dimanche 19 septembre 2010

KnitAlong ou Tricotons ensemble

Toujours dans ma démarche mes journées sont déjà trop courtes, cherchons à les remplir encore plus, je me suis inscrite au Club de tricot, à la Maison de la Vie Associative. Tous les mercredis après-midis donc, si vous me cherchez, je serai fourrée là-bas, avec un groupe de mamies et de PAPYS, oui ! moyenne d'âge 60 ans, avec mes aiguilles et mon fil, et plus tard aussi mon crochet.

J'adore tout ce qui est manuel, mais les cours de dessin étaient hors de portée de ma bourse cette année. D'autant plus que je voudrais faire du canoë-kayak sur l'Orb. Il y aura aussi le club Pyramides (mais si, souvenez-vous, l'ancêtre du Mot de Passe sur la 2, avec Patrice Lafont et Marie-Ange Nardi, à midi, rhââaah qu'est-ce que c'était bien !) mais pour l'instant, leur téléphone sonne dans le vide, snif.

Donc, club tricot : dans la foulée, inscription à ce KAL (ou tricot de groupe...), version bébé. Hé, 2.700m de laine à tricoter en version adulte, euh, voilà quoi...

samedi 18 septembre 2010

Un train peut en cacher un autre

Je n'ai pas de réponse pour mon manuscrit, je ne sais même pas s'il a été lu, si même on a ouvert son enveloppe, et je me lance pourtant déjà dans le Projet Numéro 2... PN2, de son petit nom.

C'est un livre illustré, sur mon année de formation d'Auxiliaire de Puériculture.
Je participais à l'époque à un forum de discussion avec d'autres élèves, et quand j'y racontais mes aventures, à l'école ou en stage, beaucoup me disaient : "Hey, on s'y croirait ! Quand tu écriras un bouquin, je l'achèterai !"
Je voudrais mettre en forme mes participations à ce forum, mes notes restées perso, et mes souvenirs de cette période riche et mouvementée.
Je voudrais aussi que ma fille prenne des photos de mes différents lieux de stage (crèche, maternité, centre pour enfants handicapés,...) pour l'illustrer, et en faire , comme on dit, "un beau livre", vendu surtout en période de fêtes de fin d'année.
D'où l'urgence de réécrire tout ça, et de le présenter au plus vite à un éditeur spécialisé. J'ai lu dans le Midi Libre, il y a quelques temps, une interview d'un éditeur local, qui cherchait du sang neuf.
Qui ne tente rien n'a rien...

En attendant, un petit extrait de ce que j'ai récupéré sur le forum.

Premier jour de stage en maternité. Je suis dans la salle d'opération, où j'ai assisté à une césarienne pour la première fois.

[...]Finalement ça y est, l'AP s'avance et récupère le bébé, vite vite un petit bisou à maman, vite vite elle sort, suivie du pédiatre (tiens il était là lui aussi ? c'est surpeuplé une salle d'op...) en me lançant "reste là, tu regardes la fin"

J'aurais pas dû....... j'aurais dû partir… m'enfuir... courir... loin... C'est horrible "la fin"..... les doigts qui fouillent dedans... l'utérus posé sur le ventre... la peau retroussé comme un simple tee-shirt... les bords de chaque entaille que le médecin va chercher loin, loin dedans, qu'il rapproche, qu'il recoud à grands points noirs... l'aspiration qui aspire, le sang qui saigne, la chair qui brûle et les appareils qui bippent, ouh la la, des bruits, des odeurs, le masque qui m'empêche de respirer à fond, au secours, je vais tomber !
L'anesthésiste s'en va mais quoi, tu vas où, tu as le droit de partir toi ?? et passant près de moi me dit : "Comment vas-tu ? alors ça y est, tu as lâché l'école ?" Elle enlève son masque, me claque la bise, me sourit... Ah ça y est, oui, c'est une ancienne parent d'élève, j'ai eu sa fille en CP, et nous voilà à taper la discut dans la salle d'op, c'est surréaliste, je reprends mes esprits, merci, merci !
Dernière couture, je repars dans les couloirs : mais oui, comment savez-vous que je m'y suis perdue ?? Arrivée au bloc, l'AP m'entraîne dans une salle, "elle va pousser la dame, ça y est" et c'est reparti, effectivement elle pousse la dame !

Beeeeeuuurk ! Beurk beurk beurk ! J'ai beau savoir que je suis faite pareille, que j'ai moi aussi quelque part entre mes jambes cette drôle de porte avec tous ces volets et rideaux de chair et de poils, beeeeeeeeuuuuurk ! me revoilà au bord de la nausée.. Des deux côtés sage-femme et auxiliaire appuient sur les cuisses, une 2e sage-femme relève le dos, la gynéco juste devant fouine, fouille, enfonce, agrippe je ne sais quoi, tout le monde parle, crie, donne des ordres, le monitoring fracasse les oreilles de son rythme de dingue et cette pauvre maman au milieu va éclater si elle continue à retenir sa respiration comme ça !
"Allez on souffle un peu..."
Mffffffff, moi aussi je reprends mon souffle, et tout le monde s'éloigne du lit, plus de tension, on attend, on sourit, on caresse....
Que c'est bizarre... l'aiguille reprend sa course à la grimpette, ça y est, on repart, la tension monte encore, la même excitation reprend, les cris, non on n'y arrivera pas, la ventouse, allez on pousse Mme Machin, la gynéco s'escrime, elle s'arc-boute contre la table, on dirait qu'elle va rentrer dans ce vagin énorme et distendu pour aller chercher ce bébé à bras-le-corps !!
J'ai le souffle coupé, j'attends la fin du combat, qui va gagner, je ne comprends pas ce qui sort : des cheveux ? la poche des eaux ? le front ? la maman semble se vider de ses organes, et tout à coup apparaît une vraie tête, un visage, des cheveux...tout bleus... et un flot incroyable de liquide, qui asperge la gynéco, elle a à peine le temps de reculer, il y en a des litres et des litres, et le corps du bb glisse comme un poisson dans toute cette eau qui jaillit, c'est trop beau, j'ai les larmes aux yeux. Elle l'attrape et le couche sur la mère, snif, que je suis bête, mais que je suis nigaude, je souris, c'est trop chouette !

Il est 16h, je viens d'assister à deux naissances coup sur coup, waouh, rassurez-moi, ce sera ça pendant tout le stage ?? Parce que là, euh, pardon, mais voilà quoi, gloup, faut me laisser me remettre....

Ben non, pas le temps, parce que bb ne respire pas, l'AP l'enfouit dans un drap, pas de bisou maman désolé, le pédiatre suit au pas de course (tiens il était encore là ??) et sur la table dans la salle à côté, voilà un petit tout bleu, tout mou, oh non s'il te plaît bébé pas le premier jour, respire, respire bon sang ! aspiration, claque sur les cuisses, sur les fesses, re-aspi, tousse, gémit, crache, grimace, pleure, ouiii, pleure de plus en plus fort, la peau rosit, oh la la, c'est magnifique, on voit vraiment la vie envahir ce corps centimètre par centimètre !
Un petit coup de masque à oxygène, voilà le papa, tout ému, guidé par les cris de son bébé, tout va bien, tout va bien, ouf ! [...]

Je réponds à un message, suite à ce récit.

[...]Coucou Finette ! Ça te fait rire l'anesthésiste masquée qui se jette sur moi ? Alors celle-là va te faire défaillir !
3e jour au bloc, j'arrive, fais poliment la queue au lavabo pour me laver les mains : l'AP est en train de rincer les siennes. Je me présente, "je suis l'élève stagiaire AP, de 12 à 19h ici au bloc.."
Elle lâche un bonjour, me jette un coup d'oeil, regarde ses mains. Puis dit sourdement
"Je vous connais.
- Ah ?....... (moi j'attends , j'attends toujours très prudemment... j'ai fait des trucs pas tous recommandables dans ma vie... hum..)
- Oui.
-........ (ben ouais, j'attends encore...)
- Vous étiez la maîtresse de ma fille.
- Ah ?......... (bon là je suis confuse, j'ai beau la dévisager intensément, impossible de me souvenir......)
- ......... (flûte, maintenant c'est elle qui attend ! )

Kes je fais, kes je fais, kes je dis ???????

- C'était dans quelle école ?
- A Jacques Prévert.
- Ah..... (punaise mais elle a pas fini de se rincer les mains, ça devient insoutenable cette eau qui coule, j'ai envie de faire pipi..ou de pleurer, chais plus trop..)

Booooooooooon........... va falloir le dire...... abominable........... je vais bosser toute la journée avec elle et je ne la RECONNAIS PAS ! Après UN an (ou peut-être plus, oh bon sang !) à lui parler de sa fille !!!

- Euh... (toute pitite pitite voix) je ne me souviens pas....
- Truc Machinchose..
- Aaah... aaaah oui ...... (lamentable... je suis lamentable.....) oui oui oui, bien sûr, CP, en 2000..... oui. Et comment va Truc ?

S'ensuit un moment terrible de solitude : elle ne me répond pas ! ELLE NE ME REPOND PAS !!!! Elle coupe l'eau, s'essuie les mains, me tourne le dos pour jeter les papiers à la poubelle. C'est long. C'est loooong. Je vais mourir. Je vais m'enfuir. Je vais pleurer. Je vais...
- Elle va bien. (silence) Elle est en 4e. (hein ?? j'y crois pas.. déjà ?) Elle parle encore de vous.

Ça c'est pas sympa, de retourner le couteau dans la plaie, moi je l'ai oubliée, non à vrai dire j'ai oublié la mère... Bon, on peut passer à autre chose ? S'il vous plaît ? Hein ?

Heureusement, vers 17h (oui, cinq longues heures après) elle me tutoie enfin et me considère comme la stagiaire que j'essaie désespérément de redevenir à ses yeux depuis qu'on s'est télescopé au lavabo.

Je crois que j'aurais préféré une autre bise de l'anesthésiste.....[...]

Voilà, c'est mon deuxième projet, et j'en ai un troisième qui dort dans mon vieil ordi, au disque dur débranché depuis 4 ans. Un roman, un vrai pavé, un truc pour lequel j'ai été obligée de construire un arbre de choix, parce que même moi je ne m'y reconnaissais pas.
Mais j'attends d'avoir fini PN2, pour m'y remettre.
Peut-être que mes revenus d'écrivain me permettront de démissionner enfin, sans prise de tête sur l'air de "Mais de quoi vas-tu vivre, enfin ?"

mercredi 15 septembre 2010

Date-butoir

Je m'étais promis de le poster avant mon anniversaire : c'est chose faite.

Il ne me reste plus qu'à attendre la réponse.

Sur leur site, ils disent de 1 à 2 mois.
Réponse postale.

J'ai quand même rajouté mon numéro de téléphone.

Qui sait...

mardi 14 septembre 2010

Et s'en aller

Une très jolie réalisation d'écoliers

Me voilà une nouvelle fois face à un choix.
Dans une demi-heure, je serai en face du médecin du Comité Départemental, et une fois de plus je ne sais pas quoi faire.

Raisonnablement, je devrais prolonger mon congé longue durée. Salaire à la fin de chaque mois. Sécurité d'un emploi qui m'attend. Pas de contraintes sur ce congé comme des restrictions de sortie ou de déplacements. Le Paradis.

Sauf que.

Je ne me sens pas bien. J'ai une impression de fil à la patte, comme un papillon en laisse. La même urgence que l'éphémère : ma vie s'en ira avec la fin de ce jour, vite, vite...

Déraisonnablement, je pourrais démissionner. Toucher l'IDV, rembourser mes dettes et faire ce qui me plaît. Danse au-dessus de la prairie en fleurs. Un jour. Un seul.

J'ai des tas de projets, certains sont prêts, d'autres sont encore dans l'oeuf. Mais rien qui colle avec l'Éducation Nationale. Et mon congé.
Depuis des mois je suis engluée dans ce statut, payée à ne pas bouger, surtout, ne rien faire, et ça, je ne le supporte plus.

Une petite rechute ?

samedi 11 septembre 2010

Nounouilles

Ceci est un billet spécialement dédicacé à Quentin.
Comme je ne sais pas du tout quand est-ce que je pourrai te (re)montrer comment faire des nouilles sautées, voilà ma recette.

Achats pour environ 4 belles assiettes : 2 ou 3 biftecks, les plus plats possibles / 1 sachet de nouilles plates (je ne prends que des Panzani) / 1 sachet de 1 kg de légumes surgelés du type Légumes du soleil, ou Grillés à la provençale / un flacon de Sauce soja, un autre de NuocMâm /s'il n'y en a pas dans les légumes : une moitié d'oignon épluchée et taillée en petits morceaux /sel, poivre, beurre, huile, eau

Découpe les biftecks en lanières étroites comme un crayon, longues comme un doigt.
Fais fondre à feu doux un peu de beurre dans un peu d'huile, (rajoute les oignons si nécessaire, attends qu'ils deviennent transparents).
Augmente le feu, quand le beurre veut t'attaquer en te sautant dessus jette les morceaux de viande et essaie de remuer sans te faire brûler.

Deux minutes après, verse le contenu du sachet de légumes. Arrose avec 3 ou 4 cuillères de Sauce soja, et 2 cuillères de NuocMâm (attention, pas le contraire, ça serait infâme à bouffer !)
Remue bien pour mélanger le tout, le temps que les légumes dégèlent un peu (à peine 2 ou 3 minutes) : ils deviennent presque mous.

Ajoute ensuite une poignée de nouilles par personne. Recouvre de 2 verres d'eau, remue.
Si tu as le courage, goûte pour savoir si c'est assez assaisonné : si oui, continue, sinon, rajoute du sel et du poivre.
Baisse le feu, attends que l'eau ait disparu (environ 3 minutes) en remuant régulièrement.

Quand tu ne vois plus d'eau, éteins le feu, laisse reposer encore 2 minutes, et sers.

Donc, je reprends le sablier : ça ne devrait pas te prendre plus de 10 minutes au grand maximum ! Le plus long, c'est de découper la viande. Si tu as une paire de ciseaux, tu nous fais ça en quelques secondes...

Je me demande encore comment tu fais pour y passer UNE HEURE....................

Beeeeuurh........

Deux cachets minuscules, bleu délavé, gravés d'un je ne sais quoi illisible.
"Commencez par 10, si ça vous convient continuez, si vous ressentez le besoin d'augmenter passez à 15. Si c'est trop fort, prenez-en un seul... Et appelez-moi."

10/9/10. Je trouvais que c'était une jolie date pour commencer. Pas capté que c'est le week-end. Juste : ça fait près de deux mois que je repousse, encore et encore, le moment de commencer. Stop ! Plus de trajets voiture à assurer, pas de ménage ou de repas à gérer, l'avocate : c'est fait, les papiers : c'est réglé, allez hop ! avale-moi ça et discute pas !

Repas de midi donc, deux tout petits cachets au creux de ma main.

Je m'attendais à quoi ? Un éclair lumineux qui aurait immortalisé ce moment éternel ? Un haut-le-coeur salvateur qui aurait renforcé ma conviction intime que je fais une connerie ? Un goût immonde, ou au contraire une friandise délicieuse, enrobant ma langue de son sucre délicat ?

J'ai dégluti, avalé, et puis j'ai mangé mon assiette de riz, et il ne s'est rien passé. J'ai lu un peu, puis j'ai fermé les yeux sur une mini-sieste. Le petit est tombé du canapé, se réveillant de très mauvaise humeur. Pas de bol, il partait une demi-heure plus tard avec sa grand-mère paternelle...
Quand Nanette est rentrée en larmes, parce qu'il hurlait dans la voiture en partant, j'ai voulu la consoler en la serrant fort dans mes bras. Gros vertige. Sueur froide. Le trou noir qui se pointe, sans aucun doute possible. J'ai dû la lâcher pour m'allonger.

Malaise pendant près de quatre heures. Même allongée, ça ne passait pas, j'avais l'impression de traverser l'Océan par gros temps, debout sur un radeau. Vers 20h, j'ai décidé que ça allait bien comme ça ces couneries, ça suffit hein ! J'ai fait rissoler les patates et griller le poulet en me retenant de vomir. Servi mes 'tits n'enfants affamés sans pouvoir partager leur repas. Et puis zut ! si je dois vomir, au moins que j'aie quelque chose à lâcher... J'ai croqué un, puis deux bouts de poulet. Nouveau looping de mon estomac.

Ce matin ? Disons qu'on aperçoit la rive... et que la mer s'est un peu calmée...

Résolutions : j'attends ce soir pour en reprendre. Et je n'en prends qu'un seul.

dimanche 5 septembre 2010

La ville aux cent clochers

J'y suis arrivée à 4 heures et demie du matin, vendredi. La nuit a été courte, pour être au Tribunal à 9h. La journée a été longue ensuite, pour régler tout l'administratif tant que les administrations étaient ouvertes.
Du coup, impossible de bouger samedi : nos corps étaient frappés de paralysie. Autant le fiston que moi-même, on a passé la journée en travers de nos lits respectifs. A peine si on a réussi, le soir, à sortir pour faire les courses, et visiter un peu la ville où il a décidé de s'installer pour un bon bout de temps.
Et dimanche, malgré nos bonnes résolutions, ça a recommencé. On s'est arraché à l'appartement à presque 18h, histoire de prendre l'air et de se fatiguer. J'ai l'impression que ça n'a pas vraiment fonctionné : on s'est juste jeté comme des loups, au retour, sur les tomates-moz et les pâtes à la carbo.
Demain, une nouvelle journée marathon nous attend, cette fois-ci pour trouver du boulot.

Il y a plein de gens qui m'attendent un peu partout en France, à qui j'ai promis de venir. Mais ce ne sera pas pour cette fois-ci, parce que du côté du sud, ça ne va pas fort non plus : un affreux marteau s'en est pris à la sieste de la Nanette, pendant que le p'tit coeur de Zazoune roulait dans les graviers. Je vais sûrement rentrer vite fait, remettre un peu d'ordre dans tout ce désarroi.

Et moi dans tout ça ? Ça va. J'envisage de plus en plus calmement les semaines à venir.
C'était pas gagné.

jeudi 2 septembre 2010

Culpabilité

J'ai fait pipi au lit.
Et maintenant, que faire de tous ces draps ?
Je les rassemble, tant que je peux, j'en ai plein les bras, je trébuche et en laisse échapper une grande partie.
Il me semble que je rétrécis.
Je n'arriverai jamais à tout emporter, je tire, je tire, et il en vient encore davantage.
Quelqu'un va finir par arriver, me demander ce que je fabrique avec tous ces draps. La honte m'envahit, je pleure et trempe davantage encore mon fardeau blanc, aveuglant, je voudrais disparaître.
Mais ce n'est qu'un énorme tas de draps, lourds, encombrants.
Aucune lessive n'en viendra à bout.
Regardez, regardez donc ! Eh bien c'est du joli ...

samedi 28 août 2010

Dernier week-end

Seule avec ma grande.
Soirée télé, Vivre sur une île.
Il fait chaud. Envie de rien.
Le fiston est arrivé ce soir, mais a filé direct à sa fête à Montpellier, sans s'arrêter. On le verra demain.
Séjour au camping pour Zazoune, qui va en boîte ce soir pour la première fois. Elle nous racontera à son retour, demain.
Et Max le Magnifique, toujours chez son père (deux semaines cette fois, c'est super-long...) revient lui aussi demain.
Sur mes listes scotchées au mur, peu de lignes barrées : bricolage, ménage, administratif... Je finirai demain......

jeudi 26 août 2010

Dans ta face

Après-midi écrasée de chaleur devant la télé.
Le film nul de la 6.

C'est le bisou du soir, après une journée bien remplie d'embrouilles en tout genre.
"Pourquoi papa il vient pas me voir ? Il m'aime pas ?"
Petit-garçon-qui-grandit-sans-papa écoute cette chouette consolation de sa Maman-qui-se-crève-à-l'élever-seule : "Mais des pères, tu en as deux, et celui qui est Notre Père à tous, il t'aime et te protège et pense toujours à toi..."

Commentaire instantané de ma grande : "Ouais mais Dieu il joue pas au ballon !"

lundi 23 août 2010

Rentrée

Ça y est, on y est.
La fameuse dernière semaine avant la rentrée.
Celle où on essaie de profiter au maximum des derniers jours de vacances, alors qu'on sait très bien, tout au fond de soi, que c'est fichu, qu'on est déjà (presque) rentré.
Que ça va recommencer.
La course.
La fatigue.
L'esprit encombré.
La rentrée.
Plus que quelques jours.
On y est.

Bonus Track
Une vidéo pour colorier les (futurs) jours gris
Ces mecs sont DINGUES !

jeudi 19 août 2010

A hurler

Gros coup de flip hier soir.
Le contexte : un paquet de papier toilettes acheté la veille, et disparu. En allant déposer les sardines au frigo, j'aperçois le paquet, et dit aux filles : "Ah, j'ai retrouvé les rouleaux de papier..." Je range ma boîte, vais vers l'évier pour y déposer les assiettes sales. Ma fille m'y rejoint, je me souviens parfaitement de la micro-conversation que nous avons eue.

Le soir, je trébuche sur le même paquet de papier, par terre dans le salon. Qu'est-ce qu'il fout là ce paquet ? Je finis par croire qu'il a des pattes ou des roulettes, il se déplace seul ma parole !
Et là, Nanette éclate de rire et m'affirme que c'est moi qui le lui ai lancé tout à l'heure !! Soutenue par Zazoune, qui semble trouver la situation très drôle.

Elles n'ont pas vu la panique qui m'a envahie. Je me suis réfugiée sous la douche pour ne pas hurler.

Alors quoi, c'est donc vrai ? Je fais des choses et je ne m'en souviens absolument plus après ? Pire : je colle par-dessus des souvenirs authentiquement faux ? Au détail près ? Pendant plus d'une heure, j'ai revécu mon trajet vers le frigo, ma phrase, mes gestes, la conversation au-dessus de l'évier... Une fois, cent fois, ballet infernal, intolérable.

Ma fille a rajouté : "Maman, on est DEUX à t'avoir vue !" Qu'est-ce que je donnerais pour qu'elles me fassent une blague...

dimanche 15 août 2010

De retour

2.700 kilomètres.
En 6 jours.
Et en changeant de programme à peu près tous les jours.
Plusieurs fois par jour.
Les vacances.
C'était cool.

Bon, vous allez devoir bosser un peu, si vous voulez tout savoir.
Je remonte jusqu'au jeudi 5 août, Carcassonne.
Et puis vous aurez samedi 7 à la fête foraine ; dimanche 8, le départ ; et les jours suivants, par étapes. Jusqu'au retour, vendredi soir.

Au boulot.

mercredi 11 août 2010

Danse avec les robots

15 minutes d'attente.
On sort tout juste de la Crêpe Volante, où les menus ont été engloutis plutôt rapidement, eu égard à la taille de chaque (grande) assiette.
Est-ce vraiment raisonnable d'aller se faire secouer l'estomac et le reste, si vite après le repas ? On pourrait légitimement se poser la question.
Mais il y a toujours 50 minutes d'attente annoncées pour Arthur et les MiniMachins.
Donc Robots.

Dans la file d'attente, les groupes se forment. " Pas question de faire le niveau 3 ! T'es folle ou quoi ? On vient de manger !" Allez... Ju-la-Méchante (au fait je n'ai toujours pas expliqué d'où lui vient son surnom...) aura beau faire les yeux doux, elle se fera le niveau 3 avec mon fiston : Zazoune et moi, on se cramponne à notre niveau 2, celui pour les + d'1,40m. Hum.

Ça hurle, les spots maléfiques scintillent à fond sur la Bamba ou Mon Amant de Saint-Jean. Limite ça me flanquerait mal à la tête ce truc, limite... Mais bon, il y a plein de gamins d'1,20m qui font la queue aussi, ça la ficherait mal de faire demi-tour sous leurs yeux... Courage.

On y est presque. Sous nos yeux, une blonde planquée sous sa mèche raide se fait décalquer son air bovin en quelques centièmes de secondes : son cri n'a pas le temps de la suivre, elle zig-zague dans tous les sens, ses jambes prêtes à se casser en deux à chaque demi-tour brutal de la machine, et sa copine brune n'a pas l'air plus enthousiaste. On dirait qu'elles les ont vu passer, les 2 minutes d'attraction ! Elles descendent en puzzle, tremblantes, et finalement, je me demande si je ne vais pas le faire, ce demi-tour... vers la sortie.

Allez quoi, 2 minutes, c'est rien, j'ai fait bien pire quand j'étais plus jeune ! Zou ! On y va. Tout le barda qui pourrait tomber : hop ! dans le sac, et le sac, hop ! dans le casier. Respire. Ditou et Ju sont sur la plate-forme d'à côté, ils se marrent comme des baleines, pas nous. On se regarde, Zoune et moi : "Mais qu'est-ce qu'on fout là ? Mais pourquoi on a dit oui ?"

Le manipulateur s'approche, nous lance : "Quel niveau ? - Niveau 2... " Stupéfaites, on se regarde, mais... mais... pourquoi on n'a pas dit niveau 1 ? Après tout, qui l'aurait su ? Misère ! Pas le temps de regretter : le harnais descend, se plaque sur nos cuisses, aïe, j'ai le bide écrasé ! A peine possible de tourner la tête vers ma pauvre voisine d'infortune, coincée elle aussi. A peine le temps de gémir une nouvelle fois sur notre sort, et c'est parti.

Premières secondes, ça va, bon ça secoue un peu, c'est un peu brutal, mais c'est un robot, en même temps, personne n'a parlé d'une douce balade à dos de Bisounours.
20 secondes : je commence à crier. C'est vrai quoi, tu pourrais faire un peu attention quand tu tournes, quand même, ho, chuis pas en fer moi ! R2D2 de mes bottes !
45 secondes, allez, je me suis habituée aux virages surprenants, aux demi-tours à l'arrache, aux flashes aveuglants. J'arrive même à entendre Khaled chanter son Didi, même si la chorégraphie ne suit pas du tout le rythme. Zazoune rigole elle aussi à côté, finalement ce n'est pas si terrible que ça.
1 minute. D'un coup d'un seul, ma tête est à l'envers. Sensation bizarre : pas le reste de mon corps ! Ah non voilà mon cou qui se retourne à son tour. Seul. Mais pourquoi mes pieds sont-ils à l'horizontale, près de ma joue ? Argh ! qui c'est qui tire la corde là-bas ? Mon torse est projeté vers l'avant, pendant que mes jambes se cassent vers le ciel, et que ma tête... voyons, où est ma tête au juste ? Ah je la vois, elle a roulé par terre tout en bas, quand le bras articulé de 7 mètres s'est pris tout à coup pour un marteau géant, et a cherché à planter nos corps tout raides tendus droits dans le sol.
Je - ne - suis - pas - un - clou. S'il te plaît Monsieur Wall-E, tu peux me descendre maintenant ? Ça fait 2 minutes là maintenant, non ? Non ? Encore 30 secondes ? T'es sûr ? Non parce que là, tu sais quoi, je ne tiens pas 2 secondes de plus, regarde, je fonds, je me liquéfie, je glisse et me répands sur le sol, fais gaffe tu vas glisser... rrllrrrrrglllrl...

2 minutes. 120 secondes. Voilà. Je rassemble les différents morceaux de mon corps, et mes organes qui sont partis se balader dehors. Je ramasse mon sac, et fourre en vrac toutes mes vertèbres dedans. C'est fini. On sort à l'air libre. 12.000 centièmes de seconde. C'est long. Paraît que j'ai hurlé non-stop à la fin. Rien entendu.
Au moins, je n'ai pas vomi mes crêpes.

mardi 10 août 2010

Arcachon

Grignotte regarde Winnie et Mickey.
Les premiers embouteillages.

Partis de l'hôtel ce matin à 9h30, petit détour par Auchan pour acheter un lecteur de DVD... qui ne marche pas ! Le capot au-dessus du disque a un défaut de fabrication, l'appareil le signale OPEN et ne lit pas, pas question de passer des heures le doigt dessus pour le tenir fermé. Demi-tour donc sur le parking, queue à l'accueil, re-queue au rayon, et un vendeur en pré-retraite qui ne comprend rien à rien et nous refourgue un nouvel appareil ("Mais on en a vendu 58 et vous êtes les premiers à nous le rapporter !") dont la batterie est complètement déchargée. On laisse tomber, on le changera de retour à la maison, la garantie est nationale, et il est déjà presque 11h.

Du coup, le périph bordelais est surchargé, et l'autoroute vers Arcachon bouchée : on arrive au parc de la Coccinelle à midi et demi. Maxoune est grognon, fatigué, affamé, et les attractions promises ne sont pas au rendez-vous, beaucoup sont réservées aux plus de 3 ans. Déception.
Heureusement, les tout-petits bébés cochons sont trop mignons, et ce manège où le bateau de chaque enfant file le long d'un circuit d'eau, trop chouette !

14h, autoroute, ça bouchonne toujours mais en face cette fois. Derrière ça ronfle, devant la Nanette meurt de faim. On s'arrête au McDo parce que j'ai peur qu'elle ne finisse par me bouffer une main... Clim, 280, banquettes en cuir : je ferais bien une 'tite sieste moi. Poitiers semble si loin !

Rendez-vous sur le parking du Futuroscope : autant prendre les billets pour demain de suite, ça nous évitera la queue. Pfff... mauvaise idée, si j'avais su........

lundi 9 août 2010

Birthday

Le petit poisson d'avril a bien grandi, mais c'est son frère qui fête ses 13 ans aujourd'hui.

Timing serré : Grand Chef rentre manger à midi pétantes, dort un peu à 13h, heure où nous comptons repartir.
Il est 11h30, juste avant de partir chercher les steacks pour midi, ma soeur ouvre une boîte de fondant au chocolat, remue deux-trois ingrédients, enfourne le tout. Dix-huit minutes, qu'y disent sur la boîte : juste le temps de faire les courses non ?
Ça sonne : c'est pas cuit. On remet 8 minutes. Pas cuit. Allez, pas de chichis, 10 minutes de plus.
"Viens voir..." la pâte englue le couteau, "...t'appelles ça fondant ou pas cuit ?" Fou-rire. Un dernier passage au four de 5 minutes, et le gâteau s'en va refroidir sur la table du jardin.

Et donc, après plus de quarante minutes de cuisson, quand on le découpe un peu après 13h..... ben.... disons que c'est un fondant qui fond vraiment... beaucoup.... !!!
Cela dit, il était quand même très bon !

samedi 7 août 2010

Ratatouille

Pas très loin de chez nous, on a une fête foraine fixe qui ouvre début juillet, pour fermer mi-septembre. On y a traîné des heures et des heures, depuis 10 ans qu'on est là.
Ça ouvre à 20h, il y a régulièrement des feux d'artifice, et l'ambiance est chouette. Maxence adore les lumières, la musique, les gens qui déambulent, il drague toutes les poussettes qui passent, et tape même dans les "grandes" de 8 ou 10 ans.

Au début, je n'avais ni permis, ni voiture. Le premier été où ma soeur est venue me rendre visite, on a donc programmé une "Soirée EuroPark", entassés à 7 dans sa Mazda.
Condition incontournable pour avoir le droit d'y aller : manger la ratatouille qu'elle avait préparée ! Quand on sait que seules elle et moi aimons ça...
Depuis, chaque fois (oui, CHAQUE fois !) qu'on y va, immanquablement on demande : "hé ! Tu as fini ta ratatouille ??"

Ce samedi, l'objectif était : tester la Machine à Danser. Les demoiselles (Zazoune et sa copine Ju-la-méchante) s'installent, virent les tongs, glissent leur pièce, et c'est parti. Premier essai, éliminées direct, hum. Deuxième essai, elles ont compris, et décrochent deux parties gratuites. Cool !

On déambule, on s'arrête devant les trampolines, l'Adrénalyn, les Bulles d'eau : la prochaine fois, on essaie (ce sont des bulles en plastique gonflées d'air, on se glisse dedans et on avance sur l'eau)

Mais le grand moment a été la chasse au Mickey. Les vitrines avec des pinces, vous connaissez, où il faut attraper des peluches. Franchement stressant, quand Mickey en peignoir s'élève, se rapproche du trou, ... et glisse entre les crochets ! Même le petit poussait des cris de désespoir. Génial !

Retour dans la nuit noire, en chantant et en scrutant le ciel puisque c'est la Nuit des Étoiles filantes. C'est beau comme au planétarium. Chouette !

Il est minuit. On devait se coucher tôt, pour partir tôt demain. Soupir.
"C'était une bonne soirée, hein ?"
Oh oui !

jeudi 5 août 2010

Concert à Carcassonne


3 mois qu'elle a pris les billets.

Elle a attaqué le compte à rebours sur son Twitter et sa page FaceBook.
Elle a offert une place à sa meilleure amie, pour son anniversaire.
Et elle a même commandé une tenue spéciale aux 3 Suisses, "derniers jours de soldes monstres".

Jeudi matin.
Elle n'a presque pas dormi, a du mal à émerger quand je la réveille à 8h.
45 minutes de trajet par l'autoroute, le concert débute à 21h30 mais elle veut être aux premières loges, donc nous partirons à midi.
Ou plutôt 13 heures : finalement sa soeur nous accompagne, avec Mister Monster, forcément ça chamboule l'intendance.

Trois quarts d'heure de route, 40 minutes pour trouver une place : cherchez l'erreur... Il fait chaud, on embarque le sac du McDrive, j'ai faim, et surtout soif. Mais elle est trop excitée pour manger, elle nous presse, se fâche parce qu'on vérifie qu'on a bien tout emporté dans la poussette.
J'ai le temps de faire 100m avant de dire : "Tu as pris tes billets hein ?"

...

Damned.
J'ai chaud, ta race.

mardi 3 août 2010

Et demain ?

Chaque nuit, je me couche (tard...) en me répétant la liste de ce que je ferai le lendemain.
Chaque matin, je me réveille (tôt...) pleine de bonne volonté.
Et les heures s'écoulent.
Pas de coups de téléphone.
Pas de courrier.
Un minimum de cuisine.
Un soupçon de rangement.
Une ombre d'activité.
Une illusion.
Du rien.

Il y a pourtant une foule d'urgences qui deviennent chaque jour un peu plus urgentes. Modifier le contrat EDF avant d'être coupé, voir le toubib pour régulariser la prolongation actuelle, écrire pour redire ce que je fais le 5 octobre prochain, commencer le traitement, déposer la voiture pour la vidange, nettoyer le frigo, laver les oreillers, retourner à la MGEN...

J'allume l'ordi, lis mes messages, checke mes blogs préférés, vérifie sur FaceBook que mes enfants sont encore en vie. Et puis je joue. L'année dernière c'était Tout Le Monde Veut Prendre Sa Place. Cette année c'est MonLégionnaire. 3 questionnaires gratuits tous les jours, et si je me débrouille bien, j'en gagne d'autres. Mais surtout, il y a : le Momentum.
Rhhââaah. Une course en réseau, en temps réel. 12 questions, tu réponds t'avances plus vite, tu te plantes tu tombes carrément par terre, tu réponds pas tu fais du surplace, et les autres te dépassent. Aaargh ! Si tu te places premier ou deuxième, hop ! une course gratuite !
Je peux y passer plusieurs heures. Je râle quand je tombe, je gueule quand l'autre abruti me double d'une semelle, je crie quand je gagne. Je dis : "Attends, je cours !" quand mes gamins me parlent. Et ils soupirent.

Le soir arrive.
Je me couche.
Et je répète : "Demain, il faut ab-so-lu-ment que j'aille à..."

lundi 2 août 2010

Plein été

"Bon, on va se promener ?"
Oui mais il pleut...
Pas grave.
Les éclairs roses, dans le ciel plombé par le soir qui tombe, c'est beau.
Ça fait un peu peur, aussi.
"On n'a qu'à aller au Cap d'Agde..."
Le port noyé sous les grosses gouttes.
Une crêpe bien chaude, délicieuse.
Et le petit bonhomme, tout juste revenu de chez son père, est tellement sage, tellement beau !
Il faut rentrer.
Plus d'embouteillage, voilà déjà la maison.
Presque trop vite.
Premier jour d'août.
Entre espoir et nostalgie, une journée en pointillés.
Doucement.
Retrouver l'envie d'y croire.
Et se coucher.

vendredi 30 juillet 2010

Y voir clair

J'inaugure ce matin une nouvelle catégorie. Je vais essayer de décrire ce que je ressens parfois, en utilisant volontairement des images, des comparaisons, pour tenter de faire partager cette folie qui me ravage lentement.

Je commence par le plus fréquent. J'ai l'impression d'utiliser la vie de quelqu'un d'autre. Je suis face à un tableau de commandes dont je n'utilise pas la moitié, parce que je ne sais pas à quoi servent tous ces boutons. Je fais illusion, plus ou moins bien, dans mes différentes manoeuvres, mais en réalité ce n'est pas mon véhicule, et je ne sais pas tout faire marcher.
Ce qui m'apporte, évidemment, un énorme sentiment de culpabilité : je ne suis qu'un escroc, planquée derrière mon écran de contrôle. Personne ne se rend vraiment compte de ma nullité, et j'avance, tant bien que mal, à l'abri dans ce personnage qui n'est pas moi.
De plus en plus, je ressens l'urgence de rendre cette vie, de retrouver celui ou celle qui aurait dû être à ma place, pour lui dire : "Tiens, j'ai déconné, je l'ai vraiment abîmée, essaie de la faire réparer... si tu peux..."
D'autres fois, me prend l'envie frénétique de claquer la portière, de m'enfuir en abandonnant ce gros machin inutile et encombrant, de courir loin, le plus loin possible de cette carcasse.
Comme une de ces "voitures de l'an 2000" qu'on imaginait glissant sur des rails, je suis prisonnière d'une trajectoire que je n'ai pas vraiment choisie.