jeudi 9 décembre 2010

Espoir

Depuis environ 6 semaines, j'ai débarrassé une des chambres inutilisées de l'appartement "là-haut" (en opposition avec l'appart de ma fille aînée "en bas") et j'y ai transporté mon lit et mon ordi.
Le temps de prendre de nouvelles marques (plus de télé le soir pour m'endormir, la connexion internet - que j'ai eu du mal à installer - qui coupe au bout de 2h, la proprio juste au-dessus qui est vraiment bruyante, la température beaucoup plus fraîche ... entre autres) je commence tout juste à "habiter" vraiment la pièce.
Hier, la Zazoune a étendu son duvet fraîchement lavé sur la porte de ma chambre. En me couchant, j'observais ce grand machin sombre, soupesant les risques de faire un cauchemar si je le trouvais penché sur moi cette nuit. L'enlève, l'enlève pas ? Il n'était pas encore sec...

C'est un mouvement infime au bas de la porte qui a attiré mon attention. Un déplacement minuscule, une modification à peine perceptible de l'espace qui m'entourait. Une patte d'araignée.

Ça fait plus d'un an que personne n'utilise cette pièce. Pas de fourmis, pas de mouches, pas de mites, rien, rien qu'un souffle d'air et une immense solitude, un désert de vie. Mais comment font-elles pour résister malgré tout ? Quel est leur but, quels projets forment-elles, tapies dans leurs toiles dérisoires qui n'attrapent que la poussière ?

Araignée du soir...
Oui bon, excuse-moi de t'avoir aplatie.

samedi 4 décembre 2010

Ne t'inquiète

On prend les mêmes et on recommence ?
Une boîte aux lettres vide, un calendrier qui écoule ses jours, une impatience qui grandit à mesure...
Plaçons un petit voyage à l'Inspection Académique, en début de semaine : "Oui, c'est sûr, un courrier vous a été adressé, voyez..."
Je vois.

Quelles sont les nouvelles du front ?
J'ai démissionné. Très officiellement.
J'ai immatriculé mon auto-entreprise le 29 octobre, et me suis inscrite à Pôle Emploi le lendemain. Dans l'ordre, pour ne pas perdre mes droits à indemnisation, dans 4 mois.
Puis j'ai envoyé le numéro SIREN à l'I.A quand je l'ai reçu, le jeudi : d'abord un mail, pour l'urgence, puis un courrier, dans la foulée.
Silence radio depuis.
Mais mon salaire m'a été versé samedi dernier.
D'où la virée, lundi, à Montpellier.

Je suis donc "agent en cessation de fonction" depuis le 29/10. Mais deux nouvelles, complémentaires :
1 : la peau de vache qui me faisait des misères est partie (il y a peu) à la retraite
2 : la jeune qui l'a remplacée n'a pas pu agir pour le versement de l'indemnité pour décembre, et a demandé à ce que mon salaire soit maintenu jusqu'à ce versement, soit (si tout va bien) en janvier.

Une troisième nouvelle, moins sympa : il lui semble avoir lu quelque part que le versement de la deuxième moitié ne pouvait intervenir qu'après 6 mois d'activité. Glups.
Elle vérifie, et si rien ne le confirme, 2e versement en février...

Je suis donc à la recherche d'un boulot alimentaire, pour assurer les charges-plancher mensuelles, en attendant que le carnet de commandes se remplisse. Pour l'instant, que des gardes d'enfants.... fait suer.... mais je ne bouge pas tant que je n'ai pas le courrier-papier officialisant ma situation.

Et la boîte aux lettres est vide.

lundi 22 novembre 2010

Le temps qui court


Deux anniversaires coup sur coup (Mister Monster, et sa mère), beaucoup de tricot, le coup de barre à 21h grand maximum, des envies de soupe et de tarte aux pommes fumantes, la vue brouillée de près, les os qui craquent, tous ces cheveux blancs...
Je me vois vieillir.

dimanche 14 novembre 2010

The Great American Aran Afghan


Non je ne me suis pas mise à l'anglais, enfin si, d'une certaine manière : je me lance dans un plaid tricoté de 24 carrés, dont les explications (en anglais) sont rassemblées dans un bouquin.
En m'inscrivant pour le KAL d'Anne, j'ai commencé à traîner sur les pages Internet similaires, et je suis tombée sous le charme de ce truc incroyable !
Premier carré fini : c'était le plus rigolo à faire, je suis plutôt fière du résultat. Un petit pull irlandais, tricoté à part, et cousu ensuite sur son support jersey (30X30 cm quand même !)

mardi 9 novembre 2010

Écrire

Je n'ai pas oublié mon blog.
Il ne m'est rien arrivé d'horrible non plus.
Et je ne pleurniche pas parce que ces méchants vilains pas beaux, ils ont refusé mon bouquin.

Non, c'est juste que, depuis le dernier billet, je n'ai pas eu une minute dispo.
J'ai fait travailler les aiguilles à tricoter, la machine à coudre, la perceuse, les bras, la voiture, le téléphone, la tête. J'ai déménagé, roulé, monté des briques, descendu des sacs, vu des tas de gens, rempli des tas de papiers. J'ai débranché mon ordi, et j'ai mis une semaine à rebrancher Internet.
Bref.
Fatiguée. Mais contente.
De grandes avancées, les choses se mettent en place doucement, mais j'y arrive, enfin.

Une photo de bouquin en tête ? Oui, Edilivre m'a envoyé un mail très sympa, le comité de lecture est d'accord pour publier : ils ont joint les contrats, et c'est parti pour la grande aventure. Peut-être que ce sera prêt pour Noël, qui sait ?

Le crumble de la feignasse

Le four est dans la cuisine d'en haut.
Et moi je suis en bas.
Avec des pommes cuites à la vapeur, en même temps que les patates et le potiron pour la soupe.

Alors ?
Alors je mélange quand même la farine, le beurre et le sucre, et puis la feignasse qui ne veut pas monter l'escalier, allumer le four, attendre qu'il chauffe, mettre les ramequins dedans, attendre qu'ils grillent, les redescendre brûlants deux par deux... oui, cette feignasse-là, elle met son truc dans une poêle, elle remue tranquille pendant quelques minutes, et puis hop ! ni vu ni connu par-dessus les pommes écrasées !

Ben c'est vachement bon comme ça aussi.

jeudi 21 octobre 2010

Le dilettante Librairies - éditions

"Madame,
Nous avons lu votre manuscrit, qui n'a malheureusement pas retenu notre attention.
Même si vos histoires sont assez drôles et agréables à lire, elles ne brillent pas par leur originalité, ni par un style particulièrement intéressant.
L'ensemble est décevant et somme toute peu convaincant. Publiable quand même bien sûr..."
Suit un paragraphe pour récupérer mon manuscrit, qu'ils ne garderont pas plus d'un mois.

Bon.

J'ai perdu un mois.

mardi 19 octobre 2010

Artaban

Et même plus encore !

Une amie m'a "commandé" une tenue pour les sorties de l'École Taurine de son fils. Elle m'a confié une veste qu'on lui a prêté, et un pantalon noir, en modèle.
On est allé acheter le tissu ensemble : de l'alcantara gris pâle, et un coupon de tissu noir à fines rayures blanches.

Plus 15 euros de boutons (5 sur chaque manche, 5 à la veste, 4 au gilet, 6 au pantalon !!) du molleton, de la doublure, du fil... 50 euros en tout.

Sauf que...
La veste, dans le commerce, vaut 230 euros ! Et le pantalon, une bonne centaine... comme le gilet. Mes oreilles faisaient la caisse enregistreuse.

Voilà le deal : premier ensemble, gratos, elle paie les fournitures, je couds, son fils fait le mannequin (et la pub...). Deuxième ensemble et les suivants : 100 euros la veste, 50 le pantalon, 25 le gilet. Le double si c'est pour un copain.
Et une commission de 10% pour chaque client "complet"(veste, gilet, pantalon) ramené.

J'ai complètement raté la veste.
Col tout mou et déformé, poches asymétriques, manches trop longues et trop larges, molleton trop épais (aspect doudoune)... Une catastrophe. Et le pantalon ne montait pas assez haut.
Quentin est donc sorti ce week-end-là avec sa veste prêtée. Et moi j'ai tout repris : j'ai acheté un patron, recoupé un pantalon, caché les poches, repassé le molleton, refait le col avec du tissu noir satiné.

Résultat en photo au début du billet.
Et Votre Serviteur, fière comme une carotte de bar-tabac.
Allumée.

dimanche 17 octobre 2010

Et marcher


Vendredi après-midi, derniers beaux jours où le soleil chauffe vraiment, on part faire le parcours de santé à Bourbaki, vous savez, ces promenades organisées dans une forêt, avec des haltes régulières pour sauter des poutres ou marcher dessus, faire des abdos, se suspendre...

2.5 km à respirer à grandes bouffées, la dernière moitié avec le petit monstre sur les épaules, épuisé d'avoir couru tout le début du trajet.
Ça fait du bien.

Mon corps existe encore.

vendredi 15 octobre 2010

L'heure tourne

Hier, réunion à la Chambre des Métiers.
Obligatoire si je veux m'installer comme couturière, en auto-entrepreneur.
Histoire de voir si je peux "survivre" sans l'Éducation Nationale.

"L'immatriculation se fait sur rendez-vous exclusivement. Et nous ne sommes que deux... Alors là, euh... il faut compter... euh... voyons... euh... le vendredi 29 octobre ! Ça vous va ?"
Qu'est-ce que tu veux que je te réponde, vraiment ? Euh... Non non, je préfère demain plutôt... Tu viens de me dire que vous n'êtes que deux !

Bon.
Où en suis-je vraiment ?
La dépression est terminée. Je ne sais pas comment j'en suis sortie, tout comme je ne sais pas comment j'y étais entrée.
Je continue à prendre l'Abilify. Délai pour les effets : de 3 semaines à 3 mois. Autant dire que je ne sais pas si c'est ce médicament qui me stabilise.
Globalement je me sens mieux. Moins étrangère à ma vie.
J'envisage d'occuper mes journées, de me lever le matin, de faire des choses, agréables ou non, sans ce poids énorme qui m'étouffait dès le petit jour.

Je suis allée passer la semaine dernière chez ma soeur, et j'ai réussi à "faire du social" sans jamais péter les plombs, ni être mal, malgré les heures permanentes passées ensemble. Au contraire, je me suis sentie utile, sans mon habituelle impression de faute à expier, rends service, donne-toi à fond et tu seras pardonnée.
Je suppose que j'ai franchi une étape. L'autre nouveauté, c'est que je ne m'interroge pas là-dessus.

Il va tout de même falloir que j'arrive à reprendre rendez-vous avec la psy : pas vue depuis début septembre... Je ne sais pas pourquoi je n'y arrive pas.

Bon, finalement, il y a plein de choses que je ne sais pas.........
Tant pis.

Édit de 20h : j'ai reçu au courrier ce midi la confirmation de prolongation de mon congé ........ jusqu'au 4 janvier 2011. Et après, on nous parle du trou de la Sécu, pfff !

mercredi 13 octobre 2010

TLMVPSP

Sélections à Brive-la-Gaillarde, les 6,7 et 8 octobre.
Je suis chez ma soeur, à Tarbes, allez hop ! je m'inscris.
Jeudi 7, départ un peu après 10 heures, seule avec ma brave Lili. Le plein, l'autoroute par Toulouse, j'arrive à Brive un peu avant 14h, je m'arrête à Carrouf, fais développer ma "photo récente" : oups, le format identité mesure en fait 10x15, je souris en TRÈS gros plan ! Tant pis, pas le temps de traîner, je dois encore me changer et trouver la salle des Châtaigniers, allée des Châtaigniers (se sont pas foulés...) à Malemort.
J'y arrive à 14h40, après un petit détour par la Mairie et sa salle Polyvalente. Coup de bol, ils sont encore tous dehors, sous un soleil de plomb. On nous fait rentrer, on sépare ceux qui sont venus à plusieurs. Nous sommes une petite centaine je dirais, beaucoup plus de mecs, tiens...
Ça attaque fort, distribution d'un questionnaire de 50 questions, "vous avez 7 minutes !" Même pas le temps de copier sur les voisins, "il vous reste 2 minutes", flûte comment il s'appelle ce détective new-yorkais moustachu interprété par Stacy Keach ? "Il vous reste 30 secondes" et hop ! Jeanne Moreau qui joue Mahaut dans un téléfilm de 2005 s'envole avant que j'aie le temps d'écrire Les Rois Maudits... Maudits Rois plutôt...
Deuxième partie. Grégory, qui décidément a bouffé un clown dans son sandwich, nous explique que nous allons passer par groupes de 4, pour une petite présentation, à la suite de quoi, vers 17h, une première vague d'éliminations aura lieu.
Je suis appelée presque tout de suite, il me semble que j'assure pas mal, en tout cas j'arrache un sourire à Christian quand j'explique que s'ils refusent ma démission, j'ai intérêt à aller en classe, parce que sinon, ouh la la, je n'aurai plus le droit ... d'aller en classe ! Il me pose encore plein de questions sur la démarche, "on n'en parle jamais, tiens, des gens qui voudraient démissionner !" et puis il passe à ma voisine, retraitée de la Police, avant le grand tout mou, directeur financier qui a démissionné (encore ??) pour ne pas se battre avec son patron, et enfin un retraité (ENCORE ???) suisse qui n'habite pas en Suisse et continue à travailler...
Il est 15h12, les dés sont jetés, reste à attendre, près de 2h. Je discute avec quelques candidats, en profite pour noter les questions, et leurs réponses : j'estime avoir 17 points, c'est pas trop mal, vu les conditions.
17h. Monsieur-Je-Rigole-Tout-Seul revient, annonce que le meilleur a fait 36, et le pire seulement 1. Remous dans la salle. Je suis contente de moi, j'ai une honnête moyenne...
Il explique aussi que ces résultats ne sont pas déterminants : on cherche un ou une future championne, capable d'assurer devant les caméras et Nagui, 5 enregistrements à la file avec une minute douze de pause entre chaque, et pourtant "faut garder la banane, chaque émission est un nouveau spectacle pour le spectateur qui allume sa télé le midi..." Il nous faut comprendre que "des fois on se sépare de gens qui ont fait un très bon score au test, mais qui ne nous ont pas montré ensuite qu'ils pouvaient monter toujours plus haut, et déconner, et surprendre..."
Bon, assez discuté, tu nous la sors ta liste ou quoi ?
Il blablate encore plusieurs longues minutes, s'excusant presque de ne pas pouvoir garder tout le monde. Puis égrène 8 ou 9 noms. Dans le vacarme silencieux de chacun des battements de mon coeur, je ne réalise même pas qu'il n'appelle que des filles.
Il s'arrête, dit : "Bon, merci aux autres d'être venus... non j'déconne... les garçons maintenant" et recommence sa liste de noms. Je mets un moment à comprendre que c'est fini, qu'il ne m'appellera pas. J'ai l'impression d'avoir pris un coup sur le haut du crâne, je reste là, perplexe, je le fixe, en train de poser ses feuilles une par une, ses feuilles où la mienne n'apparaîtra pas.
Tout le monde se lève, ramasse ses affaires, discute, râle, rigole. Je me lève aussi, je m'en vais, ma voisine me parle, je n'entends rien, salue machinalement, branchée en pilotage automatique, je suis maintenant assise au volant de ma voiture, abasourdie.
Le téléphone.
J'appelle ma Nanette, c'est le répondeur. J'appelle ma Zazoune, elle attendait, je n'arrive pas à lui dire que c'est fini, c'est fichu. Je pleure enfin un gros coup, un nuage, une averse d'été. M'en fous.
Double appel, c'est Nanette, nouvelle averse, vite balayée par mon retour : alors, je m'arrête à Toulouse à Pizza Hut tu veux ?
J'appelle le répondeur du fiston, au boulot, arrive à lui dire sans pleurer que je ne suis pas sélectionnée. Les affaires reprennent. Je démarre, m'enferme dans les embouteillages. Et fais demi-tour 20 minutes après. Ce n'est pas possible, je ne peux pas partir comme ça, sans savoir.
Dans la salle, les 40 heureux élus se marrent.
Et je me prends la claque : situation administrative pas claire, on ne prend pas les congés maladie, déjà qu'on évite les chômeurs, vous comprenez...
Non.
Je repars.
M'en fous.
Pi d'abord, je réessaierai, t'ar'ta'gueule.
Avec mon nom de jeune fille, pi une autre adresse e-mail et un autre numéro de téléphone. Et cette fois je s'rai instit. Point.

lundi 11 octobre 2010

"Les muets parlent aux sourds"

Conférence-débat à Montpellier : Boris Cyrulnik, pour son dernier livre "Mourir de dire : la honte"
J'aime bien ce que fait ce type. C'est de l'espoir en barre. La lumière au bout du tunnel.

Extraits (pas mot pour mot, quand même, faut pas exagérer hein) :
"Les honteux disent tous : j'aurais voulu rentrer sous terre. C'est un vocabulaire de gibier, et vous, les Autres, êtes les prédateurs."
"La culpabilité participe de stratégies sociales, je rachète ma faute. La honte au contraire est cruellement individuelle, je suis minable, je ne mérite pas d'être parmi vous. Pourtant, elle n'existe que par et pour la société : si je ne tenais pas absolument à entrer en relation avec vous, je me moquerais de votre regard, de votre jugement."
"La honte est un sentiment superficiel, dont on peut s'affranchir. La culpabilité relève davantage d'une libération, souvent en échange d'un paiement."

J'ai dû partir avant la fin, quel dommage ! Mais la conférence a été enregistrée, et sera diffusée par Radio Clapas bientôt : j'espère pouvoir profiter de la suite.

samedi 2 octobre 2010

Des jours trop courts

2m25 tout de même la bestiole... Même en deux morceaux, faut se le taper : dans l'appart d'en bas, la porte d'entrée est coincée par l'évier d'un côté et l'escalier de l'autre, du coup faut passer les meubles imposants par ........ la fenêtre !

Petit flashback : ma Nanette, 24 ans bientôt, a terminé sa formation d'auxiliaire de puériculture en juillet, et s'est "accordé" 3 mois de vacances, elle cherche désormais du travail. Elle a repéré une ferme pédagogique à vendre dans le coin, mais pour décrocher un prêt suffisant, a besoin d'un apport perso ..... dont elle n'a pas le premier centime.
Quel rapport avec un canapé, me direz-vous ?
Eh bien, depuis un peu plus d'un an qu'elle est revenue habiter en bas de chez moi, elle campe avec de vieux meubles, lit, frigo et autres placards, récupérés à droite et à gauche. Quand on n'a pas de sous...
Là, elle a (peut-être) trouvé un poste sur Lyon, et devrait (peut-être) s'installer là-bas, le temps de finaliser le projet ferme pédagogique. Du coup, la "pauvreté" de son cadre de vie lui a sauté aux yeux quand on a commencé à envisager un déménagement. Elle s'est donc mis en tête d'acheter un canapé d'occasion, parce qu'il y en a des tas dans la région.
Elle a trouvé et réservé le modèle que j'ai mis en photo plus haut, c'est le TEAM d'Alinéa, initialement à 475 euros, qu'elle a décroché pour 200. Plus le camion. Plus l'essence du camion. Plus le péage. On arrive à 300.
Ça reste une bonne affaire : il est quasi-neuf.

Mais ça donne un mercredi un peu chargé pour Mamoune, la seule à avoir le permis depuis plus de 5 ans pour le camion....
A 9h30, je dépose la Nanette à son rendez-vous avec l'assistante sociale.
A 10h, je loue le camion.
A 10h20, j'avale les 70 km pour aller chercher le canapé.
A 11h15, impossible de me garer devant, je tourne et je me perds avec un camion de 9 m3 dans les petites rues médiévales et fleuries de ce bled à la c**
A 12h, je suis de retour devant la porte du vendeur.
A1215, je me re-tape les 70 km dans l'autre sens.
A 13h10, je gare le camion dans l'avenue et j'attends : le loueur ré-ouvre à 14h.
A 13h30, j'avance le camion dans ma toute petite rue aux p*** de virages à angle droit et je l'arrête juste devant la fenêtre.
A 13h45, je dépose le dernier morceau de canapé dans l'appart et je reprends le camion dans les mêmes petites rues.
A 13h55, je manoeuvre en marche arrière devant les pompes, à Leclerc, parce que (évidemment !) la trappe à essence se trouve de l'autre côté !
A 14h05, je me bats toujours avec le bouchon du réservoir dit "de sécurité".
A 14h10, je décide de repartir, fermé ou pas fermé JE M'EN F** M** fait CH**!!!
A 14h20, je gare le camion dans la cour du loueur.
A 14h30, on est toujours en train d'essayer de comprendre comment ça se fait que j'aie fait 263 km en tout, au lieu des 150 réservés.
A 14h45, je récupère ma voiture au parking de la gare et je continue à rouler comme avec mon très gros machin de 9 m3.
A 15h, je fais cuire le repas que ces demoiselles n'ont pas pris : elles m'attendaient...
A 15h30, je débranche le téléphone, ferme les volets et baisse la télé, pour une sieste bien méritée.

Non.
T'as oublié ? Tu devais passer à la banque et ensuite à la Poste, pour envoyer un mandat au fiston.

Faites des gosses.

mardi 28 septembre 2010

Et voilà




Je l'ai senti, quand tous ces satanés gens se pressaient tout contre moi dans ce satané tram....


Et je sentais grouiller les microbes sur la barre que je touchais du bout des doigts, pour ne pas tomber encore plus près de toute cette foule contaminée...

Ça n'a pas loupé...

De suiis balââde... !! touss touss

Zut.

vendredi 24 septembre 2010

Un jour, une ville


Je n'aime pas Montpellier.
Je déteste Montpellier.
Je ne supporte plus d'aller à Montpellier.

Je ne veux plus me retrouver :
A la gare, où les trains ne sont jamais à l'heure et les escalators toujours en panne.
A la MGEN, accueil hasardeux, personnel incompétent*, plus d'une heure à expliquer mon dossier.
Devant ce raccourci, transformé en patinoire géante à la gadoue qui colle aux pieds.
Dans le tram, aussi serrés que des sushis dans leur bento.
Sur la Place de la Comédie, bousculée par une foule qui va toujours de l'autre côté.
Au cybercafé, où un abruti m'a laissé son chewing-gum pour décorer mon pantalon.
Au Polygone, sans aucun banc pour s'asseoir, virés des escaliers où on s'était posé.
A la FNAC, à Sauramps, où tous ces livres me tendent les bras, si chers, trop nombreux.
Dans la rue, parce qu'il fait chaud, il fait froid, il fait quoi ? bordel !

Je suis rentrée.
Ouf.

*Une dédicace spéciale pourtant à Corinne S. , qui a enfin trouvé pourquoi : ma fille n'a pas de n° de Sécu / je n'ai toujours pas de carte Vitale / mes remboursements de psy n'étaient pas pris à 100% ... La boîte de chocolats est en commande.

jeudi 23 septembre 2010

Devinette

Où ai-je passé ma soirée d'hier ?

Une boîte de biscuits...
Un bout de tissu...
Un trousseau de clés...

Il manque
Un bracelet détaché...
Des larmes...
Un escalier...

Attelle improvisée
Maman je suis tombée
J'ai mal

Hôpital
Blouses
Attente...
Des machines
Des malades
Des sourires

Je la fais rire
Maman il m'a fait mal
Attends, je vais m'en occuper
Et te le ratatiner

Tu vas voir...
Un plâtre ?
Revenir...
Repasser...
Radio...
Je manque d'air

Mon bébé tout cassé
Partons
Tu vas te coucher
Maman...

Chut
Ça va aller...
Et maintenant

Je peux pleurer.

Réponse à une devinette débile

lundi 20 septembre 2010

Ne pas s'énerver

"Comme un fou va jeter à la mer
des bouteilles vides et puis espère
qu'on pourra lire à travers
SOS écrit avec de l'air
Pour te dire que je me sens seul
je dessine à l'encre vide
un désert

Et je cours
je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
des mots que j'envoie

Difficile d'appeler au secours
Quand tant de drames nous oppressent
Et les larmes nouées de stress
étouffent un peu plus les cris d'amour
de ceux qui sont dans la faiblesse
Et dans un dernier espoir
disparaissent

Et je cours
je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
des mots que j'envoie

Tous les cris, les SOS
partent dans les airs
Dans l'eau laissent une trace
dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
en pierres d'étoile sur les rochers

Et j'ai ramassé les bouts de verre
J'ai recollé tous les morceaux
Tout était clair comme de l'eau
Contre le passé y a rien à faire
Il faudrait changer les héros
dans un monde où le plus beau
reste à faire

Et je cours
je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
des mots que j'envoie

Tous les cris, les SOS
partent dans les airs
Dans l'eau laissent une trace
dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
en pierres d'étoile sur les rochers..."


Il y a des fois, t'as beau te dire que c'est pas grave, que ça passera, comme d'hab... ben trop, c'est trop.

dimanche 19 septembre 2010

René


Chez mon fils en début de mois, j'ai fait une cure de Barjavel.

Il faut savoir qu'il n'aime pas lire, mais quand (par extraordinaire) il se prend de passion pour un auteur, il dévore tout ce qu'il peut trouver de lui. Chez lui, traînaient des livres de poche que j'avais déjà lus, et plein de Barjavel.

Je me suis donc fait, à la file, La nuit des temps et Une rose au paradis, et j'ai parcouru La faim du Tigre. Il y a quelques années, j'avais lu Le grand secret.

Ouais. Bof. J'aime pas. A la fois trop cucul-youpi-aimons-nous-et-l'humanité-sera-sauvée, et trop poussé dans la réflexion théologique du style Y a-t-il un Dieu là-haut et qu'est-ce qu'il fabrique bon sang à laisser les hommes faire d'aussi grosses c*nneries ?

Bien fichu, bien amené, intrigue agréable, style sympa (des tas de scènes de sexe quand même hein, même si c'est à base de désir dressé qui parcourt tous ses secrets et ses portes profondes, et aussi de rêve de joie plein de tendres pousses exquises et de bourgeons qui s'ouvraient...) mais je n'aime pas. Voilà, c'est dit.

Par contre, faudrait que je revois le feuilleton Tarendol : avec ma soeur, on était raide dingues de l'acteur, Jacques Penot. Pas de science-fiction, mais une histoire d'amour-fou entre deux ados, un pauvre, une riche, et qui finit super-mal, rhâââaah... J'avais à peine 14 ans, aussi.

KnitAlong ou Tricotons ensemble

Toujours dans ma démarche mes journées sont déjà trop courtes, cherchons à les remplir encore plus, je me suis inscrite au Club de tricot, à la Maison de la Vie Associative. Tous les mercredis après-midis donc, si vous me cherchez, je serai fourrée là-bas, avec un groupe de mamies et de PAPYS, oui ! moyenne d'âge 60 ans, avec mes aiguilles et mon fil, et plus tard aussi mon crochet.

J'adore tout ce qui est manuel, mais les cours de dessin étaient hors de portée de ma bourse cette année. D'autant plus que je voudrais faire du canoë-kayak sur l'Orb. Il y aura aussi le club Pyramides (mais si, souvenez-vous, l'ancêtre du Mot de Passe sur la 2, avec Patrice Lafont et Marie-Ange Nardi, à midi, rhââaah qu'est-ce que c'était bien !) mais pour l'instant, leur téléphone sonne dans le vide, snif.

Donc, club tricot : dans la foulée, inscription à ce KAL (ou tricot de groupe...), version bébé. Hé, 2.700m de laine à tricoter en version adulte, euh, voilà quoi...

samedi 18 septembre 2010

Un train peut en cacher un autre

Je n'ai pas de réponse pour mon manuscrit, je ne sais même pas s'il a été lu, si même on a ouvert son enveloppe, et je me lance pourtant déjà dans le Projet Numéro 2... PN2, de son petit nom.

C'est un livre illustré, sur mon année de formation d'Auxiliaire de Puériculture.
Je participais à l'époque à un forum de discussion avec d'autres élèves, et quand j'y racontais mes aventures, à l'école ou en stage, beaucoup me disaient : "Hey, on s'y croirait ! Quand tu écriras un bouquin, je l'achèterai !"
Je voudrais mettre en forme mes participations à ce forum, mes notes restées perso, et mes souvenirs de cette période riche et mouvementée.
Je voudrais aussi que ma fille prenne des photos de mes différents lieux de stage (crèche, maternité, centre pour enfants handicapés,...) pour l'illustrer, et en faire , comme on dit, "un beau livre", vendu surtout en période de fêtes de fin d'année.
D'où l'urgence de réécrire tout ça, et de le présenter au plus vite à un éditeur spécialisé. J'ai lu dans le Midi Libre, il y a quelques temps, une interview d'un éditeur local, qui cherchait du sang neuf.
Qui ne tente rien n'a rien...

En attendant, un petit extrait de ce que j'ai récupéré sur le forum.

Premier jour de stage en maternité. Je suis dans la salle d'opération, où j'ai assisté à une césarienne pour la première fois.

[...]Finalement ça y est, l'AP s'avance et récupère le bébé, vite vite un petit bisou à maman, vite vite elle sort, suivie du pédiatre (tiens il était là lui aussi ? c'est surpeuplé une salle d'op...) en me lançant "reste là, tu regardes la fin"

J'aurais pas dû....... j'aurais dû partir… m'enfuir... courir... loin... C'est horrible "la fin"..... les doigts qui fouillent dedans... l'utérus posé sur le ventre... la peau retroussé comme un simple tee-shirt... les bords de chaque entaille que le médecin va chercher loin, loin dedans, qu'il rapproche, qu'il recoud à grands points noirs... l'aspiration qui aspire, le sang qui saigne, la chair qui brûle et les appareils qui bippent, ouh la la, des bruits, des odeurs, le masque qui m'empêche de respirer à fond, au secours, je vais tomber !
L'anesthésiste s'en va mais quoi, tu vas où, tu as le droit de partir toi ?? et passant près de moi me dit : "Comment vas-tu ? alors ça y est, tu as lâché l'école ?" Elle enlève son masque, me claque la bise, me sourit... Ah ça y est, oui, c'est une ancienne parent d'élève, j'ai eu sa fille en CP, et nous voilà à taper la discut dans la salle d'op, c'est surréaliste, je reprends mes esprits, merci, merci !
Dernière couture, je repars dans les couloirs : mais oui, comment savez-vous que je m'y suis perdue ?? Arrivée au bloc, l'AP m'entraîne dans une salle, "elle va pousser la dame, ça y est" et c'est reparti, effectivement elle pousse la dame !

Beeeeeuuurk ! Beurk beurk beurk ! J'ai beau savoir que je suis faite pareille, que j'ai moi aussi quelque part entre mes jambes cette drôle de porte avec tous ces volets et rideaux de chair et de poils, beeeeeeeeuuuuurk ! me revoilà au bord de la nausée.. Des deux côtés sage-femme et auxiliaire appuient sur les cuisses, une 2e sage-femme relève le dos, la gynéco juste devant fouine, fouille, enfonce, agrippe je ne sais quoi, tout le monde parle, crie, donne des ordres, le monitoring fracasse les oreilles de son rythme de dingue et cette pauvre maman au milieu va éclater si elle continue à retenir sa respiration comme ça !
"Allez on souffle un peu..."
Mffffffff, moi aussi je reprends mon souffle, et tout le monde s'éloigne du lit, plus de tension, on attend, on sourit, on caresse....
Que c'est bizarre... l'aiguille reprend sa course à la grimpette, ça y est, on repart, la tension monte encore, la même excitation reprend, les cris, non on n'y arrivera pas, la ventouse, allez on pousse Mme Machin, la gynéco s'escrime, elle s'arc-boute contre la table, on dirait qu'elle va rentrer dans ce vagin énorme et distendu pour aller chercher ce bébé à bras-le-corps !!
J'ai le souffle coupé, j'attends la fin du combat, qui va gagner, je ne comprends pas ce qui sort : des cheveux ? la poche des eaux ? le front ? la maman semble se vider de ses organes, et tout à coup apparaît une vraie tête, un visage, des cheveux...tout bleus... et un flot incroyable de liquide, qui asperge la gynéco, elle a à peine le temps de reculer, il y en a des litres et des litres, et le corps du bb glisse comme un poisson dans toute cette eau qui jaillit, c'est trop beau, j'ai les larmes aux yeux. Elle l'attrape et le couche sur la mère, snif, que je suis bête, mais que je suis nigaude, je souris, c'est trop chouette !

Il est 16h, je viens d'assister à deux naissances coup sur coup, waouh, rassurez-moi, ce sera ça pendant tout le stage ?? Parce que là, euh, pardon, mais voilà quoi, gloup, faut me laisser me remettre....

Ben non, pas le temps, parce que bb ne respire pas, l'AP l'enfouit dans un drap, pas de bisou maman désolé, le pédiatre suit au pas de course (tiens il était encore là ??) et sur la table dans la salle à côté, voilà un petit tout bleu, tout mou, oh non s'il te plaît bébé pas le premier jour, respire, respire bon sang ! aspiration, claque sur les cuisses, sur les fesses, re-aspi, tousse, gémit, crache, grimace, pleure, ouiii, pleure de plus en plus fort, la peau rosit, oh la la, c'est magnifique, on voit vraiment la vie envahir ce corps centimètre par centimètre !
Un petit coup de masque à oxygène, voilà le papa, tout ému, guidé par les cris de son bébé, tout va bien, tout va bien, ouf ! [...]

Je réponds à un message, suite à ce récit.

[...]Coucou Finette ! Ça te fait rire l'anesthésiste masquée qui se jette sur moi ? Alors celle-là va te faire défaillir !
3e jour au bloc, j'arrive, fais poliment la queue au lavabo pour me laver les mains : l'AP est en train de rincer les siennes. Je me présente, "je suis l'élève stagiaire AP, de 12 à 19h ici au bloc.."
Elle lâche un bonjour, me jette un coup d'oeil, regarde ses mains. Puis dit sourdement
"Je vous connais.
- Ah ?....... (moi j'attends , j'attends toujours très prudemment... j'ai fait des trucs pas tous recommandables dans ma vie... hum..)
- Oui.
-........ (ben ouais, j'attends encore...)
- Vous étiez la maîtresse de ma fille.
- Ah ?......... (bon là je suis confuse, j'ai beau la dévisager intensément, impossible de me souvenir......)
- ......... (flûte, maintenant c'est elle qui attend ! )

Kes je fais, kes je fais, kes je dis ???????

- C'était dans quelle école ?
- A Jacques Prévert.
- Ah..... (punaise mais elle a pas fini de se rincer les mains, ça devient insoutenable cette eau qui coule, j'ai envie de faire pipi..ou de pleurer, chais plus trop..)

Booooooooooon........... va falloir le dire...... abominable........... je vais bosser toute la journée avec elle et je ne la RECONNAIS PAS ! Après UN an (ou peut-être plus, oh bon sang !) à lui parler de sa fille !!!

- Euh... (toute pitite pitite voix) je ne me souviens pas....
- Truc Machinchose..
- Aaah... aaaah oui ...... (lamentable... je suis lamentable.....) oui oui oui, bien sûr, CP, en 2000..... oui. Et comment va Truc ?

S'ensuit un moment terrible de solitude : elle ne me répond pas ! ELLE NE ME REPOND PAS !!!! Elle coupe l'eau, s'essuie les mains, me tourne le dos pour jeter les papiers à la poubelle. C'est long. C'est loooong. Je vais mourir. Je vais m'enfuir. Je vais pleurer. Je vais...
- Elle va bien. (silence) Elle est en 4e. (hein ?? j'y crois pas.. déjà ?) Elle parle encore de vous.

Ça c'est pas sympa, de retourner le couteau dans la plaie, moi je l'ai oubliée, non à vrai dire j'ai oublié la mère... Bon, on peut passer à autre chose ? S'il vous plaît ? Hein ?

Heureusement, vers 17h (oui, cinq longues heures après) elle me tutoie enfin et me considère comme la stagiaire que j'essaie désespérément de redevenir à ses yeux depuis qu'on s'est télescopé au lavabo.

Je crois que j'aurais préféré une autre bise de l'anesthésiste.....[...]

Voilà, c'est mon deuxième projet, et j'en ai un troisième qui dort dans mon vieil ordi, au disque dur débranché depuis 4 ans. Un roman, un vrai pavé, un truc pour lequel j'ai été obligée de construire un arbre de choix, parce que même moi je ne m'y reconnaissais pas.
Mais j'attends d'avoir fini PN2, pour m'y remettre.
Peut-être que mes revenus d'écrivain me permettront de démissionner enfin, sans prise de tête sur l'air de "Mais de quoi vas-tu vivre, enfin ?"