dimanche 29 mai 2011

Perdre le contrôle


Il y a des éternuements qui vous raidissent la colonne vertébrale et vous font hérisser chaque poil comme des milliers de pointes de fil de fer barbelé...

Il y a des frissons de fièvre qui vous parcourent de la pointe des orteils aux racines des cheveux, soulevant chaque centimètre carré de votre peau en un séisme implacable...

Il y a des crampes qui vous clouent à vif tout un pan de mollet contre le matelas soudain transformé en brasier...

Il y a ces petites peaux au creux de l'ongle qui durcissent et s'enfoncent dans vos chairs en mini-scalpels impitoyables, à chaque geste, à chaque heure...

Il y a des migraines terribles qui vous plantent un pieu juste au-dessus de l'oeil, où grouillent des milliers de petits insectes opaques et phosphorescents...

Il y a des bleus qui surgissent tout à coup comme des mines anti-personnelles, créant à fleur de peau un no man's land multicolore et si sensible, oh si sensible...

Il y a les yeux qui pleurent, qui picotent et qui rougissent, au moindre rayon de soleil, aux courants d'air, aux nuits blanches, et les paupières en papier de verre, gonflées, bleutées, plombées...

Il y a cette veine sur la tempe, qui enfle et s'élance comme un fleuve à la crue, rythmant les heures au battement sourd du sang tout-puissant, inflexible tambour, carrousel obsédant...

Il y a des sifflements improbables, peuple d'oiseaux nichant soudain au creux de vos oreilles, avec leurs cris perçants, leurs roucoulements et leurs ailes bruissantes...

Il y a parfois un mal de dent à en pleurer de rage et d'impuissance, indescriptible douleur qui rend carrément dingue, et donnerait presque envie de mordre sauvagement tout et n'importe qui, si seulement vous pouviez vous servir de votre mâchoire en feu...

Il y a cette ceinture de braises qui vous brise les reins, carcan de métal chauffé à blanc qui vous enserre le bas du dos et vous paralyse...

Et puis, il y a la lame de fond d'un fou-rire qui vous étrangle et vous secoue de haut en bas, coupant le souffle, noyant les yeux, il y a cet élan de tendresse infinie qui vous jette sur l'autre sans que vous puissiez seulement résister, cette force qui vous pousse à refermer vos bras sur son corps, il y a aussi toutes ces pensées sucrées, tout à coup, qui coulent et fondent sur vos neurones, vous laissant sans voix, sans mot, et il y a des regards noyés d'amour et de souvenirs partagés, étoiles scintillantes, liens sacrés, il y a tant à dire que l'on se tait...

Secondes éternelles, où le bonheur d'être là vous inonde et vous aveugle comme un soleil d'été, intense, charnel, interminable.

Mes enfants sont près de moi.

vendredi 20 mai 2011

Sans blague ... ?!

Déjà un chouïa occupée ces derniers temps, je trouvais que mes journées n'étaient pas assez remplies...
Le facteur a bien voulu me rappeler que je m'étais inscrite, il y a quelques mois, au CAP Couture. Challenge perso.

Sauf que...

Les épreuves débutent le 30 mai, par le dossier vie professionnelle. -Bon ça va, ça je maîtrise encore...
Puis se poursuivent les 6 et 7 juin.
Lundi, entre cinq et sept heures de questions techniques, notamment dessiner un modèle et adapter un patron...
Puis mardi, de douze à dix-huit heures de fabrication.

Euh...

Mais qu'est-ce qui m'a pris ?

samedi 14 mai 2011

Bip-bip

(pinaise mon appareil photo est tout crade !)

Pas le temps, pas le temps, les journées sont remplies à 258% et 1/3 (en comptant les clignements de paupière) par :
- le désencombrement de l'appart rue pouet-pouet : j'avance à petits pas dans un peu toutes les pièces, pour l'instant salon d'en bas, couloir et salle de bains d'en haut sont astralement vides.... et ça fait du bien à l'oeil !
- l'emménagement dans la maison de l'académicien : se battre chaque jour pour éviter la coloc avec Mr Bazar et sa copine Mam'zelle Pagaille... pour l'instant, c'est moi qui gagne
- la rédaction du nouveau dossier pour la crèche : ça fera l'objet d'un billet à part entière mais en bref, la réunion au sommet du 4 mai repousse l'ouverture en 2012... évidemment je ne suis pas d'accord ! et je monte un dossier béton à déposer le 15 juin au plus tard
- les commandes en couture qui commencent sérieusement à arriver : ça tombe bien, on est en train d'installer un VRAI atelier dans la pièce juste en face de l'entrée, tout bien tout bien c'est trop chouette d'avoir de la place et des idées ! Sauf que désormais, nous REFUSONS catégoriquement de faire les coussins de bateau !
- les divers trajets et autres voyages pour récupérer les bureaux, lits, armoires, pots de peinture, fer à repasser, box et décodeur, vélo, parc à lapins, clé Allen (si si, ça s'écrit comme ça...) et plein d'autres trucs encore, à droite et à gauche et même au milieu, sachant que la nouvelle maison est coincée par des feux quelle que soit la direction qu'on veut prendre, et que ces feux passent systématiquement au ROUGE dès que j'arrive devant !

Bref, ça bouge, ça va bien, ça avance dans tous les sens en même temps, mais hum... je ne vais pas me plaindre !

dimanche 24 avril 2011

"Mémène, elle va faire la fée !"

1er acte
- Au fait, pour l'animation de samedi, faut s'habiller comment ? On met la blouse de la crèche, ou on vient habillé normal ?
- Ah mais on t'a pas dit ? y a une tenue spéciale !
- Ah bon ?
- Oui, c'est une sorte de justaucorps en haut, avec un tutu en bas...
- C'est une blague ?! Eh, on est le 18 avril, pas le 1er, les poissons, c'est fini hein !
- Non c'est pas une blague, va voir Flo elle va t'expliquer.

2e acte
- Bonjour Florence, il paraît qu'il y a une tenue spéciale, pour samedi...
- Oui oui, en fait, pour l'anniversaire de la Ville, on s'habille en bleu, il faudra des ballerines blanches par contre...
- Ah, c'est juste qu'on s'habille en bleu..
- Non non, la couturière est en train de finir les tenues, alors c'est un body décolleté en haut, enfin c'est une robe hein non tu viens de dire que c'est un body ! et puis une jupe en tulle, plusieurs voiles en plusieurs bleus ouais, un tutu quoi ! et puis dans les cheveux on a un diadème, avec du voile achevez-moi par pitié ! mais il faut venir à 13h30 par contre, pour le maquillage...

Si vous me cherchez je suis dehors. En train de vomir.

3e acte
Va falloir qu'on m'explique.

Dans mon miroir, j'ai visiblement maigri de 10 petits kilos.
Sur les photos, j'ai visiblement grossi de 10 bons kilos.

Je flotte dans mon jean 46 que j'ai dû retailler de 3 cm de chaque côté, et que je porte ceinture retournée pour ne pas le perdre quand même...
Je suis boudinée dans cette robe 44 dont les manches me cisaillent le gras du bras, et le bas n'arrête pas de remonter en rouleau sur la taille...

J'ai croisé sans problème la peluche géante dans l'escalier quand je suis montée me changer en arrivant.
J'ai dû me plaquer au mur de profil pour laisser passer ma chef anorexique quand je suis descendue...

4e acte
- Regarde, c'est Mémène !!
Maxence regarde dans tous les sens, sans me reconnaître.
- Là, là ! Regarde, Mémène elle est toute bleue !
Maxence cherche maintenant les gens habillés en bleu, alors que je suis juste devant lui.
- Mais là ! Juste là ! Oui !! C'est Mémène !
Maxence me dévisage fixement, il ne me reconnaît toujours pas.
- Regarde, elle a mis un chapeau bleu Mémène ! et une robe de fée !
S'échappent alors de la bouche de Maxence quelques Oh! étranglés de stupeur... Il ne sait pas s'il doit rire ou pleurer.

A vrai dire, moi non plus.

5e acte
- Qu'est-ce que vous représentez, toutes habillées en bleu comme ça ?
- Honnêtement je n'en sais rien... La mer peut-être... Ou les couleurs de la Ville...
- En tout cas, ils ne vous ont pas raté cette année !
Et elle s'éloigne en pouffant de rire.

C*nnasse !
C'est ça, casse-toi avant que je te fasse bouffer mon tutu !!

6e acte
Un p'tit bouchon d'à peine deux ans se présente devant mon château gonflable.
- Pour entrer, il faut enlever tes chaussures, bonhomme...
- Et il faut dire bonjour à Ellen, rajoute le papa.
Je scanne à toute allure les deux visages mais rien à faire, je ne connais ni l'enfant, ni le père. Il a sans doute lu mon prénom sur mon badge.
P'tit bonhomme me tend ses deux bras, la bouche en coeur, les yeux brillants : je m'accroupis, cueille son baiser, souris, me redresse en disant :
- En plus, j'ai droit à un bisou, merci !
Et papa ajoute :
- Et vous pouvez avoir un bisou de moi aussi !
La bouche en coeur, les yeux brillants...
Euh...
Un pervers qui kiffe les grosses fées bleues.
Fuyons.




Oui je vous mets une photo. Vous n'avez vraiment pas de coeur...

samedi 16 avril 2011

20 ans que ça dure

La première fois que je l'ai vue, je ne l'ai pas vue.
Petit grain de folie perdu dans le gris, elle était minuscule, invisible, aussi impalpable que le rêve qu'elle réalisait.

La première fois que je l'ai vue, elle se battait. Nidée du mauvais côté de mon utérus replié, elle avait si peu de chances de l'emporter que la gynéco m'a dit : "Vous recommencerez dans quelques mois..."

Elle se trompait.

La première fois que je l'ai vue, je l'ai grondée. Tu m'as fait tellement mal mon bébé, oh la la, que tu es grosse, tu m'as fait mal... Elle s'en fichait, elle hurlait plus fort que moi.
Elle était aussi blonde que ses aînés étaient bruns, aussi déplumée qu'ils étaient chevelus, et si potelée, oh si potelée que j'ai passé toutes ses premières semaines à la croquer.

Ça a été un bébé extraordinaire, un trésor, un miracle chaque jour renouvelé. Elle était là et j'avançais. Sans rien dire, en souriant, simplement, elle traçait mon chemin. Au plus profond de ma solitude, elle me tendait toujours la main : Maman, viens...

C'est devenu une petite fille incroyable. Elle jouait aux poupées avec sa soeur, aux voitures avec son frère, elle vivait à cent à l'heure, en se retournant de temps en temps pour vérifier que je suivais. Si jolie avec ses boucles blondes et ses yeux verts, elle riait comme on respire, et je suffoquais de bonheur.

Elle a grandi en une seule nuit. Ou bien je me suis endormie : j'ai fermé les yeux un peu trop longtemps, et sur la pointe de ses larmes elle est partie. Pendant des années je l'ai cherchée, elle m'échappait dès que je croyais l'apercevoir, brume irréelle, violente bourrasque, coups de tonnerre et sombres jours, elle s'échappait. J'ai fini par ne plus la voir.

Les anniversaires se sont succédés, une petite étoile a illuminé brièvement sa nuit noire avant de filer, à son tour. Je me suis couchée, fatiguée.

Un jour, le miracle s'est renouvelé. Des petits doigts se sont accrochés aux siens, des yeux noirs ont planté leur regard dans ses paillettes dorées, elle a souri, elle a fondu, elle est revenue. Solide, intransigeante, obstinée et pourtant si fragile, elle a posé ses heures solitaires au milieu de nos vies, incontournable, elle mène sa barque tant bien que mal, sans bien comprendre parfois, mais décidée à réussir.

Je l'entends chanter quelquefois, et rire aussi. Et je me rappelle ce soir-là, il y a 20 ans maintenant... 20 ans.

vendredi 15 avril 2011

Le bon bout

Pas très présente ces temps-ci, à part pour me plaindre que je travaille trop.... hum... que je travaille tout court....

Certains individus (je ne cite aucun nom...) passent beaucoup de temps à attendre que le dernier épisode de la nouvelle saison de leur(s) série(s) préférée(s) sorte(nt) sur Internet, le suspense entre deux téléchargements est parfois insoutenable...

Moi j'ai mes propres séries homemade... Trop la classe ! Pas besoin de télécharger, mais usage intensif tout de même de l'ordi... surtout la boîte mail. Alors, dans l'ordre nous avons :

- Au revoir, au revoir, Président ! : une série à suspense, 3 saisons déjà, à base de riches qui gaspillent, de pauvres qui galèrent, c'est plein de personnages différents mais qui répètent souvent la même chose : "Je vous ai fait parvenir ces documents il y a quelques jours..." Au dernier épisode, l'héroïne misérable qui compte ses sous au centime, choisit de faire confiance à la méchante qui lui file les billets un par un, en disant chaque fois : "Oh je me suis trompée, je vous en ai trop donné, rendez-moi un zilliard et demi et vite !"

- Arlette la Maléfique : commencée à l'été 2009 celle-là, c'est plutôt technique, un peu comme les Experts, faut pas piétiner la scène de crime ... Il y a une équipe de pro qui ratisse tout ce qui leur tombe sous la main, depuis la ventilation de la salle de change jusqu'à la composition du sous-plafond, en passant par le sac-poubelle de la cuisine et l'évacuation par la fenêtre en cas d'incendie. La dernière fois, Arlette a décidé de ne plus se déplacer, elle a carrément exigé un cross-over avec les équipes de Montpellier-New York et Libron Thongue- Miami ! Diffusion le 4 mai prochain, pinaise, j'ai hâte d'y être !

- MythoMan : ouh, là c'est du lourd, 4 mois que ça dure, le petit-fils va-t-il enfin rencontrer son grand-père ? C'est aussi long que les Feux de l'Amour, des plans qui durent trois plombes sur un seul mail, des dialogues d'enfer : "Mais j'ai appelé Odile hier, elle devait te rappeler aujourd'hui... Bon je t'appelle demain !", des magouilles, des revirements, et les gros méchants de l'autre famille (mais si, du côté paternel, c'est quand même des gros méchants aussi !) à l'affût qui téléphonent pratiquement chaque jour, "Alors, t'es pas partie finalement ?" J'ai tellement envie d'aller lui pourrir la g... à l'autre crevard, avec ses messages mielleux je t'aime-ma chérie-tu me manques-je fais le maximum, et la chérie elle est prête à sauter dans l'avion alors qu'il n'a même pas un lit pour la faire dormir avec son bébé ! J'espère qu'elle finira pas lui exploser la tronche... mais bon... Ce genre de scénario, c'est prévu pour durer des années.

- La remplaçante : toute nouvelle série, bof, pas terrible en fait, chais pas trop si je regarderai jusqu'au bout, c'est toujours la même chose. Il reste 11 épisodes de 7h, ça tourne en rond : les collègues langues-de-vip qui se tirent dans les pattes, les vilains bébés pleurant non-stop qui deviennent des bouilles à bisous toujours à sourire, les parents qui dégainent leur carte C'est-les-dents ! chaque fois qu'on leur dit nez qui coule/fesses rouges/fatigue intense... Dans l'épisode d'hier, la remplaçante a carrément oublié de remonter la barrière du berceau ! Et l'autre, sourde qui ne branche jamais son appareil (ça me donne mal au crâne...) allait donner un bib de lait à la petite allergique aux PLV : ouch, le plongeon des deux auxi, de chaque côté, pour choper le biberon avant que la tétine ne touche les lèvres ! Mais bon, quand même, c'est trop lent, pas d'action rien, ça me fait bâiller.

- Cousons-Cousette : ça démarre doucement cette série, ils terminent juste les pilotes. Le week-end dernier, c'était un épisode rose paillettes sur des fées, avec des ailes en tulle et des broderies en pâte-relief, pour un baptême, sympa. Et puis, le truc de dingue : un magasin de tissus qui fait une nocturne ! avec apéro et nouvelle collection de printemps, ça déchire...

Ha ha ha, incroyable le jeu de mots, tissus/ça déchire, hihihi, hou hou... *essuie une larme* qu'est-ce que je suis drôle moi quand je m'y mets sérieusement !

mardi 5 avril 2011

Ô rage ô désespoir

Jeudi 31 mars, fin de mon contrat, la crèche toute entière passe me demander si je reviens demain... Le poisson est trop gros, la directrice appelle la Mairie : ils ont bien l'intention de prolonger encore de quinze jours.
Lundi 4 avril, la collègue que je remplace est chez son médecin, la nouvelle est encore officieuse : elle est en arrêt jusqu'au 2 mai. Nouvel émoi dans toutes les sections : mais comment on va faire , mais on va perdre nos congés ! Quelle horreur ! Nouveau défilé chez les Bébés : "C'est vrai que tu ne reviens pas ? il paraît que tu ne peux pas rester c'est vrai ? mais comment on va faire..."

Je vois s'éloigner mon petit séjour fin avril à Paris à la vitesse grand V.... Snif.
Mais, euh, comment dire, hum, Véro-que-je-ne-connais-pas-parce-que-je-te-remplace, j'te préviens : T'AS INTÉRÊT à être là le 2 mai !!!

Positive Way : bon ben la Zazoune, avec ce deuxième salaire finalement je peux te payer ton Pass pour la convention des Vampires, avec ton Ian Somerhalder, là-haut. On n'a pas tous les jours 20 ans....

dimanche 3 avril 2011

Peut-être mais en tout cas....

On regarde Extreme MakeOver. Émission dégoulinante de bons sentiments et de solidarité bien-pensante, qui fait pleurer dans les chaumières américaines et les autres.
Une famille généralement bien-très-beaucoup malheureuse, à qui l'équipe offre une maison refaite à neuf, et souvent, en plus, de l'argent : pour solder le crédit signé à perpétuité, ou pour payer l'université à la nuée d'enfants que ces parents inconscients ont dotés de cerveaux en état de marche.

Aujourd'hui, un couple, avec ses treize enfants adoptés (vi vi, TREIZE ! dont deux bébés handicapés) : ils ne tiennent plus dans la caravane où ils se sont réfugiés après le cyclone qui a détruit leur maison déjà moisie.
Jessica Alba, la star invitée cette fois, déclare à la caméra, la larme à l'oeil : "Cette émission me donne envie d'aider..."

Et Nanette d'enchaîner aussi sec : "Ben moi, cette émission me donne envie d'être aidée !"

Fou-rire.

Nerveux ?

dimanche 27 mars 2011

Fin de semaine

Carnaval des écoles samedi 19 mars.
Qu'il est mignon !
Quant à moi, toujours aussi fatiguée.
J'avais pourtant trouvé mon rythme, mais depuis vendredi dernier, nouvelle tempête.
Ça commence par un énième coup de téléphone à l'Inspection : depuis décembre, je n'ai jamais réussi à les joindre, et j'ai dû me déplacer pour remettre une deuxième copie des documents comptables, pour le solde de l'indemnité.
Comme d'hab, vendredi, pas de réponse. J'appelle la gestionnaire, on ne sait jamais après tout, même si c'est loin d'être une flèche... Ouch ! Uppercut, direct, mâchoire par terre : "Je n'ai aucune instruction de versement, non..." Mais vous voulez dire, pour mars ? "Non non, ni pour mars, ni pour avril..."
Alors là, ça craint. Parce que compter chaque sou, mendier un mini-découvert, reporter le paiement du loyer, bouffer encore et encore des pâtes, c'est prévu pour avril, à contre-coeur, mais pas le choix. Par contre, devoir attendre fin MAI ...!!! Oh ? Ça va pas la tête ?!?
Mail immédiat à la chef de service, sur le mode : "Oh, tu te bouges les fesses la grognasse ?T'as reçu les papiers, en double exemplaire et en mains propres en février, faudrait voir à te réveiller hein !" Lundi, toujours pas de réponse, pas moyen de téléphoner je bosse non-stop...
Mardi, j'appelle l'assistante sociale (celle qui a su venir me faire suer à domicile il y a deux ans) et lui explique tout le truc, en la suppliant de voir avec la chef de service où ça coince. Elle raccroche sans s'engager...
Mercredi, toujours rien, et le standard choisit de se mettre en boucle sur le message d'accueil, avec ses choix multiples Tapez 1, tapez 2, tapez-moi la tête contre le mur !! J'envisage de repartir à Montpellier : ça fait suer, pas d'argent à jeter pour l'essence et le péage. Dernier essai avant d'aller bosser, je rappelle, à tout hasard, et ô miracle : ça décroche ! Surprise, j'ai du mal à tout déballer, mais apparemment, tout va bien, le dossier suit son cours, la chef a transmis ses instructions... Tu parles ! Méfiante, je demande à lui parler, rendez-vous est pris pour le lendemain, à ma rentrée du boulot. Et comme par hasard, arrive en même temps un mail de la gestionnaire, réclamant ......... les documents déjà fournis ! Aussitôt numérisés, aussitôt envoyés...
Jeudi, retour du boulot, rien de neuf, le téléphone toujours aussi muet. Je réexpédie (c'est quand même la 4e fois !!) les docs, en les accompagnant d'un nouveau mail ultra-agressif, pointant les incompétences évidentes de chacun, et mon inquiétude de voir le temps passer.
17h35, je suis sur le point de partir les faxer, quand je reçois un ultime mail de la gestionnaire : "Merci pour les documents, j'ai fais (sic) le nécessaire pour mettre en place le 2e versement pour avril, bonne journée."
Voilà. Fin de la guerre entamée il y a plus de deux ans. Comme chaque fois, ça m'assomme, après un épisode euphorique où je saute partout en criant.
On rajoute une attente exaspérante d'une réponse de la PMI, pour visiter le local. Un rendez-vous mardi chez l'orthopédiste pour le genou de la Miss (opération du ménisque en vue). Un timing complètement à la masse, qui m'a fait débarquer à 10h10 à la crèche ce mercredi, "Bah tu commences à quelle heure Ellen ? à 11h30 ? Qu'est-ce tu fous là ?". Et les nez que je mouche toute la journée qui ont fini par me rattraper : WE catastrophique, nez bouché, mal au crâne, début de fièvre, insomnie de toute beauté...
Et puis cette conversation que j'aurais préféré ne pas entendre: "Ah mais Véro, elle ne sera pas prête pour reprendre le 8 avril...." Aaaargh !
Demain, et pendant 3 jours, je fais l'ouverture à 7h30. Ça va être beau ...

dimanche 20 mars 2011

Partir un jour

Voilà, la décision est prise : je déménage.
5 ans ici, avec des hauts et surtout des bas, les enfants qui sont partis, revenus, repartis, les uns après les autres, et Maxence qui n'a pas laissé sa part au chat...
Je tourne la page. Préavis le 31 mars, ensuite j'ai trois mois devant moi pour débarrasser les pièces et ma mémoire de tous ces trucs accumulés et gardés pour rien : certains cartons n'ont pas été ouverts depuis mon arrivée ici en 2006 !
Jeudi, Emmaüs vient faire un premier chargement des meubles les plus encombrants. Je revends la cuisine imposante, où je ne mets pratiquement plus les pieds depuis près de deux ans. Le projet ? Entrer dans la nouvelle maison avec une literie neuve, des armoires, et l'électro-ménager de base, cuisinière, frigo, lave-linge. Tout le reste à la poubelle, dans les friperies et chez qui-n'en-veut.

Hier soir nous avons visité une maison séparée en deux appartements, de 95 m² en bas et 140 m² en haut. Trop petit au goût de Nanette, qui partira de son côté. Mais idéal pour installer la microcrèche en bas. La proprio est emballée par le projet, qu'elle trouve génial. La maison est au croisement des deux cliniques et de l'hôpital : c'est la clientèle visée. Elle est refaite à neuf, les seuls travaux seraient l'installation de la salle de change et de la cuisine : tout le reste correspond aux exigences de la PMI et du SDIS, pour l'hygiène, l'évacuation, l'accessibilité, l'espace. Et il y a même un extérieur !
La proprio est d'accord pour attendre le 1er mai, sans payer le mois d'avril. Mais que demande le peuple ? Reste à convaincre la PMI... Si tout va bien, on pourrait ouvrir avant l'été.

Et partir d'ici.

samedi 19 mars 2011

P*$%tain de s£*#l$perie de m§*%rde !!

"Maman j'ai un problème avec mon ordi, hier je regardais mes séries et j'ai commencé à avoir un tas d'alertes de sécurité de System Tool et j'arrivais plus à l'enlever et mon fond d'écran a été bouffé, regarde il dit que je suis en danger et ma famille aussi et tout mon ordi..."

Ce qui semblait bizarre, c'est que quelque soit la demande, ce System Tool à la con ouvrait la page "Payez et vous serez guéri !" Un scan revenait sans arrêt : 38 virus, 7 chevaux de Troie, 6 spyware, une bonne dizaine de worms, et des tas de petites fenêtres en anglais MachinTruc est infesté, BiduleChose est infesté, pas possible de l'exécuter.
Au bout d'un moment, ma fille et moi on a fini par se demander si le virus n'était pas justement ce système soi-disant bienveillant, qui voulait nous aider à tout virer. Bingo ! Il ressemble tout à fait aux trucs habituels de Microsoft, mais en fait c'est bel et bien une cyber-arnaque, qui récupère du coup les coordonnées CB.

Dans mon infinie bonté naturelle (hum) je vous passe les détails des 3 heures passées hier soir à essayer tout un tas de trucs. Je ne suis pas une lumière en informatique, mais c'est comme la voiture, à force de réparer tout ce qui peut arriver à de vieux machins, je commence à m'y connaître un peu.
Le problème avec ce virus-là, c'est qu'il bloque tous les accès aux différents moyens de restauration du système sain. Il est vraiment coriace ! J'ai fini par tomber sur ce site, vraiment clair et simple, et en effaçant ce matin deux fichiers suspects du 17/03, ça a marché.

Alors voilà, c'est un billet qui n'intéressera pas grand monde (en tout cas je vous le souhaite !!) sans doute, mais commencer la journée avec une bonne nouvelle, ça me fait du bien...

mercredi 16 mars 2011

La fête à la grenouille

Je dois déjà me faire violence le matin pour me préparer et partir bosser. Seule l'idée du salaire qui va m'être versé me motive suffisamment...
Voilà maintenant que la météo s'y met !
Ce matin, mon trajet habituel de 15 mn et 15 km s'est heurté à des barrières "Route Inondée", puis à de grands gestes explicites "Passez pas ! L'eau ! L'eau ! Beaucoup !", pour finir par un détour conséquent (+ 20 km) et une heure de retard (qui me sera retenue, dixit la directrice).
Autant dire qu'à 14h30, en quittant les 5 bébés présents, je n'étais pas spécialement de bonne humeur en envisageant mon trajet retour. Je tente quand même de reprendre la voie rapide : peine perdue, demi-tour au bout de quelques kilomètres, route fermée.
OK. Va pour le détour. Cette fois je vais plus vite, puisque je sais où je suis. Trente km plus loin, dernier rond-point avant l'entrée de ville, je tourne... et je dois passer la première : début d'un embouteillage morne, rue après rue le même panneau, les mêmes barrières, et l'aiguille du compteur qui ne dépasse pas le 20 à l'heure.
40 minutes. J'ai mis 40 minutes pour faire les 3 derniers kilomètres qui me séparaient de la maison. Et les temps de trajet ne sont pas payés, eux !
Grrrr....

samedi 12 mars 2011

D'api d'api rouge

Vieille photo de Mister Monster mais d'une : je l'aime beaucoup, de deux : elle est vraiment d'actualité...
Je passe donc mes journées en compagnie de petits bouts de cet âge, que je remplis, change et couche.
Hum.
Pas très positif comme vision des choses, on recommence.

Section bébés (quand il ne manque pas quelqu'un chez les moyens ou les grands - mais là, je crise : ça fera l'objet d'un billet à part entière !)
Une douzaine d'enfants différents à ce jour : vacances scolaires obligent, quelques habitués ont pris le large chez les grands-parents.
Les plus jeunes : deux mois et demi, en adaptation (entre 1h et 3h de présence à la crèche)
Les plus vieux : 17 mois, pas de place chez les moyens, on traîne d'ennui sa soif de découverte et ses compétences toutes neuves entre le parc et les transats...
Re-hum.

Horaires-type : ouverture le matin à 7h30, ou fermeture le soir à partir de 11h30. Sept heures par jour, y compris la pause de 30 mn que je ne prends pas : pas envie, pas faim, pas d'intérêt (café, cigarette, ragots - je ne pratique pas)
Les collègues : quelques pratiques me hérissent toujours le poil (bah non, hurler sur un enfant qui pleure ou le flanquer au dortoir pour ne plus l'entendre, désolée, j'y arrive pas) mais dans l'ensemble ça va.
A vrai dire, je ne les fréquente pas.
Passée la première semaine où j'ai dû apprendre à toute vitesse les fonctionnements et autres règles mystérieuses ("On a oublié de te dire : quand tu arrives, tu dois faire le tour de toutes les sections, pour dire bonjour à tout le monde" ... Sésame ouvre-toi !) passée la première semaine, donc, il m'a fallu encore deux jours pour convaincre la directrice que c'est bon, je peux rester seule (diplômée) avec un agent (pas diplômée) dans la section...

Et voici les parents.
J'ai du mal.
Le couple d'instits, en vacances donc, qui confient leur unique gamin de 14 mois, de 11h à 17h... Même si :"Il avait 38 ce matin : je lui ai mis un Doliprane, je viens le chercher ce soir hein."
La mère commerçante dans la rue piétonne de la ville (ouverte uniquement le we, on est toujours hors-saison), qui annonce que dorénavant sa fille de 7 mois restera jusqu'à 18h30, tous les jours.
La petite qui n'arrive pas à se réchauffer depuis son retour des Comores, il y a un mois, et traîne son nez qui coule et ses frissons sous sa robe de coton fleuri. "Vous avez vu je lui ai mis un collant aujourd'hui !"
Les mots quotidiens dans le cahier de la mère (instit aussi, tiens tiens) : "Faites dormir mon fils dans sa turbulette avec son doudou et sa sucette" - le lendemain "Fermez bien la turbulette de mon fils quand il dort, et donnez-lui sa sucette et son doudou". Elle attache les pages avec un trombone pour qu'on repère le dernier mot écrit. Je pense qu'elle va bientôt nous recommander de nettoyer les fesses de son bébé en lui changeant la couche... ou de bien mettre la cuillère dans la bouche...

Je suis fatiguée.
Reprendre le boulot a été éprouvant physiquement, et je rentre encore au bord des larmes, prête à pleurer d'épuisement, comme les petits que je garde. Malgré des nuits de 8 à 12h, j'ai du mal à récupérer.
Je savais que je ne pouvais plus travailler avec des enfants. Intuition confirmée. J'ai signé un contrat du 1er au 31 mars, et peut-être deux semaines supplémentaires ensuite, mais pas plus. Heureusement : je n'aurais pas le temps d'atteindre l'extrémité du bout de mes limites !

vendredi 4 mars 2011

Un petit garçon

La nouvelle est tombée vers 14h, elle a fait le tour des sections : "C'est fini, il est parti..."
Le silence qui s'installe soudain en maître, un froid intense qui glisse sur et sous la peau, un sursaut de révolte, et ce réflexe absurde, cette envie irrépressible de courir chez soi et d'attraper son propre enfant très fort, pour ne plus jamais le lâcher.

Il avait 4 ans, mercredi soir il a avalé une petite vis, s'en est étouffé, a glissé dans le coma. Caroline, je m'associe à ta douleur et à celle de tes proches : puisse-t-elle être ainsi moins lourde à porter.

mardi 1 mars 2011

C'est aujourd'hui

Mail dans la boîte vendredi soir, "recherche auxiliaire pour 4 à 6 semaines, temps plein".
Coups de téléphone, d'abord en vain, lundi dès 8 heures et demi, et un rendez-vous obtenu pour 15h.
CCAS de la Ville, coordinatrice, téléphone à la crèche, juste à côté.
La directrice... Entretien, visite rapide des locaux.
Retour chez la coordinatrice, puis expédition à la Mairie : "Vous avez vos papiers ? Pour le contrat..."

Ça va vite. Dans deux heures, je prends en charge la section Bébé, en remplacement de quelqu'un qui se fait opérer jeudi.

Trop vite ?

lundi 28 février 2011

"Tu me déçois..."

Combien de fois je l'ai entendue, cette phrase, combien de fois j'ai pensé : "Ben fallait pas compter sur moi, c'est tout..."

Aujourd'hui, quand je te vois te replier derrière ta couette et ton écran, j'ai le même pincement au coeur, la même ritournelle en tête, t'avais qu'à pas...

Qu'est-ce qui t'arrive ? Où est passé ton sourire, ta fierté, ta rage d'y arriver ? Si tu te couches à la première difficulté (bon ok, sur ce dossier c'est la dixième...) tu n'es pas près de voir tes rêves devenir réalité : je croyais que de le voir gravé sur ton i-Pod, jour après jour, ça te garderait cette force d'avancer, qui ne t'a jamais lâchée depuis que je te connais !

J'ai galéré pour t'avoir. Je me suis battue plusieurs mois, chaque test négatif me faisait pleurer : je te voulais avec une rage indicible, inégalée. A 3 semaines de vie, tu t'es jointe à mon combat, tu t'es accrochée et tu as relevé ton premier défi : survivre, repousser tes premières limites, redresser cet utérus qui s'était replié sur toi.

Je ne t'ai pas toujours facilité les choses, pourtant tu m'as toujours poussée en avant, même quand mes forces m'abandonnaient. Je n'ai pas vu toutes les tempêtes que tu as traversées. Mais bon sang, que t'arrive-t-il, où vas-tu ? Où es-tu ?

C'est sûr, le monde que je te propose n'est pas rose bonbon. La vie est dure, l'hypocrisie règne, les espoirs s'effondrent souvent avant même qu'on ait le temps de s'y accrocher. Pas le choix : tu serres les dents et tu fonces !

Et t'arrêtes de m'envoyer balader...

dimanche 27 février 2011

Retourner au travail


La dernière fois, c'était en décembre 2008.
Un matin, je n'ai pas pu me lever et y aller. Tout simplement impossible.
J'avais passé une énième nuit sans fermer l'oeil, et là, d'un coup, en fixant les chiffres rouges du radio-réveil, je me suis dit : "Je ne peux pas."

Un premier arrêt-maladie de 10 jours, pour aller jusqu'aux vacances.
Un autre à la rentrée, le 5 janvier. Et puis tous les autres, qui s'enchaînaient, deux semaines, puis un mois, un autre, un autre. La chute, de plus en plus loin, de plus en plus vite.

L'Inspection a fini par envoyer un autre toubib m'examiner, en mai. J'étais recroquevillée derrière mes volets fermés, regardant les minutes saigner sur mon radio-réveil. L'assistante sociale a forcé le barrage, en juin, elle a lancé l'opération Congé Longue Durée. Et les consultations psy à ne pas manquer.

J'ai perdu le fil du temps à la première rentrée que je n'ai pas faite. Concentrée sur mon petit-fils qui grandissait, en m'éclaboussant de ses rires. Les chiffres rouges rythmaient ses journées. J'attendais de ne plus suffoquer à chaque respiration.

Un autre compte à rebours s'est déclenché : claquer la porte, enfin, tourner les talons, dire non. Encore des jours et des jours qui passent, des semaines, des mois. Une nouvelle rentrée, puis une nouvelle année, presque dans la foulée.

J'ai reçu la première moitié de mon indemnité : je n'ai plus de dettes, plus de découvert, plus rien ou presque à rembourser. Mais je n'ai plus non plus de revenus. Le reste de mon indemnité ? Pas avant fin mai.

Mon radio-réveil, fidèle, me fixe de ses petits yeux rouges. Il va falloir y aller...

samedi 19 février 2011

Émue

Je suis arrivée vers 13h, ce vendredi, (réveillée à 3h du mat, puis 9 heures dans la voiture à cause de ce satané brouillard...) et l'avis de passage du facteur m'attendait.
A peine le temps de me poser, recherche fébrile de ma pièce d'identité et hop ! je file vers la Poste.
Un petit paquet presque plat, anonyme, léger. J'essaie de l'ouvrir en marchant, impossible, trop de scotch, j'aperçois quelques pages sous le plastique, je frissonne, souris bêtement, cours presque sur le chemin du retour.
A la maison, j'ouvre enfin. Il est là. Il est beau. Qu'il est grand ! Je caresse la couverture, je relis pour la centième fois le résumé que j'ai envoyé, pour le dos.
J'ouvre enfin, le coeur battant. Les premières pages, que je découvre une à une. Les suivantes qui défilent plus rapidement... Je reviens en arrière, lis un chapitre au hasard, et un autre.
C'est étrange, ce sont mes mots, mais les voilà écrits dans un livre. C'est mon livre. Mon livre. Et je déborde de fierté.

mercredi 16 février 2011

Vacances... ou pas

Nous avons pris la route samedi dernier, Nanette, Maxence et moi, pour rejoindre mon fils à Poitiers, en embarquant dans le coffre de quoi occuper nos heures quand il serait au travail : les tissus (et les machines !) pour des guirlandes de fanions et des accessoires, à vendre à notre retour.

Sans compter mes cadeaux de Noël, toujours pas finis ... l'intermède des quinze jours en Turquie n'a pas arrangé mes chronos !

Il me faudrait des journées de 35h.

Retour vers le Sud prévu ce vendredi matin.

lundi 14 février 2011

Saint-Valentin

Pour une fois, je ne trouve rien à redire à la nouvelle copine de mon fils.
"Bien sous tous rapports".
Elle est jolie, rigolote, calme, serviable, naturelle.
Attirante : j'ai envie de la connaître davantage.
J'espère avoir le temps de le faire.
Je le leur souhaite en tout cas.