dimanche 30 décembre 2012

Théorie de la relativité


On m'a cramé ma voiture ? Oui mais Nathalie a perdu sa maman.

Toujours pas de rappel du chômage ? Oui mais le beau-père de Thierry a un cancer.

Alors hein, le petit ruisseau dans les wc, la salle de bains inondée, les murs qui gondolent, l'eau qui coule du plafond, franchement, qu'est-ce qu'on en a à foutre ?

Je te l'demande.

samedi 29 décembre 2012

Artificiel

L'arc-en-ciel, c'est du soleil à travers la pluie.
L'amour, c'est du rire qui traverse les larmes.

Eau de feu.

Comment partager ?

mardi 25 décembre 2012

Ensemble


Une amie, infirmière en psychiatrie, m'a dit à propos de la fin du monde qu'ils étaient en alerte rouge : ils redoutaient les suicides, le jour même, et les carnages, le lendemain. Les déçus que le monde tourne encore.

Le réveillon est passé.
Bien.

Je ne suis pas en mesure de remercier ceux grâce à qui ça a été possible. C'est trop tôt. Mais je sais les efforts immenses que ça leur a demandé.

Une nouvelle journée s'annonce.
Accrochez-vous.
Ou plutôt, non. Lâchez prise.





dimanche 23 décembre 2012

Chantage




samedi 22 décembre 2012

Passer les Fêtes


Je ne sais pas le dire. Je n'ai pas les mots.
Encore une fois, je passe par l'écriture.

Je vais mal, vraiment. Vous donner le change est au-dessus de mes force, comprenez-moi.
J'ai besoin de reconstituer mes réserves d'énergie, ces derniers jours les ont épuisées.
Vous parler, vous sourire, me lever et avancer, continuer, reconstruire, encore, encore. Je n'en peux plus.
Vos attentions, votre aide, vos appels, vos petits mots ne font qu'amplifier mon sentiment. 

Je n'ai pas de solution-miracle pour que ça passe, la seule que je connaisse, c'est m'isoler, fermer la porte et ne plus décrocher, affronter la bête seule, face-à-face. S'il vous plaît, ne me demandez pas de me justifier. Vous savez que mes arguments sonnent faux : ce n'est pas un problème d'argent, ou juste un moment à passer, je n'ai plus la force de m'accrocher à cette vie, je n'en vois pas le but.

Je sais le nombre de personnes qui m'aiment et qui comptent sur moi pour rester là. Je sais à quel point ces personnes souffrent de ne pas pouvoir m'aider à tenir bon. Je ne vous oublie pas, je me bats surtout pour vous. Sans vous, je ne serais plus là depuis un moment.

C'est égoïste de vous demander de faire la fête, de vous voir, de vous amuser comme si de rien n'était, je le sais, je suis désolée vraiment de vous infliger ça. Je vous le demande pourtant. Aidez-moi.

mardi 18 décembre 2012

"Vous avez des ennemis ?"


Je vais relire Le Procès, de Kafka.

J'ai passé ma journée d'hier à l'assurance, dans la rue, au commissariat, dans la rue, au commissariat, dans le bus, à la fourrière, dans le bus... dans la rue.

Des kilomètres. A pied, au clavier, derrière la vitre, à l'écran. Des mots. Des heures qui passent. Perdues. Des larmes. Pas beaucoup.

De l'argent.
143 euros.
Et on n'en parle plus.

Pour l'instant.

dimanche 16 décembre 2012

"Arrête de pleurer Mémène !"

Ce petit bonhomme connaît les vraies valeurs. Il a pleuré avec nous, lorsqu'on lui a appris que la maman de Coupine était décédée. Mais il m'a vertement secouée, quand je suis revenue en larmes hier. "Mais arrête de pleurer que pour la voiture !"

Il a raison. 

Ce matin donc, pour me changer les idées, expédition à Lidl. 
Une amie de ma fille commence les cours de couture, quand j'ai vu la pub pour la machine à coudre, en vente ce dimanche, je lui ai conseillé de sauter dessus. Littéralement. 
Elle s'est donc postée à 8 heures et quart devant le magasin I de la ville, tandis que j'attendais, à la même heure devant le magasin II.
Un dimanche.
Faut être dingue.

Et ne pas se décourager quand la vendeuse, à travers la vitre, fait signe qu'ils n'ouvriront qu'à 9 heures.
Devant la porte, un gentil monsieur à moustaches me demande si la machine est bien. C'est pour un cadeau, pour sa femme, il sourit. C'est chouette.
Une femme pressée arrive à son tour, tourbillonne un moment, hésite, regarde l'heure, la pub, l'heure... Elle repart en marmonnant. 
Nous nous sourions, le monsieur à moustaches et moi : une concurrente de moins ! J'explique que d'habitude, le magasin a très peu de boîtes des produits en promo. Quand j'ai acheté la mienne, il n'y en avait que cinq en rayon. Un autre monsieur se rapproche, écoute, inquiet : nous voilà 3 sur le coup, et il n'est que 8h35 !
Progressivement, les gens arrivent, certains attendent dans leurs voitures, d'autres font les cent pas. Ils ne font évidemment pas partie de la clientèle habituelle, leurs tenues, leurs manières dénotent dans ce quartier très populaire.
Plus qu'un 1/4h. Voilà l'ivrogne du coin, qui apostrophe un gros bonhomme chauve : "T'es russe, toi ? - Aah non, je suis français ! Français de France ! - D'où ? - Ah mais je suis pas d'ici moi, je viens de Belgique... - La Belgique ? - Oui... Bruxelles - C'est en France, ça, Bruxelles ?"
Le gros monsieur se tourne vers moi, comme si je pouvais l'aider. Je souris encore, décidément c'est une chouette journée.
8h57, la porte s'ouvre. J'essaie de ne bousculer personne, mais je tiens à passer dans les premiers : je suis là depuis presqu'une heure, après tout. Je fonce vers les caisses, elles sont là, deux boîtes, j'en empoigne une, le monsieur à moustaches attrape l'autre, c'est bon ! La caissière, cachée jusque là, lance un Bonjour ! qui me fait sursauter. "Bonjour. Vous n'en avez que deux, des machines à coudre ? - Oui, répond-elle, désolée. On en reçoit très très peu..."
Le troisième candidat arrive, essoufflé, sur la fin de sa phrase, il me lance un regard furieux. La vendeuse continue : "Il y a l'autre magasin, vous voulez qu'on leur téléphone ? - Non, vous êtes gentille, mon amie est là-bas, justement. Si elle arrive à en avoir une, je vous laisse celle-là." Le monsieur se radoucit. Mon téléphone sonne, message du répondeur, je suis sûre que les 2 minutes que j'ai prises pour écouter ont été atroces pour ce pauvre gars !
C'est bon, elle en a acheté une, je me pousse pour lui laisser la boîte : je crois qu'il m'aurait embrassée ! Derrière lui, arrive une demi-douzaine de personnes, que j'ai vues dehors. Je pars en souriant, légère, heureuse, quelle aventure, je me sens bien.

Tu as raison petit bonhomme, j'arrête de pleurer, ce n'est qu'une voiture. 

samedi 15 décembre 2012

Plus que 16 jours...


... et l'année 2012 sera derrière moi.
Bon, faudra quand même me méfier, elle pourrait encore m'entu...rlupiner, on ne sait jamais, hein.
Mais là, franchement, je ne sais plus trop, à part m'enlever un de mes gamins... ou m'enlever, moi, à mes gamins...

Ce joli magma noirâtre et filandreux, en haut, est tout ce qui reste de mon rétroviseur gauche. Évidemment, le reste de la voiture est à l'avenant.
Ça commence hier soir, 22h,  par "Tiens, la voiture n'est plus là ?!?"
Ça continue ce matin, au commissariat, "Oui, votre voiture est effectivement à la fourrière, elle a été incendiée"
Ça se poursuit avec l'assurance, justement suspendue, pendant le temps de la panne, "mais de toute façon Madame, votre franchise est de 730 euros !"
Et on en remet une couche avec le commissariat-bis, qui ne prend pas de plaintes parce que "des voitures qui brûlent, vous savez, y en a tous les 4 matins..."

Ma psy me conseillait de faire les choses dans ma tête, pour ne pas les faire en vrai. Les vilaines choses.
Je me suis donc appliquée, tout le long du retour chez moi, à sauter à pieds joints sur le crâne épilé de cet abruti du commissariat.
Et j'étais en train de choper un par un ces petits crétins qui se sont amusés à arroser ma voiture, MA voiture !! quand je suis arrivée, finalement en larmes, devant la neige carbonique, les débris, le goudron fondu.

C'est dégueulasse. C'est injuste. C'est trop.

C'est trop.


dimanche 2 décembre 2012

Sauvage



"Je suis très caractérielle, je dois le reconnaître, mais là il m’avait poussée à bout", explique tout naturellement la prévenue à la barre du tribunal correctionnel de Béziers.
“Il”, c’est un policier en VTT qui a eu le malheur, ce 12 mai 2011, de réprimander la jeune femme, enceinte de 8 mois, parce qu'elle s’était garée en double file. 
"Il m’a demandé de circuler mais j’ai refusé, rétorque-t-elle avec aplomb du haut de ses 25 ans. J’attendais mon amie qui était allée retirer de l’argent au distributeur, j’en avais pour deux minutes et je ne gênais pas la circulation." 
Face à son refus, le fonctionnaire de police est descendu de son VTT et lui a dressé un procès-verbal. À cet instant, la jeune femme a fait marche arrière puis marche avant, percutant le policier qui a chuté sur son capot. Reprenant ses esprits, le fonctionnaire s’est alors porté à sa hauteur, a ouvert la porte et, confronté derechef à son refus de sortir de l’habitacle, il l’a sortie de force.
"C’est là que je me suis emportée et que je l’ai griffé pour me défendre, reconnaît la prévenue. Pour moi, il a outrepassé ses droits, il m’a sortie violemment du véhicule et m’a même mise à plat ventre alors que j’étais enceinte de 8 mois. C’est là, oui, que je l’ai insulté mais il n’avait pas à me traiter ainsi."
Et Claire Ougier, la présidente du tribunal correctionnel de Béziers, de l’interrompre : "Mais vous croyez que tout est permis lorsqu'on est enceinte de 8 mois ? Vous ne pensez pas que si vous aviez déplacé votre véhicule, rien de tout cela n’aurait eu lieu ?", faisant baisser la tête à la jeune femme en signe d’approbation.
"Ses mots ont dépassé sa pensée, plaide maître Zerby, pour tenter de calmer le jeu. Elle était hors d’elle, c’est pour cela qu'elle s’est ensuite enfermée dans son mutisme, refusant les relevés signalétiques, photo et empreintes palmaires, et jetant la convocation et le timbre-amende qu'on lui avait dressé à la sortie de sa garde à vue."
Jugée coupable, elle a été condamnée à un mois de prison ferme et à 800 € d’amende et c’est sans surprise qu'elle a claqué la porte de la salle d’audience en criant qu'elle ferait appel.

Des fois, je me dis que l'évolution a entamé sa descente.
On est en marche arrière.
Aucun doute possible.

lundi 12 novembre 2012

"Jamais tu décroches ?"



Voilà EXACTEMENT pourquoi, lorsque j'entends le téléphone sonner, là-bas, au fond du couloir, je ne quitte pas ma couette et/ou ce que je suis en train de faire.
Surtout le soir.

dimanche 11 novembre 2012

1 km à pied...

Depuis que mes nouveaux voisins sont arrivés, je gare souvent ma voiture devant chez ma fille, pour la nuit. Pas envie de manoeuvrer pour me garer.
Ce samedi, 9h, je me dirige donc à pied vers son immeuble (500m) pour filer acheter un bout de velours rouge pour son Chaperon Rouge - ceci est une autre histoire, vous l'avez deviné hein...
Clé de contact, clic-clic-clic, les lumières au tableau de bord clignotent en rythme. Bon.
Retour chez moi : 500m.
Je devais déposer ma fille à la gare pour 11h30, nous partons au pas de course (il est déjà 10h45... toujours l'autre histoire), nous nous séparons sur les Allées, et nous retrouvons à la gare, 4 km plus loin.
Je rentre. Pas très vite, hein : ça monte. Deux fois. D'ailleurs, je fais un détour pour éviter la volée d'escaliers... je serais bien incapable de les monter. 4 nouveaux kilomètres. Plus 500, car je vais déjeuner chez ma fille.
Il est 13h. Coupine doit venir me chercher, chez moi, dans 1/4h : j'y retourne donc, 500m. Je grimpe avec bonheur dans sa voiture, j'ai les pieds en feu, j'ai dû changer de chaussures.
On récupère Nanette à la gare, on la dépose, avec son fils, une vingtaine de kilomètres plus loin (encore la même autre histoire...), ils doivent prendre le train pour rentrer, à 17h.
18h, toujours aucune nouvelle, et répondeur sur son portable. En bonne mère poule, je retourne à ma voiture (500m) vérifier qu'elle ne démarre toujours pas, puis reviens (500m) chez moi téléphoner à nouveau : ils sont dans le bus, près de l'hôpital, devraient arriver Place de Gaulle dans pas longtemps, et prendre le 3 pour arriver très vite... mais plus de batterie sur le portable, ça coupe.
18h30, je file les attendre à l'arrêt de bus : ils ne sont pas dedans ! Elle a dû le rater de peu, le petit doit être crevé, il ne va pas vouloir marcher... Bah, je ne suis plus à ça près, je descends les chercher en ville : 2 km.
Oh, ils sont bien là (mais ils ont passé 50 minutes dans ce p*%$tain de bus pris dans le mauvais sens...) et le bus de 18h50 est en retard, ça tombe bien : on l'attend.
Hum. C'est vrai que tu n'as pas 50 centimes pour me payer un ticket ? C'est vrai aussi que ta soeur ne t'a donné qu'un seul  ticket ? Tu veux dire que... je dois rentrer à pied ?? Tu rigoles ???
Non.
2 km.
Plus les 500m pour récupérer mon ordi chez elle. Et les 500m retour.

16 kilomètres à pied.
Ça use, ça use...

Bonus track : bien sûr, il était inconcevable que je laisse la Zazoune rentrer seule ce soir dans son quartier pas très bien famé.... elle habite... près de la gare. 
3 km à pied ... - et retour - ... ça use les souliers.

samedi 10 novembre 2012

Merci



Bon, c'était prévisible, je ne suis pas finaliste.

Ce genre de sélection (vote par face de biquette) est d'une grande injustice, pour ceux qui ont un réseau volontairement abstentionniste --> "Non, je n'ai pas FB - Si, j'ai un compte mais je n'y vais jamais - Non, je refuse les applis qui exigent de partager mes infos privées"

De plus, c'est censé te permettre de te faire connaître, or, pour l'emporter, il te faut déjà être pas mal connu ! Sur ma catégorie, la première a plus de QUATRE CENTS votes ... Et sur d'autres catégories ou régions, ça grimpe à 800 ! 
Je suis désolée, mais la créatrice qui peut mobiliser 800 personnes en deux semaines a-t-elle VRAIMENT besoin d'un coup de pouce pour se faire connaître ? Hum...

Quand même, je tiens à vous remercier sincèrement, parce que terminer en 22e position (sur plus de 200), en première page, avec 34 votes, c'est déjà extraordinaire à mon niveau !
Alors, encore merci, pour votre soutien, pour votre présence à mes côtés, pour vos messages et vos encouragements.

Du coup, j'ai remis la tête dans mon armoire à tissus, et réouvert le blog Chez Grignotte : ce week-end, j'y rajoute quelques nouveaux délires créatifs : et hop, un petit coup de tremplin !

jeudi 8 novembre 2012

A ma façon


- Mais t'avais promis !
Ouais ben j'ai menti. T'avais qu'à pas me croire, aussi.
- Mais t'as plus rien à boire, chez toi !
Ah oui, merde, c'est vrai... Attends, je vais trouver... Whisky ? vide. Vodka ? vide. Pas de rhum ? on dirait que non... Boh j'ai trois bouteilles de champ'... même si j'aime pas ça. Ah tiens, eau de vie de marc de raisin !!
- Mais c'est bon ça ?
Non, c'est vraiment dégueulasse. Mais ça titre à 40°.
- Mais tu déconnes à fond là !
Ouaip. 
- Mais t'as une raison, au moins, de te mettre la tête à l'envers ?
J'te raconterai demain, quand je me serai remise à l'endroit. En attendant, rends-moi un petit service : ferme-la ! 

samedi 3 novembre 2012

Allô ?

Ouine ?!

Anniversaire monstrueux cette année : 6 invités, mais seulement 3 sont venus, et 2 sont restés...
Déco toiles d'araignée et leurs locataires géantes, un panneau peint par le roi de la fête (et sa mère), de la nappe noire tendue sur l'autre mur.
Sur la table : euh, un buffet pour les 15 personnes prévues, que nous achevons juste aujourd'hui... 4 jours pour faire disparaître les 3 salades composées (riz, pâtes, pommes de terre), les doigts de sorcière (saucisses enrobées de pâte feuilletée, sculptée en doigt coupé), les balais toujours de sorcière (sticks et fromage en franges), et les coupes dessert : mousse au chocolat avec de la "terre" en Oreo écrasé et vers de terre (beurk, les bonbons ont fini par gonfler et se décolorer, je vous assure que ça ressemble VRAIMENT à des vers de terre !) et crème vanille colorée en vert, des cheveux marron (on devait verser de la crème chocolat, finalement on a utilisé le reste des Oreo broyés) dans une timbale transparente, avec visage de Frankenstein dessiné au feutre.
Bien sûr, le gâteau, spectaculaire... alors que c'est juste deux brioches fourrées, empilées, planquées sous de la pâte à sucre teintée en vert, et cheveux de Nutella.
Rajoutons des chapeaux de sorcière : cônes de glace collés au chocolat sur un cookie, rempli de bonbons ; des araignées en biscuit d'où dépassaient des pattes en fil de réglisse, yeux en mini-smarties, et d'autres en sucette, pattes en cure-pipes noir, ainsi que des bonbons disséminés un peu partout, vous aurez une bonne idée du temps qu'il a fallu pour préparer tout ça...

Le bonhomme était ravi ! 

Je m'en vais de ce pas jouer au Loto : 6 - 3 - 2 - 15 et 4, haha ! n° de la chance : le 3, qui apparaît deux fois... * euh, j'aurais l'air fin si ces numéros-là sortent vraiment ce soir ......................

jeudi 25 octobre 2012

Go !

Je n'aime pas trop ce principe, d'être dépendant de son carnet d'adresses pour être sélectionné, mais pas le choix ici.
Donc, je vous appelle à la rescousse, parce que mon nombre d'amis sur FB est ridicule, deux mains suffisent (han, je réalise que dans la vraie vie aussi, mais que ce n'est pas ridicule, pour le coup........)

Je me suis inscrite au Tremplin des Créateurs, la première phase débute aujourd'hui, jusqu'au 8 novembre, et demande un max de votes pour passer à l'étape 2 : le vote du jury.

Un seul vote par personne pour les 15 jours, d'où l'intérêt pour moi d'avoir accès à vos listes d'amis. Mais, petite consolation, vous avez une chance d'être tiré au sort pour gagner des bons d'achat de 100 ou même 500 euros ! En cette période de pré-Noyel, ça pourrait valoir le coup....
Surtout que sur ALM, il y a des taaaas de créateurs sympas, si si, allez-y vous verrez ! Et pour tous les budgets, des fois que le bon d'achat vous passe sous le nez.......

Voilà, je vous colle le lien de ma participation
dites-moi si ça marche
et faites tourner !

Merci !!

jeudi 11 octobre 2012

C'est la même.... chan-son.....


.....mais la différence c'eeest que toi tu n'es plus là...."

Retour.
Depuis l'été 2009, depuis les péremptoires "C'est dans votre tête tout ça !" et autres "C'est un truc de bonne femme..." assénés par les médecins de l'époque, depuis ma prise en charge psy et ma sortie du trou, je refusais absolument de replonger de quelque manière que ce soit dans le circuit mal-toubib-analyses-médicaments-toujours mal. J'avais mal ? Tant pis : ça durait quelques heures, quelques jours, et puis ça s'arrêtait.

Là, je n'ai pas tenu. Épidémie de gastro à la crèche, les bébés, les adultes, deux, trois semaines. Et j'y suis passée à mon tour, mercredi dernier : deux diarrhées, un vomissement, un soupçon de fièvre le soir, et hop ! plus rien le jeudi.
Autant dire que les crampes et nausées du vendredi m'ont fait grimacer. Tout le week-end. Au point que lundi, j'ai appelé le toubib : absent, non remplacé, premier rendez-vous au cabinet dans 48h.

Soit. J'ai vraiment trop mal. Je vais voir le nouveau médecin des filles. Première frayeur : suspicion d'appendicite. Analyses de sang. Les résultats, le lendemain, écartent l'urgence, mais sont plus qu'alarmantes : il me prend rendez-vous en urgence avec un hémato, qui me reçoit cet après-midi.

Bonne nouvelle : pas besoin de refaire un myélogramme, du moins pas dans l'immédiat. Ouuuuf ! depuis 2 jours, les larmes me montent aux yeux à l'idée d'y repasser. On va se contenter de prises de sang lundi prochain, point de départ pour une surveillance à long terme, et comparaison avec celle de lundi dernier.

Une autre bonne nouvelle ? Ben oui il y en a plusieurs, autant en profiter ! Pas d'inquiétudes particulières sur mon nombre étonnant de neutrophiles (500, la fourchette étant de 1500 à 7000...) : c'est peut-être tout simplement une neutropénie ethnique, dans la mesure où je suis métisse. 
L'autre piste est un terrain auto-immun, je détruirais au fur et à mesure et de plus en plus mes propres cellules sanguines, rouges et blanches. D'où l'intérêt d'une surveillance longue.
Enfin, en sourdine, l'intolérance au gluten est bien présente, et ne doit pas être négligée.

Pour terminer sur une bonne nouvelle (hein ? encore une ??) ce soir je suis soulagée, et heureuse d'avoir trouvé enfin des médecins qui me prennent au sérieux et entendent mes angoisses.
J'ai toujours mal, je ne sais toujours pas pourquoi ma moelle bosse de travers, mais de savoir où je mets les pieds, l'air de rien, ça aide quand même beaucoup à supporter.

"Oui c'est la même... chanson...."

mercredi 26 septembre 2012

J'avais 16 ans


Ce week-end, il ne m'est rien arrivé.
Rien de négatif, je veux dire.
Une trève incroyable, au point que chaque heure je m'attendais à une big catastrophe.
La force de l'habitude, hein...

Mardi dernier, ma fille aînée a reçu un pré-agrément, pour garder des enfants dans son nouveau chez-elle (chez Mulan, dit son fils) à condition qu'elle sécurise toutes les ouvertures et qu'elle achète une poussette double. Samedi, elle en a trouvé une d'occase, à une demi-heure de train, mais 4h de trajet en tout : Maxence passant le we chez son père, et Zazoune chez son copain, me voilà donc seule, et tiens, justement, pile devant le cinéma !

Ça fait bien un an que je n'y suis pas allée, si ce n'est plus. Séance de 11h, 5 euros, c'est parti ! Ma première intention c'était "Du vent dans mes mollets", conseillé par Coline. Mais je me laisse finalement embarquer par "Camille redouble".

Chouette moment. J'étais toute seule dans la salle, avec mon paquet de M&M's - aux cacahouètes, c'est ceux qui se rapprochent le plus des Treets.
Et justement, les Treets, et le tee-shirt Fido Dido, la K7 du walkman, et la sangle du sac en bandoulière, tant de petits détails discrets, presqu'imperceptibles à la conscience, m'ont replongée pendant près de 2h dans cette année 85 que revit Camille.

Les critiques sont à fuir : plagiat ou pas du Peggy Sue de Coppola (m'en fous je ne l'ai pas vu), je crois qu'il faut regarder ce film en ayant vécu ces années-là, à cet âge-là. Avec cette idée en tête : Et si ça m'arrivait ? 
L'actrice réussit l'exploit de jouer une gamine de 16 ans sans trucage, sans maquillage, avec son corps et ses formes de femme de 40 ans, et ça fonctionne à merveille. Bon, ce n'est pas le cas de son chéri, que j'ai trouvé moins bien.

Et me voilà donc toute songeuse. Le film commence par une séparation douloureuse, du coup quand elle a l'occasion de tout recommencer, elle voudrait bien changer le scénario, dont elle connaît la fin. Je vous laisse découvrir par vous-même si elle y arrive.

Et moi ? Si je me trouvais catapultée l'année de mes 16 ans ? Est-ce que je changerais des trucs ? Est-ce que je me servirais de ce que j'ai appris, au prix fort, pendant 30 ans ?

Camille veut à tout prix avoir sa fille, telle qu'elle la connaît dans le futur. 
Moi je ne sais pas trop. Ce que sont mes enfants, ce qui fait leur essence, est-ce dû à leur père ? à ce que j'ai vécu avec lui ? Ils ne seraient sans doute pas physiquement pareils, ils ne seraient peut-être même pas là (bon ok, ça j'en doute !) mais je crois que quelque part, CES enfants-là sont les miens, et seraient miens même dans d'autres circonstances. 
Par contre, oui, sans hésitation, je leur donnerais un père digne de ce nom.

Pour le reste...
Je crois que je vivrais une vie totalement différente. A commencer par mes études, et mon métier. Pas d'étape banlieue parisienne, c'est sûr. Et si je devais recommencer chaque histoire d'amour ? Oh non, avec mon expérience bien en mémoire, la première serait la bonne. Pas la peine de me gaspiller à vivre les autres, haha !

Nul doute que ma vie serait fabuleuse !

En fait...
Peut-être qu'elle serait fabuleuse au regard de ce que je vis aujourd'hui.
Mais en vrai ?


mardi 18 septembre 2012

Motivation


L'année de mes 45 ans a été plutôt sympa, dans l'ensemble.
J'ai attaqué avec un voyage-surprise en Turquie, j'ai touché mon indemnité de départ, mon livre a été publié, j'ai déménagé, j'ai réussi à retourner au travail, et le 31 décembre, j'ai invité des amis pour le réveillon (bah pour qui me connaît IRL, c'est un exploit...)

L'année de mes 46 ans est absolument détestable. Surtout dans les détails. 
J'ai attaqué avec deux mois de famine, je n'ai pas touché d'allocs de la CAF (et ne les toucherai pas), j'ai dû fermer mon blog de vente, et rendre mon appartement, j'ai vendu 2 bouquins (à des inconnus), je me suis vautrée au concours infirmier, et mes vieux démons reviennent au triple galop, alors que personne ne les a sonnés, hein...

Crise de la quarante-sizaine oblige, le ciel gris n'arrangeant rien, en ce mardi maussade me voici ruminant mon triste sort à la médiathèque, où je lis un 26ème album à Maxence en attendant de retourner chez sa mère - elle passe l'entretien d'agrément justement cet après-midi, quand son fils n'a pas dormi de la nuit, et a hurlé dès 6 heures du matin "J'veux pas aller à l'école aujourd'huiiiiiiii !!"

Je rumine, donc. 
La liste complémentaire s'est arrêtée à 40, la rentrée à l'IFSI pour cette année est définitivement impossible. 
Les inscriptions à l'IED-Paris 8, pour une licence psycho par correspondance, s'arrêtaient hier, 17 septembre. De toute façon, j'étais bien loin de disposer des 199 + 186 euros demandés.
Mon contrat s'arrête le 31 octobre, à la crèche. Ensuite, éventuellement, suivra un autre contrat pour compléter le 80% de la collègue - 7h par semaine, tous les mercredis... au maximum jusque fin mars, pour ne pas perdre mes indemnités chômage si durement acquises.

Je tourne en rond.
Toujours les mêmes obstacles, depuis des années.
Des idées, plein, mais faut des sous... et j'ai rien.
Rien que ces p*tains d'envie qui me tiennent debout, pleine d'espoir qu'un jour...

Fin de l'entretien.
On remonte dans la voiture, l'enfant épuisé (mais sage) et moi. On retrouve sa mère, qui cueille sur le pare-brise le PV que je n'avais même pas vu. 
Je n'en peux plus. 
Il faut que ça change.

Les années qui se finissent en 3, dans ma vie, sont bouleversantes. Par paire, a priori.
Ruptures géographiques d'abord : en 73 je suis partie vivre en Guadeloupe, en 83 je suis revenue en métropole. Avec les chocs climatiques et culturels qui s'imposent.
Ruptures sentimentales ensuite, en 93 j'ai divorcé, et en 2003 ... ça ne se raconte même pas... pas de mot pour cet adieu-là.

Alors ?
Qu'est-ce que je vais fracasser en 2013 ?

Oui je sais : l'année (pourrie) n'est pas finie.
Si ça se trouve...



samedi 15 septembre 2012

Un dernier pour la route ?


Elle sort de son immeuble en courant, Maxence sur ses talons, les yeux pleins de larme.
"L'école a appelé, elle est tombée sur la tête, elle est consciente mais ne répond pas, ils ont appelé les secours ..."
Dans la ruelle, l'ambulance est ouverte. Elle saute hors de la voiture que je vais garer.
Je cours aussi vite que possible, ma canne martèle, le petit agrippe ma main.
"Doucement ! Ne vous en faites pas, rien de grave, attendez là, on va vous la chercher !"
Elle sort enfin entre deux pompiers, pâle, tremblante. Je note les taches de sang, le genou gonflé.
Les urgences, encore garer la voiture. Le docteur, blagueur. 
De la colle pour la coupure au front, 3 cm, elle ne s'est pas ratée.
Les réflexes : tout est ok, elle n'est pas plus dingue qu'avant.
L'arcade sourcilière a morflé, la cheville, le genou. Mais rien de cassé.
Une grosse peur. Un tour en ambulance, avec sirène et gyrophare, pour la faire rire.

Allez, c'est bon, les gars, là. On arrête, hein ?

jeudi 13 septembre 2012

Suricate et requin-citron


Il est entré en moyenne section cette année, mais attend avec impatience le CP, parce que "c'est là qu'ils habitent, les maîtres, et moi je veux un maître, moi..." et qu'au CP, il aura un petit chien qu'il appellera Abeille Tomate Légume.

Il a la "chair de poulpe", fait des "bissous" et appelle les churros "les nouget's de la plage".
Il différencie sans problème la tête en ballon de foot du pachycephalosaurus de la crête punk du parasaurolophus, et te dit "aye-aye", "otarie" ou "requin-citron" quand on joue aux animaux.

Il répond seul au démarchage téléphonique : "Allô je suis bien chez Mr/Mme *** ? - Oui... - Euh... je peux parler à Mr *** ? - Oui, d'accord !" Et il attend que la dame/le monsieur lui parle de merveilleuses piscines/assurances/salons en cuir, ou du bouquet Orange à 5 euros au lieu de 92... Quoi ? Mr *** c'est lui aussi, non ?

Il regarde la télé d'un oeil de plus en plus expert, trouve que le Spiderman en chair et en os qui s'invite à l'anniversaire "c'est trop waouh !", tremble de joie parce qu'il s'est levé assez tôt pour Dora, ou qu'il peut goûter devant Redakai. Il pose des questions sans arrêt devant les films et séries, "pourquoi elle pleure ? elle est où la méchante ? elle est méchante elle ? c'est la police qui va venir main'nant ?"

Il rentre très énervé de l'école parce que son copain Evan, "il aime les spaghetti de fromage !!" Et alors, demandons-nous en choeur ? "eh ben c'est pas rigolo, je mange, je lui donne, je mange, je lui donne, tout le temps, et le paquet il est fini !! J'en ai marre !!!"

Il cache les jouets et les livres qu'on ne peut pas acheter dans les magasins, "et quand j'aurai pleeein de petits sous je viendrai les chécher hein d'accord ?!" Il a été stupéfait d'apprendre que le Père Noël le regardait tout le temps et même maintenant, pour vérifier qu'il était sage... "Mais il est où le Père Noël ? moi je le vois pas !"
Il refuse qu'on parle de la rue Broca et de sa sorcière, d'ailleurs dans sa nouvelle maison, "il n'y a pas de sorcières, parce qu'il n'y a pas de placard à balais !!" Son dessin animé préféré, c'est Mulan, et quand il sera grand, il travaillera/habitera dans un zoo.

Il appuie "su le séro pou aller en bas et su le 6 pou aller en haut ! moi tout seul !!", il pleure quand il n'est pas le premier et explose de rire en répétant en boucle pipi caca pétou. Connaissez-vous d'ailleurs la blague hyperdrôle de la bouteille remplie de pipi et du gâteau au chocolat-caca ? 

Il a bientôt 4 ans.

Du concentré de bonheur !