jeudi 31 mai 2012

C'est quand qu'on dort ?


Ils ne dorment toujours pas ! Bon sang de bois je viens de piquer une crise pas très loin des gros mots, m... je veux dormir MOI !
Du coup, j'ai écrit mon oral... Cadeau !

Convoquée à 13h30 pour le tirage au sort, on a finalement attendu un très gros 1/4h avant de monter, une vingtaine de personnes, 4 jurys, j'ai eu le 4 en ordre de passage (sur 5), grosse attente en perspective !
Je suis finalement passée en prépa à 15h10, 10 minutes sur le sujet (commun à tous) :
Qu'est-ce que soigner veut dire pour vous ?

Mon plan très rapide :
I - SOIGNER
- donner un soin / c'est un geste technique, appris, varié --> pansement, médicamentation, manipulation, prise de sang, de tension, etc
- prendre soin de qqu'un, c'est un suivi global, cette personne a un passé, un futur, elle n'est pas qu'une plaie ou un besoin ---> "être aux petits soins", écouter, respecter, accompagner, éduquer, le rôle du soignant n'est pas simplement technique, nous travaillons avec l'humain, importance de la bientraitance
- avoir soin de (sa pratique) ---> rigueur professionnelle, dans les gestes, l'hygiène, les dosages / travail en équipe (importance de la collaboration, des transmissions, en amont, en aval) / prise de décisions qui ont des conséquences 
- puis, pour "ouvrir" vers la deuxième partie, soigner, ce n'est pas SE soigner : éviter la réparation, l'abus de pouvoir, la domination sur la personne dépendante

II - POUR MOI
Soigner, c'est avant tout accompagner, être sur le même chemin, avec mes forces et mes connaissances, mais aussi mes lacunes et ma soif d'apprendre toujours de l'autre
C'est une relation AVEC l'autre, qui transforme forcément son devenir, vers le mieux lorsque c'est possible (guérison, autonomie retrouvée, besoin satisfait) mais ça ne l'est pas toujours (rechute, aggravation, décès) 
C'est appliquer constamment la bienveillance, un a priori positif, encourageant, qui soutient

Jury : un cadre de l'hôpital, qui gigotait, regardait par la fenêtre, me lançait des questions courtes sur un ton peu chaleureux (qu'est-ce que vous savez de la formation ? Organisation, vous allez faire comment ? Le financement ? C'est lui qui a attaqué l'entretien, en disant : "vous nous dites soigner c'est parfois se soigner, dites-nous-en plus."
La psy a enchaîné, je crois qu'ils voulaient que je dise qque chose mais je n'ai pas su quoi, mes réponses ne leur convenaient visiblement pas ; du coup, la psy a dit : "peut-être que vous dites ça à cause d'une expérience personnelle..." et là j'ai pu expliquer mon ressenti, en tant que patient, d'avoir été utilisée par certains soignants pour leur satisfaction personnelle, effectivement. Ça a coupé presque net ce pan du sujet, on est passé très vite à autre chose.
La formatrice de l'école ne parlait presque pas, mais souriait beaucoup, et écrivait des kilomètres de notes !! Quelques questions et sujets abordés (mais je ne me souviens pas de tout forcément !)
- vous vous voyez infirmière ?
- 3 ans de formation c'est long, ça ne vous fait pas peur ?
- le travail en équipe ?
- qu'est-ce que vous faites en dehors du travail ? j'ai répondu que j'aimais beaucoup tout ce qui était manuel, bricolage, bidouillage, couture, tricot, cuisine et la formatrice s'est exclamée : Ah, vous allez vous éclater alors en chirurgie, on bidouille à fond ! Éclat de rire général ! 
- pourquoi infirmière, l'auxiliaire de puer soigne elle aussi, ah non, pour moi elle prend en charge plutôt, pour pallier l'absence du parent (crèche, hôpital, pouponnières) j'aime la minutie et la rigueur de l'infirmière
- la rigueur, c'est une de vos qualités donc, vous avez des défauts ? oh oui, je suis bordélique ! éclat de rire, surtout quand j'ai rajouté "quand je range je ne retrouve plus rien !" et directive aussi, je dois tourner ma langue dans ma bouche et laisser faire les autres à leur façon, pas forcément à ma façon.
- en équipe ça doit vous poser problème ? surtout à l'hôpital, ça va coincer en stage ? non, j'ai fini par comprendre avec l'âge que je ne suis pas là pour révolutionner le monde, j'ai une façon d'aborder l'autre qui n'est pas forcément compatible avec le rythme ou les pratiques habituelles à l'hôpital, à moi de défendre mes valeurs, sans piétiner celles des autres.
- vous vous êtes préparée seule, pourquoi ne pas avoir suivi une prépa ? (ça coûte cher, et je travaille) comment avez-vous fait ? (livres, internet, beaucoup de pratique : les test P ont vraiment été galère pour moi...) Là elle soulève sa feuille, en regarde une autre (cachée) et s'exclame : Mais ça en valait la peine, tout ce travail ! ---> du coup je me demande si elle avait mes notes d'écrit ?? normalement ils ne les ont pas...

La psy (qui menait clairement l'entretien, difficile de lui répondre en regardant aussi les deux autres) a dit "moi je n'ai plus de questions, et vous ?" les deux autres ont dit non non, moi ça me va aussi. Grands sourires satisfaits (il me semble), je me suis levée, ai dit "Bon bien au revoir et bonne après-midi", et je suis partie à 15h50, soit 20 minutes après être rentrée.

Voilà, je suis plutôt contente dans l'ensemble. Résultats le 12 juin, c'est reparti pour l'attente !

Quand ça veut pas...


Il y a dix jours, ma fille a perdu la CB : la seule qu'on peut utiliser même quand il n'y a plus rien et moins encore que rien dessus. Hier, aux courses encore, elle a perdu la clé de la voiture. Une demi-heure à la chercher partout, de la caisse au parking, jusqu'à la retrouver coincée dans la grille du 3e caddie (qui a 3 pièces pour les dégager ?) Je rentre épuisée, le matin on s'était levé à 5h du mat (elle pour coudre, moi pour ranger), bossé toute la matinée, puis au tél l'après-midi la mauvaise nouvelle qui tombe vraiment bien : "ah non on ne pourra pas vous payer ce mois-ci, ni vous faire une avance, parce que le chômage, ce n'est pas un salaire..." Mange ta déception, toute façon t'as rien d'autre en attendant fin juin.
Bref, je prends 30 minutes pour me calmer les nerfs devant le Petit Journal, et je monte terminer ce *%$tain de ménage, état des lieux reporté au jeudi.
Sauf qu'en passant devant la voiture, je la trouve bizarrement penchée. Sauf que pour changer ce pneu crevé, je n'ai pas de roue de secours. Sauf que ce n'est vraiment, VRAIMENT pas le moment de mettre 150 euros dans des pneus !!!
Réfléchis à toute allure. Demain, je fais l'ouverture à 7h30 avec M, pas moyen de la lâcher, elle n'a pas le droit d'être seule avec les petits. Impossible de prévenir, je n'ai aucun numéro de téléphone. Les bus, ça n'a pas changé, départ à 6h obligatoire sinon j'ai 25 minutes de retard avec le suivant... Et pour rentrer, même galère : en partant à 11h, je n'arrive pas à la maison avant midi et quelques, et je suis convoquée à 13h30. Bonjour la détente !
Je passe donc environ la moitié de la nuit à pleurer, et l'autre à regarder avancer l'heure, toutes les 15 minutes. Sympa comme nuit. SuperCopine passe me chercher, je serre les dents et assure les premières arrivées des bébés. Mais je sais déjà que je ne tiendrai pas.
Je vous ai déjà parlé de l'équipe assez géniale dans laquelle j'ai la chance de travailler ? Elles me laissent partir à 9h, galère de bus (ben tiens, tu croyais pas que j'avais déménagé chez les Bisounours ??) j'arrive à bout de forces à la maison à 10 heures et demie... pour tomber sur la proprio et son jardinier (tronçonneuse, le jardinier, tronço à fond...). Adieu la sieste, bonjour l'état des lieux.
Il est 11h30, avant de m'allonger je vérifie ma convocation, mon passeport et ma tenue, ah tiens, où est ma convoc ? Voilà, petite mine désolée au secrétariat à 13h, "j'ai perdu ma convocation, je peux passer l'oral quand même ?"
Avec l'angoisse qu'elle me réponde non.

Quand y en a plus y en a encore hein ? Ce soir, je suis chez les B, au lieu du creux confortable et familier de MON lit. "Tu peux me garder les garçons exceptionnellement ce soir ?" 
Bah...


Heureusement que l'oral s'est super bien passé ! Un grand merci à tous les Z'ondeurs Z'associés, ça a marché ! Enfin, je crois...
J'vous raconte demain. Quand je serai rentrée chez moi.
Edit avant de sombrer dans les bras de Morphée, le sujet : "Qu'est-ce que soigner pour vous ?" Cool. J'ai assuré.

lundi 28 mai 2012

Mets ça y a du vent... *

Fin d'un week-end étrange.

J'avais demandé à être en congé jeudi et vendredi, et j'ai donc quitté la crèche depuis mercredi midi : en sautant par-dessus lundi férié, jusqu'à mardi 14h, on arrive à 6 jours pleins à la maison. Comme quand je ne travaillais pas.
Depuis que je me suis levée, mercredi matin, à 6h, j'ai dormi... voyons... 5 + 3 + 3 et demi, et 6, et ... à la louche : 24 heures. Sur  135 en tout, ça fait pas lourd. Sûrement pour ça que j'ai failli pleurer, samedi après-midi, devant le 10ème voyage à la déchetterie que SuperCopine tenait absolument à faire.
J'ai jeté. Plein de trucs. 20, 25 ans de souvenirs, de machins, de "oh ! regarde !", de "et ça, ça te dit quelque chose ?". 20 m3 de sacs et cartons, de morceaux de meubles, de morceaux de moi. Ce n'est plus moi.

Déchetterie donc. Puis aussi : ménage. Le lave-linge neuf est tombé en panne, il n'a pas supporté les trois lessives quotidiennes que je lui inflige depuis une semaine. Il faut que j'appelle But. Je balaie, je fais les poussières, je lave, je frotte, je range. Je déplace. Je fais ma place.

Valse de mes enfants. La Zazoune est partie à Paris à 4h du matin vendredi, son frère est arrivé ici presque à la même heure le lendemain - vous faites le lien avec mon manque de sommeil ? M'endormir près du téléphone, le coeur en point d'interrogation... Essayer de suivre les emplois du temps, les déplacements prévus, les imprévus, les heures qui filent et personne n'appelle, si, moi, qui tombe sur les répondeurs, ou ne récolte que des revers agacés, "je sais pas", "on verra". A tout à l'heure, tiens-moi au courant. Ils sont grands.
Maxence est avec son père. Enfin, je crois. Il rentre lundi, on ne sait pas bien quand, ni avec qui. Nanette, fidèle au poste, remplit les sacs, coud à la vitesse de l'éclair, se gave de sucreries et passe des heures sur l'ordi, râle parce que je suis devant la télé à minuit. Elle passera sa première nuit dans son nouvel appart lundi, quand son fils rentrera. Ce soir, donc. Ah bah non : lui ne veut pas, il tient à dormir "à côté de Mémène". Demain ?

Je n'ai pas eu le temps d'appeler mon père. Ni ma petite soeur parisienne, ni mon beau-frère qui gère la maison cette semaine sans sa femme, partie en Italie. Ni ma copine.
Je n'ai pas pu finir le petit ensemble pour Alex, arrivé la semaine dernière, 4 kilos 100 de joues rondes et de sourires aux anges.
Je n'ai pas fait les courses, pas rangé sous l'escalier, pas descendu l'étagère à tissus, pas mis la table dans la cuisine, pas fait mon shampoing. Pourtant j'en aurais bien besoin... Il paraît que j'ai de plus en plus de cheveux blancs.

Le week-end très prolongé est fini, 
mais je n'ai pas tout fini.



* L'autre jour, Nanette essaie d'enfiler un K-Way à Maxence, qui regarde sa mère
 d'un oeil outré en se débattant : "Mais c'est un sac-poubeeeeelle !"

samedi 19 mai 2012

Agenda

Oral le 31 mai.
Juste après l'état des lieux de l'appart en haut.
Juste avant l'emménagement de la Zazoune dans son premier appart.
En espérant qu'on aura fini celui de la Nanette et de sa fripouille.
Et que les retrouvailles avec la psy ne m'auront pas trop cassée.
Je ne peux pas aller à Paris.
Ça, ça me casse. 

mercredi 25 avril 2012

En avance

16h au lieu de 18h, ils sont gentils ou ils ont eu pitié de moi.

ADMISSIBLE !!

Yepah.

En route pour les vraies révisions.

mardi 24 avril 2012

3 cracs...


Un de mes tous premiers souvenirs cinéma fort, très marquant : "L'incompris", de Comencini.
Un petit garçon d'une dizaine d'années perd sa mère, et et et... En fait, je n'ai pas trop envie de raconter ce film, il se regarde, se lit de mille manières, il fait pleurer ou agace, peu importe : je l'aime pour ce qu'il fait vibrer en moi.
Ces jours-ci, l'audaciomètre d'Andrea est revenu me hanter. Un arbre tend ses branches au-dessus de l'eau, et le petit garçon se suspend de plus en plus loin, pour l'entendre craquer, 1 crac, 2 cracs...
Je ne sais pas pourquoi il fait ça. 
Tout comme je ne sais pas pourquoi je fais comme lui.
Quand la souffrance est trop forte, indicible... ou au contraire, lorsqu'elle semble si misérable que l'on a presque honte d'être heureux, simplement, un moment.
Je peine à garder mon équilibre. Voilà qu'à nouveau s'enchaînent les "grosses" galères et les explosions de joie. D'excellente humeur, excédée, épuisée, insomniaque, bavarde, seule, pleine d'espoir et agressive, je pleure, je ris, je me souviens, je me projette.
Ma fille a eu 21 ans. L'aînée s'en va dans 15 jours, avec son fils. Le mien renoue des liens d'une tendresse inattendue, d'autant plus précieuse.
Je dois retourner voir la psy. De toute urgence.

jeudi 5 avril 2012

Pressée


Une pause ?
Je travaille tous les après-midis, et je bricole tous les matins. Déménagement, aménagement. Si tout va bien - je répète : si tout va bien ... - on aura terminé la salle de bains, la cuisine et les 2 chambres en bas ce we. Vases communicants : les pièces correspondantes en haut seront bouclées aussi.
Déchetterie mon amie : une dizaine de trajets ces deux dernières semaines sont venus à bout de l'extérieur d'en bas. Reste à désosser le sommier et la cage des lapins, ce sera un chargement "long" : comprendre, qui dépasse du coffre ouvert. La pluie - qui s'installe - a retardé la phase II : l'extérieur d'en haut. Il faut attendre que ça sèche un minimum... Une autre dizaine de trajets en perspective.
Côté boulot : RAS. Équipe très reposante, c'est la première fois que personne ne dit de mal de personne, jamais. Et le respect de l'enfant, en tant qu'individu à part entière, est là. Juste à côté de l'humour, et de l'entr'aide. Ça me ferait presque regretter de ne pas être en CDI.
Mais non. Le mi-temps me va très bien ! Et je me projette de plus en plus à l'IFSI à la rentrée prochaine.

L'IFSI. Institut de Formation aux Soins Infirmiers. Où en est-on ?
Les tests psychotechniques de la société Prométhée... çui-là qu'on lui arrache le foie pi qu'il repousse à chaq'fois... Moi chaque nuit, je tourne et je retourne ma "stratégie", j'y repense, je soupire, je triomphe, j'ai peur.
Pour rappel : c'était un livret de 119 questions, à compléter en 2h. Ce qui nous donne déjà, au départ, moins d'une minute par réponse. Après avoir lu tout le livret (2 minutes en moins) j'ai décidé de commencer par l'épreuve d'attention, tant que mon esprit était frais et frétillant ... ! Du coup j'ai trouvé ça plutôt simple. Échauffée, j'ai continué avec les suites logiques, où j'ai complété les 2 premières pages, laissant la 3e pour plus tard, éventuellement.
Une pause (pour moi...) en avalant le vocabulaire, simple, presqu'ennuyeux. Un passage en géométrie, avec les points à relier : il me semble que j'ai eu un doute pour deux ou trois questions, sur seize. Puis j'ai espionné mes voisines : elles se prenaient la tête sur les calculs, et visiblement remplissaient le livret dans l'ordre. Pour moi, cette partie était du domaine de l'impossible ou presque. Ce n'est pas que c'était difficile, ou compliqué, mais je mets trop longtemps à calculer. J'ai donc misé sur le fait que beaucoup, autour de moi, étaient surentraînés à cette partie des tests (comme aux suites logiques) et répondraient sans doute juste à un maximum de ces questions, ce qui plaçait la barre très haut pour moi. Est-ce que ça valait le coup de perdre autant de temps pour si peu de points ? J'ai zappé toute la partie numérique sauf une question, histoire de montrer que je savais le faire. Et j'ai attaqué le test d'organisation.
Sur les forums que j'ai parcourus depuis, les avis sont unanimes : il est infaisable. A part les toutes premières questions, que j'ai résolues difficilement, les jetons, leurs boîtes, leur nombre, leurs couleurs ont flanqué tout le monde au même niveau : par terre ! Un autre test qui lui ressemble, avec des voitures dans un parking, couleurs, marques, options, cv... a été jugé tout aussi ardu. Du coup, il me semble que finalement, avec mes 6 réponses dont je suis sûre, je ne m'en sors pas trop mal.
Au début de l'épreuve, ils nous ont prévenu que les fausses réponses ne retireraient pas de point, mais seraient comptabilisées. Je me demandais à quoi ça correspondait. Toujours sur les forums infirmiers, j'ai trouvé ces explications : la meilleure copie est celle qui a le plus grand nombre de réponses justes. On lui attribue la note de 20/20. Viennent ensuite les copies qui ont moins de bonnes réponses, selon un barème décroissant. Par exemple, 20 pour 62 bonnes réponses, 19.5 pour 59, 19 pour 56, etc. Ensuite, on compte les réponses fausses, toujours par rapport à la meilleure copie notée 20. Admettons qu'elle ait 24 réponses fausses (on ne compte pas les non-réponses). La copie qui aura le moins de fausses réponses, par exemple 5, établira le barème par rapport à sa différence avec la meilleure copie (ici 19) et les points à accorder en plus aux copies concernées, par exemple + 4 points pour 19, + 3 points pour 15, etc.
Moi j'ai répondu à 69 questions, je suis absolument sûre d'au moins 50, je compte en gros une vingtaine d'erreurs. Soit 70% de réponses, dont 15 à 20% d'erreurs possibles. Certaines nuits ça me semble tout à fait prometteur, d'autres nuits j'imagine le pire, le 8/20 éliminatoire...


La culture générale ensuite.
1ère question, reformulez le titre, dégagez les idées principales, ça va, je suis tranquille, j'ai tracé 5 paragraphes suffisamment clairs et distincts.
2ème question, que j'ai traitée en dernier, les doutes s'installent. En y repensant, mon commentaire de l'extrait du texte était trop atypique. Il me semble qu'en muselant à tout prix ma propre vision des choses, pour mieux argumenter celle des auteurs, j'ai fini par perdre le fil rouge, je suis partie trop loin du texte. Et c'était pourtant le but de la question !
Et la 3ème question, "Est-il aisé de préserver son intimité ?"... A lire les forums, les brouillons de ceux qui ont eu ce sujet, et les commentaires des autres, je me suis plantée sur deux points : je suis restée dans le cadre de l'intimité médiatique, sans ouvrir sur la pudeur (d'un patient à la toilette par ex) ou la dépendance due au handicap, entre autres. Et je n'ai cité aucune référence, aucun texte, aucun événement d'actualité ou non, pour illustrer ma réponse.
Donc, je passe d'une "honnête moyenne" envisagée à la possibilité d'une note inférieure à 8/20, éliminatoire donc. A moins que le reste des candidats ait commis les mêmes erreurs, auquel cas mon orthographe et mon écriture (3 points tout de même) me sauveront du naufrage...


De toute façon, je ne me prends pas la tête (hum, ou si peu...) : si je suis admissible le 25 avril, j'irai à l'oral plus sereine qu'à l'écrit. Et si je ne suis pas retenue, tant pis, je n'y perds rien, à part les 78 euros d'inscription.
En attendant, je bricole, je travaille. Et je déménage !

lundi 26 mars 2012

Tant qu'à faire

Ça ne suffisait pas de traîner une fièvre tenace chaque soir depuis mardi.

Et la toux sèche mais bien irritante, celle qui t'arrache sans rien entraîner qu'une bonne grosse envie de vomir... Elle s'est invitée dans mes nuits depuis mercredi.

Sans parler de ce mal de crâne persistant, qui tape juste là derrière les oreilles, au-dessus des yeux douloureux, sous les cheveux qui piquent.

Et laissons de côté le corps entièrement concassé, à en crier à chaque mouvement, y compris cligner des yeux, ou changer de côté dans le lit.

Oublions aussi le nez bouché, rougi, gonflé, hypersensible à tout, à rien, qui se déclenche régulièrement tout seul comme un grand des éternuements parfaitement inutiles et totalement insupportables.

Je suis rentrée vendredi soir avec ce qu'il convient d'appeler un état grippal. Merci fiston, merci Zazoune.

Samedi, c'est ma voix qui s'est fait la malle. Pas un son. A peine un filet d'air pour chuchoter, mais alors : tout près tout près de l'oreille concernée.

Et aujourd'hui, après une journée plutôt chargée en objectifs et choses à faire (évidemment je n'ai rien pu faire...) où j'ai sombré vaguement plusieurs fois dans une sorte de coma de quelques minutes, "siestes" interrompues chaque fois par des quintes de toux à en cracher mes poumons, me voilà au lit. Tôt. 

Mais tant qu'à faire, disais-je...
Pourquoi ne pas rajouter une bonne nuit blanche ?
Celle où je me tourne et retourne depuis (maintenant) cinq heures et demie.

J'ai froid. J'ai trop chaud. J'ai mal à la tête. Et à peu près partout. Je tousse. Je m'étouffe. J'étouffe, parce que mon nez est bouché. Je suis crevée.

Je n'arrive pas à dormir. 

jeudi 22 mars 2012

Ça l'fait !

Après une nuit à peine entrecoupée de quintes de toux, et un réveil tardif par rapport aux précédentes (5h15, c'est mieux que 3 ou 4 non ?) mes idées sont plus claires, enfin.

Donc, hier : concours IDE, épreuves d'admissibilité. Les enjeux : au moins 8/20 aux deux épreuves, tests psychotechniques et culture générale ; et une moyenne de 20/40 pour être sélectionné.
Pas inaccessible.
600 et quelques candidats, 95 places en 1ère année, dont 10 reports, et 19 réservées aux aides-soignants/auxiliaires de puer. Il en reste 66 à décrocher.
1 chance sur 10.

Les tests pour commencer.
2h, 119 questions, une grille-réponse à noircir soigneusement car corrigée par l'ordi. Pas de points en négatif en cas de mauvaises réponses, mais elles sont comptabilisées quand même. Du coup, je n'ai pas osé répondre au hasard, comme mes voisines qui ont tout noirci.

Je parcours tout le livret avant de commencer, m'attaque à l'épreuve d'attention (11 questions).
5 dessins représentant des doigts, pouce, index, cinq doigts, pouce et index, index et majeur. Ils sont représentés en colonne, et 3 phrases accompagnent chaque colonne : pouce est au-dessus de cinq doigts, index et majeur est entre index et pouce, cinq doigts est au-dessus de index. Il faut indiquer combien de propositions sont vraies.
La difficulté est surtout de se détacher des mots (pouce, pouce et index, index se mettent vite à danser la ronde) donc je surligne chaque dessin et son nom en couleur, et l'exercice est bouclé en 20 minutes. 

Logique (17 questions) : un alphabet de 8 signes, comme du braille, présente des suites à compléter. Une fois chaque signe remplacé par une lettre de l'alphabet, pas de problèmes majeurs, ACEG? une dizaine de minutes encore. L'heure tourne quand même vachement vite.

Vocabulaire maintenant (19 questions). En exemple, une suite de mots censée représenter une progression : maigre - gros - gras - obèse. Puis des listes de mots numérotés. Pour chaque liste, 4 combinaisons de 4 chiffres, parmi lesquelles il faut retrouver la seule qui présente une progression. L'exemple le plus pertinent dont je me souvienne : compliqué - obscur - impénétrable - abscons. Sachant que les combinaisons associées étaient du style clair - table - noir - sabot. Quelquefois la logique était claire, d'autres fois les mots assemblés pouvaient faire l'affaire : le doute obligeait du coup à vérifier chacune des autres combinaisons. Un quart d'heure de plus. Il est 14h15, il me reste 5 séries !

J'attaque en vitesse l'organisation spatiale (16 questions) : des points à relier pour former des carrés, des triangles ou des trapèzes. Ces figures peuvent être déplacées ou renversées. Il faut retrouver la seule disposition de points qui ne permet pas de reconstituer les figures données en exemple.
Compliqué à décrire, mais relativement simple. Je mets à peine dix minutes, j'ai le temps de me pencher sur les questions numériques. 
9 questions qui tournent autour des fractions et des pourcentages. Un commerçant vend 2/5 d'un rouleau, puis 6/11 de ce qui reste. Il a maintenant 16 mètres. Combien avait-il de mètres au départ ? QCM de 4 réponses possibles, dont 3 chiffres et un maudit Autre réponse ! Je ne fais que celui où le type fait un bénéfice sur une somme placée au départ, je ne me souviens plus des chiffres mais ça tombait juste pour 1/5.
Puis 9 questions sur les perfusions, à diluer, à faire passer... Combien d'actif on retrouve dans 500cm3 dilué à 12%, et si ça passe en 2h quel est le débit ? Ciao hein, même pas essayé, ce genre de calcul doit se faire en mode automatique, et je n'ai pas ce bouton ! Sans compter que ça rapporte très peu de points, puisque tous les candidats (sauf moi !) sont hyper-entraînés là-dessus...

15h30. Plus qu'une heure. Les questions 17 à 31 sont des suites logiques à base de figures et dessins plus ou moins compliqués, j'y reviendrai si j'ai le temps. Il ne reste plus que le test d'organisation. En moyenne, il est donné pour 45mn. Quand je m'entraînais, il me fallait une heure pour tout finir. Je suis dans les temps.

Voyons ce monstre. Accrochez-vous.
7 casiers. 7 couleurs. Dans chaque casier, un nombre de 1 à 7 jetons, tous de couleur différente.
Jusque-là, il me semble que j'ai bien compris.
3 indications du type : dans le casier I se trouve 4 jetons. Le casier II a 1 jeton bleu mais pas de jeton brun.
Je trace un tableau de logigramme classique, y inscris mes déductions. C'est maigre. Et tout de suite, 2 questions !! 3 affirmations, indiquer combien sont vraies, 3 nouvelles affirmations, indiquer combien sont fausses. Le casier I est celui qui ne contient qu'un seul jeton... Bah, euh, tu viens de me dire qu'il en avait 4 ?? Le casier II n'est pas celui qui contient 7 jetons... Mais comment tu veux que je le sache, abruti ?
Je commence à m'agacer légèrement...
Nouvelles indications, tout aussi succinctes : le casier IV contient plus de jetons que le casier V, mais moins que le casier VI... Et nouvelles questions, les mêmes : des vraies ? des fausses ?
Je continue tant bien que mal, voici les 3 derniers indices pour remplir ces p%*§ains de casiers. Mon tableau a triste mine, il manque 2/3 d'infos au moins. Et d'un coup je réalise que je me plante depuis le début ! Il n'y a qu'1 jeton de couleur 1, mais 2 jetons de couleur 2, et 3 de couleur 3 etc. Du coup, si le casier II n'a pas de jeton brun, il ne peut pas avoir 7 jetons !
Je revois toutes mes réponses précédentes, m'embrouille encore plus dans les négations et doubles négations affirmatives, corrige sur la grille, me plante encore... Euh, tu peux me passer ton Tipp-exx s'il te plaît ?
Je tourne la page. Maintenant plus aucun doute ne subsiste .... Mais ?! Ils se fichent de moi en plus ?? Vous pouvez répondre à toutes ces questions ! Suivent 11 questions du genre : combien font les jetons orange plus les jetons bleus ? quelle est la couleur présente sur un seul jeton ? Quel casier a 3 jetons ?
Mais mais mais.... je n'ai aucune réponse !!! Je me rue sur mon pauvre tableau, le triture et le torture dans tous les sens, miracle, le violet il est tout seul, et une réponse à noircir, ouais ! pi du coup, le casier III a 3 ou 4 jetons, ce qui fait plus que les 2 ou 3 du casier IV, mais ça doit être 3 puisque le casier V ne peut en avoir que 3 ou 4 aussi... Je noircis en vitesse 4 réponses de plus, il reste 10 minutes, mais.... comment ça se fait, c'est le casier VI qui a le jeton violet, alors comment le II peut-il avoir 7 jetons ?
Je m'énerve franchement, essaie de trouver où je me suis plantée, l'heure tourne, la tension est palpable dans toute la salle. Tant pis. 
Je passe les 5 dernières minutes à tenter des calculs "en gros", mais sur son brouillon ma voisine à côté a trouvé 68 là où étaient proposés 88, 67 et 76 : trop risqué, je ne me hasarde pas à mettre "autre réponse" partout, ma feuille restera incomplète.
"L'épreuve est terminée. L'ÉPREUVE EST TERMINÉE ! MAD'MOISSELLE !!!" Euh, on est 450 dans la salle, et des mad'moisselles qui continuent à gribouiller il doit y en avoir un paquet, pas sûre que hurler dans le micro soit bien efficace, hein...
Je table sur 5 réponses fausses. J'en ai noirci 69 sur 119. Ça devrait le faire...

Il est 15h30, les tests psychotechniques sont passés. Je mets 20 mn à atteindre l'air frais. On doit être assis à 16h10 pour l'épreuve suivante.

mercredi 21 mars 2012

Done

Chuis rentrée.
Chuis claquée.
Chuis balade.

J'ai déjà eu 3 coups de téléphone.
Et raconté à mes deux filles.

Donc là je vais manger, 
pi aller me coucher.
Et demain, 
je vous raconterai.

Mais déjà,
culture générale sur ce texte.
Je ne suis pas du tout d'accord avec leur analyse.
Ça commence bien.

Changer de peau

Cesser de se traîner, le ventre à terre, enroulé autour du moindre obstacle.
S'envoler, survoler, adopter un nouveau point de vue, accepter les vents contraires.
Découvrir ses ailes nouvelles.

Cette robe est magnifique, vous ne trouvez pas ?  

La directrice a réussi à me donner mon mercredi matin. 
Faut que je me rendorme.

dimanche 18 mars 2012

Echéances

Le stress est là et bien là, la fatigue, l'humeur... La grippe a fauché successivement le fiston et la zazoune, s'agirait pas de la choper la semaine prochaine... Mais le grand lâchage des courses enfin "normales", après des mois de diète, commence ses ravages, je retrouve mes amis fidèles, mal au dos, à la bouche, brûlures et articulations douloureuses, mais qu'est-ce qui t'as pris enfin ? Dépose immédiatement ce bol de céréales ! 

Le carnaval des meuniers a été bien long jeudi, pas de nouvelles de celui des insectes de vendredi, et hier matin notre petit Woodywood Pecker a fait sensation à l'école... J'aime quand la machine à coudre fait naître de tels trésors ! Un rapport intime, une joie amoureuse, trop souvent gâchée par l'urgence ces derniers mois.

Les tests psychotechniques me bouffent le cerveau, impression détestable que je ne sais rien, que je n'y arrive pas, je ne retiens rien et c'est la colère qui l'emporte. Pression. Il me faudra un jour réfléchir vraiment à ces enjeux que je m'impose seule.

Agressive ? Je commence à l'être, ça m'échappe. Je vais bientôt devoir surveiller ces mots qui claquent tout d'un coup, qui s'échappent et flottent, écharpes légères et brumeuses, qui s'enroulent autour de mes gestes désespérés pour les récupérer. Non je ne suis pas de mauvaise humeur. Oui je suis fatiguée. Non tu n'y es pour rien. Excuse-moi.

Mon fils repart aujourd'hui. C'était bien, c'était bon de le voir, de le savoir dans le coin. Souvenirs mis en conserves, séchés au soleil et sagement alignés au coin de ma mémoire, j'espère le revoir très vite, j'enfouis mon nez tout contre ces dernières heures ensemble, et j'oublie le reste.

C'est un dimanche plein de brouillard. Les heures s'enfuient, je vais me lever, ranger mes feuilles et mon ordi, tant de choses encore à faire, hop, cette fois il faut y aller. Bouge.


mercredi 14 mars 2012

Jambe de chien


Carnaval demain après-midi. "Mets-toi un caleçon blanc, un haut blanc, des chaussures blanches, j'ai récupéré des tenues de meuniers, on lancera de la farine." Un défilé et 4h d'heures sup à prévoir.

Carnaval de mon ancienne crèche vendredi après-midi. "L'école impose le thème des insectes, on a pensé faire des abeilles et des coccinelles, on a acheté 15 mètres de tissu." Et moi j'ouvre ma grande g.. bouche pour me proposer de coudre les costumes, et ceux du spectacle de fin d'année tant qu'à faire. 42 chasubles, ailes et queues... 

Départ de mon fiston ce samedi. Je le trouve pleurant en silence, quand je rentre tout à l'heure. Je ne sais pas quoi faire, alors je pleure aussi. En silence.

Huit coussins de salon d'été et deux grands rideaux assortis, 17 mètres de bachette à couper, surfiler, coudre, livrer ce lundi. Il faut juste que je trouve l'énergie de m'y mettre. 60 euros à la clé.

Convocation au concours ce mercredi, à 13h30. La directrice m'autorise à partir à midi. Comment lui dire que je ne veux pas venir du tout ? Ma grande bouche reste fermée.

Visite de la PMI pour l'agrément d'assistante maternelle de Nanette jeudi 22. Il faut nettoyer, aménager, se projeter dans un futur qui ne survivra pas à l'année scolaire : c'est moi qui garde l'appart d'en bas, je dois rendre les clés ici à la fin du mois.

Je n'ai pas assez de 24 heures par jour pour tout ce que je dois faire.
Alors je ne fais rien.
Ou presque.

Meunier, tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite...

dimanche 4 mars 2012

Devenir ce qu'on est


Demain,
c'est le premier jour à la nouvelle crèche.
Plus près, moins longtemps,
moins bien payé
mais jusqu'en novembre.

La semaine prochaine, 
c'est le premier jour des vacances de mon fils.
Il vient passer un peu de temps avec nous
et ça me chauffe le coeur
parce qu'il me manque
souvent.

Le 21 mars,
c'est le jour du concours d'entrée
à l'école d'infirmières.
Oui, j'ai franchi le cap et je me suis inscrite
en souvenir de la petite fille qui bégayait :
"Je veux être pppu... ppppuéri...cultrice !"

Qu'il est loin ce temps
où je savais ce que je voulais faire de ma vie :
être maman, avoir de l'argent, m'occuper d'enfants

Qu'il est loin encore,
devant
tout ce temps 
avant que j'y arrive.

mercredi 29 février 2012

On y va


Téléphone.
Ma collègue... pas là... envoyer historique... procédure spéciale... 
J'ai compris qu'il s'agit d'un acompte (comme indiqué dans l'intitulé du virement), elle me précise que c'est 80%.  
Bien.
Sortons la calculette : il reste 870 euros à venir.

Et pour un éventuel contrat à mi-temps ? Plafond de 1.000 euros brut, on complète jusqu'à cette limite, 15 fois maximum. Pas plus de 110 heures par mois. Je prends. Mieux vaut tenir que courir, n'est-ce pas ?

Dernière procédure : la CAF. Qui attend mes revenus 2011 pour calculer mes droits au logement.
C'est parti.

mardi 28 février 2012

Réfléchir

Soulagement.
Interrogation.
Épuisement.

Très mal, très peu dormi. Une toux tenace, des scenarii qui tournent en boucle. Je me suis levée à 3h30, et lancée dans la couture pour me concentrer sur autre chose.

A la crèche ce matin, toutes les collègues avaient un avis sur accepter ou non le mi-temps proposé. 
J'ai rendez-vous jeudi matin, avant mon service, pour l'entretien d'embauche.

A la maison ce midi, le petit bonhomme s'est levé enfin guéri, après plus de 48h d'une gastro bien féroce, vomissements, diarrhée, fièvre, et une guerre impitoyable pour lui faire prendre ses médicaments. 

Sur Internet à 15h, le solde du compte était positif. Virement d'un acompte de 3.480 euros. C'est une somme qui ne correspond à rien, ou plutôt qui ne correspond qu'à de mauvaises déductions. Peut-être un versement de 4 mois à 870, soit il manquerait janvier, soit les 600 euros d'activité déclarée de janvier justement ne sont pas complétés. Ce qui ne joue pas en faveur du mi-temps à venir.
J'appelle aussitôt la cellule-chômage, sur répondeur depuis mon retour. Toujours le même message. Tant pis, mes questions attendront demain : je suis à nouveau en congé toute la journée.

Il me reste 600 euros de loyer en retard. Le directeur attend ma demande écrite et justifiée pour me rétrocéder les frais. C'est donc qu'il peut le faire ! Pas de gros mots, pas d'insultes. Pas encore. 

Merci de votre soutien, affiché ou non. Sincèrement. 
J'ai trop mal à la tête ce soir pour réfléchir ne serait-ce qu'une minute de plus. Je termine ce billet, le publie, vais me coucher. C'est plus sage*.


* pour les ceusses qui aiment bien comprendre ce qu'ils lisent, traduction de l'image :
Le savant sait que la tomate est un fruit. Le sage ne la met pas dans une salade de fruits.

lundi 27 février 2012

Au fait

Étape 1
Salaire viré sur le compte.
1.477 euros, janvier et février.
MAIS
Ma réclamation auprès du directeur (pour supprimer les frais abusifs qu'il a prélevés) n'a toujours pas abouti, je suis donc encore à découvert de plus de 300 euros.

Étape 2
Proposition d'un poste à mi-temps à la crèche de ***
1er mars au 30 novembre.
Plus près que celle actuelle.
MAIS
Pour ménager les susceptibilités municipales, il faut attendre qu'ils ne trouvent personne d'autre d'ici lundi.
Et puis encore une crèche, quoi...

Étape 3
La propriétaire part en vacances une semaine. 
Si je n'ai pas le rappel demain, on a rendez-vous mardi prochain pour régulariser.
MAIS
"L'annonce est sur Internet depuis 3 semaines et n'a toujours rien donné..."
Où est passée la promesse de me laisser le temps nécessaire pour vider les lieux ?

Étape 4
La permanence téléphonique de la cellule chômage ne fonctionne que le mardi et le mercredi.

samedi 25 février 2012

Ça y est ?


C'est une partie de cache-cache interminable.

Ne pas répondre au téléphone, plus aucun organisme ne me croit quand je réponds que je ne vais pas tarder à toucher mon rappel.

Ne plus ramasser le courrier que tous les 3 ou 4 jours, il n'y a que des enveloppes administratives qui menacent de coupures, poursuites, suppressions, et autres joies infinies.

Rapporter chaque jour les barquettes de la crèche, payer le lait avec des pièces rouges, ne plus faire qu'un repas par jour, éprouver un bonheur véritable quand le siège de la voiture "rend" une pièce de 50 centimes.

Bondir dès qu'une camionnette stoppe dans la rue, je ne supporterai pas d'attendre "la fin du mois" sans électricité ni eau, non, je ne le supporterai pas.

Passer des heures dans le bus, ou à l'arrêt, et rentrer épuisée de ces journées à rallonge, le faux sourire collé aux lèvres, parce que chaque jour, CHAQUE JOUR, les collègues demandent : "Et alors, ça s'est arrangé tes problèmes ?" et qu'il n'est pas question de laisser déborder les larmes qui menacent, chaque fois que je réponds : "Ben non..."

Sourire encore lorsque les mêmes collègues tiennent pour acquis mon bonheur d'être parmi elles, et ma reconnaissance éternelle d'être prolongée de 3 jours, encore, "et tu as postulé pour la saison hein !?", mais oui bien sûr, mon ambition ultime a toujours été de passer mes journées à changer des couches sales.

Calculer indéfiniment la destination de chaque centime qui roulera bientôt (bientôt ?) de mon compte vers les griffes crochues de chacun  de ces créanciers à l'affût, et pleurer de rage en constatant qu'il en manque encore, encore...

Nous sommes le 25 février.
Je n'ai qu'une question : est-ce que je recevrai mon rappel ?


mardi 21 février 2012

Oeuvres vives


Les derniers mètres à parcourir sont les plus difficiles.
Les dernières heures sont les plus longues.
Mon glaçon personnel fond peu à peu, 
et je me demande s'il en restera suffisamment 
pour aller jusqu'à mardi.
Ça m'empêche de dormir. 

Surprenant.

samedi 11 février 2012

Dominos



Chaque pas vers un but doit être un but en lui-même.

Impuissance.

Tranquillité, impassibilité d'une âme devenue maîtresse d'elle-même au prix de la sagesse acquise, soit par la modération dans la recherche des plaisirs, soit par l'appréciation de la valeur exacte des choses, soit par la suspension du jugement.

Hakuna Matata,
Quel chant fantastique !

Ataraxie.

Peu importe la hauteur du sommet :
pour déplacer une montagne
commence par soulever un caillou. 

Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,
Sans aucun souci

Quiétude absolue de l'esprit.

Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait.

État d'indifférence caractéristique de certaines névropathies, obtenu sans l'influence de neuroleptiques supprimant toute réponse réactionnelle.

Apathie.

Ce qui me bouleverse, ce n'est pas que tu m'aies menti,
c'est que désormais je ne pourrai plus te croire.

Philosophie
Hakuna Matata

Osef

Usure.