mardi 23 février 2010

Merci, Florian Martin !!

Ces temps-ci, j'avais une furieuse envie d'utiliser mes poings pour refaire le portrait de certains individus.
Hélas, hélas, pas moyen jusque-là de laisser libre cours à mes pulsions meurtrières... Snif.

Heureusement, est entrée dans ma vie une créature fabuleuse de méchanceté, d'ignorance crasse et de bêtise cumulées.
Un être si dénué de jugement, que dis-je, de la moindre étincelle de conscience du danger, que sa naïveté ferait presque pitié.

Ce crétin prétend pouvoir insulter ma fille, sans que je réagisse.

Pis : il étale ses excréments sur FesseDeBouc, sans même voir que sa simple présence justifie à elle seule le nom de ce réseau pitoyable ... Et se cache derrière de ridicules jeux de mots que le Dieu Carambar lui-même n'oserait pas inscrire sur ses tablettes...

Qu'importe. Je sais qui il est. Je sais où il habite. Je sais qui l'emploie. Et je connais le nom de ses "amis". Cabron !

Ma vengeance ne fait que commencer. Ne dit-on pas en Afrique : qui avale une noix de coco fait confiance à son anus ? Il paraît que le sien fait bravo. Je vais aller voir ça de plus près.



lundi 22 février 2010

Implosion

Le virus de la malchance est-il héréditaire ?
Quelqu'un m'aurait-il maudit au-delà des générations ?
Les avocats sont-ils tous de la sale race de p.. de m.. ?

Ma fille a d'abord déposé chez mon avocate (oui oui, celle qui n'en fout pas une) au moment de sa séparation en août, son dossier pour la garde de son fils (à l'époque âgé de 10 mois). Aide juridictionnelle, contact avec l'avocat de la partie adverse, demande d'audience devant le Tribunal : l'autre a pris tous les papiers... et n'a rien fait.
De son côté, son ex s'est empressé d'écouter Mamoune Chérie et son avocat, rencontré à peine 5 jours après l'annonce de la séparation, allant jusqu'à piquer à ma fille les extraits d'acte de naissance et ses justifs de revenus, en cachette, pour déposer un dossier de son côté à Montpellier.

En novembre, ma fille change d'avocat : la nouvelle est un vrai dobberman, elle déchiquète la partie adverse et ses prétentions, du genre 2 jours 2 nuits de droit de visite toutes les 2 semaines. "Pas question, hurle-t-elle, l'enfant est trop petit ! Il est même trop petit pour subir l'aller-retour, je vais demander un droit de visite limité à la journée du dimanche, dans la ville de son domicile, et on avisera lorsqu'il aura grandi."
Rassurée, ma fille demande donc l'aide juridictionnelle... qui lui est refusée le 25 janvier par le Tribunal de Montpellier, au prétexte qu'elle toucherait 2.693 euros mensuels (ah ben on aimerait bien tiens !)

Entretemps, décembre est passé par là, le père s'est montré d'un égoïsme abominable, que ce soit pour ajuster les heures de son arrivée à son degré d'imprégnation alcoolique après la fête de la veille, ou pour exiger d'avoir son fils tel samedi "parce que mon pote est là et il veut le voir" ... No comment.
En janvier, ma Nanette se montre un peu plus ferme, et refuse de caler le droit de visite sur les week-ends au ski du père exemplaire (ouh la vilaine !) Les lettres recommandées se succèdent, Maxence ne voit son père que deux fois dans tout le mois.

Coup sur coup début février, nous apprenons donc qu'elle n'a pas droit à l'aide juridictionnelle, que sa contestation ne sera pas étudiée avant 3 ou 4 mois, que l'audience se fera à Montpellier le 4 mars, et qu'il faut donc régler l'avocate AVANT, soit 779 euros merci.

Sauf...
Sauf si on arrive à prouver qu'elle habitait ici avant le 25 août, date de dépôt de la demande de Montpeul. Cela nous permettrait de présenter les demandes au Tribunal d'ici, et d'obtenir le délai nécessaire pour obtenir l'AJ, refusée là-bas.
Nous voilà parties à la chasse aux témoignages, ce qui n'est pas difficile vu le nombre de visites qu'on a eues à son arrivée cet été.
"Qu'est-ce que j'écris ?" Ben, que tu as vu Nanette et Maxoune cet été, après la Féria mais avant la rentrée. Chez moi. Signe. Date. Tu as une photocopie de ta pièce d'identité ?
1...2... Puis 3. La 4e est longue à venir, pourtant ma proprio habite juste à l'étage au-dessus.

On donne tout ça à l'avocate. Qui hurle. Pas assez précis, je veux des dates.
On fait refaire, 1, 2, et puis 3, et puis 4. On redonne (ce matin) à l'avocate. Qui hurle à nouveau. Je-Veux-Des-Dates..... Mais vous les avez ??! Ah oui... Je-Veux-Voir-Écrit-Qu'elle-Habitait-Chez-Vous-A-Ces-Dates !!

Je passe rapidement sur les réflexions qu'elle a réussi à placer, face à ma mâchoire serrée... "On travaille gracieusement sur votre dossier... on a beaucoup attendu... je suis sur un dossier autrement plus important et urgent..." ainsi que sur les 3/4h passés enfermée (contre mon gré) dans sa salle d'attente, pour rien, puisqu'elle ne pouvait pas parler du dossier avec moi, et que les attestations que j'apportais n'étaient pas valables. Et puis, elle ne peut pas donner "ces torchons" à un juge !! Traduisez : les photocopies des pièces d'identité, que j'ai faites sur des A4 coupées en deux.

J'ai remballé mes documents. J'ai serré les dents. J'ai pleuré dans l'escalier. Je l'ai insultée de toutes mes forces, à peine arrivée dans la rue.

Ce soir, nos amis écriront pour la troisième fois leur témoignage précieux.
Il est hors de question que cette garce empoche le moindre centime de notre poche.

mercredi 17 février 2010

Jours de pluie, semaine pourrie ?

Que des embrouilles depuis lundi, les choses traînent, rien n'avance, et je me bagarre pour ne pas déprimer.
Je cours sans arrêt.
Pour contrer l'attaque sournoise du père de Maxence, il nous faut des témoignages disant que ma fille a emménagé chez moi dès la mi-août.
J'ai repris la tournée des agences immobilières pour trouver autre chose, avec moins de travaux.
Le rendez-vous avec l'architecte et l'ingénieur, qui me semblait si loin il y a 20 jours, est déjà là.
Je comptais et recomptais mes sous, pour boucler mon loyer, quand l'agence m'annonce que la CAF lui a versé 300 euros.
L'avocat de mon divorce, en 95, ne répond toujours pas au téléphone, et n'a pas donné suite au courrier que je lui ai envoyé.
Les impôts ont bloqué le compte de Nanette pour 2 amendes majorées, et allez, 150 euros envolés.
Et elle enchaîne les jours où il faut l'emmener à la maternité à 6h du mat, ou aller la chercher à 21h, ça donne des journées de dingue, où le petit ne se repère plus du tout, pas encore couché à 23h30 ou déjà debout à 4h du mat, mais pas les bons jours ! Inutile de parler de ses hurlements quand on lui dit qu'on n'est pas du tout, mais alors pas du tout d'accord..

Et en plus il pleut.

vendredi 12 février 2010

Moi, agressive ? Tu veux ma main dans la figure ?

Je suis définitivement parano.
Je vois des complots partout.
Je décrypte mes courriers à la loupe de la suspicion.
Je n'ai plus confiance en personne.

Exemple.
Jeudi dernier, ayant l'occasion d'aller à Montpellier, je passe en fin d'après-midi à l'Inspection Académique. Histoire de me rappeler à leur bon souvenir, d'une part, et de donner les doubles des documents (pour mon congé), parce qu'ils auraient paraît-il de sérieux problèmes avec la Poste. Bah oui, faut que ça tombe particulièrement sur l'enveloppe que j'ai envoyée le 4 janvier : jamais arrivée !
Donc, première escale au secrétariat : elle photocopie mes doubles, m'assure que cette fois-ci tout est OK, que je serai convoquée par le psy expert avant de passer en Commission.
Deuxième escale : chef des personnels. Pour commencer elle ne répond pas à mon TocToc poli, alors que je la vois à travers la vitre de la porte. Et qu'elle me voit aussi, par voie de conséquence...
Son téléphone sonne, elle répond : ouf, c'est donc qu'elle n'est pas décédée là toute raide momifiée à son bureau que personne ne s'en est encore rendu compte !
Quand elle raccroche, re-TocToc... toujours poli... toujours sans réponse...
Ben je me montre un peu moins polie, forcément : je frappe une 3e fois, et ouvre en même temps. Sursaut. "Oui ?"
Je dérange. M'en fous. J'entre, salue, explique...
"Ah oui. Eh bien il vous faut me faire votre demande par écrit."
Je l'ai déjà fait.
"Il faut recommencer. Et passer par la voie hiérarchique."
...
"Je vous répondrai."
...
Bon. Ne pas m'énerver. Ne pas lui prendre sa sale caboche de vieille grognasse toute pourrie en l'arrachant d'un coup sec de son cou moisi pour la projeter par la fenêtre fermée.
Merci mais j'ai déjà votre réponse, et justement je ne la comprends pas, pourquoi se référer au décret généraliste et pas à la circulaire de l'Éducation Nationale, qui précise notamm...
"Écrivez-moi et je vous répondrai !"
Je n'ai pas eu le temps de lui montrer la fameuse circulaire, que j'avais imprimée pour l'occasion. Elle est visiblement agacée de mon insistance. M'en fous. Je ne bouge pas d'un centimètre, et continue. Qui précise notamment qu'en cas de création d'entreprise, le montant s'élève jusq....
"Il n'y a pas de modalités à suivre."
Ah bon ?? Interloquée, je tends mon paquet de feuilles..
"Nous n'avons pas de consignes précises à suivre. Faites votre demande par écrit et par la voie hiérarchique, et je vous calculerai votre indemnité......."
Ça y est, elle fume.
"..... puisque vous ne voulez rien entendre !!"

J'ai compris. Je m'en vais.
La guerre est déclarée.

Troisième escale, bureau de la responsable des traitements, une pauvre idiote qui ne comprend rien à rien, qui tourne en boucle sur son "ah oui c'est étrange mais voyons.. ". Le coeur n'y est plus, le pétard est mouillé, j'acquiesce et repars avec un nom, un numéro de téléphone, un responsable de cet immense foutoir à la Trésorerie Générale.
Je rumine le "vous ne voulez rien entendre". Je n'entends rien d'autre.

Je passe la semaine avec cet écho.
Je n'arrive pas à réagir.

Et puis ce matin, courrier de l'Inspection.
[...] êtes venue à l'Inspection [...] rencontrer Mme... Mme et Mme [...] vous était indiqué que [...] deviez faire parvenir [...] voie hiérarchique [...] avis motivé [...]

Et le coup de massue final. Bien placé. Pan !
Tout dernièrement, vous avez fait savoir oralement à Mme... votre intention de poursuivre dans cette voie.
J'attends donc votre demande.

Mode parano on.
Ce sont des menaces ? Je dois préparer une lettre béton, pour défendre mes droits élémentaires ? Elle va se venger en calculant légalement le montant le plus bas possible ? Je n'ai aucune chance de décrocher le moindre centime ? Elle va me faire payer mon entêtement à ne pas suivre ses conseils bien paternalistes ?

J'aurais dû lui arracher la tête.

jeudi 11 février 2010

Espace-temps

J'ai changé de dimension.
Au lieu d'avoir des hauts et des bas, j'avance et je recule.
Accélérations foudroyantes, puis plusieurs jours de récupération.
Maintenant que j'ai compris comment ça marche, vais essayer de piquer moins de sprints, trop pompants en énergie.

Je file le projet de microcrèche à celles qui veulent bosser dedans. Et me consacre à autre chose pour l'instant : récupérer mes sous, des sous, plein ! Pour ouvrir mon pôle enfance, il faut que j'ai des réserves importantes.

mercredi 10 février 2010

On est le 10 du mois

Objectif numéro 1 :
amasser un trésor de guerre.

Stratégies envisagées :
- démissionner et empocher une indemnité de départ substantielle
- déclarer mon auto-entreprise et bosser comme une dingue matin et soir pour produire et faire connaître mes créations
- poursuivre jusqu'à la mort la procédure de recouvrement de pension alimentaire
- terminer mon (mes) bouquin(s) et le(s) faire publier
- vendre tout ce qui est vendable ici et ne rien racheter
- faire quelques séjours au Carrefour de l'Hours à partir de 23h (ne pas oublier le petit sac et la mini)
- acheter une fausse carte d'identité et escroquer les organismes de crédit
- retrouver Gilles et l'épouser
- donner mon préavis pour m'installer sous le pont de l'Occitanie, en épargnant le montant du loyer sur un Codévi
- buter mon ex-mari pour que les gamins empochent l'assurance-vie
- voir en rêve les numéros gagnants du prochain Euromillions et les jouer
- faire le buzz sur Internet pour que le plus grand nombre me verse un euro chacun (allez, cinq, sinon on y est encore demain)
- passer le prochain casting de Secret Story et gagner à la fin
- me faire inséminer des quadruplés et les vendre 30.000 euros chacun (minimum)
- faire le tour de toutes les machines qui rendent la monnaie pour vérifier s'il n'y a pas quelques pièces qui traînent
- terroriser la banquière pour qu'elle me remette TOUS les billets de sa caisse bien remplie ; y retourner l'après-midi pour recommencer
- liquider ma retraite anticipée et faire exprès de mourir trèèèèèès vieille rien que pour empocher un max de blé

Plan B :
expliquer tout ça à l'expert-psychiatre qui doit signer pour le prolongement de mon congé longue durée

Il me manque deux cent soixante-quinze euros pour payer mon loyer ce mois-ci.

mardi 9 février 2010

Vae victis !

Fou-rire du jour :
Maxence, à cheval sur son pot, fou de rage parce qu'il n'avance pas comme sur son porteur, l'insulte et le cravache, avant de se lever pour le faire tournoyer dans les airs en hurlant...

Ce gosse a du caractère...

On se demande de qui il le tient...

lundi 1 février 2010

Superstructure

"On a tous un socle préhistorique, animal, féroce, qui lutte pour sa survie à coups de massue, sans se poser de questions.
La civilisation a construit, au fil de milliers d'années, tout autour, un lent assemblage de codes et de règles, et nous nous y conformons.
Mais le socle est là, bien présent.
Et heureusement."

C'est la première fois que je sors de chez la psy rassérénée.

vendredi 29 janvier 2010

Constat

Ça me rend dingue.
Voilà, je suis en train de devenir folle.

Je suis incapable de m'occuper d'enfants sans péter un câble.
Pour l'instant, j'arrive à garder le contrôle, mais est-ce que ça va durer ?

J'ai une telle violence en moi, une telle rage de destruction!

Je ne sais plus vraiment quoi faire. Une nouvelle fois, je dérape.
Ce qui me terrifie le plus, c'est la rapidité de passage d'un état à l'autre.

Je suis cinglée.

mardi 26 janvier 2010

Les tempes qui cognent

Rendez-vous demain matin avec l'élue municipal déléguée à la Petite Enfance.
J'essaie de finaliser mon dossier, dur dur.
C'est une chance de décrocher des financements que je ne dois pas rater.
Mais je tourne en rond sur les phrases, les mots, les tableaux.

Je lis, je me gave de bouquins complexes et mal écrits pour la plupart, mais le dossier comptable avance, il est presque bouclé.

Rendez-vous demain après-midi pour visiter une deuxième fois le local, avec N., N. et H. Pas moyen d'obtenir les plans tant que je n'aurai pas réservé de manière ferme et définitive. Mais aucun artisan ne veut me délivrer de devis sans un minimum de données chiffrées. Je vais y aller avec un mètre laser, et prendre le temps qu'il faudra pour relever les cotes moi-même, tant pis.

Fin de gastro carabinée pour le p'tit bouchon. Il continue d'embaumer ses couches, mais les douleurs et la fièvre sont terminées. Ouf. J'ai cru qu'il réussirait à nous percer les tympans, ce WE.

Gros effort social depuis mercredi : 3 longues conversations téléphoniques avec ceux qui sont trop loin pour Lili. Plus vendredi : une copine infirmière et sa fille de 1 an ; ce samedi : une copine en galère et son fils de 1 an ; dimanche déjeuner et goûter avec un couple devenu des amis, depuis qu'on a gardé leurs fils (aujourd'hui 6, 4 et 3 ans). . Je grince des dents, c'est beaucoup d'un coup, et dans un contexte pas forcément serein.

Une nouvelle lettre recommandée du père de Maxoune. Tout à fait le genre de lecture dont ma fille a besoin, en cette période d'examens et d'épuisement en attendant la fin des cours. Le petit recommence à se réveiller en hurlant, chaque fois que sa mère évoque le sujet. Elle reste terrifiée à l'idée qu'il puisse l'emporter au tribunal, et obtenir un droit de garde démesuré par rapport à l'âge du bébé. Pas évident de la rassurer.

Le soleil se couche au Nord. Zazoune manque d'air et ne sait pas comment l'exprimer. Des fois un an d'écart c'est une éternité. Elle va avoir 19 ans...

Ma mère est rentrée de Guadeloupe. Les péripéties de mes documents méritent un billet à part. Pas maintenant. Pas l'énergie. Mais ça ne peut pas continuer sans que je réagisse une fois pour toutes.

Heureusement que de son côté mon fils assure. Comme un grand, qu'il a l'air d'être devenu. Fierté.

dimanche 17 janvier 2010

Nous l'avons franchi


Souviens-toi
Était-ce mai,novembre
Ici ou là ?
Était-ce un lundi ?
Je ne me souviens que d'un mur immense
Mais nous étions ensemble
Ensemble
Nous l'avons franchi

Reviens-moi
De tes voyages si loin
Reviens-moi
Tout s'ajoute à ma vie
J'ai besoin de nos chemins qui se croisent
Quand le temps nous rassemble
Ensemble
Tout est plus joli

Jean-Jacques Goldman

"Alors, quoi de neuf ?"

Rien, tout est vieux, et c'est le bordel.
J'en ai marre d'alterner les phases de grand enthousiasme, dynamique, optimiste, on y croit, on y va... et les heures de découragement ou de désespoir intense.
Je ne m'en sors pas, je ne m'en sortirai pas, je tourne en rond sans réussir à me motiver réellement.
Demain, je prends mon téléphone, je me bagarre pour décrocher ma prime. J'y ai droit, c'est dégueulasse de me la refuser, de vouloir me pousser à la retraite.
Demain, je me lance, j'écris sans m'arrêter pour terminer ce dossier, ce projet qui traîne sur des tas de feuilles par ci par là, dans tous ces .docs éparpillés dans mon ordi. Et je décroche des rendez-vous pour le financer.
Demain, j'ai rendez-vous à 7h30 avec la psy, et je sais déjà que je vais m'effondrer pour le reste de la journée.

mercredi 13 janvier 2010

C'est reparti

J'ai trouvé mon local.
648 m², sur deux plateaux à l'entresol, plus un sous-sol (à moitié enterré en fait) de 200 m².
Un loyer misérable de 1.000 euros par mois. Non je n'ai pas oublié de zéro.
Sur la photo, la façade de gauche. Imaginez la façade de droite en jumelle.

J'ai visité hier après-midi.
Il me reste à trouver, dans un premier temps, 8.000 euros pour signer le bail. Et puis environ 60.000 euros pour faire les travaux.
Un généreux bienfaiteur dans le coin ?

Mécanique adorée

Marre des bus.
Marre du froid.
Marre de l'attente.
Marre des kilomètres à pied.
Marre des tonnes de courses à bout de bras.
Marre d'être sans voiture.

Il est 2h du matin, ça fait bien 3 heures que j'écume les petites annonces.
Trop tard pour téléphoner, je mets celle-là en favori, on verra demain.
Appel à 14h, rendez-vous à 15h, signature de la carte grise à 16h.
600 euros cash, embrayage et 4 amortisseurs à refaire.
Elle roule.
Elle gueule mais elle roule.

Ça fait une semaine qu'elle dort sous ma fenêtre.
Je cours les garagistes pour établir des devis.
Cher.
Je tombe par hasard sur un vieux copain qui me fait un super prix.
Et m'annonce que la courroie de distri est cuite elle aussi.
Ah.
Pas pensé à regarder, flûte.

Jeudi dernier, elle rend l'âme.
Juste en bas de ma rue, quelle chance.
Lundi matin, elle est tractée chez le mécano.
Priorité : distri et embrayage s'il te plaît.
Je te paierai en deux fois.

Ce soir, elle est prête.
Dernier trajet forcé à pied.
"Je t'ai refait les amortisseurs, puisque j'y étais.."
Ah.
Hum.
Pas les sous tu sais..
Oui tu sais.
Ok.

1284 euros.
Et 17 lignes sur la facture.

Elle est toute neuve.
Elle s'appelle Lili.
Elle roule.
Je ne marche plus.

dimanche 3 janvier 2010

Mode agressivité ON

Objectif numéro 1 : traverser ces foutues "fêtes" sans dommages.
Pas évident. Le slalom est de rigueur.
Je repousse tant que je peux le moment où je devrais soulever ce satané combiné, pour "présenter mes voeux".
Pouark !
J'oscille entre les grincements de dents pour ne pas blesser mes enfants et les éclats de rire débiles et sans raison, qui soulagent ma tension sans réussir à la faire disparaître.
J'évite les bouteilles qui traînent, mais l'accrochage est parfois inévitable : oh, refus de priorité, quel dommage, mais aussi quelle idée de traverser ma route comme ça...
Demain, c'est lundi, demain c'est la rentrée, demain j'ai des millions de choses à faire, demain je m'y remets. Demain c'est encore demain.

mercredi 23 décembre 2009

Faut pas laisser tomber

C'est dur.
Je n'y arrive pas.


dimanche 20 décembre 2009

Quelqu'un a une calculette please ?

Voyons donc les options qui se proposent.

- Liquidation anticipée de ma retraite.
J'ai élevé 3 enfants pendant 9 ans au moins, et j'ai effectué plus de 15 années de services effectifs. Calcul pour un départ au 1er septembre 2010 : 1 101 euros brut mensuels.
Délai d'instruction de la demande et mise en paiement : de 6 à 10 mois.
Dans les textes, mes enfants étant nés avant mon entrée à l'EN, ils ne me permettent pas de bénéficier de cette mesure...

- Demande de prolongation du Congé Longue Durée, au-delà du 4 janvier 2010.
A renouveler par périodes de 6 mois, avec certificat du médecin psychiatre, et avis du psy expert si nécessaire. Congé à plein traitement, pendant une durée maximale de 5 ans, selon la chef du personnel, qui m'a fourni l'imprimé à remplir et à lui retourner à la rentrée de janvier.
Il est à préciser que la saisie mensuelle de 800 euros n'est pas maintenue sur ce traitement : j'aurai donc des virements de 2 300 euros chaque mois.
Dans les textes, ce congé est renouvelable tous les 3 mois, il est à demi-traitement, et ne peut durer au maximum que 3 ans... De plus, j'aurais dû demander la prolongation avant le 4 novembre 2009...

- Demande de mise en disponibilité pour création d'entreprise.
Congé sans solde, jusqu'à 3 ans maximum, accordé par périodes de 6 mois renouvelables.
Ordinairement, à demander avant le 31 janvier précédant le départ (en général accordé par année scolaire), soit maintenant le 31 janvier 2010 pour partir le 1er septembre 2010...

- Démission à l'issue de mon congé longue durée
Si je ne me présente pas à mon poste le 5 janvier au matin, sans certificat médical, sans justificatif officiel d'aucune sorte, il s'agit d'une faute grave, entraînant la radiation de l'agent. Je suis libre.
Libre, mais les poches vides... Seuls les 4 premiers jours du mois me seront payés, en indemnités journalières...

- Démission avec demande d'une indemnité volontaire de départ
La demande de calcul est à déposer par voie hiérarchique, en retour, si la proposition chiffrée me satisfait, je dépose, sur entretien, ma démission par voie hiérarchique toujours. Le paiement s'effectue après l'acceptation de la démission et la radiation de l'agent.
Le calcul s'effectue sur l'année civile précédant la démission, pour l'Éducation Nationale le montant s'échelonne entre 50% et 100% du plafond de 24/12e (soit de 1 an à 2 ans de salaires) pour 10 à 25 ans d'ancienneté. Il est généralement constaté que 1 an d'ancienneté = 1/12e accordé : ce qui dans mon cas donnerait 18 ans = 18 mois de salaires sur la base des 12 perçus au cours de l'année 2009, soit 18 X 2 300 (41 400 euros)
C'est la démarche que j'ai entamée le 4 novembre, en annonçant que je confirmerai ma démission à l'issue de mon congé, le 4 janvier. Et le courrier reçu en réponse, en plus d'être un charabia répétitif et contraignant, laisse entendre
1- qu'ils se basent sur 2008 (soit 5 mois de salaires perçus, pour cause de congé parental)
2- qu'ils verseraient 50% de cette somme misérable dans les 6 mois SUIVANT ma démission, et 50% restants à la fin de l'année...
3- que si je tiens QUAND MEME à démissionner dans ces conditions, je dois repasser par la case "voie hiérarchique", entretien, dépôt de demande de calcul, réponse écrite, nouvel entretien, dépôt de démission, acceptation, radiation, création de l'entreprise, versement dans les 6 mois suivants...
Ce qui nous amènerait sans difficulté à septembre 2010 ...pour toucher 5 000 euros !

L'I.A m'a tuer...

"Votre courrier en date du 24.11.2009 a retenu toute mon attention.
A ce sujet, l'article 3 du décret précité stipule que "l'agent dispose d'un délai de 6 mois pour communiquer aux services de l'État le K-bis attestant de l'existence juridique de l'entreprise qu'il crée ou reprend. Il devra transmettre, à l'issue du 1er exercice, les pièces justificatives permettant de vérifier la réalité de l'activité de l'entreprise."
"L'indemnité de départ est versée, pour la moitié de son montant, lors de la communication du K-bis précité, et, pour l'autre moitié, après la vérification de la réalité de l'activité de l'entreprise", soit à l'issue du 1er exercice.
Par ailleurs, j'attire votre attention sur le fait que la démission, dès lors qu'elle est régulièrement acceptée entraîne la radiation des cadres et donc la qualité de fonctionnaire, ce qui rend impossible une demande de liquidation immédiate de la pension.
Ainsi, la liquidation par anticipation d'une pension n'est pas cumulable avec l'attribution de l'indemnité de départ volontaire.
En ce qui vous concerne, en tant que mère de plus de 3 enfants, soit vous demandez votre admission à la retraite et vous bénéficiez de la liquidation immédiate de votre pension, soit vous démissionnez et vous pouvez bénéficier de l'indemnité de départ volontaire.
De plus, vous pouvez cumuler votre pension et un emploi.
Pour ce qui est du montant de l'indemnité de départ volontaire, compte tenu de votre ancienneté de services, elle représenterait 50% du plafond, le plafond étant de 24 fois un douzième de la rémunération brute perçue au cours de l'année civile précédant celle du dépôt de la demande de démission.
De plus, si dans les 5 ans suivant la démission, l'agent est recruté pour occuper un emploi dans l'une des 3 fonctions publiques, il doit rembourser le montant de l'indemnité de départ volontaire, au plus tard dans les 3 ans qui suivent son recrutement.
Par ailleurs, vous êtes à l'heure actuelle en congé longue maladie jusqu'au 4.01.2010 et à cette date, si votre état de santé le justifie, vous pouvez encore prétendre à des congés rémunérés à plein traitement.
Au vu de l'ensemble de ces éléments, si vous êtes toujours intéressée par cette procédure, il serait souhaitable dans un premier temps que vous rencontriez Madame A., Responsable du Service Départemental des Personnels, afin d'obtenir des informations complémentaires sur votre situation.
Si, à la suite de cet entretien, vous souhaitez toujours bénéficier de cette procédure, vous voudrez bien me faire parvenir votre demande par la voie hiérarchique, l'autorité hiérarchique de proximité, à savoir l'IEN de circonscription, devant produire un avis motivé concernant la possibilité de démission.
Vous voudrez bien me tenir informé de la suite que vous souhaitez apporter à ce courrier."

Monsieur l'Inspecteur d'Académie
Avec l'immense respect que je dois au poste respectable que vous occupez au sein de la respectée Éducation Nationale, je tiens à vous faire part que malgré une interruption de travail d'une année entière à ce jour, j'ai conservé quelques neurones en état de marche, et je reste en mesure de pouvoir prendre mes décisions personnelles à moi me concernant moi-même.
Il me semble judicieux de faire passer l'information à vos subordonnés, et d'en profiter, par la même occasion, pour leur faire relire les circulaires qui précisent précisément les conditions d'application pour appliquer les décrets et circulaires qui circulent.

Un petit rappel de mes relations avec la hiérarchie ?
- Demande de démission déposée (par voie hiérarchique) le 17 janvier 2009
- Rejet de cette demande le 25 février 2009, par courrier reçu le 11 mars
- Instruction d'une demande de congé longue durée entre mai et septembre 2009 (soit des consultations chez : un médecin traitant, un médecin conseil, un médecin rattaché, un médecin psychiatre, un médecin psychiatre expert)
- Commission départementale accordant le CLD (du 5/01/09 au 4/01/10 ) le 7 octobre 2009
- Avis de la Commission reçu par courrier le 31 octobre 2009
- Demande d'entretien avec l'IEN (autorité hiérarchique de proximité) le 4 novembre 2009
- Entretien avec l'IEN et dépôt d'une demande de calcul de l'indemnité départ volontaire le 24 novembre 2009
- Réponse de l'I.A (voir ci-dessus) par courrier daté du 10 décembre 2009 reçu le 17 décembre à 11h
- Entretien à 17h avec l'IEN le 17 décembre 2009
- Entretien à 10h le 18 décembre 2009 avec l'auteur du courrier, chef du Service des Personnels
- Les vacances ont commencé le 18 décembre, la rentrée est pour le 4 janvier 2010.
- Mon congé se termine le 5 janvier 2010.

samedi 12 décembre 2009

Alors, tu t'en sors ?

Hier, 23e anniversaire de mariage.
Vendredi 11.

"Comment vas-tu ?"
Je vais.

J'ai acheté des chaussures. Des Clarks. Noires. Depuis un an que je ne vais plus à l'école, je n'ai pas quitté les sabots blancs de mes stages à l'hôpital.

Je recommence à me laver. On en est à 1 voire 2 douches par semaine. Énorme progrès : ce n'est plus juste pour les rendez-vous à l'extérieur.

J'enfile des vêtements propres. Je ne pourrais pas dater avec certitude la dernière fois que mon gilet et mon jogging ont vu l'intérieur d'un lave-linge. Je dirais, à la louche, ..., voyons : 2 mois ?

J'ai confié mes cheveux à une coiffeuse. Qui s'est arraché les siens, pour me trouver une coupe correcte. Tondus en mai et en août, ils faisaient un peu la tronche, mes poils, là-haut.

Je ramasse les poubelles, je fais la vaisselle. Et à manger. De vrais repas, chauds, au moins une fois par jour. Huit mois que ça s'était arrêté.

Je vais dehors. Bon, pas encore pour me promener, mais c'est un début : je prends des rendez-vous, et je m'y présente. A l'heure.

Je décroche quand le téléphone sonne. Il ne sonne pas beaucoup, en même temps, ça va.

Je m'endors avant minuit. Toute la semaine, j'étais au lit vers 21h : un exploit ! Sans comprimés, sans petit(s) verre(s), mais avec la télé. Faut pas trop en demander, quand même.

Hier soir, je passe devant chez l'épicier, qui me salue de son éternel : "Bonsoir Madame !"
Et son voisin se penche et lui dit : "Elle est jolie c'est vrai !"

Il devait parler de sa montre.

dimanche 29 novembre 2009

Grand Maître et Petit Maître

Ça swingue fort dans la famille Nous-mêmes.

Nouveau craquage du fiston, à l'approche des Fêtes sa fragilité se réveille. En pleurs au téléphone depuis mardi, il a fini par arriver ici jeudi soir. On gère, espérons juste que cette fois on a réagi à temps.

Presque fin de varicelle. Ces dix derniers jours ont été particulièrement longs, bébé chouigneur qui pétait la forme par vagues de 40 minutes, trois fois par jour... et par nuit. Je crois que les dents sont venues pimenter les dernières journées : 3 grosses molaires sont désormais parfaitement visibles.

Ma douce Nanette est complètement paumée : son nouveau stage est en halte-garderie, 100 enfants différents qui tournent sur 12 places. Les gosses hurlent non-stop, l'équipe est blasée, la directrice la terrorise. Le chouette projet d'établissement (respect et soutien) reste... un chouette projet ! L'évaluation pratique du 9 décembre se rapproche à toute vitesse, et tout ce qu'elle rêvait de mettre en place s'écroule jour après jour. Cette formation est vraiment à hurler !

Mon projet de microcrèche avance à grand pas. Je devrais dire saute à grands bonds, peut-être... A chaque nouvelle étape, un nouvel obstacle. Je m'étonne moi-même, je n'ai toujours pas craqué.
J'ai vu l'Inspectrice mardi dernier, elle transmet ma demande de calcul. J'espère connaître le montant d'ici deux à trois semaines : je ne veux pas m'y attendre avant, marre de surveiller le facteur.

Et notre arc-en-ciel dans cet horizon plutôt grisouille : la Zazoune est a-mou-reu-se. Raide dingue de son nordiste. On l'a reçu dix jours en milieu de mois, et elle part le rejoindre mi-décembre : il l'emmène à Londres ! Oui, carrément !
C'est un gentil, ils sont mignons tous les deux. Ça me fait drôle de la voir comme ça, mais j'adore son sourire enfin installé, et je lui souhaite d'avoir trouvé le bon.

La roue tourne.
Doucement.