mercredi 26 septembre 2012

J'avais 16 ans


Ce week-end, il ne m'est rien arrivé.
Rien de négatif, je veux dire.
Une trève incroyable, au point que chaque heure je m'attendais à une big catastrophe.
La force de l'habitude, hein...

Mardi dernier, ma fille aînée a reçu un pré-agrément, pour garder des enfants dans son nouveau chez-elle (chez Mulan, dit son fils) à condition qu'elle sécurise toutes les ouvertures et qu'elle achète une poussette double. Samedi, elle en a trouvé une d'occase, à une demi-heure de train, mais 4h de trajet en tout : Maxence passant le we chez son père, et Zazoune chez son copain, me voilà donc seule, et tiens, justement, pile devant le cinéma !

Ça fait bien un an que je n'y suis pas allée, si ce n'est plus. Séance de 11h, 5 euros, c'est parti ! Ma première intention c'était "Du vent dans mes mollets", conseillé par Coline. Mais je me laisse finalement embarquer par "Camille redouble".

Chouette moment. J'étais toute seule dans la salle, avec mon paquet de M&M's - aux cacahouètes, c'est ceux qui se rapprochent le plus des Treets.
Et justement, les Treets, et le tee-shirt Fido Dido, la K7 du walkman, et la sangle du sac en bandoulière, tant de petits détails discrets, presqu'imperceptibles à la conscience, m'ont replongée pendant près de 2h dans cette année 85 que revit Camille.

Les critiques sont à fuir : plagiat ou pas du Peggy Sue de Coppola (m'en fous je ne l'ai pas vu), je crois qu'il faut regarder ce film en ayant vécu ces années-là, à cet âge-là. Avec cette idée en tête : Et si ça m'arrivait ? 
L'actrice réussit l'exploit de jouer une gamine de 16 ans sans trucage, sans maquillage, avec son corps et ses formes de femme de 40 ans, et ça fonctionne à merveille. Bon, ce n'est pas le cas de son chéri, que j'ai trouvé moins bien.

Et me voilà donc toute songeuse. Le film commence par une séparation douloureuse, du coup quand elle a l'occasion de tout recommencer, elle voudrait bien changer le scénario, dont elle connaît la fin. Je vous laisse découvrir par vous-même si elle y arrive.

Et moi ? Si je me trouvais catapultée l'année de mes 16 ans ? Est-ce que je changerais des trucs ? Est-ce que je me servirais de ce que j'ai appris, au prix fort, pendant 30 ans ?

Camille veut à tout prix avoir sa fille, telle qu'elle la connaît dans le futur. 
Moi je ne sais pas trop. Ce que sont mes enfants, ce qui fait leur essence, est-ce dû à leur père ? à ce que j'ai vécu avec lui ? Ils ne seraient sans doute pas physiquement pareils, ils ne seraient peut-être même pas là (bon ok, ça j'en doute !) mais je crois que quelque part, CES enfants-là sont les miens, et seraient miens même dans d'autres circonstances. 
Par contre, oui, sans hésitation, je leur donnerais un père digne de ce nom.

Pour le reste...
Je crois que je vivrais une vie totalement différente. A commencer par mes études, et mon métier. Pas d'étape banlieue parisienne, c'est sûr. Et si je devais recommencer chaque histoire d'amour ? Oh non, avec mon expérience bien en mémoire, la première serait la bonne. Pas la peine de me gaspiller à vivre les autres, haha !

Nul doute que ma vie serait fabuleuse !

En fait...
Peut-être qu'elle serait fabuleuse au regard de ce que je vis aujourd'hui.
Mais en vrai ?


mardi 18 septembre 2012

Motivation


L'année de mes 45 ans a été plutôt sympa, dans l'ensemble.
J'ai attaqué avec un voyage-surprise en Turquie, j'ai touché mon indemnité de départ, mon livre a été publié, j'ai déménagé, j'ai réussi à retourner au travail, et le 31 décembre, j'ai invité des amis pour le réveillon (bah pour qui me connaît IRL, c'est un exploit...)

L'année de mes 46 ans est absolument détestable. Surtout dans les détails. 
J'ai attaqué avec deux mois de famine, je n'ai pas touché d'allocs de la CAF (et ne les toucherai pas), j'ai dû fermer mon blog de vente, et rendre mon appartement, j'ai vendu 2 bouquins (à des inconnus), je me suis vautrée au concours infirmier, et mes vieux démons reviennent au triple galop, alors que personne ne les a sonnés, hein...

Crise de la quarante-sizaine oblige, le ciel gris n'arrangeant rien, en ce mardi maussade me voici ruminant mon triste sort à la médiathèque, où je lis un 26ème album à Maxence en attendant de retourner chez sa mère - elle passe l'entretien d'agrément justement cet après-midi, quand son fils n'a pas dormi de la nuit, et a hurlé dès 6 heures du matin "J'veux pas aller à l'école aujourd'huiiiiiiii !!"

Je rumine, donc. 
La liste complémentaire s'est arrêtée à 40, la rentrée à l'IFSI pour cette année est définitivement impossible. 
Les inscriptions à l'IED-Paris 8, pour une licence psycho par correspondance, s'arrêtaient hier, 17 septembre. De toute façon, j'étais bien loin de disposer des 199 + 186 euros demandés.
Mon contrat s'arrête le 31 octobre, à la crèche. Ensuite, éventuellement, suivra un autre contrat pour compléter le 80% de la collègue - 7h par semaine, tous les mercredis... au maximum jusque fin mars, pour ne pas perdre mes indemnités chômage si durement acquises.

Je tourne en rond.
Toujours les mêmes obstacles, depuis des années.
Des idées, plein, mais faut des sous... et j'ai rien.
Rien que ces p*tains d'envie qui me tiennent debout, pleine d'espoir qu'un jour...

Fin de l'entretien.
On remonte dans la voiture, l'enfant épuisé (mais sage) et moi. On retrouve sa mère, qui cueille sur le pare-brise le PV que je n'avais même pas vu. 
Je n'en peux plus. 
Il faut que ça change.

Les années qui se finissent en 3, dans ma vie, sont bouleversantes. Par paire, a priori.
Ruptures géographiques d'abord : en 73 je suis partie vivre en Guadeloupe, en 83 je suis revenue en métropole. Avec les chocs climatiques et culturels qui s'imposent.
Ruptures sentimentales ensuite, en 93 j'ai divorcé, et en 2003 ... ça ne se raconte même pas... pas de mot pour cet adieu-là.

Alors ?
Qu'est-ce que je vais fracasser en 2013 ?

Oui je sais : l'année (pourrie) n'est pas finie.
Si ça se trouve...



samedi 15 septembre 2012

Un dernier pour la route ?


Elle sort de son immeuble en courant, Maxence sur ses talons, les yeux pleins de larme.
"L'école a appelé, elle est tombée sur la tête, elle est consciente mais ne répond pas, ils ont appelé les secours ..."
Dans la ruelle, l'ambulance est ouverte. Elle saute hors de la voiture que je vais garer.
Je cours aussi vite que possible, ma canne martèle, le petit agrippe ma main.
"Doucement ! Ne vous en faites pas, rien de grave, attendez là, on va vous la chercher !"
Elle sort enfin entre deux pompiers, pâle, tremblante. Je note les taches de sang, le genou gonflé.
Les urgences, encore garer la voiture. Le docteur, blagueur. 
De la colle pour la coupure au front, 3 cm, elle ne s'est pas ratée.
Les réflexes : tout est ok, elle n'est pas plus dingue qu'avant.
L'arcade sourcilière a morflé, la cheville, le genou. Mais rien de cassé.
Une grosse peur. Un tour en ambulance, avec sirène et gyrophare, pour la faire rire.

Allez, c'est bon, les gars, là. On arrête, hein ?

jeudi 13 septembre 2012

Suricate et requin-citron


Il est entré en moyenne section cette année, mais attend avec impatience le CP, parce que "c'est là qu'ils habitent, les maîtres, et moi je veux un maître, moi..." et qu'au CP, il aura un petit chien qu'il appellera Abeille Tomate Légume.

Il a la "chair de poulpe", fait des "bissous" et appelle les churros "les nouget's de la plage".
Il différencie sans problème la tête en ballon de foot du pachycephalosaurus de la crête punk du parasaurolophus, et te dit "aye-aye", "otarie" ou "requin-citron" quand on joue aux animaux.

Il répond seul au démarchage téléphonique : "Allô je suis bien chez Mr/Mme *** ? - Oui... - Euh... je peux parler à Mr *** ? - Oui, d'accord !" Et il attend que la dame/le monsieur lui parle de merveilleuses piscines/assurances/salons en cuir, ou du bouquet Orange à 5 euros au lieu de 92... Quoi ? Mr *** c'est lui aussi, non ?

Il regarde la télé d'un oeil de plus en plus expert, trouve que le Spiderman en chair et en os qui s'invite à l'anniversaire "c'est trop waouh !", tremble de joie parce qu'il s'est levé assez tôt pour Dora, ou qu'il peut goûter devant Redakai. Il pose des questions sans arrêt devant les films et séries, "pourquoi elle pleure ? elle est où la méchante ? elle est méchante elle ? c'est la police qui va venir main'nant ?"

Il rentre très énervé de l'école parce que son copain Evan, "il aime les spaghetti de fromage !!" Et alors, demandons-nous en choeur ? "eh ben c'est pas rigolo, je mange, je lui donne, je mange, je lui donne, tout le temps, et le paquet il est fini !! J'en ai marre !!!"

Il cache les jouets et les livres qu'on ne peut pas acheter dans les magasins, "et quand j'aurai pleeein de petits sous je viendrai les chécher hein d'accord ?!" Il a été stupéfait d'apprendre que le Père Noël le regardait tout le temps et même maintenant, pour vérifier qu'il était sage... "Mais il est où le Père Noël ? moi je le vois pas !"
Il refuse qu'on parle de la rue Broca et de sa sorcière, d'ailleurs dans sa nouvelle maison, "il n'y a pas de sorcières, parce qu'il n'y a pas de placard à balais !!" Son dessin animé préféré, c'est Mulan, et quand il sera grand, il travaillera/habitera dans un zoo.

Il appuie "su le séro pou aller en bas et su le 6 pou aller en haut ! moi tout seul !!", il pleure quand il n'est pas le premier et explose de rire en répétant en boucle pipi caca pétou. Connaissez-vous d'ailleurs la blague hyperdrôle de la bouteille remplie de pipi et du gâteau au chocolat-caca ? 

Il a bientôt 4 ans.

Du concentré de bonheur !

mercredi 12 septembre 2012

"Un soleil illumine chaque ombre"



Pensée positive ?
Quelqu'un veut acheter ma voiture.

Tire le fil :
Copine explose sa voiture mercredi
jeudi et vendredi je l'emmène à l'école et la ramène chez elle
dimanche je m'explose, 
c'est elle qui m'emmène à la pharmacie de garde
garde la voiture, bien sûr,
pour aller à l'école le lendemain
lundi
soir
la voiture ne démarre pas
passe la nuit là-bas
mardi, un papa dépanneur
les dépanne
et propose d'acheter la voiture
en l'état.

Brille, brille, petit soleil triste
et que chaque ombre révèle un trésor

A force

dimanche 9 septembre 2012

Agrafer de l'eau à un arbre


Combien de temps faut-il pour laisser tomber ?
Est-ce qu'un jour, il devient évident que c'en est trop ?

Je ne sais pas trop pourquoi, ni comment, je reste debout.
Je crois que je suis K.O debout.
Je continue.
J'encaisse.
J'avance.
Je n'y suis plus.

C'est incroyable,
c'est irréel : quand je le raconte autour de moi, 
je suis la première à ne pas me croire.
Des exemples ? La liste est longue. Les derniers...
La scie sauteuse trop vieille pour les nouvelles lames, qui ne vont pas sur la nouvelle, qui ne scie pas..."Revenez avec le ticket !"... Celui qu'on a oublié dans la voiture du fiston, reparti à 700 bornes d'ici ?
La CAF qui compte me faire vivre jusqu'en janvier 2013 sur mes revenus 2010... 
L'extinction de voix le jour du casting, la veille du karaoké...
La virée joyeuse en voiture avec la copine, qui casse l'embrayage ET explose la pompe à eau...
La banque qui bloque le montant du loyer du 10 septembre.... le 23 août... "paiement futur"...
L'incendie monstrueux du magasin de pneus, qui paralyse juste les rues à prendre pour déposer à temps ma fille et son collègue... ils devaient y aller à pied... "Je vous dépose ça ira plus vite !"
Le radar qui me flashe (encore une fois) à tort, parce que je tourne et attends que les véhicules en face passent... Ma dernière contestation a mis près de deux ans à aboutir.

Jour après jour.
Dans tous les domaines.
A se demander, désormais, où est la réalité.

Je ne sais plus où j'en suis.
Quand ça arrive,
quand ça m'explose à la figure,
comme ça, bam !
je regarde autour de moi,
je cherche comment me réveiller.
J'éclate de rire
ou en sanglots
ou les deux en même temps.
Je vais finir par éclater
tout court.
Juste ça
BAM !

Édit de 20h40
Quand y'en a plus y'en a encore
Il y a 4 h, j'ai explosé ma cheville, mes deux genoux
et accessoirement le meuble que je portais.

samedi 18 août 2012

Sainte-Hélène


C'est ma fête aujourd'hui.
Mon prénom vient d'une grand-tante de mon père, qui aurait su accueillir ma mère, lorsqu'elle est entrée dans ma famille paternelle.
Mamylène.
Je me rappelle son appartement parisien, où on allait une fois l'an peut-être, peut-être moins.
Je me rappelle les souris en réglisse tendre, dans la bonbonnière délicate, qui côtoyaient les têtes-nègre plus dures et fortes en goût. Je revois le contraste des grains de sucre du pelage des souris, avec la peau lisse et luisante des visages aux gros nez...
On ne devait prendre qu'un bonbon, un seul. Et j'hésitais si longtemps, devant cette bonbonnière ouverte dont j'avais rêvé des semaines entières avant la visite, que finalement un des adultes présents (ma mère ? Mamylène ?) me fourrait de force l'une des formes dans la main.
Le choix était fait.
Évidemment, je regrettais de ne pas avoir l'autre.

jeudi 19 juillet 2012

Été



"Ignore-le....

Des journées hyperchargées.
Toujours la course aux papiers, aux sous, aux dossiers qui coincent.
Les travaux à la crèche, qui terrorisent les bébés trop nombreux.
Embouteillages, soleil accablant... oui, je suis privilégiée, je peux me plaindre d'avoir trop chaud.
Des nuits si courtes, des matins survoltés.

J'aimerais bien gagner au Loto.
Et faire ce que je veux de mes journées.

... Il finira par se lasser"



mardi 17 juillet 2012

On ne fait que semblant


Comme un fil entre l'autre et l'un
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients
Il se promène impunément

Et tout un peu tremble
Et le reste s'éteint
Juste dans nos ventres
Un noeud, une faim
Il fait roi l'esclave
Et peut damner les saints
L'honnête ou le sage et l'on n'y peut rien

Et l'on résiste, on bâtit des murs
Des bonheurs, photos bien rangées
Terroriste, il fend les armures
Un instant tout est balayé

Tu rampes et tu guettes
Et tu mendies ses mots
Tu lis ses poètes
Aimes ses tableaux
Et tu cherches à la croiser
T'as quinze ans soudain
Tout change de base et l'on n'y peut rien

Il s'invite quand on ne l'attend pas
Quand on y croit il s'enfuit déjà
Frère qui un jour y goûta
Jamais plus tu ne guériras

Il nous laisse vide
Et plus mort que vivant
C'est lui qui décide
On ne fait que semblant
Lui, choisit ses tours
Et ses va et ses vient
Ainsi fait l'amour et l'on n'y peut rien


Je ne la connais pas 
autrement qu'à travers son blog, 
pourtant
ce soir, 
je tremble devant cette nouvelle nuit qu'elle va traverser, avec son fils,
sans savoir s'ils ont atteint la rive ce matin.
J'ai envie de lui tendre la main.
Danse encore, Coline, chante ta vie.
Je pleure avec toi.

mercredi 20 juin 2012

Couacs en série


Quand deux canards se disputent, ça donne.... un conflit (blague inside)

Je ne me dispute pas vraiment avec elle, mais je galère.
Je ne comprends pas. Je n'y arrive pas. Et ça, j'aime pas !

C'est une collègue, plus jeune que moi, plus speed, plus investie, plus "en projet" que moi.
Elle vient de signer pour faire construire.
Sa fille a pratiquement l'âge de mon petit-fils.

Mais pourquoi ça coince ?
J'accumule les actes manqués, 
face à elle j'ai l'impression d'être nulle, d'être molle,
j'oublie de faire des trucs, j'entends de travers,
je ne vois pas ce qui est sous mes yeux.

J'essaie de regoupiller la grenade
mais ça va péter
c'est sûr
et ça me désole.

jeudi 14 juin 2012

Salsifis main'nant !!

Des fois, tu vis des trucs, tu te dis "Waouh !" et en réalité c'est juste nul.
Des fois, tu vis d'autres trucs, tu te dis "Hey, mais c'est quoi c'te bouse ?" et en fait, après, tu regrettes de ne pas en avoir profité.
Un peu.
Beaucoup aussi.

J'ai donc reçu mes notes aujourd'hui.
Nous applaudissons le 15,5 en culture générale.
Que j'étais pourtant sûre d'avoir foiré.
Nous passerons sur le 9,5 en tests psychotechniques.
Que j'avais fini par croire pas trop mauvais.
Nous oublierons immédiatement le 10,5 à l'oral.

35/60
Pfffff.
Mais c'est nul !

mardi 12 juin 2012

Résultats

Raté.
67ème sur liste complémentaire.


samedi 9 juin 2012

Du stress, des strass, détresse, pas de tresses



A tout problème, il y a une solution.

Chaque fois que tu as envie de pleurer, essaie plutôt de sourire. Essaie !

Oublie que ton bus est en retard, attends le prochain... pas grave si tu y perds une heure entière, et qu'en fait, tu n'as pas le temps de rentrer chez toi avant de partir travailler. Et le même soir, tant qu'à faire, rate-le de quelques minutes. Voilà, tu commences à apprécier, je le sens, allez, attends une nouvelle heure, c'est tellement le fun !

Ne tue pas tout de suite le garagiste qui t'apporte la mauvaise taille de roue, reviens juste le lendemain. Il ne sait pas que ta voiture t'a lâchée au pire moment, entre trois déménagements, un oral de concours, un spectacle de danse de fin d'année, tu sais, celui avec répèt en plus le matin, le dimanche : le jour où il n'y a pas de bus. Quand tous ceux que tu connais en ville, avec une voiture, sont partis en week-end.

Écris et réécris et recommence, encore, cette lettre pour expliquer à EDF qu'il doit y avoir erreur, qu'on ne peut PAS prélever 400 euros en janvier, ET en avril, sur un compte bancaire à l'agonie, ET éditer deux nouvelles factures de 379 euros/653 euros à ce même client - non compris les frais de déplacement pour coupure ET rétablissement dans la même journée, "en effet au vu du relevé de consommation réelle nous vous devons 440 euros".

Retourne à l'hypermarché qui ne t'a pas décompté les promotions comme il faut, 12 euros ça compte quand même. Mais n'étrangle pas l'hôtesse d'accueil qui te réclame les marchandises achetées la veille : fais juste un troisième voyage, le soir même. Avec les marchandises. Qu'elle vérifie. Après tout c'est le week-end, t'as que ça à faire.

Et puis, allez, imagine cette assistante sociale abjecte, ligotée, bâillonnée, embrochée au-dessus d'un feu géant, et tourne, tourne, tu oublieras plus facilement son mépris et son incompétence évidente, une fois de plus - encore ?! mais tu les attires ou quoi ??

Respire.
Regarde ce champ de blé magnifique, et tant pis si le ciel est gris.
Raconte des c*nneries. C'est un éclat de rire qui te protégera.
Demain il fera beau.
Des traces.
Ta race !

jeudi 31 mai 2012

C'est quand qu'on dort ?


Ils ne dorment toujours pas ! Bon sang de bois je viens de piquer une crise pas très loin des gros mots, m... je veux dormir MOI !
Du coup, j'ai écrit mon oral... Cadeau !

Convoquée à 13h30 pour le tirage au sort, on a finalement attendu un très gros 1/4h avant de monter, une vingtaine de personnes, 4 jurys, j'ai eu le 4 en ordre de passage (sur 5), grosse attente en perspective !
Je suis finalement passée en prépa à 15h10, 10 minutes sur le sujet (commun à tous) :
Qu'est-ce que soigner veut dire pour vous ?

Mon plan très rapide :
I - SOIGNER
- donner un soin / c'est un geste technique, appris, varié --> pansement, médicamentation, manipulation, prise de sang, de tension, etc
- prendre soin de qqu'un, c'est un suivi global, cette personne a un passé, un futur, elle n'est pas qu'une plaie ou un besoin ---> "être aux petits soins", écouter, respecter, accompagner, éduquer, le rôle du soignant n'est pas simplement technique, nous travaillons avec l'humain, importance de la bientraitance
- avoir soin de (sa pratique) ---> rigueur professionnelle, dans les gestes, l'hygiène, les dosages / travail en équipe (importance de la collaboration, des transmissions, en amont, en aval) / prise de décisions qui ont des conséquences 
- puis, pour "ouvrir" vers la deuxième partie, soigner, ce n'est pas SE soigner : éviter la réparation, l'abus de pouvoir, la domination sur la personne dépendante

II - POUR MOI
Soigner, c'est avant tout accompagner, être sur le même chemin, avec mes forces et mes connaissances, mais aussi mes lacunes et ma soif d'apprendre toujours de l'autre
C'est une relation AVEC l'autre, qui transforme forcément son devenir, vers le mieux lorsque c'est possible (guérison, autonomie retrouvée, besoin satisfait) mais ça ne l'est pas toujours (rechute, aggravation, décès) 
C'est appliquer constamment la bienveillance, un a priori positif, encourageant, qui soutient

Jury : un cadre de l'hôpital, qui gigotait, regardait par la fenêtre, me lançait des questions courtes sur un ton peu chaleureux (qu'est-ce que vous savez de la formation ? Organisation, vous allez faire comment ? Le financement ? C'est lui qui a attaqué l'entretien, en disant : "vous nous dites soigner c'est parfois se soigner, dites-nous-en plus."
La psy a enchaîné, je crois qu'ils voulaient que je dise qque chose mais je n'ai pas su quoi, mes réponses ne leur convenaient visiblement pas ; du coup, la psy a dit : "peut-être que vous dites ça à cause d'une expérience personnelle..." et là j'ai pu expliquer mon ressenti, en tant que patient, d'avoir été utilisée par certains soignants pour leur satisfaction personnelle, effectivement. Ça a coupé presque net ce pan du sujet, on est passé très vite à autre chose.
La formatrice de l'école ne parlait presque pas, mais souriait beaucoup, et écrivait des kilomètres de notes !! Quelques questions et sujets abordés (mais je ne me souviens pas de tout forcément !)
- vous vous voyez infirmière ?
- 3 ans de formation c'est long, ça ne vous fait pas peur ?
- le travail en équipe ?
- qu'est-ce que vous faites en dehors du travail ? j'ai répondu que j'aimais beaucoup tout ce qui était manuel, bricolage, bidouillage, couture, tricot, cuisine et la formatrice s'est exclamée : Ah, vous allez vous éclater alors en chirurgie, on bidouille à fond ! Éclat de rire général ! 
- pourquoi infirmière, l'auxiliaire de puer soigne elle aussi, ah non, pour moi elle prend en charge plutôt, pour pallier l'absence du parent (crèche, hôpital, pouponnières) j'aime la minutie et la rigueur de l'infirmière
- la rigueur, c'est une de vos qualités donc, vous avez des défauts ? oh oui, je suis bordélique ! éclat de rire, surtout quand j'ai rajouté "quand je range je ne retrouve plus rien !" et directive aussi, je dois tourner ma langue dans ma bouche et laisser faire les autres à leur façon, pas forcément à ma façon.
- en équipe ça doit vous poser problème ? surtout à l'hôpital, ça va coincer en stage ? non, j'ai fini par comprendre avec l'âge que je ne suis pas là pour révolutionner le monde, j'ai une façon d'aborder l'autre qui n'est pas forcément compatible avec le rythme ou les pratiques habituelles à l'hôpital, à moi de défendre mes valeurs, sans piétiner celles des autres.
- vous vous êtes préparée seule, pourquoi ne pas avoir suivi une prépa ? (ça coûte cher, et je travaille) comment avez-vous fait ? (livres, internet, beaucoup de pratique : les test P ont vraiment été galère pour moi...) Là elle soulève sa feuille, en regarde une autre (cachée) et s'exclame : Mais ça en valait la peine, tout ce travail ! ---> du coup je me demande si elle avait mes notes d'écrit ?? normalement ils ne les ont pas...

La psy (qui menait clairement l'entretien, difficile de lui répondre en regardant aussi les deux autres) a dit "moi je n'ai plus de questions, et vous ?" les deux autres ont dit non non, moi ça me va aussi. Grands sourires satisfaits (il me semble), je me suis levée, ai dit "Bon bien au revoir et bonne après-midi", et je suis partie à 15h50, soit 20 minutes après être rentrée.

Voilà, je suis plutôt contente dans l'ensemble. Résultats le 12 juin, c'est reparti pour l'attente !

Quand ça veut pas...


Il y a dix jours, ma fille a perdu la CB : la seule qu'on peut utiliser même quand il n'y a plus rien et moins encore que rien dessus. Hier, aux courses encore, elle a perdu la clé de la voiture. Une demi-heure à la chercher partout, de la caisse au parking, jusqu'à la retrouver coincée dans la grille du 3e caddie (qui a 3 pièces pour les dégager ?) Je rentre épuisée, le matin on s'était levé à 5h du mat (elle pour coudre, moi pour ranger), bossé toute la matinée, puis au tél l'après-midi la mauvaise nouvelle qui tombe vraiment bien : "ah non on ne pourra pas vous payer ce mois-ci, ni vous faire une avance, parce que le chômage, ce n'est pas un salaire..." Mange ta déception, toute façon t'as rien d'autre en attendant fin juin.
Bref, je prends 30 minutes pour me calmer les nerfs devant le Petit Journal, et je monte terminer ce *%$tain de ménage, état des lieux reporté au jeudi.
Sauf qu'en passant devant la voiture, je la trouve bizarrement penchée. Sauf que pour changer ce pneu crevé, je n'ai pas de roue de secours. Sauf que ce n'est vraiment, VRAIMENT pas le moment de mettre 150 euros dans des pneus !!!
Réfléchis à toute allure. Demain, je fais l'ouverture à 7h30 avec M, pas moyen de la lâcher, elle n'a pas le droit d'être seule avec les petits. Impossible de prévenir, je n'ai aucun numéro de téléphone. Les bus, ça n'a pas changé, départ à 6h obligatoire sinon j'ai 25 minutes de retard avec le suivant... Et pour rentrer, même galère : en partant à 11h, je n'arrive pas à la maison avant midi et quelques, et je suis convoquée à 13h30. Bonjour la détente !
Je passe donc environ la moitié de la nuit à pleurer, et l'autre à regarder avancer l'heure, toutes les 15 minutes. Sympa comme nuit. SuperCopine passe me chercher, je serre les dents et assure les premières arrivées des bébés. Mais je sais déjà que je ne tiendrai pas.
Je vous ai déjà parlé de l'équipe assez géniale dans laquelle j'ai la chance de travailler ? Elles me laissent partir à 9h, galère de bus (ben tiens, tu croyais pas que j'avais déménagé chez les Bisounours ??) j'arrive à bout de forces à la maison à 10 heures et demie... pour tomber sur la proprio et son jardinier (tronçonneuse, le jardinier, tronço à fond...). Adieu la sieste, bonjour l'état des lieux.
Il est 11h30, avant de m'allonger je vérifie ma convocation, mon passeport et ma tenue, ah tiens, où est ma convoc ? Voilà, petite mine désolée au secrétariat à 13h, "j'ai perdu ma convocation, je peux passer l'oral quand même ?"
Avec l'angoisse qu'elle me réponde non.

Quand y en a plus y en a encore hein ? Ce soir, je suis chez les B, au lieu du creux confortable et familier de MON lit. "Tu peux me garder les garçons exceptionnellement ce soir ?" 
Bah...


Heureusement que l'oral s'est super bien passé ! Un grand merci à tous les Z'ondeurs Z'associés, ça a marché ! Enfin, je crois...
J'vous raconte demain. Quand je serai rentrée chez moi.
Edit avant de sombrer dans les bras de Morphée, le sujet : "Qu'est-ce que soigner pour vous ?" Cool. J'ai assuré.

lundi 28 mai 2012

Mets ça y a du vent... *

Fin d'un week-end étrange.

J'avais demandé à être en congé jeudi et vendredi, et j'ai donc quitté la crèche depuis mercredi midi : en sautant par-dessus lundi férié, jusqu'à mardi 14h, on arrive à 6 jours pleins à la maison. Comme quand je ne travaillais pas.
Depuis que je me suis levée, mercredi matin, à 6h, j'ai dormi... voyons... 5 + 3 + 3 et demi, et 6, et ... à la louche : 24 heures. Sur  135 en tout, ça fait pas lourd. Sûrement pour ça que j'ai failli pleurer, samedi après-midi, devant le 10ème voyage à la déchetterie que SuperCopine tenait absolument à faire.
J'ai jeté. Plein de trucs. 20, 25 ans de souvenirs, de machins, de "oh ! regarde !", de "et ça, ça te dit quelque chose ?". 20 m3 de sacs et cartons, de morceaux de meubles, de morceaux de moi. Ce n'est plus moi.

Déchetterie donc. Puis aussi : ménage. Le lave-linge neuf est tombé en panne, il n'a pas supporté les trois lessives quotidiennes que je lui inflige depuis une semaine. Il faut que j'appelle But. Je balaie, je fais les poussières, je lave, je frotte, je range. Je déplace. Je fais ma place.

Valse de mes enfants. La Zazoune est partie à Paris à 4h du matin vendredi, son frère est arrivé ici presque à la même heure le lendemain - vous faites le lien avec mon manque de sommeil ? M'endormir près du téléphone, le coeur en point d'interrogation... Essayer de suivre les emplois du temps, les déplacements prévus, les imprévus, les heures qui filent et personne n'appelle, si, moi, qui tombe sur les répondeurs, ou ne récolte que des revers agacés, "je sais pas", "on verra". A tout à l'heure, tiens-moi au courant. Ils sont grands.
Maxence est avec son père. Enfin, je crois. Il rentre lundi, on ne sait pas bien quand, ni avec qui. Nanette, fidèle au poste, remplit les sacs, coud à la vitesse de l'éclair, se gave de sucreries et passe des heures sur l'ordi, râle parce que je suis devant la télé à minuit. Elle passera sa première nuit dans son nouvel appart lundi, quand son fils rentrera. Ce soir, donc. Ah bah non : lui ne veut pas, il tient à dormir "à côté de Mémène". Demain ?

Je n'ai pas eu le temps d'appeler mon père. Ni ma petite soeur parisienne, ni mon beau-frère qui gère la maison cette semaine sans sa femme, partie en Italie. Ni ma copine.
Je n'ai pas pu finir le petit ensemble pour Alex, arrivé la semaine dernière, 4 kilos 100 de joues rondes et de sourires aux anges.
Je n'ai pas fait les courses, pas rangé sous l'escalier, pas descendu l'étagère à tissus, pas mis la table dans la cuisine, pas fait mon shampoing. Pourtant j'en aurais bien besoin... Il paraît que j'ai de plus en plus de cheveux blancs.

Le week-end très prolongé est fini, 
mais je n'ai pas tout fini.



* L'autre jour, Nanette essaie d'enfiler un K-Way à Maxence, qui regarde sa mère
 d'un oeil outré en se débattant : "Mais c'est un sac-poubeeeeelle !"

samedi 19 mai 2012

Agenda

Oral le 31 mai.
Juste après l'état des lieux de l'appart en haut.
Juste avant l'emménagement de la Zazoune dans son premier appart.
En espérant qu'on aura fini celui de la Nanette et de sa fripouille.
Et que les retrouvailles avec la psy ne m'auront pas trop cassée.
Je ne peux pas aller à Paris.
Ça, ça me casse. 

mercredi 25 avril 2012

En avance

16h au lieu de 18h, ils sont gentils ou ils ont eu pitié de moi.

ADMISSIBLE !!

Yepah.

En route pour les vraies révisions.

mardi 24 avril 2012

3 cracs...


Un de mes tous premiers souvenirs cinéma fort, très marquant : "L'incompris", de Comencini.
Un petit garçon d'une dizaine d'années perd sa mère, et et et... En fait, je n'ai pas trop envie de raconter ce film, il se regarde, se lit de mille manières, il fait pleurer ou agace, peu importe : je l'aime pour ce qu'il fait vibrer en moi.
Ces jours-ci, l'audaciomètre d'Andrea est revenu me hanter. Un arbre tend ses branches au-dessus de l'eau, et le petit garçon se suspend de plus en plus loin, pour l'entendre craquer, 1 crac, 2 cracs...
Je ne sais pas pourquoi il fait ça. 
Tout comme je ne sais pas pourquoi je fais comme lui.
Quand la souffrance est trop forte, indicible... ou au contraire, lorsqu'elle semble si misérable que l'on a presque honte d'être heureux, simplement, un moment.
Je peine à garder mon équilibre. Voilà qu'à nouveau s'enchaînent les "grosses" galères et les explosions de joie. D'excellente humeur, excédée, épuisée, insomniaque, bavarde, seule, pleine d'espoir et agressive, je pleure, je ris, je me souviens, je me projette.
Ma fille a eu 21 ans. L'aînée s'en va dans 15 jours, avec son fils. Le mien renoue des liens d'une tendresse inattendue, d'autant plus précieuse.
Je dois retourner voir la psy. De toute urgence.

jeudi 5 avril 2012

Pressée


Une pause ?
Je travaille tous les après-midis, et je bricole tous les matins. Déménagement, aménagement. Si tout va bien - je répète : si tout va bien ... - on aura terminé la salle de bains, la cuisine et les 2 chambres en bas ce we. Vases communicants : les pièces correspondantes en haut seront bouclées aussi.
Déchetterie mon amie : une dizaine de trajets ces deux dernières semaines sont venus à bout de l'extérieur d'en bas. Reste à désosser le sommier et la cage des lapins, ce sera un chargement "long" : comprendre, qui dépasse du coffre ouvert. La pluie - qui s'installe - a retardé la phase II : l'extérieur d'en haut. Il faut attendre que ça sèche un minimum... Une autre dizaine de trajets en perspective.
Côté boulot : RAS. Équipe très reposante, c'est la première fois que personne ne dit de mal de personne, jamais. Et le respect de l'enfant, en tant qu'individu à part entière, est là. Juste à côté de l'humour, et de l'entr'aide. Ça me ferait presque regretter de ne pas être en CDI.
Mais non. Le mi-temps me va très bien ! Et je me projette de plus en plus à l'IFSI à la rentrée prochaine.

L'IFSI. Institut de Formation aux Soins Infirmiers. Où en est-on ?
Les tests psychotechniques de la société Prométhée... çui-là qu'on lui arrache le foie pi qu'il repousse à chaq'fois... Moi chaque nuit, je tourne et je retourne ma "stratégie", j'y repense, je soupire, je triomphe, j'ai peur.
Pour rappel : c'était un livret de 119 questions, à compléter en 2h. Ce qui nous donne déjà, au départ, moins d'une minute par réponse. Après avoir lu tout le livret (2 minutes en moins) j'ai décidé de commencer par l'épreuve d'attention, tant que mon esprit était frais et frétillant ... ! Du coup j'ai trouvé ça plutôt simple. Échauffée, j'ai continué avec les suites logiques, où j'ai complété les 2 premières pages, laissant la 3e pour plus tard, éventuellement.
Une pause (pour moi...) en avalant le vocabulaire, simple, presqu'ennuyeux. Un passage en géométrie, avec les points à relier : il me semble que j'ai eu un doute pour deux ou trois questions, sur seize. Puis j'ai espionné mes voisines : elles se prenaient la tête sur les calculs, et visiblement remplissaient le livret dans l'ordre. Pour moi, cette partie était du domaine de l'impossible ou presque. Ce n'est pas que c'était difficile, ou compliqué, mais je mets trop longtemps à calculer. J'ai donc misé sur le fait que beaucoup, autour de moi, étaient surentraînés à cette partie des tests (comme aux suites logiques) et répondraient sans doute juste à un maximum de ces questions, ce qui plaçait la barre très haut pour moi. Est-ce que ça valait le coup de perdre autant de temps pour si peu de points ? J'ai zappé toute la partie numérique sauf une question, histoire de montrer que je savais le faire. Et j'ai attaqué le test d'organisation.
Sur les forums que j'ai parcourus depuis, les avis sont unanimes : il est infaisable. A part les toutes premières questions, que j'ai résolues difficilement, les jetons, leurs boîtes, leur nombre, leurs couleurs ont flanqué tout le monde au même niveau : par terre ! Un autre test qui lui ressemble, avec des voitures dans un parking, couleurs, marques, options, cv... a été jugé tout aussi ardu. Du coup, il me semble que finalement, avec mes 6 réponses dont je suis sûre, je ne m'en sors pas trop mal.
Au début de l'épreuve, ils nous ont prévenu que les fausses réponses ne retireraient pas de point, mais seraient comptabilisées. Je me demandais à quoi ça correspondait. Toujours sur les forums infirmiers, j'ai trouvé ces explications : la meilleure copie est celle qui a le plus grand nombre de réponses justes. On lui attribue la note de 20/20. Viennent ensuite les copies qui ont moins de bonnes réponses, selon un barème décroissant. Par exemple, 20 pour 62 bonnes réponses, 19.5 pour 59, 19 pour 56, etc. Ensuite, on compte les réponses fausses, toujours par rapport à la meilleure copie notée 20. Admettons qu'elle ait 24 réponses fausses (on ne compte pas les non-réponses). La copie qui aura le moins de fausses réponses, par exemple 5, établira le barème par rapport à sa différence avec la meilleure copie (ici 19) et les points à accorder en plus aux copies concernées, par exemple + 4 points pour 19, + 3 points pour 15, etc.
Moi j'ai répondu à 69 questions, je suis absolument sûre d'au moins 50, je compte en gros une vingtaine d'erreurs. Soit 70% de réponses, dont 15 à 20% d'erreurs possibles. Certaines nuits ça me semble tout à fait prometteur, d'autres nuits j'imagine le pire, le 8/20 éliminatoire...


La culture générale ensuite.
1ère question, reformulez le titre, dégagez les idées principales, ça va, je suis tranquille, j'ai tracé 5 paragraphes suffisamment clairs et distincts.
2ème question, que j'ai traitée en dernier, les doutes s'installent. En y repensant, mon commentaire de l'extrait du texte était trop atypique. Il me semble qu'en muselant à tout prix ma propre vision des choses, pour mieux argumenter celle des auteurs, j'ai fini par perdre le fil rouge, je suis partie trop loin du texte. Et c'était pourtant le but de la question !
Et la 3ème question, "Est-il aisé de préserver son intimité ?"... A lire les forums, les brouillons de ceux qui ont eu ce sujet, et les commentaires des autres, je me suis plantée sur deux points : je suis restée dans le cadre de l'intimité médiatique, sans ouvrir sur la pudeur (d'un patient à la toilette par ex) ou la dépendance due au handicap, entre autres. Et je n'ai cité aucune référence, aucun texte, aucun événement d'actualité ou non, pour illustrer ma réponse.
Donc, je passe d'une "honnête moyenne" envisagée à la possibilité d'une note inférieure à 8/20, éliminatoire donc. A moins que le reste des candidats ait commis les mêmes erreurs, auquel cas mon orthographe et mon écriture (3 points tout de même) me sauveront du naufrage...


De toute façon, je ne me prends pas la tête (hum, ou si peu...) : si je suis admissible le 25 avril, j'irai à l'oral plus sereine qu'à l'écrit. Et si je ne suis pas retenue, tant pis, je n'y perds rien, à part les 78 euros d'inscription.
En attendant, je bricole, je travaille. Et je déménage !