lundi 12 novembre 2012

"Jamais tu décroches ?"



Voilà EXACTEMENT pourquoi, lorsque j'entends le téléphone sonner, là-bas, au fond du couloir, je ne quitte pas ma couette et/ou ce que je suis en train de faire.
Surtout le soir.

dimanche 11 novembre 2012

1 km à pied...

Depuis que mes nouveaux voisins sont arrivés, je gare souvent ma voiture devant chez ma fille, pour la nuit. Pas envie de manoeuvrer pour me garer.
Ce samedi, 9h, je me dirige donc à pied vers son immeuble (500m) pour filer acheter un bout de velours rouge pour son Chaperon Rouge - ceci est une autre histoire, vous l'avez deviné hein...
Clé de contact, clic-clic-clic, les lumières au tableau de bord clignotent en rythme. Bon.
Retour chez moi : 500m.
Je devais déposer ma fille à la gare pour 11h30, nous partons au pas de course (il est déjà 10h45... toujours l'autre histoire), nous nous séparons sur les Allées, et nous retrouvons à la gare, 4 km plus loin.
Je rentre. Pas très vite, hein : ça monte. Deux fois. D'ailleurs, je fais un détour pour éviter la volée d'escaliers... je serais bien incapable de les monter. 4 nouveaux kilomètres. Plus 500, car je vais déjeuner chez ma fille.
Il est 13h. Coupine doit venir me chercher, chez moi, dans 1/4h : j'y retourne donc, 500m. Je grimpe avec bonheur dans sa voiture, j'ai les pieds en feu, j'ai dû changer de chaussures.
On récupère Nanette à la gare, on la dépose, avec son fils, une vingtaine de kilomètres plus loin (encore la même autre histoire...), ils doivent prendre le train pour rentrer, à 17h.
18h, toujours aucune nouvelle, et répondeur sur son portable. En bonne mère poule, je retourne à ma voiture (500m) vérifier qu'elle ne démarre toujours pas, puis reviens (500m) chez moi téléphoner à nouveau : ils sont dans le bus, près de l'hôpital, devraient arriver Place de Gaulle dans pas longtemps, et prendre le 3 pour arriver très vite... mais plus de batterie sur le portable, ça coupe.
18h30, je file les attendre à l'arrêt de bus : ils ne sont pas dedans ! Elle a dû le rater de peu, le petit doit être crevé, il ne va pas vouloir marcher... Bah, je ne suis plus à ça près, je descends les chercher en ville : 2 km.
Oh, ils sont bien là (mais ils ont passé 50 minutes dans ce p*%$tain de bus pris dans le mauvais sens...) et le bus de 18h50 est en retard, ça tombe bien : on l'attend.
Hum. C'est vrai que tu n'as pas 50 centimes pour me payer un ticket ? C'est vrai aussi que ta soeur ne t'a donné qu'un seul  ticket ? Tu veux dire que... je dois rentrer à pied ?? Tu rigoles ???
Non.
2 km.
Plus les 500m pour récupérer mon ordi chez elle. Et les 500m retour.

16 kilomètres à pied.
Ça use, ça use...

Bonus track : bien sûr, il était inconcevable que je laisse la Zazoune rentrer seule ce soir dans son quartier pas très bien famé.... elle habite... près de la gare. 
3 km à pied ... - et retour - ... ça use les souliers.

samedi 10 novembre 2012

Merci



Bon, c'était prévisible, je ne suis pas finaliste.

Ce genre de sélection (vote par face de biquette) est d'une grande injustice, pour ceux qui ont un réseau volontairement abstentionniste --> "Non, je n'ai pas FB - Si, j'ai un compte mais je n'y vais jamais - Non, je refuse les applis qui exigent de partager mes infos privées"

De plus, c'est censé te permettre de te faire connaître, or, pour l'emporter, il te faut déjà être pas mal connu ! Sur ma catégorie, la première a plus de QUATRE CENTS votes ... Et sur d'autres catégories ou régions, ça grimpe à 800 ! 
Je suis désolée, mais la créatrice qui peut mobiliser 800 personnes en deux semaines a-t-elle VRAIMENT besoin d'un coup de pouce pour se faire connaître ? Hum...

Quand même, je tiens à vous remercier sincèrement, parce que terminer en 22e position (sur plus de 200), en première page, avec 34 votes, c'est déjà extraordinaire à mon niveau !
Alors, encore merci, pour votre soutien, pour votre présence à mes côtés, pour vos messages et vos encouragements.

Du coup, j'ai remis la tête dans mon armoire à tissus, et réouvert le blog Chez Grignotte : ce week-end, j'y rajoute quelques nouveaux délires créatifs : et hop, un petit coup de tremplin !

jeudi 8 novembre 2012

A ma façon


- Mais t'avais promis !
Ouais ben j'ai menti. T'avais qu'à pas me croire, aussi.
- Mais t'as plus rien à boire, chez toi !
Ah oui, merde, c'est vrai... Attends, je vais trouver... Whisky ? vide. Vodka ? vide. Pas de rhum ? on dirait que non... Boh j'ai trois bouteilles de champ'... même si j'aime pas ça. Ah tiens, eau de vie de marc de raisin !!
- Mais c'est bon ça ?
Non, c'est vraiment dégueulasse. Mais ça titre à 40°.
- Mais tu déconnes à fond là !
Ouaip. 
- Mais t'as une raison, au moins, de te mettre la tête à l'envers ?
J'te raconterai demain, quand je me serai remise à l'endroit. En attendant, rends-moi un petit service : ferme-la ! 

samedi 3 novembre 2012

Allô ?

Ouine ?!

Anniversaire monstrueux cette année : 6 invités, mais seulement 3 sont venus, et 2 sont restés...
Déco toiles d'araignée et leurs locataires géantes, un panneau peint par le roi de la fête (et sa mère), de la nappe noire tendue sur l'autre mur.
Sur la table : euh, un buffet pour les 15 personnes prévues, que nous achevons juste aujourd'hui... 4 jours pour faire disparaître les 3 salades composées (riz, pâtes, pommes de terre), les doigts de sorcière (saucisses enrobées de pâte feuilletée, sculptée en doigt coupé), les balais toujours de sorcière (sticks et fromage en franges), et les coupes dessert : mousse au chocolat avec de la "terre" en Oreo écrasé et vers de terre (beurk, les bonbons ont fini par gonfler et se décolorer, je vous assure que ça ressemble VRAIMENT à des vers de terre !) et crème vanille colorée en vert, des cheveux marron (on devait verser de la crème chocolat, finalement on a utilisé le reste des Oreo broyés) dans une timbale transparente, avec visage de Frankenstein dessiné au feutre.
Bien sûr, le gâteau, spectaculaire... alors que c'est juste deux brioches fourrées, empilées, planquées sous de la pâte à sucre teintée en vert, et cheveux de Nutella.
Rajoutons des chapeaux de sorcière : cônes de glace collés au chocolat sur un cookie, rempli de bonbons ; des araignées en biscuit d'où dépassaient des pattes en fil de réglisse, yeux en mini-smarties, et d'autres en sucette, pattes en cure-pipes noir, ainsi que des bonbons disséminés un peu partout, vous aurez une bonne idée du temps qu'il a fallu pour préparer tout ça...

Le bonhomme était ravi ! 

Je m'en vais de ce pas jouer au Loto : 6 - 3 - 2 - 15 et 4, haha ! n° de la chance : le 3, qui apparaît deux fois... * euh, j'aurais l'air fin si ces numéros-là sortent vraiment ce soir ......................

jeudi 25 octobre 2012

Go !

Je n'aime pas trop ce principe, d'être dépendant de son carnet d'adresses pour être sélectionné, mais pas le choix ici.
Donc, je vous appelle à la rescousse, parce que mon nombre d'amis sur FB est ridicule, deux mains suffisent (han, je réalise que dans la vraie vie aussi, mais que ce n'est pas ridicule, pour le coup........)

Je me suis inscrite au Tremplin des Créateurs, la première phase débute aujourd'hui, jusqu'au 8 novembre, et demande un max de votes pour passer à l'étape 2 : le vote du jury.

Un seul vote par personne pour les 15 jours, d'où l'intérêt pour moi d'avoir accès à vos listes d'amis. Mais, petite consolation, vous avez une chance d'être tiré au sort pour gagner des bons d'achat de 100 ou même 500 euros ! En cette période de pré-Noyel, ça pourrait valoir le coup....
Surtout que sur ALM, il y a des taaaas de créateurs sympas, si si, allez-y vous verrez ! Et pour tous les budgets, des fois que le bon d'achat vous passe sous le nez.......

Voilà, je vous colle le lien de ma participation
dites-moi si ça marche
et faites tourner !

Merci !!

jeudi 11 octobre 2012

C'est la même.... chan-son.....


.....mais la différence c'eeest que toi tu n'es plus là...."

Retour.
Depuis l'été 2009, depuis les péremptoires "C'est dans votre tête tout ça !" et autres "C'est un truc de bonne femme..." assénés par les médecins de l'époque, depuis ma prise en charge psy et ma sortie du trou, je refusais absolument de replonger de quelque manière que ce soit dans le circuit mal-toubib-analyses-médicaments-toujours mal. J'avais mal ? Tant pis : ça durait quelques heures, quelques jours, et puis ça s'arrêtait.

Là, je n'ai pas tenu. Épidémie de gastro à la crèche, les bébés, les adultes, deux, trois semaines. Et j'y suis passée à mon tour, mercredi dernier : deux diarrhées, un vomissement, un soupçon de fièvre le soir, et hop ! plus rien le jeudi.
Autant dire que les crampes et nausées du vendredi m'ont fait grimacer. Tout le week-end. Au point que lundi, j'ai appelé le toubib : absent, non remplacé, premier rendez-vous au cabinet dans 48h.

Soit. J'ai vraiment trop mal. Je vais voir le nouveau médecin des filles. Première frayeur : suspicion d'appendicite. Analyses de sang. Les résultats, le lendemain, écartent l'urgence, mais sont plus qu'alarmantes : il me prend rendez-vous en urgence avec un hémato, qui me reçoit cet après-midi.

Bonne nouvelle : pas besoin de refaire un myélogramme, du moins pas dans l'immédiat. Ouuuuf ! depuis 2 jours, les larmes me montent aux yeux à l'idée d'y repasser. On va se contenter de prises de sang lundi prochain, point de départ pour une surveillance à long terme, et comparaison avec celle de lundi dernier.

Une autre bonne nouvelle ? Ben oui il y en a plusieurs, autant en profiter ! Pas d'inquiétudes particulières sur mon nombre étonnant de neutrophiles (500, la fourchette étant de 1500 à 7000...) : c'est peut-être tout simplement une neutropénie ethnique, dans la mesure où je suis métisse. 
L'autre piste est un terrain auto-immun, je détruirais au fur et à mesure et de plus en plus mes propres cellules sanguines, rouges et blanches. D'où l'intérêt d'une surveillance longue.
Enfin, en sourdine, l'intolérance au gluten est bien présente, et ne doit pas être négligée.

Pour terminer sur une bonne nouvelle (hein ? encore une ??) ce soir je suis soulagée, et heureuse d'avoir trouvé enfin des médecins qui me prennent au sérieux et entendent mes angoisses.
J'ai toujours mal, je ne sais toujours pas pourquoi ma moelle bosse de travers, mais de savoir où je mets les pieds, l'air de rien, ça aide quand même beaucoup à supporter.

"Oui c'est la même... chanson...."

mercredi 26 septembre 2012

J'avais 16 ans


Ce week-end, il ne m'est rien arrivé.
Rien de négatif, je veux dire.
Une trève incroyable, au point que chaque heure je m'attendais à une big catastrophe.
La force de l'habitude, hein...

Mardi dernier, ma fille aînée a reçu un pré-agrément, pour garder des enfants dans son nouveau chez-elle (chez Mulan, dit son fils) à condition qu'elle sécurise toutes les ouvertures et qu'elle achète une poussette double. Samedi, elle en a trouvé une d'occase, à une demi-heure de train, mais 4h de trajet en tout : Maxence passant le we chez son père, et Zazoune chez son copain, me voilà donc seule, et tiens, justement, pile devant le cinéma !

Ça fait bien un an que je n'y suis pas allée, si ce n'est plus. Séance de 11h, 5 euros, c'est parti ! Ma première intention c'était "Du vent dans mes mollets", conseillé par Coline. Mais je me laisse finalement embarquer par "Camille redouble".

Chouette moment. J'étais toute seule dans la salle, avec mon paquet de M&M's - aux cacahouètes, c'est ceux qui se rapprochent le plus des Treets.
Et justement, les Treets, et le tee-shirt Fido Dido, la K7 du walkman, et la sangle du sac en bandoulière, tant de petits détails discrets, presqu'imperceptibles à la conscience, m'ont replongée pendant près de 2h dans cette année 85 que revit Camille.

Les critiques sont à fuir : plagiat ou pas du Peggy Sue de Coppola (m'en fous je ne l'ai pas vu), je crois qu'il faut regarder ce film en ayant vécu ces années-là, à cet âge-là. Avec cette idée en tête : Et si ça m'arrivait ? 
L'actrice réussit l'exploit de jouer une gamine de 16 ans sans trucage, sans maquillage, avec son corps et ses formes de femme de 40 ans, et ça fonctionne à merveille. Bon, ce n'est pas le cas de son chéri, que j'ai trouvé moins bien.

Et me voilà donc toute songeuse. Le film commence par une séparation douloureuse, du coup quand elle a l'occasion de tout recommencer, elle voudrait bien changer le scénario, dont elle connaît la fin. Je vous laisse découvrir par vous-même si elle y arrive.

Et moi ? Si je me trouvais catapultée l'année de mes 16 ans ? Est-ce que je changerais des trucs ? Est-ce que je me servirais de ce que j'ai appris, au prix fort, pendant 30 ans ?

Camille veut à tout prix avoir sa fille, telle qu'elle la connaît dans le futur. 
Moi je ne sais pas trop. Ce que sont mes enfants, ce qui fait leur essence, est-ce dû à leur père ? à ce que j'ai vécu avec lui ? Ils ne seraient sans doute pas physiquement pareils, ils ne seraient peut-être même pas là (bon ok, ça j'en doute !) mais je crois que quelque part, CES enfants-là sont les miens, et seraient miens même dans d'autres circonstances. 
Par contre, oui, sans hésitation, je leur donnerais un père digne de ce nom.

Pour le reste...
Je crois que je vivrais une vie totalement différente. A commencer par mes études, et mon métier. Pas d'étape banlieue parisienne, c'est sûr. Et si je devais recommencer chaque histoire d'amour ? Oh non, avec mon expérience bien en mémoire, la première serait la bonne. Pas la peine de me gaspiller à vivre les autres, haha !

Nul doute que ma vie serait fabuleuse !

En fait...
Peut-être qu'elle serait fabuleuse au regard de ce que je vis aujourd'hui.
Mais en vrai ?


mardi 18 septembre 2012

Motivation


L'année de mes 45 ans a été plutôt sympa, dans l'ensemble.
J'ai attaqué avec un voyage-surprise en Turquie, j'ai touché mon indemnité de départ, mon livre a été publié, j'ai déménagé, j'ai réussi à retourner au travail, et le 31 décembre, j'ai invité des amis pour le réveillon (bah pour qui me connaît IRL, c'est un exploit...)

L'année de mes 46 ans est absolument détestable. Surtout dans les détails. 
J'ai attaqué avec deux mois de famine, je n'ai pas touché d'allocs de la CAF (et ne les toucherai pas), j'ai dû fermer mon blog de vente, et rendre mon appartement, j'ai vendu 2 bouquins (à des inconnus), je me suis vautrée au concours infirmier, et mes vieux démons reviennent au triple galop, alors que personne ne les a sonnés, hein...

Crise de la quarante-sizaine oblige, le ciel gris n'arrangeant rien, en ce mardi maussade me voici ruminant mon triste sort à la médiathèque, où je lis un 26ème album à Maxence en attendant de retourner chez sa mère - elle passe l'entretien d'agrément justement cet après-midi, quand son fils n'a pas dormi de la nuit, et a hurlé dès 6 heures du matin "J'veux pas aller à l'école aujourd'huiiiiiiii !!"

Je rumine, donc. 
La liste complémentaire s'est arrêtée à 40, la rentrée à l'IFSI pour cette année est définitivement impossible. 
Les inscriptions à l'IED-Paris 8, pour une licence psycho par correspondance, s'arrêtaient hier, 17 septembre. De toute façon, j'étais bien loin de disposer des 199 + 186 euros demandés.
Mon contrat s'arrête le 31 octobre, à la crèche. Ensuite, éventuellement, suivra un autre contrat pour compléter le 80% de la collègue - 7h par semaine, tous les mercredis... au maximum jusque fin mars, pour ne pas perdre mes indemnités chômage si durement acquises.

Je tourne en rond.
Toujours les mêmes obstacles, depuis des années.
Des idées, plein, mais faut des sous... et j'ai rien.
Rien que ces p*tains d'envie qui me tiennent debout, pleine d'espoir qu'un jour...

Fin de l'entretien.
On remonte dans la voiture, l'enfant épuisé (mais sage) et moi. On retrouve sa mère, qui cueille sur le pare-brise le PV que je n'avais même pas vu. 
Je n'en peux plus. 
Il faut que ça change.

Les années qui se finissent en 3, dans ma vie, sont bouleversantes. Par paire, a priori.
Ruptures géographiques d'abord : en 73 je suis partie vivre en Guadeloupe, en 83 je suis revenue en métropole. Avec les chocs climatiques et culturels qui s'imposent.
Ruptures sentimentales ensuite, en 93 j'ai divorcé, et en 2003 ... ça ne se raconte même pas... pas de mot pour cet adieu-là.

Alors ?
Qu'est-ce que je vais fracasser en 2013 ?

Oui je sais : l'année (pourrie) n'est pas finie.
Si ça se trouve...



samedi 15 septembre 2012

Un dernier pour la route ?


Elle sort de son immeuble en courant, Maxence sur ses talons, les yeux pleins de larme.
"L'école a appelé, elle est tombée sur la tête, elle est consciente mais ne répond pas, ils ont appelé les secours ..."
Dans la ruelle, l'ambulance est ouverte. Elle saute hors de la voiture que je vais garer.
Je cours aussi vite que possible, ma canne martèle, le petit agrippe ma main.
"Doucement ! Ne vous en faites pas, rien de grave, attendez là, on va vous la chercher !"
Elle sort enfin entre deux pompiers, pâle, tremblante. Je note les taches de sang, le genou gonflé.
Les urgences, encore garer la voiture. Le docteur, blagueur. 
De la colle pour la coupure au front, 3 cm, elle ne s'est pas ratée.
Les réflexes : tout est ok, elle n'est pas plus dingue qu'avant.
L'arcade sourcilière a morflé, la cheville, le genou. Mais rien de cassé.
Une grosse peur. Un tour en ambulance, avec sirène et gyrophare, pour la faire rire.

Allez, c'est bon, les gars, là. On arrête, hein ?

jeudi 13 septembre 2012

Suricate et requin-citron


Il est entré en moyenne section cette année, mais attend avec impatience le CP, parce que "c'est là qu'ils habitent, les maîtres, et moi je veux un maître, moi..." et qu'au CP, il aura un petit chien qu'il appellera Abeille Tomate Légume.

Il a la "chair de poulpe", fait des "bissous" et appelle les churros "les nouget's de la plage".
Il différencie sans problème la tête en ballon de foot du pachycephalosaurus de la crête punk du parasaurolophus, et te dit "aye-aye", "otarie" ou "requin-citron" quand on joue aux animaux.

Il répond seul au démarchage téléphonique : "Allô je suis bien chez Mr/Mme *** ? - Oui... - Euh... je peux parler à Mr *** ? - Oui, d'accord !" Et il attend que la dame/le monsieur lui parle de merveilleuses piscines/assurances/salons en cuir, ou du bouquet Orange à 5 euros au lieu de 92... Quoi ? Mr *** c'est lui aussi, non ?

Il regarde la télé d'un oeil de plus en plus expert, trouve que le Spiderman en chair et en os qui s'invite à l'anniversaire "c'est trop waouh !", tremble de joie parce qu'il s'est levé assez tôt pour Dora, ou qu'il peut goûter devant Redakai. Il pose des questions sans arrêt devant les films et séries, "pourquoi elle pleure ? elle est où la méchante ? elle est méchante elle ? c'est la police qui va venir main'nant ?"

Il rentre très énervé de l'école parce que son copain Evan, "il aime les spaghetti de fromage !!" Et alors, demandons-nous en choeur ? "eh ben c'est pas rigolo, je mange, je lui donne, je mange, je lui donne, tout le temps, et le paquet il est fini !! J'en ai marre !!!"

Il cache les jouets et les livres qu'on ne peut pas acheter dans les magasins, "et quand j'aurai pleeein de petits sous je viendrai les chécher hein d'accord ?!" Il a été stupéfait d'apprendre que le Père Noël le regardait tout le temps et même maintenant, pour vérifier qu'il était sage... "Mais il est où le Père Noël ? moi je le vois pas !"
Il refuse qu'on parle de la rue Broca et de sa sorcière, d'ailleurs dans sa nouvelle maison, "il n'y a pas de sorcières, parce qu'il n'y a pas de placard à balais !!" Son dessin animé préféré, c'est Mulan, et quand il sera grand, il travaillera/habitera dans un zoo.

Il appuie "su le séro pou aller en bas et su le 6 pou aller en haut ! moi tout seul !!", il pleure quand il n'est pas le premier et explose de rire en répétant en boucle pipi caca pétou. Connaissez-vous d'ailleurs la blague hyperdrôle de la bouteille remplie de pipi et du gâteau au chocolat-caca ? 

Il a bientôt 4 ans.

Du concentré de bonheur !

mercredi 12 septembre 2012

"Un soleil illumine chaque ombre"



Pensée positive ?
Quelqu'un veut acheter ma voiture.

Tire le fil :
Copine explose sa voiture mercredi
jeudi et vendredi je l'emmène à l'école et la ramène chez elle
dimanche je m'explose, 
c'est elle qui m'emmène à la pharmacie de garde
garde la voiture, bien sûr,
pour aller à l'école le lendemain
lundi
soir
la voiture ne démarre pas
passe la nuit là-bas
mardi, un papa dépanneur
les dépanne
et propose d'acheter la voiture
en l'état.

Brille, brille, petit soleil triste
et que chaque ombre révèle un trésor

A force

dimanche 9 septembre 2012

Agrafer de l'eau à un arbre


Combien de temps faut-il pour laisser tomber ?
Est-ce qu'un jour, il devient évident que c'en est trop ?

Je ne sais pas trop pourquoi, ni comment, je reste debout.
Je crois que je suis K.O debout.
Je continue.
J'encaisse.
J'avance.
Je n'y suis plus.

C'est incroyable,
c'est irréel : quand je le raconte autour de moi, 
je suis la première à ne pas me croire.
Des exemples ? La liste est longue. Les derniers...
La scie sauteuse trop vieille pour les nouvelles lames, qui ne vont pas sur la nouvelle, qui ne scie pas..."Revenez avec le ticket !"... Celui qu'on a oublié dans la voiture du fiston, reparti à 700 bornes d'ici ?
La CAF qui compte me faire vivre jusqu'en janvier 2013 sur mes revenus 2010... 
L'extinction de voix le jour du casting, la veille du karaoké...
La virée joyeuse en voiture avec la copine, qui casse l'embrayage ET explose la pompe à eau...
La banque qui bloque le montant du loyer du 10 septembre.... le 23 août... "paiement futur"...
L'incendie monstrueux du magasin de pneus, qui paralyse juste les rues à prendre pour déposer à temps ma fille et son collègue... ils devaient y aller à pied... "Je vous dépose ça ira plus vite !"
Le radar qui me flashe (encore une fois) à tort, parce que je tourne et attends que les véhicules en face passent... Ma dernière contestation a mis près de deux ans à aboutir.

Jour après jour.
Dans tous les domaines.
A se demander, désormais, où est la réalité.

Je ne sais plus où j'en suis.
Quand ça arrive,
quand ça m'explose à la figure,
comme ça, bam !
je regarde autour de moi,
je cherche comment me réveiller.
J'éclate de rire
ou en sanglots
ou les deux en même temps.
Je vais finir par éclater
tout court.
Juste ça
BAM !

Édit de 20h40
Quand y'en a plus y'en a encore
Il y a 4 h, j'ai explosé ma cheville, mes deux genoux
et accessoirement le meuble que je portais.

samedi 18 août 2012

Sainte-Hélène


C'est ma fête aujourd'hui.
Mon prénom vient d'une grand-tante de mon père, qui aurait su accueillir ma mère, lorsqu'elle est entrée dans ma famille paternelle.
Mamylène.
Je me rappelle son appartement parisien, où on allait une fois l'an peut-être, peut-être moins.
Je me rappelle les souris en réglisse tendre, dans la bonbonnière délicate, qui côtoyaient les têtes-nègre plus dures et fortes en goût. Je revois le contraste des grains de sucre du pelage des souris, avec la peau lisse et luisante des visages aux gros nez...
On ne devait prendre qu'un bonbon, un seul. Et j'hésitais si longtemps, devant cette bonbonnière ouverte dont j'avais rêvé des semaines entières avant la visite, que finalement un des adultes présents (ma mère ? Mamylène ?) me fourrait de force l'une des formes dans la main.
Le choix était fait.
Évidemment, je regrettais de ne pas avoir l'autre.

jeudi 19 juillet 2012

Été



"Ignore-le....

Des journées hyperchargées.
Toujours la course aux papiers, aux sous, aux dossiers qui coincent.
Les travaux à la crèche, qui terrorisent les bébés trop nombreux.
Embouteillages, soleil accablant... oui, je suis privilégiée, je peux me plaindre d'avoir trop chaud.
Des nuits si courtes, des matins survoltés.

J'aimerais bien gagner au Loto.
Et faire ce que je veux de mes journées.

... Il finira par se lasser"



mardi 17 juillet 2012

On ne fait que semblant


Comme un fil entre l'autre et l'un
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients
Il se promène impunément

Et tout un peu tremble
Et le reste s'éteint
Juste dans nos ventres
Un noeud, une faim
Il fait roi l'esclave
Et peut damner les saints
L'honnête ou le sage et l'on n'y peut rien

Et l'on résiste, on bâtit des murs
Des bonheurs, photos bien rangées
Terroriste, il fend les armures
Un instant tout est balayé

Tu rampes et tu guettes
Et tu mendies ses mots
Tu lis ses poètes
Aimes ses tableaux
Et tu cherches à la croiser
T'as quinze ans soudain
Tout change de base et l'on n'y peut rien

Il s'invite quand on ne l'attend pas
Quand on y croit il s'enfuit déjà
Frère qui un jour y goûta
Jamais plus tu ne guériras

Il nous laisse vide
Et plus mort que vivant
C'est lui qui décide
On ne fait que semblant
Lui, choisit ses tours
Et ses va et ses vient
Ainsi fait l'amour et l'on n'y peut rien


Je ne la connais pas 
autrement qu'à travers son blog, 
pourtant
ce soir, 
je tremble devant cette nouvelle nuit qu'elle va traverser, avec son fils,
sans savoir s'ils ont atteint la rive ce matin.
J'ai envie de lui tendre la main.
Danse encore, Coline, chante ta vie.
Je pleure avec toi.

mercredi 20 juin 2012

Couacs en série


Quand deux canards se disputent, ça donne.... un conflit (blague inside)

Je ne me dispute pas vraiment avec elle, mais je galère.
Je ne comprends pas. Je n'y arrive pas. Et ça, j'aime pas !

C'est une collègue, plus jeune que moi, plus speed, plus investie, plus "en projet" que moi.
Elle vient de signer pour faire construire.
Sa fille a pratiquement l'âge de mon petit-fils.

Mais pourquoi ça coince ?
J'accumule les actes manqués, 
face à elle j'ai l'impression d'être nulle, d'être molle,
j'oublie de faire des trucs, j'entends de travers,
je ne vois pas ce qui est sous mes yeux.

J'essaie de regoupiller la grenade
mais ça va péter
c'est sûr
et ça me désole.

jeudi 14 juin 2012

Salsifis main'nant !!

Des fois, tu vis des trucs, tu te dis "Waouh !" et en réalité c'est juste nul.
Des fois, tu vis d'autres trucs, tu te dis "Hey, mais c'est quoi c'te bouse ?" et en fait, après, tu regrettes de ne pas en avoir profité.
Un peu.
Beaucoup aussi.

J'ai donc reçu mes notes aujourd'hui.
Nous applaudissons le 15,5 en culture générale.
Que j'étais pourtant sûre d'avoir foiré.
Nous passerons sur le 9,5 en tests psychotechniques.
Que j'avais fini par croire pas trop mauvais.
Nous oublierons immédiatement le 10,5 à l'oral.

35/60
Pfffff.
Mais c'est nul !

mardi 12 juin 2012

Résultats

Raté.
67ème sur liste complémentaire.


samedi 9 juin 2012

Du stress, des strass, détresse, pas de tresses



A tout problème, il y a une solution.

Chaque fois que tu as envie de pleurer, essaie plutôt de sourire. Essaie !

Oublie que ton bus est en retard, attends le prochain... pas grave si tu y perds une heure entière, et qu'en fait, tu n'as pas le temps de rentrer chez toi avant de partir travailler. Et le même soir, tant qu'à faire, rate-le de quelques minutes. Voilà, tu commences à apprécier, je le sens, allez, attends une nouvelle heure, c'est tellement le fun !

Ne tue pas tout de suite le garagiste qui t'apporte la mauvaise taille de roue, reviens juste le lendemain. Il ne sait pas que ta voiture t'a lâchée au pire moment, entre trois déménagements, un oral de concours, un spectacle de danse de fin d'année, tu sais, celui avec répèt en plus le matin, le dimanche : le jour où il n'y a pas de bus. Quand tous ceux que tu connais en ville, avec une voiture, sont partis en week-end.

Écris et réécris et recommence, encore, cette lettre pour expliquer à EDF qu'il doit y avoir erreur, qu'on ne peut PAS prélever 400 euros en janvier, ET en avril, sur un compte bancaire à l'agonie, ET éditer deux nouvelles factures de 379 euros/653 euros à ce même client - non compris les frais de déplacement pour coupure ET rétablissement dans la même journée, "en effet au vu du relevé de consommation réelle nous vous devons 440 euros".

Retourne à l'hypermarché qui ne t'a pas décompté les promotions comme il faut, 12 euros ça compte quand même. Mais n'étrangle pas l'hôtesse d'accueil qui te réclame les marchandises achetées la veille : fais juste un troisième voyage, le soir même. Avec les marchandises. Qu'elle vérifie. Après tout c'est le week-end, t'as que ça à faire.

Et puis, allez, imagine cette assistante sociale abjecte, ligotée, bâillonnée, embrochée au-dessus d'un feu géant, et tourne, tourne, tu oublieras plus facilement son mépris et son incompétence évidente, une fois de plus - encore ?! mais tu les attires ou quoi ??

Respire.
Regarde ce champ de blé magnifique, et tant pis si le ciel est gris.
Raconte des c*nneries. C'est un éclat de rire qui te protégera.
Demain il fera beau.
Des traces.
Ta race !