Ils montent les courses de la voisine au 5e étage, filent en vélo et en hiver poster le courrier du pépé d'à côté avant la dernière levée, ou sortent les chiens des autres sous la pluie - à leur âge, pensez, ce n'est rien...
- mes enfants sont honnêtes. Ils compostent leur titre de transport, signalent son erreur à la caissière même quand elle est en leur faveur ; ils tapent sur l'épaule du monsieur qui a fait tomber un billet, et courent après la dame qui a oublié sa carte téléphonique neuve dans la cabine juste avant eux. Ils n'oublient pas qu'ils n'ont plus l'âge pour le tarif enfant, et ne manquent pas de le rappeler à chaque guichet.
Forcément, avec eux, la vie quotidienne est chère, trépidante, et imprévisible. Je vous l'ai dit, je n'ai vraiment pas de chance : mes enfants sont formidables.

lundi 11 mars 2013

Anniversaire


Une question
Pourquoi ça fait toujours si mal ?


mercredi 6 mars 2013

"Oui balance !..."


Ma soeur vient de partir, après un petit bout de semaine avec moi.
Pas pu sortir ce que j'aurais voulu dire, ce que je pensais si fort.
Juste ce sentiment de passer à côté.
De gaspiller.

Ma soeur arrive samedi soir, pour un tout petit bout de semaine avec moi.
Les deux pôles de mon enfance, pour m'aim(ant)er.
Je reste déboussolée.

vendredi 1 février 2013

La vie c'est pas yummy


Salut coline

Quand j'ai vu ton billet sur le sac rouge de tes rêves, et tes efforts pour te le payer,
ma première réaction a été de l'observer sous toutes les coutures (ha ha) pour t'en faire un tout pareil
et puis ensuite j'ai réfléchi
nan le truc, c'est d'acheter celui-là ! la marque et tout, 
un fantasme, ça se copie pas

Donc ma deuxième réaction a été de penser 
"allez, ce mois-ci, je lui retourne son mandat
*qui m'a bien dépannée l'an dernier* 
en forçant un peu, le mois est plus court, vendre des déguisements, ..bla bla" 
j'échafaudais bien bien le truc tu vois

Faut croire que my life is a mess, à moi aussi
après les 146 euros du mois de décembre 
*juste avant noël, on apprécie*
l'inspection m'a royalement viré 79 euros
j'ai patiemment attendu les 24h réglementaires, 
qui séparent quelquefois deux versements
(me demande pas pourquoi)
et j'ai appelé la banque au bout de 24 nouvelles heures
parce que mise à jour, tout ça, voilà

Non non
pas d'autre virement
bah ?
on est mercredi, allons-y, c'est jour de fête, c'est permanence
elle répond au téléphone

"ah oui
vous avez eu la régularisation de novembre"
euh
pour novembre justement je n'ai rien eu...
"ah si !
en novembre vous avez eu septembre !"
ben
vous m'avez dit que ce n'était pas normal
et que je devais attendre décembre
"oui
en décembre vous avez eu octobre !"
oui
73 euros
mais pas les 703 qui devaient les accompagner
et puis
tant qu'on y est
en janvier
encore - 703 euros
vous avez un problème de virgule, sur votre logiciel ?
"je n'ai pas reçu le bulletin de salaire de décembre"

Oh non !
pitié !
on ne va pas pas repartir dans ce cirque insensé
des papiers que je fournis deux fois, ou trois, des fois
qui n'arrivent pas
ou pas à temps
pas au bon endroit
la bonne personne

Je vais pleurer
Je vais vous renvoyer le papier
Je vais téléphoner

à ma proprio
"je suis en retard de 200 euros déjà
rajoutons le mois de février, voulez-vous ?"

à sfr
"je vous avais demandé de patienter pour la facture de décembre
oui je sais qu'il y a celle de janvier aussi
vous pouvez me laisser internet, 
même si je ne paie que fin février ?"

à direct énergie
"je ne pourrai pas payer ce mois-ci.."

à la lyonnaise des eaux
"..."

à mes enfants
je ne peux pas combler ton découvert
tu ne peux pas te payer ta convention
on n'ira pas à Poitiers

Conjugaison du désespoir
encore

Alors voilà, coline
je sais bien que tu n'as pas envoyé tes sous, l'an dernier,
en te disant que je te les rembourserai
je sais bien que si tu ne te paies pas ton sac, 3e démarque ou pas
ton monde ne s'arrêtera pas de tourner
je sais bien que c'est une histoire de temps,
bêtement
qu'il suffit d'attendre et ça va s'arranger

Mais putain, merde, chié, à la fin !
Saloperie !

*ça ne résout rien, ok
mais ça soulage*


lundi 28 janvier 2013

Fils


A ta place
(ouh ça commence mal)
à ta place, donc
je n'irais pas voir X ce soir

Trop chaud 
imagine-toi bien que c'est comme un énorme bouton 
qui t'aurait bouffé la moitié du front  
inratable

Tu ne sais pas où tu en es, 
Si ça se trouve ce n'est qu'un petit tremblement de terre 
qui n'aura pas de réplique  
Si ça se trouve c'est un petit tremblement de terre 
qui annonce une méga giga éruption 
qui brûlera tout quand ça pètera

Qu'est-ce que tu vas lui dire 
quand elle te dira "qu'est-ce que t'as, t'es bizarre là..."
Qu'est-ce que tu vas te dire ?

A ta place
(oui, encore)
à ta place
j'attendrais

De retrouver ma place
De savoir quoi dire
De pouvoir me taire

Tu as tant de possibles !
Tout à gagner
et beaucoup à perdre

Ne te précipite pas
Tu ne sais pas

Finalement 
je crois que je n'aimerais pas être à ta place


samedi 19 janvier 2013

Bulletin météo


Ce soir, le vent souffle
et il pleut

Mais il y a deux jours, il neigeait
C'était
beau

Je vais mieux
je crois

Je ris


mardi 8 janvier 2013

Opération Cracotte


Que se passe-t-il quand un bonhomme de 4 ans oublie son doudou dans la voiture de son père, après un séjour plutôt difficile, qu'il raconte des sanglots dans la voix et la gorge nouée ?

Ça commence par une soirée du dimanche très mouillée, où il finit par s'endormir, après 22h, épuisé de chagrin. Ça continue avec le refus d'aller à l'école, "j'attends le facteur, il va ramener Grignotte...".
Alors sa mère décide de créer un clone. C'est Monsieur Groyo-Groyo. Cousu en quelques heures, il attendait la fin du bain pour se faire adopter.

Inutile de dire que ce fut un fiasco. Monsieur G a valsé à l'autre bout du salon, avec sa lettre pourrite qui expliquait sa présence...
Et puis, petit à petit, il a apprivoisé le petit homme. Ses pattes, ses oreilles, sa queue... Son bras grignoté, lui aussi... Et ce drôle de bruit de grelots ?! Grignotte elle fait pas ça ...
C'est parce qu'il a froid. Il a tout le temps froid, il grelotte. Mets-le bien au chaud, tiens-le fort serré, tu verras, il adore ça.

Monsieur Groyo-Groyo est allé à l'école ce mardi. Il a regardé RobocarPoli et même Power Rangers Épée Samouraï ! Et ce soir, Maxence l'a "installé" pour le prendre en photo, avec ses nouveaux copains les dinos.

Une fois de plus, la force de vie de ce petit bonhomme me prend par la main, me tire et m'arrache de ma rage noire. Et je ne regrette pas une seule des minutes, des heures que j'ai passées à coudre ce Monsieur, même si j'avais mieux à faire, même si je n'ai rien fait d'autre de mon lundi.

Tiens-moi fort moi aussi, tiens-moi bien serré.

mardi 1 janvier 2013

Bouge pas...


On ne sait jamais, ça pourrait recommencer.
Attends encore un peu.

Bonne année ?

dimanche 30 décembre 2012

Théorie de la relativité


On m'a cramé ma voiture ? Oui mais Nathalie a perdu sa maman.

Toujours pas de rappel du chômage ? Oui mais le beau-père de Thierry a un cancer.

Alors hein, le petit ruisseau dans les wc, la salle de bains inondée, les murs qui gondolent, l'eau qui coule du plafond, franchement, qu'est-ce qu'on en a à foutre ?

Je te l'demande.

samedi 29 décembre 2012

Artificiel

L'arc-en-ciel, c'est du soleil à travers la pluie.
L'amour, c'est du rire qui traverse les larmes.

Eau de feu.

Comment partager ?

mardi 25 décembre 2012

Ensemble


Une amie, infirmière en psychiatrie, m'a dit à propos de la fin du monde qu'ils étaient en alerte rouge : ils redoutaient les suicides, le jour même, et les carnages, le lendemain. Les déçus que le monde tourne encore.

Le réveillon est passé.
Bien.

Je ne suis pas en mesure de remercier ceux grâce à qui ça a été possible. C'est trop tôt. Mais je sais les efforts immenses que ça leur a demandé.

Une nouvelle journée s'annonce.
Accrochez-vous.
Ou plutôt, non. Lâchez prise.





dimanche 23 décembre 2012

Chantage




samedi 22 décembre 2012

Passer les Fêtes


Je ne sais pas le dire. Je n'ai pas les mots.
Encore une fois, je passe par l'écriture.

Je vais mal, vraiment. Vous donner le change est au-dessus de mes force, comprenez-moi.
J'ai besoin de reconstituer mes réserves d'énergie, ces derniers jours les ont épuisées.
Vous parler, vous sourire, me lever et avancer, continuer, reconstruire, encore, encore. Je n'en peux plus.
Vos attentions, votre aide, vos appels, vos petits mots ne font qu'amplifier mon sentiment. 

Je n'ai pas de solution-miracle pour que ça passe, la seule que je connaisse, c'est m'isoler, fermer la porte et ne plus décrocher, affronter la bête seule, face-à-face. S'il vous plaît, ne me demandez pas de me justifier. Vous savez que mes arguments sonnent faux : ce n'est pas un problème d'argent, ou juste un moment à passer, je n'ai plus la force de m'accrocher à cette vie, je n'en vois pas le but.

Je sais le nombre de personnes qui m'aiment et qui comptent sur moi pour rester là. Je sais à quel point ces personnes souffrent de ne pas pouvoir m'aider à tenir bon. Je ne vous oublie pas, je me bats surtout pour vous. Sans vous, je ne serais plus là depuis un moment.

C'est égoïste de vous demander de faire la fête, de vous voir, de vous amuser comme si de rien n'était, je le sais, je suis désolée vraiment de vous infliger ça. Je vous le demande pourtant. Aidez-moi.

mardi 18 décembre 2012

"Vous avez des ennemis ?"


Je vais relire Le Procès, de Kafka.

J'ai passé ma journée d'hier à l'assurance, dans la rue, au commissariat, dans la rue, au commissariat, dans le bus, à la fourrière, dans le bus... dans la rue.

Des kilomètres. A pied, au clavier, derrière la vitre, à l'écran. Des mots. Des heures qui passent. Perdues. Des larmes. Pas beaucoup.

De l'argent.
143 euros.
Et on n'en parle plus.

Pour l'instant.

dimanche 16 décembre 2012

"Arrête de pleurer Mémène !"

Ce petit bonhomme connaît les vraies valeurs. Il a pleuré avec nous, lorsqu'on lui a appris que la maman de Coupine était décédée. Mais il m'a vertement secouée, quand je suis revenue en larmes hier. "Mais arrête de pleurer que pour la voiture !"

Il a raison. 

Ce matin donc, pour me changer les idées, expédition à Lidl. 
Une amie de ma fille commence les cours de couture, quand j'ai vu la pub pour la machine à coudre, en vente ce dimanche, je lui ai conseillé de sauter dessus. Littéralement. 
Elle s'est donc postée à 8 heures et quart devant le magasin I de la ville, tandis que j'attendais, à la même heure devant le magasin II.
Un dimanche.
Faut être dingue.

Et ne pas se décourager quand la vendeuse, à travers la vitre, fait signe qu'ils n'ouvriront qu'à 9 heures.
Devant la porte, un gentil monsieur à moustaches me demande si la machine est bien. C'est pour un cadeau, pour sa femme, il sourit. C'est chouette.
Une femme pressée arrive à son tour, tourbillonne un moment, hésite, regarde l'heure, la pub, l'heure... Elle repart en marmonnant. 
Nous nous sourions, le monsieur à moustaches et moi : une concurrente de moins ! J'explique que d'habitude, le magasin a très peu de boîtes des produits en promo. Quand j'ai acheté la mienne, il n'y en avait que cinq en rayon. Un autre monsieur se rapproche, écoute, inquiet : nous voilà 3 sur le coup, et il n'est que 8h35 !
Progressivement, les gens arrivent, certains attendent dans leurs voitures, d'autres font les cent pas. Ils ne font évidemment pas partie de la clientèle habituelle, leurs tenues, leurs manières dénotent dans ce quartier très populaire.
Plus qu'un 1/4h. Voilà l'ivrogne du coin, qui apostrophe un gros bonhomme chauve : "T'es russe, toi ? - Aah non, je suis français ! Français de France ! - D'où ? - Ah mais je suis pas d'ici moi, je viens de Belgique... - La Belgique ? - Oui... Bruxelles - C'est en France, ça, Bruxelles ?"
Le gros monsieur se tourne vers moi, comme si je pouvais l'aider. Je souris encore, décidément c'est une chouette journée.
8h57, la porte s'ouvre. J'essaie de ne bousculer personne, mais je tiens à passer dans les premiers : je suis là depuis presqu'une heure, après tout. Je fonce vers les caisses, elles sont là, deux boîtes, j'en empoigne une, le monsieur à moustaches attrape l'autre, c'est bon ! La caissière, cachée jusque là, lance un Bonjour ! qui me fait sursauter. "Bonjour. Vous n'en avez que deux, des machines à coudre ? - Oui, répond-elle, désolée. On en reçoit très très peu..."
Le troisième candidat arrive, essoufflé, sur la fin de sa phrase, il me lance un regard furieux. La vendeuse continue : "Il y a l'autre magasin, vous voulez qu'on leur téléphone ? - Non, vous êtes gentille, mon amie est là-bas, justement. Si elle arrive à en avoir une, je vous laisse celle-là." Le monsieur se radoucit. Mon téléphone sonne, message du répondeur, je suis sûre que les 2 minutes que j'ai prises pour écouter ont été atroces pour ce pauvre gars !
C'est bon, elle en a acheté une, je me pousse pour lui laisser la boîte : je crois qu'il m'aurait embrassée ! Derrière lui, arrive une demi-douzaine de personnes, que j'ai vues dehors. Je pars en souriant, légère, heureuse, quelle aventure, je me sens bien.

Tu as raison petit bonhomme, j'arrête de pleurer, ce n'est qu'une voiture. 

samedi 15 décembre 2012

Plus que 16 jours...


... et l'année 2012 sera derrière moi.
Bon, faudra quand même me méfier, elle pourrait encore m'entu...rlupiner, on ne sait jamais, hein.
Mais là, franchement, je ne sais plus trop, à part m'enlever un de mes gamins... ou m'enlever, moi, à mes gamins...

Ce joli magma noirâtre et filandreux, en haut, est tout ce qui reste de mon rétroviseur gauche. Évidemment, le reste de la voiture est à l'avenant.
Ça commence hier soir, 22h,  par "Tiens, la voiture n'est plus là ?!?"
Ça continue ce matin, au commissariat, "Oui, votre voiture est effectivement à la fourrière, elle a été incendiée"
Ça se poursuit avec l'assurance, justement suspendue, pendant le temps de la panne, "mais de toute façon Madame, votre franchise est de 730 euros !"
Et on en remet une couche avec le commissariat-bis, qui ne prend pas de plaintes parce que "des voitures qui brûlent, vous savez, y en a tous les 4 matins..."

Ma psy me conseillait de faire les choses dans ma tête, pour ne pas les faire en vrai. Les vilaines choses.
Je me suis donc appliquée, tout le long du retour chez moi, à sauter à pieds joints sur le crâne épilé de cet abruti du commissariat.
Et j'étais en train de choper un par un ces petits crétins qui se sont amusés à arroser ma voiture, MA voiture !! quand je suis arrivée, finalement en larmes, devant la neige carbonique, les débris, le goudron fondu.

C'est dégueulasse. C'est injuste. C'est trop.

C'est trop.


dimanche 2 décembre 2012

Sauvage



"Je suis très caractérielle, je dois le reconnaître, mais là il m’avait poussée à bout", explique tout naturellement la prévenue à la barre du tribunal correctionnel de Béziers.
“Il”, c’est un policier en VTT qui a eu le malheur, ce 12 mai 2011, de réprimander la jeune femme, enceinte de 8 mois, parce qu'elle s’était garée en double file. 
"Il m’a demandé de circuler mais j’ai refusé, rétorque-t-elle avec aplomb du haut de ses 25 ans. J’attendais mon amie qui était allée retirer de l’argent au distributeur, j’en avais pour deux minutes et je ne gênais pas la circulation." 
Face à son refus, le fonctionnaire de police est descendu de son VTT et lui a dressé un procès-verbal. À cet instant, la jeune femme a fait marche arrière puis marche avant, percutant le policier qui a chuté sur son capot. Reprenant ses esprits, le fonctionnaire s’est alors porté à sa hauteur, a ouvert la porte et, confronté derechef à son refus de sortir de l’habitacle, il l’a sortie de force.
"C’est là que je me suis emportée et que je l’ai griffé pour me défendre, reconnaît la prévenue. Pour moi, il a outrepassé ses droits, il m’a sortie violemment du véhicule et m’a même mise à plat ventre alors que j’étais enceinte de 8 mois. C’est là, oui, que je l’ai insulté mais il n’avait pas à me traiter ainsi."
Et Claire Ougier, la présidente du tribunal correctionnel de Béziers, de l’interrompre : "Mais vous croyez que tout est permis lorsqu'on est enceinte de 8 mois ? Vous ne pensez pas que si vous aviez déplacé votre véhicule, rien de tout cela n’aurait eu lieu ?", faisant baisser la tête à la jeune femme en signe d’approbation.
"Ses mots ont dépassé sa pensée, plaide maître Zerby, pour tenter de calmer le jeu. Elle était hors d’elle, c’est pour cela qu'elle s’est ensuite enfermée dans son mutisme, refusant les relevés signalétiques, photo et empreintes palmaires, et jetant la convocation et le timbre-amende qu'on lui avait dressé à la sortie de sa garde à vue."
Jugée coupable, elle a été condamnée à un mois de prison ferme et à 800 € d’amende et c’est sans surprise qu'elle a claqué la porte de la salle d’audience en criant qu'elle ferait appel.

Des fois, je me dis que l'évolution a entamé sa descente.
On est en marche arrière.
Aucun doute possible.

lundi 12 novembre 2012

"Jamais tu décroches ?"



Voilà EXACTEMENT pourquoi, lorsque j'entends le téléphone sonner, là-bas, au fond du couloir, je ne quitte pas ma couette et/ou ce que je suis en train de faire.
Surtout le soir.

dimanche 11 novembre 2012

1 km à pied...

Depuis que mes nouveaux voisins sont arrivés, je gare souvent ma voiture devant chez ma fille, pour la nuit. Pas envie de manoeuvrer pour me garer.
Ce samedi, 9h, je me dirige donc à pied vers son immeuble (500m) pour filer acheter un bout de velours rouge pour son Chaperon Rouge - ceci est une autre histoire, vous l'avez deviné hein...
Clé de contact, clic-clic-clic, les lumières au tableau de bord clignotent en rythme. Bon.
Retour chez moi : 500m.
Je devais déposer ma fille à la gare pour 11h30, nous partons au pas de course (il est déjà 10h45... toujours l'autre histoire), nous nous séparons sur les Allées, et nous retrouvons à la gare, 4 km plus loin.
Je rentre. Pas très vite, hein : ça monte. Deux fois. D'ailleurs, je fais un détour pour éviter la volée d'escaliers... je serais bien incapable de les monter. 4 nouveaux kilomètres. Plus 500, car je vais déjeuner chez ma fille.
Il est 13h. Coupine doit venir me chercher, chez moi, dans 1/4h : j'y retourne donc, 500m. Je grimpe avec bonheur dans sa voiture, j'ai les pieds en feu, j'ai dû changer de chaussures.
On récupère Nanette à la gare, on la dépose, avec son fils, une vingtaine de kilomètres plus loin (encore la même autre histoire...), ils doivent prendre le train pour rentrer, à 17h.
18h, toujours aucune nouvelle, et répondeur sur son portable. En bonne mère poule, je retourne à ma voiture (500m) vérifier qu'elle ne démarre toujours pas, puis reviens (500m) chez moi téléphoner à nouveau : ils sont dans le bus, près de l'hôpital, devraient arriver Place de Gaulle dans pas longtemps, et prendre le 3 pour arriver très vite... mais plus de batterie sur le portable, ça coupe.
18h30, je file les attendre à l'arrêt de bus : ils ne sont pas dedans ! Elle a dû le rater de peu, le petit doit être crevé, il ne va pas vouloir marcher... Bah, je ne suis plus à ça près, je descends les chercher en ville : 2 km.
Oh, ils sont bien là (mais ils ont passé 50 minutes dans ce p*%$tain de bus pris dans le mauvais sens...) et le bus de 18h50 est en retard, ça tombe bien : on l'attend.
Hum. C'est vrai que tu n'as pas 50 centimes pour me payer un ticket ? C'est vrai aussi que ta soeur ne t'a donné qu'un seul  ticket ? Tu veux dire que... je dois rentrer à pied ?? Tu rigoles ???
Non.
2 km.
Plus les 500m pour récupérer mon ordi chez elle. Et les 500m retour.

16 kilomètres à pied.
Ça use, ça use...

Bonus track : bien sûr, il était inconcevable que je laisse la Zazoune rentrer seule ce soir dans son quartier pas très bien famé.... elle habite... près de la gare. 
3 km à pied ... - et retour - ... ça use les souliers.

samedi 10 novembre 2012

Merci



Bon, c'était prévisible, je ne suis pas finaliste.

Ce genre de sélection (vote par face de biquette) est d'une grande injustice, pour ceux qui ont un réseau volontairement abstentionniste --> "Non, je n'ai pas FB - Si, j'ai un compte mais je n'y vais jamais - Non, je refuse les applis qui exigent de partager mes infos privées"

De plus, c'est censé te permettre de te faire connaître, or, pour l'emporter, il te faut déjà être pas mal connu ! Sur ma catégorie, la première a plus de QUATRE CENTS votes ... Et sur d'autres catégories ou régions, ça grimpe à 800 ! 
Je suis désolée, mais la créatrice qui peut mobiliser 800 personnes en deux semaines a-t-elle VRAIMENT besoin d'un coup de pouce pour se faire connaître ? Hum...

Quand même, je tiens à vous remercier sincèrement, parce que terminer en 22e position (sur plus de 200), en première page, avec 34 votes, c'est déjà extraordinaire à mon niveau !
Alors, encore merci, pour votre soutien, pour votre présence à mes côtés, pour vos messages et vos encouragements.

Du coup, j'ai remis la tête dans mon armoire à tissus, et réouvert le blog Chez Grignotte : ce week-end, j'y rajoute quelques nouveaux délires créatifs : et hop, un petit coup de tremplin !